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We we're meant to be together Ft. Edan :: Mer 21 Fév - 18:16



Edan & Anatole

We we're meant to be together














C'était à se demander ce que pouvait bien faire Anatole dans un endroit pareille. Lui qui détestait les fraternités et les fêtes un peu trop peuplées, le voilà au beau milieu d'une maison entourée d'une centaine de personnes qui buvaient, fumaient et baisaient un peu partout. Il se sentait pratiquement dans l'une de ses histoires, pris au piège dans un endroit qui ne lui ressemblait pas du tout. La musique était trop forte, les gens dansaient partout sans vraiment regarder autour d'eux et le brunet se prit plusieurs bousculades auquel il s'excusait poliment avec son sourire d'ange et espérait seulement au fond de lui que la personne ne lui sauterait pas à la gorge dû à son taux d'alcoolémie. Tout se passait bien, il se faufilait entre tous ces jeunes adultes qui semblaient être en forme pour encore plusieurs heures alors que lui, sans verre à la main, ressemblait plutôt au garçon nul et qui ne savait pas comment s'amuser. Pourtant il savait très bien comment, mais ça... Ça c'était au-dessus de ses limites.  

Il n'avait pas vraiment réfléchit avant de se pointer à cette fête qu'un ami lui avait parlé, il se disait que peut-être il pourrait venir avec son frère, mais celui-ci n'était pas encore rentré à l'appartement lorsqu'il était le temps de partir. Anatole avait prit le temps de prendre une douche, se vêtir d'un jeans déchiré, d'un simple t-shirt et d'une veste de jeans avant de partir le porte-feuille dans ses poches et les clés à la main. Il n'avait pas de voiture, donc se fit un trajet en bus de ville qui l'attendit. Ça ne lui dérangeait pas vraiment, il préférait laisser quelqu'un qui se sentait à l'aise derrière un volant que de le prendre lui-même. Avait-il son permis? Bien sûre. Aimait-il conduire? Pas du tout. C'était comme s'il revivait l'accident de ses parents toutes les fois où il se trouvait derrière un volant. Conduire était devenue sa plus grande peur, presque une phobie pour le garçon.

Marchant encore autour à la recherche de quelqu'un qu'il connaissait, il reconnaissait plusieurs visages d'étudiants qui partageait les mêmes classes que lui, mais personne ne semblait réellement le remarquer lui. Un petit sourire par là, un bonjour par-ci, les gens semblaient hypnotiser par la musique et leurs partenaires de danse. Se dirigeant vers la cuisine, il y avait un peu moins de monde là-bas, certains venaient chercher des croustilles ou venaient remplir de nouveau leurs verres, mais sinon c'était un peu plus tranquille, parfait pour le brunet qui se sentait bien loin de son milieu naturel. Sortant son téléphone de sa poche il cliqua automatiquement sur le numéro de son frère, prêt à lui envoyer un texto pour lui dire comme quoi il allait rentrer bientôt, mais c'est plutôt la voix d'un garçon qu'il connaissait qui le sortie de ses petits rêves. Froissant les sourcils, il fixa le garçon qui marchait quelque peu croche un verre à la main et qui se dirigeait vers lui. Ils se connaissaient? Légèrement. Quelques bonjours en classe et des conversations sans but, seulement pour passer le temps. Mais ce n'était pas les meilleurs amis du monde et encore moins deux garçons très liés.

Que lui voulait-il? Voulait-il se moquer de son apparence? Du fait qu'il était seul et semblait avoir prit le rôle du vilain petit canard à coeur? Les joues d'Anatole virèrent au rouge rapidement alors que la distance se fit très mince entre leurs deux corps. Il pouvait sentir l'odeur de l'alcool sur l'autre garçon et à force de réfléchir le nom de celui-ci lui vint enfin en tête.

- Edan... C'est bien ça?

Il sourit gentiment, nerveusement. Ses mains vinrent se cacher derrière son dos, s'amusant à faire craquer ses jointures pour éviter d'avoir l'air encore plus d'un idiot devant celui qui semblait déjà s'amuser depuis bien longtemps.

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Re: We we're meant to be together Ft. Edan :: Mer 21 Fév - 22:18


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Yeaaaaaah bravo Edan !

