Poster un nouveau sujet Répondre au sujet
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 41
informations
postes : 41

STBU — sucks to be you. (jolene) :: Jeu 12 Avr - 21:53



another thorny field to scatter fruitless seed;

de base, je voulais pas réellement arriver à la boutique avec quarante-huit minutes de retard. j'ai juste eu super soif en cours de route. il a fallu que je fasse un choix, quand je me suis levé en sursaut à l'heure à laquelle on était supposés réceptionner les nouvelles commandes, Jolene et moi: c'était soit la douche, soit le petit-déjeuner. donc... l'hygiène, naturellement. c'est plus cool d'être propre et prétendre qu'une cigarette peut remplacer une tartine, que de sentir le chacal toute la journée avec des miettes autour de la bouche.

bref, j'ai fait un détour chez starbucks. pas la meilleures des idées, puisque cet endroit est perpétuellement bondé d'hipsters et de gens irrités qui font semblant d'être influents, pressés de recevoir leur dose de caffeine. c'est ce qui m'a le plus retardé, si on y réfléchit bien. j'aurais pu arriver avec dix-sept minutes de retard et ça aurait été un record.

mais à quoi bon. parce que quand je dépasse la porte de la boutique, j'ai les mains pleines (de boissons et de quelques douceurs qui m'ont fait de l’œil dans la vitrine), les poches pleines, aussi (de numéros de téléphone), un ventre qui sera plein d'ici quelques instants... et ça, ça vaut toutes les minutes de retard du monde, mesdames et messieurs.

Jolene est postée à sa place, près de la caisse, et je sais qu'elle va péter un câble à la seconde où elle posera son regard sur moi, parce qu'à en juger la montagne de cartons que je viens de dépasser, elle a dû tout rentrer toute seule. c'qui a dû être laborieux, avec sa force de mouche. je pose la boisson que j'ai pris pour elle sur le comptoir qui nous sépare, avant de directement porter la mienne à ma bouche et boire, en soutenant son regard tout le long, sans un mot. better be late than ugly, je balance, plein de sous-entendus, en la regardant lentement de bas en haut, après m'être désaltéré.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ vache ninja ❁
❁ vache ninja ❁
personnage
postes : 687
informations
postes : 687

Re: STBU — sucks to be you. (jolene) :: Sam 14 Avr - 2:22



« Qu’est-ce qu’il fiche… », tu marmonnes en jetant un oeil à ta montre. Phoenix va bientôt avoir une heure de retard. C’est pas que t’as spécialement hâte de voir sa tronche franchir le pas de la porte, mais t’avais besoin de lui ce matin. Pour une fois qu’il aurait pu se rendre utile. Comme t’es un minimum professionnelle malgré vos différends, tu t’es chargée de réceptionner ce que Phoenix a commandé même si c’est bien plus lourd que ce que toi tu as reçu. Tu commences ton ménage en attendant qu’il daigne enfin se pointer. Qui sait, peut-être qu’il vient de se prendre un jour de congé sans consulter personne, hein. Alors que tu termines de nettoyer le comptoir en verre, Phoenix arrive enfin. Un dernier coup d’œil à ta montre. Tranquille la vie. Tu restes silencieuse, ton regard se charge de lui faire comprendre ce que tu ressens. Il se plante en face du comptoir après avoir sifflé devant les cartons empilés à l’entrée de la boutique et dépose une boisson sous ton nez. Evidemment, il te salue à sa manière. A la manière d’un idiot, comme toujours. Tu hausses les sourcils en l’observant silencieusement un court instant (trop de rimes).« Force est de constater que t’es arrivé un peu en avance alors. », tu répliques en grimaçant après avoir examiné son visage d’un peu plus près, comme si tu te trouvais en face d’un Picasso très complexe à décrypter. « Laxatif, arsenic, cyanure, xanax… ? », tu demandes ensuite en attrapant la boisson que Phoenix vient de te rapporter. Tu jettes un œil au fond du gobelet transparent puis tu renifles le contenu. Nada. Ou alors, c’est incolore, inodore, très bien mélangé. Tu vois le nom sur le gobelet : Sponge Bob. Rien à signaler. Il a juste ramené un truc pour que ta bouche soit fermée et que tu lui fiches la paix.  Tu portes la paille à tes lèvres, sans quitter du regard ton collègue puis tu dis, en gardant cet air suspicieux sur ton petit minois « …. t’as de la chance. Merci.». Ton thé glacé aux fruits rouges. La meilleure récompense après avoir été obligée de rentrer une pile de cartons toute seule, parce que ton livreur était à la bourre et n’avait pas le temps de t’aider à tout porter. Clairement, ne devenez jamais pote avec un livreur. Si c’était un inconnu, jamais il n’aurait laissé un hobbit qui pèse cinquante kilos tout mouillé se débrouiller seul avec des trucs aussi lourds.