La voix hurlait violemment dans mes oreilles tandis qu’un énorme sourire venait se dessiner sur mon visage. J’étais tellement fier de moi. J’étais fichtrement heureux d’avoir réussi mon coup en avalant ces deux bières avant mon adversaire. Certains soufflaient même que j’avais créé un nouveau record et je ne pouvais qu’en être content. La bière c’était mon domaine. J’en avais tellement bu que j’aurais été déçu de ne pas être capable de gagner ce putain de défi. Ce défi que je n’avais pas hésité une seule seconde à accomplir. C’était si simple de descendre deux bières à une fête alors j’avais juste sauté sur l’occasion. Quelqu’un me secouait et j’envoyais un sourire sans même savoir à qui je l’envoyais. Des voix me soufflaient que j’avais bien joué, que je n’étais pas aussi coincé qu’on le croyait. Je souriais. J’hochais la tête. Et, bien vite, l’attention se détourna ailleurs. Elle se posait sur une autre personne qui acceptait de relever une folie ce soir. Je ne savais même pas en quoi consistait le nouveau défi tandis que je m’éloignais de l’aire folle de ces jeux d’alcool. Où étais-je ? Franchement, j’aurais été foutrement incapable de vous répondre avec une parfaite précision. Tout ce que je pouvais simplement vous affirmer était que je me trouvais dans la demeure d’un étudiant parce qu’il y avait cette énorme fête qui s’y déroulait et à laquelle je m’étais incrusté. Quant à l’identité de cet étudiant organisateur de la soirée, je n’en avais absolument aucune idée. Ce n’était même pas le plus important à mes yeux. J’avais entendu parlé de cette fête par des garçons qui allaient au même cours de philosophie que moi et je m’étais dit que ça pourrait être une chouette option pour moi ce soir. Alors, après être rentré de cours, j’avais pris une douche rapide avant d’enfiler ma tenue de soirée. J’avais opté pour ce jean sans doute beaucoup trop moulant qui mettait mes fesses en valeur, ce tank top blanc fichtrement trop large qui laissait apercevoir tellement de ma peau. Et, bien sûr, pour compléter le tout, ma veste en cuir noire trônait sur mes épaules bien qu’elle ne resterait guère longtemps tandis que mes baskets habituelles chaussaient mes pieds. Les cheveux coiffés à l’aveugle comme à mon habitude, je m’étais glissé à l’extérieur de mon appartement en direction de l’adresse que j’avais entendu. Pendant plus d’une demi-heure, je m’étais mis à tourner en rond à quelques rues d’ici hésitant si je devais réellement franchir la porte de la maison ou non. Après tout, je pouvais parfaitement aller faire la fête dans n’importe quel bar ou boite de nuit du coin. Cela aurait sans doute était le mieux pour moi. Cette fête se constituait essentiellement d’étudiants de l’université. Ces mêmes étudiants qui s’en prenaient à moi, qui se moquaient de moi et qui me voyaient comme le déchet que j’étais. Je ne serais vous dire si c’était la drogue prise juste avant mon départ ou simplement un coup de folie, mais j’avais fini par pénétrer dans la maison rapidement rassuré. Il y avait tellement de monde que je pourrais carrément passer inaperçu dans ce flot. J’aurais pu l’être et le rester si je n’avais pas osé me donner en spectacle pour relever le défi des bières. Je l’avais fait et je m’en foutais. L’alcool coulait dans mes veines. La musique pulsait partout autour de moi. Il faisait chaud. J’étais si bien. Ma veste finissait dans un coin et je ne prêtais même plus attention aux regards qui se posaient sur moi, sur ma peau si dénudée, sur mon allure. Un verre à la main, je désirais juste continuer à profiter de ma soirée sans la moindre limite. Peut-être qu’avec un peu de chance, je trouverais même quelqu’un avec qui finir ma nuit.

Mordillant ma lèvre, mes prunelles bleues observaient autour de moi. Et, soudainement, mes yeux se posaient sur lui. Comment l’avais-je vu au milieu de toute cette foule ? Comment l’avais-je aperçu parmi tant de monde ? Pas la moindre idée. C’était comme si quelque chose dans ma tête avait dessiné une flèche au-dessus de lui pour me dire qu’il était là. C’était comme si toute une partie de mon corps avait attendu ce moment où il viendrait. Lui. Anatole. Si nous nous fions à l’esprit clair de ma tête, je vous aurais clairement dit que je ne le connaissais pas vraiment ce garçon. Il était canon, tellement canon que je m’étais plus d’une fois perdu à le mater pendant de trop longues minutes sans qu’il ne le voit. Puisque tout cela reste entre nous, je pouvais même vous avouer qu’il m’était arrivé de rêver de ce garçon et ce n’était pas le genre de rêve que vous aviez envie d’étaler au grand public. Anatole… Nous avions des cours de littérature ensemble. Il nous était arrivé de nous saluer et d’échanger des conversations banales sur le cours. Des choses sans importances, des choses sans incidences. Juste du scolaire. C’était la vérité. C’était comme ça que ça se déroulait dans la vie de tous les jours. Cependant, si vous osiez venir là tout de suite pour me demander qui était Anatole, j’allais sans doute me mettre à hurler qu’il s’agissait de mon meilleur ami. Pourquoi ? Comment ? Pas la moindre explication ne me venait. Je laissais juste l’alcool et la folie prendre le dessus. J’osais tout sans la moindre limite. Et, si ces barrières volaient en éclat, sous l’effet des substances dans mon être, il semblait qu’Anatole avait prit en grade et qu’il était passer d’une banale connaissance à l’état de meilleur ami sans rien faire. C’était dingue. Tellement que j’aurais dû m’en rendre compte avant de le suivre des yeux comme ça. Il se dirigeait vers la cuisine et je ne pouvais rester ici à attendre qu’il daigne s’approcher de moi. Pourquoi l’aurait-il fait d’ailleurs ? Nous n’étions pas censé être des proches. Il n’y avait que dans la folie de mon crâne que nous l’étions. Terminant le contenu de mon gobelet, j’en attrapais un autre au passage avant de continuer ma route vers la cuisine. L’endroit semblait tellement plus tranquille. Il n’y avait plus de cris. La musique semblait presque moins forte. Et, surtout, surtout, il y avait moins de monde. Tellement moins que je frissonnais soudainement sous l’impression d’avoir perdu de la chaleur. Des regards se posaient sur moi, sur ma peau, sur mon attitude. Mais, je m’en fichais. Je ne voyais rien. Je ne voyais que lui. Anatole. Je m’approchais du jeune homme ne m’arrêtant qu’à quelques centimètres de lui. J’ouvrais la bouche. Je la fermais perdu sur ce que je voulais dire. Je l’ouvrais à nouveau lorsqu’il commença à parler pour me demander la confirmation de mon identité avec ce sourire qui me donnait envie de me jeter sur lui. Un rire glissa entre mes lèvres tandis que je soufflais soudainement.