« T’as entendu parler d’un truc qui s’appelle ‘réveil’ ? C’est révolutionnaire, tu devrais essayer. », tu forces un sourire avant de te diriger vers les cartons. « Esquiver les responsabilités c’est un truc inné chez les hommes ou juste chez ceux que j’ai le malheur de fréquenter. », tu lances en roulant des yeux, faisant allusion à ton ex petit ami qui est accessoirement le père de ta fille. Fille qu’il n’a jamais essayé de voir. Tant mieux pour toi mais c’est bien dommage pour lui. Clay manque clairement quelque chose… Et dommage pour Gemma aussi d’avoir un abruti fini comme père. Père que Phoenix connaissait bien. Entre petits cons, ils s'entendaient bien à l'époque. M'enfin. « Donc. Quand t’aura fait taire la musique d’ascenseur dans ta tête, tu vas pouvoir bouger et t’occuper de porter tes cartons, parce que j'compte plus lever le petit doigt. », tu pointes du doigt les cartons en dessous de la pile « Y a trois gros cartons pour toi. C’est ceux-là, je crois. », tu mets un petit coup de pied dedans « C’est lourd, très lourd. Donc t’imagines bien qu’avec mes petits bras j’ai tout laissé tomber pour que ça se pète et que le patron t’engueule. Histoire d’enfin avoir un collègue digne de ce nom. ». Tu fais un clin d’œil à Phoenix avant de siroter ton thé en revenant vers ton comptoir. Tu remarques des papiers dans sa poche « C'est quoi ça ? », tu t'exclames en essayant d'attraper un papier rose déchiré qui dépasse de sa poche arrière. Mais la bête ne se laisse pas faire, évidemment. S'il a été draguer avant de venir...


@Phoenix Burkhart

Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 41
informations
postes : 41

Re: STBU — sucks to be you. (jolene) :: Sam 14 Avr - 5:06



another thorny field to scatter fruitless seed;

avoir Jolene a quelques centimètres de mon visage de bon matin, c'est... quelque chose. je m'écarte en fronçant légèrement les sourcils, perplexe, avant de lever les yeux au ciel pour gracieusement fermer les paupières. cocasse, je lance en souriant faussement à ce qu'elle répond avant de brusquement laisser retomber mon sourire et boire une dernière gorgée de mon café au lait en la jugeant silencieusement.

elle s'empare du gobelet au moment ou j'attaque mon cinnamon roll et je soupire d'indignation à l'entente de ses multiples propositions. elle peut pas me voir, mais ça l'empêche pas d'avoir la tchatche. elle a toujours un truc à dire, il faut toujours qu'elle la ramène. je la regarde inspecter le contenu du récipient, comme si j'avais le temps, dans mon retard, d'essayer de l'empoisonner. elle se croit vraiment importante. j'attends qu'elle prenne une gorgée, avant de calmement souffler: mort-au-rat. raticide, pour une rate. logique.

jokes aside, lui rapporter un truc, c'était le minimum. même si j'ai longtemps hésité à lui prendre un café serré sans sucre. mais vu le passage au peigne fin du petit verre en plastique, elle y aurait même pas tremper les lèvres. être riche, c'est une chose, mais c'est pas une raison pour jeter l'argent par les fenêtres. même si, en soi, lui payer un coup c'est tout comme.  

je hausse les sourcils quand elle daigne me remercier, en engloutissant mon cinnamon roll sans aucune grâce. pas l'temps. le plaisir gustatif est de courte durée, malheureusement, gâché sans surprise, par Jolene qui revient à la charge avec ses remarques qui n'intéressent personne. la première est un tacle qui m'est destiné, la seconde... t'en as jamais marre d'entendre ta propre voix? je geins la bouche pleine en lui emboîtant le pas jusqu'aux cartons.

c'est pas comme si ça m'amusait d'être en retard. c'est que c'est tellement compliqué de s'endormir, qu'une fois que je trouve le sommeil, c'est pas évident de trouver la force de se lever. le nombre de réveils programmés sur mon téléphone est embarrassant, surtout quand je finis par en entendre aucun. mes colocataires ont compris depuis longtemps que ma chambre était... une zone sinistrée. no trespassing. et ils ont tous déjà désertés la maison quand j'émerge, généralement, donc. je suis bel et bien destiné à être en retard jusqu'à la fin de mes jours, point final.

je m'étouffe presque avec la fin de mon petit dej' quand elle donne des coups de pied dans mes précieux cartons. oi! je m'écrie en lui donnant un petit coup de pied dans le mollet en guise de représailles. pfha! arrête de te mentir à toi-même, Bob l'éponge, j'te manquerai beaucoup trop, je me moque en faisant deux piles respectives, une qui rassemble ses cartons et une autre qui rassemble les miens. si il y a de la casse, j'vais m'éclater à déchirer des pages de comics pour apaiser mes nerfs à vif, je souffle dramatiquement en posant ma main sur mon torse avant de retourner au niveau du comptoir pour récupérer mon gobelet et terminer mon café.

mais encore une fois, pas moyen d'avoir la paix plus de trois secondes. c'est un peu de ma faute pour omettre de remonter les zips de mes poches, mais elle a aucune gêne. aucune. ça donne des coups de pieds dans les affaires des autres parce que ça a quatre ans et demi d'âge mental et ça fouille dans les poches des autres sans permission parce que ça a quatre ans d'âge mental bis. ça fait huit minutes que je suis là et je suis déjà épuisé.

je frappe sur ses doigts pour les éloigner de ma veste avant de rapidement remonter les deux zips de manière à fermer mes poches. évidemment, les morceaux de papier qui dépassent se coincent dans la fermeture. les gestes qui devaient prendre la moitié d'une seconde deviennent gênants et laborieux, sous les yeux amusés de mon abrutie de collègue. je soupire en sortant quand même victorieux de ma petite bataille. c'est des penses-bêtes à l'intention de moi-même, pour me rappeler de pas t'assassiner, je réponds en grattant nerveusement mon sourcil, irrité. c'est à moi de choisir sur quoi on s'ambiance aujourd'hui, non? je me rappelle brusquement en m'approchant de notre chaîne hi-fi massive et géniale et grandiose et imposante et magnifique pour m'emparer de la prise jack qui pend de cette dernière de manière à la planter dans mon portable. il y a des artistes que tu détestes en particulier? je suis dans le mood pour écouter l'ensemble de leur discographie, en ce glorieux jeudi matin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ vache ninja ❁
❁ vache ninja ❁
personnage
postes : 687
informations
postes : 687

Re: STBU — sucks to be you. (jolene) :: Ven 20 Avr - 1:03



Tu rends son sourire forcé à Phoenix avant de le questionner sur ce qu’il a bien pu mettre dans ta boisson. Sa réaction te fait lever les yeux au ciel. Aucun humour celui-là. Qu’il reste au lit si c’est pour faire la gueule, personne ne le force à venir. Tu prends une moue satisfaite lorsqu’il te répond ça. Bien trouvé, vraiment. « Ahhh, bien vu. Mais si j’étais toi, j’éviterais de toucher à ça. On sait jamais, tu pourrais avoir des surprises. », tu répliques avant de finalement boire ton thé après avoir tout de même remercié Phoenix. Tu as beau entretenir une relation conflictuelle avec lui, t’es loin d’être ingrate. Les rares fois où vous ne vous tirez pas dans les pattes, vous arrivez à être à peu près civilisés. La preuve. Bon, ça ne dure pas longtemps, mais c’est toujours mieux que rien. Comme tu as été obligée de rentrer les cartons toute seule et que rien n’est encore rangé, tu crains que l’ouverture de la boutique ne soit retardée. Tu as assez attendu et vous vous lancerez des fions plus tard, il faut ranger maintenant. Et il est clair que Phoenix a intérêt à siroter sa boisson rapidos pour se réveiller et être réactif aujourd’hui. Oui, t’es chiante. Mais toi, t’as besoin de ce travail et il est hors de question que votre duo ne soit pas à la hauteur des attentes du proprio de la boutique. Perdre ce job ce serait non seulement un échec mais un crève-cœur. T’as tes repères, tu connais tout le monde, tu adores cet univers, tu t’y sens bien.