Non mais Ana’ t’as descendu quoi pour avoir b’soin de demander la confirmation du prénom de ton meilleur pote??! Parce que sérieusement, j’veux bien la même chose. Mais ouais, c’bien moi, Edan, Danou, Ange… Comme tu veux m’appeler mon coeur

Je lui tirais la langue sans le quitter des yeux affichant toujours cet air foutrement amusé. D’ailleurs, je m’empressais de faire un clin d’œil à Anatole comme pour lui montrer que ouais cette situation me faisait totalement rire. Bordel, j’étais à mille lieux de la réalité et si proche de toute les conneries. Je me retrouvais face au sexy jeune homme et j’étais clairement en train de lui balancer que nous étions censés être les meilleurs potes du monde. J’agissais comme si c’était lui qui avait bu et qui perdait la tête. Je me comportais comme si c’était Anatole qui demeurait déconnecté de la réalité alors que j’aurais dû comprendre que c’était moi. Moi et juste moi qui déconnait. J’étais là à lui demander ce qu’il pouvait avoir pris pour oublier mon identité parce que je voulais la même chose. Cependant, comme si j’étais conscient d’à quel point une personne pouvait perdre la tête avec quelques substances, j’en venais à confirmer qui j’étais. Je balançais mon prénom ainsi que ce surnom que beaucoup me donnait parfois. Et, comme le petit idiot défoncé que j’étais, je lui offrais même sur un plateau d’argent mon second prénom. Puis, j’haussais les épaules lui laissant le loisir de m’appeler comme il voulait. Portant mon verre à mes lèvres, je me rendais soudainement compte que mon interlocuteur n’avait pas de verre lui. Mes sourcils se fronçaient. Oh… Oh… Attendez, la Terre se mettait à tourner. Je clignais plusieurs fois des yeux tanguant parce que j’étais fichtrement incapable de tenir debout et qu’il fallait vraiment que j’aille m’asseoir quelque part très rapidement. Mais, pas tout seul, pas avant de savoir pourquoi mon meilleur pote agissait comme ça. Ma main frôla d’ailleurs la taille d’Anatole tandis que j’allais la déposer sur le meuble derrière lui. Un ancrage solide pour ne pas m’effondrer au sol sous cette Terre qui tournait encore. Lorsque le mouvement fut passé, je relevais mes prunelles bleues vers Ana’ avant de souffler tout en lui tendant mon verre à moitié bu.

Comment ç’se fait que t’ai rien à boire ? Tiens, goûte ça
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Re: We we're meant to be together Ft. Edan :: Jeu 22 Fév - 5:25



Edan & Anatole

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L'endroit où il se trouvait était tout simplement le genre de soirée qu'il n'allait jamais et le voilà maintenant devant l'un de ses collègue de classe qui semblait avoir prit un verre de trop et lui faire perdre la raison. Le regard d'Anatole vint se poser dans le bleu des siens, souriant comme l'ange qu'il était. Il ne put s'empêcher de rire en entendant les propos du dit garçon. Meilleurs potes? Eux? Depuis quand? Tant de questions trottaient dans la tête de l'écrivain et il ne savait plus vraiment où mettre de la tête. Son rire était mélodieux, mais il était fort, comme s'il l'avait remarqué, il rougit davantage en tournant la tête pour éviter de le regarder droit dans les yeux. Que lui voulait dont-il?

- Tu veux que je t'appelle Ange? Edan... Toi et moi on est pas... ( Il vint pour finir sa phrase, mais lorsqu'il entendu le surnom affectueux que lui donna le plus jeune il manqua s'étouffer avec sa propre salive. Comment l'avait-il appelé? ) M-Mon coeur?

Il se mordilla la lèvre inférieur tentant de trouver une solution pour s'échapper de cette situation beaucoup trop bizarre, mais au fond de lui il voulait rester là à lui parler et faire connaissance avec ce garçon qu'il trouvait bien joli et surtout de son goût. Oh, mais son frère ne devrait pas être courant de toutes ses pensées qu'il avait pour un autre homme. Ils avaient toujours été qu'entre eux et Ana ne savait pas du tout comment Adrien réagirait si un jour il ramènerait un homme à la maison. De toute manière il n'était pas aux hommes... À moins qu'il ne se mente à lui-même depuis toujours? Mais à la simple réaction qu'eu son corps lorsque le garçon se rapprocha de lui, il comprit qu'il se mentait à lui-même.

C'est alors que le garçon vint frôler sa taille, envoyant des frissons à travers son corps en entier, sa bouche entrouverte alors qu'il observait ce que le garçon était en train de faire. Si c'était un coup de drague, il avait bien débuté son numéro, mais là il semblait plutôt sur le point de tomber ou d'être malade et Ana commençait légèrement à paniquer. Que pouvait-il faire pour l'aider à ce moment-là? Rapidement il vint poser ses mains sur la taille du brunet pour s'assurer de sa stabilité, mais surtout pour ne pas s’effondrer avec lui sur le sol s'il décidait d'avoir un malaise.

- Edan, tu devrais aller t'asseoir, prendre un peu d'air, tu as peut-être bu déjà un peu trop?

Se rapprochant lentement de son visage, pour être certains qu'il l'entende comme il faut, tous les deux avaient bien l'air de s'amuser de loin. Comme si Anatole était sur le point d'embrasser le plus petit. Mais c'était loin d'être le cas. Voyant le verre se rapprocher de ses propres lèvres, il ne fit qu'accepter la proposition en terminant le verre de ce cher garçon. Bien qu'il semblait être habitué à ce genre de fête, il ne voulait surtout pas retrouver Edan coucher sur le sol dans son vomit tout à l'heure. Le goût de l'alcool était fort, mais tolérable. Disons qu'Ana n'était pas le plus grand buveur et il lui en fallait très peu pour sentir ses joues tourner à la pivoine et son corps se ramollir et ses pensées s'envoler.

- J'ai pas vraiment eu le temps d'aller me chercher un verre, mais t'as vue t'es arrivé à mon secours donc j'ai eu le droit à une boisson gratuire! (Il lui envoya un clin d'oeil pour tenter de détendre l'atmosphère.) Et si on allait s'asseoir quelque part? À moins que tu veuilles aller faire quelque chose d'autre? Ou parler avec tes amis? J'suis pas très intéressant tu sais...