Alors t’es entrain de gaver Phoenix, tu parles, tu parles… Et ça ne loupe pas. Il te fait une réflexion pour te faire comprendre que t’es soûlante comme pas permis. Tu réponds joyeusement, parce que savoir que tu tapes sur le système de Phoenix si facilement, ça fait plaisir. Pour toutes les fois où l’entendre respirer te donne envie d’insulter la terre entière. « Etrangement, non. Mais toi, oui ! », tu accompagnes tes propos d’un finger gun et d’un claquement de langue, avant de sourire bêtement pour l’agacer. T’as jamais vraiment compris pourquoi il n’a jamais pu te blairer, comment vous en êtes arrivés là, mais t’as pas eu d’autre choix que de faire avec. Puis vu sa personnalité, on ne peut pas dire que ce soit difficile pour toi de lui répondre. Au lycée, c’était plus difficile parce qu’il était le meilleur ami de Clay et le petit ami de Violet. Tu voulais pas tout foutre en l’air pour des gamineries, risquer de perdre ton copain ou ta meilleure amie. Puis secrètement, comme tu avais crushé sur lui en première année, tu espérais que les choses s’arrangeraient, histoire d’apprendre à le connaitre. Puis rien ne s’est arrangé et voilà où vous en êtes. Vous n’êtes liés que par le travail et c’est parfois un supplice de bosser quelques heures ensemble.

Tu mets un coup de petit coup de pied dans un carton destiné à Phoenix et tu râles quand il en met un dans ton mollet pour te faire payer cet affront. « Mais quelle drama queen ! C’est protégé dans des couches et des couches de papier bulle, stoopid. Ils sont plus soigneux et rigoureux que toi, y a aucun risque. », tu t’exclames en levant les mains vers le ciel, comme pour chercher du soutien auprès de quelque chose ou quelqu’un. Tu prétends avoir saboté ses affaires pour qu’il se fasse virer et sa réponse t’arrache un petit rire. Tu hoches la tête pour acquiescer « C’est vrai, c’est vrai. A tel point que si tu pars, je risque de me jeter du haut du trottoir, là. Pour en finir. », tu répliques, un brin moqueuse en le dévisageant. En réalité, si Phoenix quittait cette boutique, ça te ferait forcément quelque chose, vu que vous bossez ensemble et que vous vous connaissez depuis un moment. Même si c’est un sacré branleur, ça te ferait quelque chose. Puis recommencer avec quelqu’un d’autre, tout réexpliquer… C’est vraiment pas simple, surtout que vous avez beaucoup de boulot. Mais hors de question de le lui dire. Autrement, cette baltringue va te casser la tête avec ça pendant des jours. Alors tu approuves et tu balances ton sarcasme tranquillement, pour brouiller les pistes et faire dégonfler ses chevilles poilues, là. « Pose donc tes mains pleines de doigts sur mes comics, pour voir. », tu grognes en plissant les yeux tel un cowboy dans un western, prêt à dégainer son gun après ses menaces de se venger sur ton matos.

En passant derrière lui, tu remarques des papiers qui dépassent de sa poche arrière. T'as à peine le temps d'essayer d'en piquer un qu'il tape sur tes doigts pour vite la refermer. Il te sort une vacherie toute pétée alors que t'as parfaitement vu ce qu'il y avait sur ses papiers. Tu connais l'animal, en plus. Tu sais que c'est un séducteur (pathétique) invétéré. Le connaissant, il a déjà planifié ses coucheries de la semaine grâce à ces papiers. « Ouais c’est ça. Avec des numéros de filles qui n’ont aucun goût dessus, of course.  », tu toises Phoenix avant d’ajouter « C’est vraiment nul ce que tu fais. ». Tu soupires en passant une main dans tes cheveux, agacée qu’il te plante pour un truc aussi ridicule et inutile. Qu’il arrive en retard parce qu’il est incapable de se lever à l’heure, passe encore. Ca arrive à tout le monde. Mais qu’il arrive en retard et qu’il prenne le temps de sortir son baratin à deux balles à des pauvres nanas naïves... Tu préfères lui tourner le dos et ouvrir ton premier carton après être allée poser ton thé sur le comptoir. Tu avais complètement oublié que c’est à Phoenix de choisir le morceau sur lequel vous allez vous ambiancer. Tu souris à sa question « Si tu étais un artiste, ton art collerait à ta personnalité. Donc sans hésitation, j’aurais répondu toi. Mais comme tu n’est qu’un humain lambda… J’sais pas. », tu réponds en battant des cils avant de reprendre « Mets ce que tu veux. De toute manière, ce que tu vas choisir me fera penser à toi et je pourrais plus l’écouter. », tu hausses les épaules avant de commencer à ranger.

Soudain, quelqu’un tape à la porte encore close de la boutique. Ton visage s’illumine quand tu reconnais le petit pâtissier qui vient souvent t’apporter des gâteaux. « Joe ! », tu souris en te dirigeant vers la porte pour lui ouvrir. Tu discutes un petit moment avec lui et tu récupères le petit panier de muffins à la myrtille en le remerciant mille fois. A peine la porte refermée, tu te jettes sur un muffin dans lequel tu croques goulûment. Tu lèves les yeux au ciel tellement ils sont délicieux. Tu vas poser le panier près de Phoenix « Tiens. C’est meilleur que chez Starbucks. », tu retournes finir ton muffin plus loin pour sortir tes figurines et les déballer. « J’ai du manger d’aussi bons muffins deux fois dans ma vie. La première c’était au lycée. Je sais pas si tu t'en souviens, mais en cours, je restais collée à une boite en fer ? Pendant des semaines, ma tante et moi on a reçu des pâtisseries devant chez nous, dans cette même boite. Je sais pas pourquoi, d'ailleurs. Not all heroes wear capes, comme on dit. J’ai eu de tout mais ce que je préférais avec les cupcakes, c'était ces muffins, là... », tu avales la dernière bouchée de ton muffin en soupirant longuement, hyper nostalgique. C’était une super époque. Des bonnes notes, des copains… Tu sais pertinemment que Phoenix se fiche bien de tes histoires mais cupcake man mérite qu’on parle de lui. Sa légende doit être racontée et survivre durant des siècles et des siècles. « Celle-ci tu devrais la mettre de ton côté. », tu dis en levant une figurine par-dessus ton épaule. Tu attends l’approbation de Phoenix pour lui mettre de côté mais rien ne vient. Tu grognes avant de te retourner. Il a encore cette teuté de débile, là. On dirait qu’il a une musique d’ascenseur dans la tête. « Hého, Phoenix ! Secoues toi un peu. Tu veux celle-ci ou j’la garde ?! », tu répètes après lui avoir fait de grands gestes pour qu’il sorte de ses pensées. Qu’est-ce qu’il a ? Il s’imagine savourer ces fameux cupcakes ou quoi ? En même temps, rien que d'y penser... Ahhhh.


@Phoenix Burkhart
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 41
informations
postes : 41

Re: STBU — sucks to be you. (jolene) :: Ven 4 Mai - 20:39



another thorny field to scatter fruitless seed;

je plisse les yeux quand elle me parle de mauvaises surprises, parce que j'ai beau me concentrer, je vois pas. je saisis pas la blague. le double sens. l'énième tacle. soit c'est trop subtil, soit c'est trop stupide, soit il y a rien à comprendre. tout c'que j'arrive à visualiser, la tête encore sensiblement dans le coaltar, c'est la mort-au-rat faisant office de catalyseur comme l'araignée radioactive dans spiderman et me transformer en ratsim, comme dans les sims 3 sur ds.

et c'est occupé à m'imaginer vêtu d'une combinaison moulante avec une queue de rat, que je me dépêche de manger mon petit déjeuner. j'suis peut-être un éternel retardataire, j'ai le mérite d'être efficace et rapide. il a bien fallu compenser à un moment donné, dans ma vie. à défaut d'être incapable de corriger mon manque de ponctualité, j'ai appris à bosser vite et bien. c'qui serait bien quand je fais l'effort de m'activer, c'est qu'elle soit silencieuse. mais c'est assez unrealistic venant de Jolene. je bâille presque face à sa répartie et face à ses gestes qui suivent, tout droit sortis d'une série américaine des années 90, quand c'était encore stylé pour un adulte de type masculin dans la quarantaine, de le faire après avoir fait un strike au bowling ou après avoir fait une dad joke. c'est irritant... c'est presque mignon.