Il rit nerveusement, tenant toujours la taille du garçon, leurs deux corps si près, mais pourtant si loin, car au fond de lui Anatole aurait bien voulut goûter à ce corps comme dans ses rêves...
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Re: We we're meant to be together Ft. Edan :: Jeu 22 Fév - 23:44


Non, mais qu’est-ce que je foutais ? La question était légitime tandis que je me dirigeais d’un pas tanguant vers ce garçon que je ne connaissais que vaguement. L’interrogation planait dans les airs. Elle cognait dans le monde et sans doute dans l’esprit du jeune homme vers qui je m’approchais. Malheureusement, ou peut-être heureusement, elle ne m’atteignait pas moi réellement. Une part de mon être avait parfaitement conscience du fait que j’étais en train d’agir trop étrangement et qu’il fallait que je me questionne avant de faire un pas de plus. Néanmoins, la majorité de mon être me soufflait que j’étais totalement dans les normes et qu’il n’y avait absolument rien d’étrange à ce que je faisais. Connerie. Mensonge. Tout n’était que de la folie à l’état pur et j’en avais l’inconscience absolue. Franchement, je ne savais pas à quoi mon cerveau était en train de jouer avec moi, mais c’était carrément dingue. Il s’agissait de ce genre de situation que n’importe qui aurait pu qualifier d’épique voir même de mémorable. J’étais certain qu’il s’agirait d’une scène qui ne pourrait pas être effacée. Vous savez le genre de moment que vous désiriez passer sous silence quand on vous demandait de raconter des souvenirs et, bien sûr, le genre d’instant qu’une personne savait parfaitement ressortir. Je me comportais comme un pauvre gosse totalement dingue alors que je n’avais pas consommé plus que cela en plus et que je n’étais pas censé perdre la tête à ce point. Il m’arrivait de consommer tellement plus d’alcool et de drogue. Il m’arrivait de me finir à cette position de victime de plusieurs mélanges sans me retrouver dans cet univers alternatif où la réalité me semblait n’être qu’une connerie. Cet univers où un seul et minuscule détail semblait totalement changer pour moi. Ouais, ici, à cet instant précis, Anatole était devenu mon meilleur ami tandis que, dans la réalité tangible, il n’était qu’un étudiant dans le même cours que moi. Un étudiant canon que j’avais maté et avec qui j’avais babillé à propos de trucs scolaires parfois. Un étudiant lambda que je n’étais pas censé connaître. Et, pourtant, le statut du jeune homme semblait avoir changé en un clin d’œil. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Peut-être que l’angoisse qui me bouffait depuis que j’étais entré dans cette demeure finissait par avoir raison de moi. Cette peur me poussant à me rattraper à un visage connu au point d’en partir loin. C’était plausible. Mais, je n’y réfléchissais même pas comme si les choses étaient déjà claires. Anatole était mon meilleur ami. Point final. Il n’y avait aucune discussion à avoir sur ce sujet. Depuis combien de temps était-il mon meilleur ami ? Comment se déroulait notre amitié ? Damn it. J’étais foutrement incapable de donner une quelconque réponse à ces interrogations. Cette incapacité aurait dû sonner comme une alarme dans mon crâne pour me dire que je planais trop haut au sein d’un monde qui n’était pas le mien. L’alarme aurait dû retentir pour m’empêcher de commettre des actes et de balancer des propos qui pourraient tout changer dans le futur. Zut, en toute logique, je n’oublierai pas une relation aussi importante que celle que je pensais avoir avec Anatole si elle existait. e ne serai pas incapable de vous donner des détails. Pourtant, hormis vous dire qu’Anatole était mon meilleur ami foutrement sexy et que j’avais déjà eu des rêves très chauds de lui, je n’étais pas fichu de vous dire quoi que ce soit. Le pire dans toute cette histoire était que cela ne m’alarmait même pas. Je ne pouvais pas halluciner au point de prendre quelqu’un pour autre chose que ce qu’il était. Si ? Puis, franchement, ça aurait pu être pire que meilleur ami si j’hallucinais. Enfin pire pour lui peut-être. Sous la folie, sous l’inconscience, sous la liberté, je m’étais approché du jeune homme restant sans doute trop proche de lui sans que cela ne me dérange. Je me sentais bien moi. Je me sentais à ma place. Lorsqu’il demanda la confirmation de mon identité, je ne pouvais que rire et blaguer sur toute cette histoire avant de, quand même, prendre le temps de confirmer qui j’étais et de souffler comment il pouvait m’appeler. Le rire d’Ana’ percuta mes oreilles et j’en souriais encore plus. Était-ce possible ? N’allais-je me casser quelque chose à sourire comme ça ? Shit, je ne savais pas. Lorsqu’il me demanda si je voulais qu’il m’appelle ‘Ange’, mes sourcils se fronçaient avant que je ne penche la tête sur le côté dans l’attente de ce qu’il allait me dire. Lui et moi nous n’étions pas… Pas quoi ? Il ne terminait même pas s’arrêtant plus sur le surnom que je lui avais donné. Zut, mais ça m’agaçait moi. Je voulais savoir ce qu’il avait eu envie de me dire quelques secondes avant. Un soupir m’échappa avant que je ne me mette à babiller.

Tu t’fous de moi ou t’es défoncé ??? T’sais bien qu’Ange c’est un de mes prénoms alors t’peux m’appeler comme ça s’t’veux… Shit Ana’, faut me prévenir s’tu veux pas d’surnoms… T’veux paraître totalement libre pour te trouver quelqu’un à mettre dans ton lit ce soir c’est ça l’truc ?

Mes sourcils se fronçaient me donnant totalement l’air d’un gamin en train de fouiller dans son esprit. Je ressemblais à ce gosse trop craquant qui cherchait à savoir s’il avait vraiment oublié quelque chose. Rien ne me revenait pourtant. C’était le néant le plus total dans ma tête. Enfin… Pas vraiment le néant, mais je n’avais guère envie de vous étaler le contenu de mon esprit afin de protéger vos âmes sensibles des images beaucoup trop chaudes qui pouvaient se jouer dans ma tête. Zut, j’étais soucieux à présent à cause de la réaction d’Anatole. Cela ne ressemblait pas à la réaction qu’un meilleur pote aurait pu avoir. Cela ne ressemblait guère à ce que je m’étais attendu. Mais, peut-être m’en avait-il parlé et j’avais juste oublié encore une fois. J’étais trop tête en l’air. Alors, je babillais des mots comme pour tenter de comprendre la situation et les limites qui m’étaient imposées. Je babillais des propos comme pour chercher à m’y retrouver dans ce labyrinthe trop incohérent. Bon, tout d’abord, je cherchais quand même à savoir si mon meilleur ami était défoncé parce que cela expliquerait pas mal de choses dans son comportement et il faudrait que je lui fasse cracher ce qu’il avait prit parce que j’en voulais moi aussi. Je voulais planer aussi haut. Cependant, bien vite, je lui balançais les informations comme si une partie de mon cerveau fonctionnait encore et avait conscience que ce garçon n’était pas mon meilleur ami et qu’il ne savait rien. Si seulement j’avais été conscient, je n’aurais pas balancé toutes ces informations. Je confirmais mon second prénom. Cet ‘Ange’ que je taisais si souvent et que quasiment personne ne connaissait. Cet ‘Ange’ que j’offrais à Ana’ comme il le voulait. Et, bien vite, la situation qui me préoccupait le plus revenait. La joli brun semblait totalement gêné par le surnom que je venais de lui donner et je n’y comprenais rien. C’était habituel pour moi de donner de doux surnoms à droite et à gauche, surtout à mon meilleur pote. Alors, je tentais de comprendre ce qui clochait là. Je lui disais de me prévenir s’il ne voulait pas de surnoms. Je lui demandais s’il voulait paraître totalement livre pour trouver une proie ce soir. C’était pour ça qu’il refusait que je l’appelle ‘mon coeur’ non ? Cela me semblerait logique, mais il fallait que les choses soient suffisamment claire et précises si Anatole voulait que je les respecte. Zut, si rien ne m’était dit clairement, je n’étais pas prêt à prendre le temps de la réflexion pour faire attention à quoi que ce soit. Oh non. Je portais mon verre à mes lèvres lorsque la Terre se mit à tourner beaucoup trop vite. Je voyais presque le sol à un centimètre de mon nez. Alors, ma main frôla la taille de mon meilleur ami avant de se poser sur l’ancrage solide du meuble. Les mains d’Anatole semblèrent trouver naturellement leur place sur ma taille et je frissonnais au contact mordillant ma lèvre pour ne pas gémir comme un adolescent en manque. Il me parlait et j’entendais à peine même s’il était si proche de moi. À vrai dire, j’étais tellement obnubilé par le mouvement des lèvres du jeune homme que je n’écoutais guère ce qu’il me soufflait. J’avais juste envie de lui demander de m’embrasser. Là. Tout de suite. Comme ça. Je n’en fis rien. Je ne voulais pas gâcher notre amitié. Alors, j’agissais plus vite lui soufflant de goûter mon verre et le lui tendant. Il le prenait et le terminait même me poussant à afficher une moue boudeuse parce que je n’avais plus rien maintenant dans ma main. Ma main qui s’était posée d’elle même sur le torse du garçon. Lorsqu’il souffla que j’étais arrivé à son secours avec mon verre, je ne pus empêcher le grand sourire fier qui se dessina sur mon visage. Puis, Ana’ me harcela de question pour aller s’asseoir ou faire autre chose ou aller parler avec mes amis. Je clignais des yeux plusieurs fois comme n’y comprenant rien. Je secouais la tête avant de babiller.

Damn pas autant d’questions bébé. J’suis paumé là. D’jà j’pas d’amis ici moi, j’me suis juste incrusté chuuuuuut ! Puis j’t’attendais. Toi, mon meilleur amiiiiiiiiii alors t’es là et j’te lâche plus… Oh… Oh… Sauf si tu sais déjà avec qui t’veux finir la nuit ? M’enfin… Viens… Asseoir… Canapé là-bas...

J’agitais vaguement la main pour montrer un emplacement derrière moi dans le salon. Il y avait tellement plus de monde et de bruit dans le salon, mais il s’agissait du seul endroit avec un canapé que j’avais vu. Enfin, il fallait dire que je n’avais pas non plus fait le tour de la maison m’arrêtant dès que l’alcool était passé sous mon nez. Je me mettais à rire tout seul à cette pensée. Le surnom donné à Anatole avait glissé entre mes lèvres sans que je ne puisse me retenir et j’espèrais sincèrement que mon meilleur ami n’allait pas me faire un caprice pour cela d’autant plus qu’il n’était pas gentil avec moi avec ce putain de harcèlement de questions. J’avais tenté de lui répondre à tout, mais je n’étais même pas certain d’être parvenu à le faire. Il m’avait parlé d’aller avec mes amis, mais je ne connaissais personne ici. Je lui avouais même ne pas avoir été officiellement invité. Puis, comme le petit idiot perdu dans son univers alternatif que j’étais, je lui confiais que je l’attendais lui et uniquement lui et que je ne voulais pas le lâche. Mais, bien vite, la réalité m’avait frappé pour que je lui demande s’il savait déjà avec qui il allait finir la nuit parce que cela expliquerait qu’il ne voulait pas être vu proche de moi sans doute. Sans même lui laisser le temps de me répondre, je parlais d’aller nous asseoir dans ce canapé parce que je n’avais pas envie qu’il disparaisse aussi vite. Reculant d’un pas, j’attrapais la main d’Anatole liant mes doigts aux siens et le traînant à ma suite. Oh… Attendez… Est-ce que je le traînais vraiment ? N’était-ce pas lui qui me poussait doucement, une de ses mains encore sur ma taille, son corps proche du mien. Je ne savais pas. C’était flou. J’avais simplement conscience qu’avec ma main libre, j’attrapais un nouveau gobelet avant de m’effondrer sur le canapé me calant dans un coin. Le sexy brunet se posa à mes côtés et presque aussitôt je pivotais vers lui. Je pivotais et j’étendais mes jambes sur ces genoux tout en me rapprochant de lui. Il n’y avait que trois ou quatre centimètres entre lui et moi parce que je n’osais pas lui monter dessus tout de suite. Pas avant d’avoir une réponse à sa future peut-être proie pour la nuit. Alors je m’appuyais contre le canapé sans cesser de le fixer. Je portais le verre à mes lèvres avant de lancer quelques mots criant à moitié pour couvrir le brouhaha ambiant.

Aloooors tu comptes coucher avec quelqu’un d’ici ou j’peux espérer que t’me ramènes chez moi à la fin de la soirée parce que j’serais trop pété pour m’souvenir de mon adresse ?
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Re: We we're meant to be together Ft. Edan :: Jeu 8 Mar - 21:37



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C’était impossible de comprendre comment Anatole pouvait être là dans cette fête, seul et maintenant accompagner d’un garçon avec qui il allait en classe et qui n’arrêtait pas de crier que c’était son meilleur ami. Étaient-ils réellement des meilleurs amis? Non. Le brunet s’était dirigé vers le salon accompagné de son nouvel ami et avait prit place à ses côtés dans le sofa. Il fit bien surpris de voir que celui-ci n’avait aucune gêne et étendue ses jambes sur ses cuisses. Incapable de ne pas rougir il tourna sa tête un peu vers le côté en espérant que celui-ci ne le remarque pas. S’il allait coucher avec quelqu’un ce soir? Était-ce réellement ce qu’il venait de lui demander? Impossible. Tout simplement impossible. Apportant sa main devant sa bouche il toussa comme s’il était incapable d’accepter la triste réalité que jamais ce genre d’évènements lui arriverait.

- Non pas vraiment… J-Je… Je n’ai pas personne avec qui je vais rentrer ce soir!

Il rougit en le regardant dans les yeux, mais dans sa tête il ne pensa qu’à une seule chose. ‘’ Mais peut-être que je pourrais repartir avec toi ce soir? ‘’. Allait-il le dire? Non. C’était tout simplement un fantasme qu’il allait garder au fond de lui sans jamais l’avouer à qui que ce soit. Il aimait comment ce garçon n’était pas gêné, qu’il était capable de dire ce qu’il voulait sans même le regretter. Peut-être que c’était l’alcool qui faisait ça, mais au moins il n’avait pas l’air d’un homme coincé comme Anatole. Un homme incapable d’avouer qu’il écrit des histoires homosexuelles révolutionnaires, mais sous le pseudo d’Ana. Tous croyaient que c’était une demoiselle mignonne et timide qui écrivait ces histoires érotiques bien… bien explicites.

Alors qu’Edan sirotait son verre, il prit le gobelet rouge comme un peu plus tôt dans la soirée et en prit une autre gorgée avec un petit sourire. Peut-être que ça pourrait lui donner un peu de confiance pour lui demander de le raccompagner ce soir. En allant prendre le verre il s’était rapproché en même temps de l’autre garçon venant fermer les derniers centimètres qui les séparaient laissant ainsi les deux garçons face à face, avec la distance d’un simple mouvement de tête pour que leurs lèvres se touchent. Rapidement il prit une autre gorgée du verre et sentit aussitôt l’alcool lui monter à la tête et son sourire ne fit que grandir encore plus alors qu’il se mit à rire comme un idiot.

- Mais tu sais… On ne sait jamais ce qui peut bien arriver durant la soirée… Tu prendrais soins de moi toi?

Dit-il en souriant, passant une main dans ses cheveux, les joues rouges. Anatole était enfin sous l’effet de l’alcool et tout semblait beaucoup plus facile ainsi.
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Re: We we're meant to be together Ft. Edan :: Dim 11 Mar - 22:55


Ce n’était pas franchement de cette manière que la soirée s’était dessinée dans ma tête. Ce n’était pas ainsi que je m’étais imaginé passer les quelques heures à l’extérieur afin de combler mes difficultés de sommeil. Je voulais me retrouver dans cette fête pour fuir les démons qui ne cessaient de me courses. Je désirais me foutre en l’air à cet endroit pour tenter d’oublier l’horreur qui me dévorait. Il était absolument hors de question que je reste sagement chez moi à tenter de m’endormir. La fatigue cognait dans tout mon corps. Je le savais. Je le sentais. Il suffisait de voir que je m’étais déjà endormi en cours pour s’en rendre compte. La fatigue était devenue une habitude ces derniers mois. Je la sentais peser sur moi à tel point que, lorsque je parvenais à dormir une heure complète, cela me semblait si délicieux. Alors ouais, la partie saine de ma tête ne cessait de me dire que je devais consulter quelqu’un afin de trouver comment résoudre sainement mon souci de sommeil. Malheureusement pour ma santé, cette partie ne l’emportait pas. Je ne voulais pas parler. Je refusais de me confier. Je ne voulais pas de quelconques traitements supplémentaires à celui que je prenais déjà pour ma dysmorphophobie. Je ne voulais rien. J’avais simplement appris à me passer de repos. Je m’étais peu à peu habitué à cette sensation que tout allait trop vite pour moi, que tout était confus. Alors, ce soir encore, au lieu de rester sagement dans mon lit pour tenter de me reposer et de redevenir en forme, je m’étais glissé à l’extérieur. J’aurais dû me rendre dans un quelconque bar ou une quelconque boite. Cependant, le programme me semblait trop habituel et j’avais réellement envie de m’amuser un peu plus que ça. Alors, je me souvenais de cette fête dont j’avais entendu parler. Cette fête à laquelle je m’étais incrusté faisant rapidement sensation suite à la façon dont je parvenais à descendre des bières. Personne ne pouvait battre une personne venant d'Irlande à  ce jeu-là. Personne. L’alcool pulsait dans mon coeur. La drogue courrait dans mes veines. Je me sentais bien. Je me retrouvais dans ce monde parallèle où la douleur était fermé au loin et où les souvenirs étaient noyés trop profondément. Tout était parfait pour moi. Tout était excellent. Je ne cherchais qu’une manière de rendre ma soirée encore meilleure. Généralement, c’était à ce moment-là que je me cherchais une proie. Je tentais de trouver quelqu’un avec qui passer ma nuit. Je tentais de trouver un mec généralement – parce que je me sentais toujours mieux avec des mecs – qui aurait le pouvoir de me faire prendre mon pied.  Il me fallait quelqu’un qui pourrait me faire vibrer. Il me fallait quelqu’un qui ne serait pas du genre à s’imposer si jamais je le ramenais chez moi. Quoique… Nous étions déjà dans une demeure ici et il y avait sans doute des chambres libres alors ça suffirait peut-être pour ce soir. Juste une nuit avec un étranger. Mes prunelles bleues scannaient la foule en quête du candidat idéal. Mais, il avait fallu que mon regard tombe vers la cuisine, vers lui. Sur lui. Anatole. Ô sexy Anatole. Et, ni une, ni deux, les choses s’étaient enchaînées à une vitesse de dingue. Pour tout vous confier, ça avait été si rapide que je n’étais même pas certain de pouvoir vous expliquer comment tout s’était déroulé. Ça s’était juste fait et je m’étais presque senti trop spectateur de tout cela alors que j’agissais clairement. J’étais venu vers lui, vers celui qui était devenu pour moi, dans mon monde d’alcoolique, mon meilleur ami. J’étais persuadé qu’Anatole et moi étions les meilleurs amis du monde. Pourquoi ? Aucune idée. Aucune importance. Nous avions échangé quelques mots avant que ma main ne se lie à celle du garçon déclenchant une vague de frissons dans tous mon corps. Shit, depuis quand on avait ce genre de sensation en touchant son meilleur ami ? Puis, zut, il était fou de voir que le simple fait de trouver Ana m’avait complètement détourné de ma mission principale. Je devais normalement chercher quelqu’un pour me faire prendre mon pied. Zut de zut.  Cela pouvait peut-être attendre un peu plus tard. Je pouvais encore passer du temps avec mon meilleur pote tout en buvant et en analysant un peu mieux l’endroit afin de trouver la personne qu’il me fallait. Cela pouvait attendre quelques temps jusqu’à ce que mon Ana se trouve la personne avec qui il allait finir la nuit. Après tout, le sexy brunet semblait être gêné de mes surnoms et, pour moi, cela ne pouvait signifier qu’une chose. Il était venu ici pour trouver quelqu’un en particulier et il ne fallait pas que cette personne le pense en couple avec moi. Ridicule… Nous n’étions que deux meilleurs amis. Non ? Attrapant un verre d’alcool, je m’effondrais sur le canapé le sourire aux lèvres en observant Ana s’installer à mes côtés. Aucune once d’hésitation, j’étendais mes jambes sur les genoux du jeune homme qui tourna un peu la tête. Peut-être qu’il regardait si sa proie nous voyait ou pas. Lorsqu’il ne me repoussa pas, j’étais presque certain que c’était parce que la personne qu’il désirait dans son lit ne pouvait pas nous voir. Mais, bien vite, Anatole souffla qu’il n’avait pas vraiment prévu de coucher avec quelqu’un, qu’il n’avait personne avec qui il allait rentrer ce soir. À l’intérieur de mon être, j’étais clairement en train de faire la danse la plus joyeuse au monde. Cependant, en fixant le jeune homme qui rougissait, j’haussais simplement les épaules comme si cela n’avait pas d’importance pour moi. Sauf que j’avais bu et que je n’étais pas foutu de garder ma langue dans ma poche alors je soufflais soudainement.

Tant mieeeeeux ! Enfin pas tant mieux pour toi parce que t’avais p’tetre envie de t’faire quelqu’un sans le savoir ou sans vouloir m’le dire. Mais bon comme ça t’peux m’ramener chez moi et passer la nuit av… Chez moi s’tu veux

J’haussais les épaules portant de nouveau le verre à mes lèvres comme pour jouer l’indifférence la plus totale suite aux mots qui venaient de glisser entre mes lèvres. Pauvre petit idiot. Est-ce qui que ce soit pouvait encore croire à mon indifférence face à ce qu’Ana avait envie de faire avec quelqu’un d’autre ? À moins d’être aussi défoncé que moi voir même pas du tout observateur, franchement personne ne pourrait croire à mon indifférence. Une pointe de jalousie cognait dans mon être, dans ma voix. Je m’exclamais de joie face à l’idée qu’Anatole n’ait prévu de coucher avec personne ici. J’étais tellement heureux de cette annonce et je ne m’en cachais même pas suffisamment. J’avais essayé vraiment en bafouillant quelques mots supplémentaires afin de faire comme si c’était pas si bien que ça. Je tentais réellement de masquer mes propos et ma joie en disant que ce n’était pas si tant mieux que cela parce que peut-être qu’Anatole avait envie de se faire quelqu’un sans l’avoir encore trouvé ou sans désirer me le confier à moi. Après tout, dans mon état actuel, j’étais persuadé que personne n’aurait envie de me confier quoi que ce soit. J’étais si perché que je n’aurais pas hésité à agir en allant voir la personne et en lui criant qu’Ana voulait coucher avec. Ouais, il valait donc mieux garder le secret si c’en était un. Cependant, malgré moi, malgré mon désir de ne pas me réjouir de savoir le garçon totalement libre, je n’étais pas foutu de fermer ma bouche. Je parlais encore une fois du fait que le brun allait me ramener chez moi et passer la nuit chez moi. Ma langue avait fourché pendant quelques secondes. J’avais failli dire qu’il allait passer la nuit avec moi en laissant très clairement des images plus que chaudes défiler dans mon crâne. J’avais failli clairement l’inviter à coucher avec moi. Heureusement pour lui et pour moi, heureusement pour notre amitié, je m’étais repris en soufflant qu’il allait passer la nuit chez moi et ça signifiait simplement dormir quelque part dans mon appartement. Il y avait suffisamment de place pour cela. Mon doigt tapotait en rythme sur le dossier du canapé dans l’attente d’une réponse du garçon afin de savoir s’il acceptait les choses comme ça ou s’il avait vraiment un autre plan dont il refusait de me parler. Mais, il ne soufflait rien. Il prenait soudainement mon gobelet et je m’exclamais face à ce vol. Je me mettais à bougonner tout seul pas très ravi de m’être fait voler mon précieux. Zut je voulais mon verre moi. Bien rapidement cependant, je cessais de jouer le garçon agacé parce que je me rendais compte que le brun était foutrement proche de moi. Oh oui, il s’était penché vers moi pour prendre mon verre et il s’était considérablement rapproché. Même après avoir le verre en main, il n’avait pas prit la peine de s’éloigner restant là à mes côtés. Je sentais son souffle sur moi et j’en frissonnais. Mon coeur cognait trop fort. Damn it, c’était quoi ce bordel encore ? Je ne pouvais m’empêcher de le fixer alors qu’il buvait. Un gémissement envieux m’échappa alors que je fixais sa gorge. Damn it, je voulais lui sauter dessus. Il me suffisait d’un simple mouvement pour l’embrasser. Il me suffisait de quelques gestes pour lui montrer mon désir. Je mordillais ma lèvre sans cesser de le fixer. Lui qui continuait à boire. Lui qui riait tout seul. Il ouvrait la bouche de nouveau pour dire qu’on ne savait jamais ce qui pouvait bien arriver durant la soirée. Il me demandait si je prendrais soin de lui et j’avais envie de lui hurler un énorme oui. Il n’avait qu’à se déshabiller et j’allais lui montrer moi comme je pouvais prendre soin de lui. Ok, non, stop. Il fallait que je me calme. Il fallait sérieusement que je me calme. C’était mon meilleur pote et il… Oh shit, il passait une main dans ses cheveux. Il avait les joues rouges. Et j’avais tellement envie de… NON. NON. NON. Stop. Je secouais la tête avant de marmonner.

Bébééééé c’toi qui est censé être capable de me ramener à la maison...

Je penchais doucement la tête sur le côté tandis qu’une moue boudeuse se dessinait sur mon visage faisant clairement voir mon mécontentement. Zut si Ana buvait autant, il allait perdre la tête et me laisser tout faire. Et, bordel, j’avais tellement de choses en tête qu’il ne fallait mieux pas. Puis, si Ana buvait, il ne pourrait même pas me ramener chez moi et ce ne serait pas juste lui et moi. Si ? Non. Il allait finir par attirer tellement monde ici. Lui, si sexy brunet. S’il continuait à se lâcher, les gens allaient s’intéresser à mon meilleur pote si parfait et moi… Moi j’allais me retrouver tout seul à devoir me trouver une quelconque personne pour coucher avec moi. Une personne qui ne me ferait même pas oublier le visage de mon Anatole que je fixais sans sourciller. Une personne qui me ferait peut-être prendre mon pied, mais ce serait le prénom d’Ana qui risquait de glisser entre mes lèvres car son image me hanterait toute la soirée, toute la nuit à présent. Je le savais. J’étais foutu. Oh merde… Je ressentais trop de choses pour mon meilleur pote qui était clairement en train de se dévergonder avec l’alcool qu’il buvait. Ça me plaisait de le voir plus confiant, plus osé. Mais, je n’aimais pas qu’il y ait tout ce monde autour de nous et qu’il soit clairement quelqu’un que n’importe qui pouvait avoir comme cette rousse qui le fixait déjà depuis quelques minutes. Depuis qu’il s’était mis à rire. J’assassinais cette fille du regard sans même qu’elle ne le voit trop obnubilé par mon Ana. Grrrrrr. Non. Je n’étais pas d’accord moi. Les choses se bousculaient violemment dans mon crâne. Mes prunelles bleues se promenaient autour de nous. Bon… Tant pis pour la baise, j’étais prêt à rentrer chez moi. Avec un peu de chance, j’avais avalé tellement de substances que je pourrais dormir un peu sans faire d’horribles cauchemars. J’étais prêt à ce qu’Anatole me ramène à la maison tout simplement parce que je n’avais aucune envie de le voir disparaître avec quelqu’un d’autre. C’était moi qui comptait et je n’allais pas hésiter à m’imposer pour le faire comprendre. Alors, soudainement, je bougeais. Sans la moindre gêne, je venais m’installer à califourchon sur mon meilleur ami captant le regard de la rousse qui eut une moue de dégoût, mais qui continua de regarder comme avec l’espoir que je me prenne un vent. Merde, allais-je m’en prendre un ? Mes mains passaient autour du cou d’Anatole. Mon corps se pressa un peu trop contre le sien. Je gigotais quelques secondes comme si je cherchais à trouver une position agréable alors qu’en vérité je m’amusais simplement à pousser mon bassin à la rencontre de celui du jeune homme. Je m’immobilisais après quelques minutes. Mes doigts se mettaient à jouer avec les mèches de cheveux d’Ana tandis que je m’approchais de son visage. Mes lèvres glissaient le long de sa joue et je murmurais à son oreille «  Mais t’sais bébé, j’peux quand même prendre soin de toi… Où tu veux… Quand tu veux… » Un sourire amusé glissa sur mon visage tandis que mes lèvres glissaient dans le cou du garçon. J’y déposais plusieurs baisers me dirigeant vers sa gorge avant de remonter pour me trouver face à lui. Yeux dans les yeux. À quelques millimètres de ses lèvres. Une de mes mains glissa entre nos deux corps pour venir se poser sur la ceinture d’Ana. Je m’approchais frôlant ses lèvres sans l’embrasser. Je reculais un sourire joueur aux lèvres tandis que je penchais la tête sur le côté comme une provocation.
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