elle me montre mes cartons et on se bat un peu, naturellement, faut bien qu'elle montre son mécontentement et faut bien que je fasse ma tête de con, c'est comme ça qu'on fonctionne. je tape du pied après avoir écouté son argument qui tient la route, simplement parce que j'aime pas avoir tort. évidemment que nos commandes sont pas posées telles quelles dans les cartons. "FRAGILE," je lance quand même en pointant le mot, écrit en rouge sur tous les cartons. "c'est comme le port-salut, c'est écrit dessus, bordel," je renchéris en essayant de lui donner un autre coup de pied qu'elle évite de justesse, un peu parce qu'elle vient aussi d'implicitement dire qu'elle a envie que je dégage et qu'on me remplace.

j'essaye de garder la face en jouant la carte du gars indispensable avant de littéralement exploser de rire. elle essayait de se foutre de ma gueule, mais elle vient de se clasher toute seule sans le vouloir. "déconne pas avec ce genre de truc, jojo la patate, vu ta taille, t'es sûre d'y rester." un autre truc irritant dans la gamme, c'est son gabarit. on peut limite dire que l'expression tout ce qui est petit est mignon a été écrite pour elle. je regrette presque de penser ce genre de truc. surtout quand j'ai les poches pleines à craquer de numéros de téléphones. surtout quand mon attirance pour elle a plus lieu d'être du tout depuis des années. c'est presque exaspérant, à ce stade. mais sa taille comparée à la mienne, putain. irritant.

ses vieilles menaces me font pas peur, c'est exactement la raison pour laquelle je me détourne de sa personne avant même qu'elle ait eu le temps de me regarder de travers pour tranquillement retourner à ma boisson.

je fronce les sourcils quand elle balance son opinion sur la manière dont je décide de vivre ma vie ensuite, après avoir grillé le contenu de mes poches. j'arrive pas à déterminer si ça cache de la jalousie ou si elle pense vraiment que les personnes qui s'intéressent à moi devraient tracer leur route. quoi qu'il arrive, ça me fait ressentir des trucs que j'apprécie pas forcément. le fait que ça me fasse ressentir des trucs tout court, ça me plait pas, de base. j'ai pas besoin d'elle pour savoir que j'vaux que dalle. c'est juste chiant de se le rappeler. surtout un jeudi matin. je déteste le jeudi. je décide de ne rien répondre, c'est plus simple de fuir dans ce genre de situation. j'espère être suffisamment impassible pour qu'elle ne se rende pas compte que ça m'atteint. un peu.

je choisis la musique comme distraction, la dernière étape avant de finalement me mettre au travail. je regarde par-dessus mon épaule lorsqu'elle me répond et ce qu'elle dit en dernier me pousse à mettre sa chanson préférée, de son artiste préféré. le fait que je le sache est légèrement embarrassant, mais je m'en fous, c'est pas louche puisque ça fait des années qu'on se connaît. le fait que je m'en souvienne est pas totalement improbable. quitte à ruiner un truc, autant que ce soit une chanson à laquelle elle tien vraiment. ou juste... autant lui faire plaisir, peu importe. la chanson a tout juste le temps de se faire entendre à travers la salle, par le biais des baffles fixées aux quatre coins de cette dernière, qu'on frappe à la porte vitrée de la boutique. je lève curieusement les yeux de mon téléphone, pour savoir de qui il s'agit, avant de reposer l'appareil sur l'enceinte.

Jolene va ouvrir à l'homme avec enthousiasme et discute brièvement avec lui, pendant que je m'occupe de récupérer mes cartons pour les porter dans ma partie du magasin. je suis en train de planter mon cutter dans le premier carton dans l'optique de l'ouvrir, quand ma collègue de travail revient avec un panier rempli de muffins. ils sont de toute beauté. ils sont presque trop beaux pour êtres mangés. Jolene continue de causer et l'histoire qu'elle décide de me raconter, comme si ça m'intéressait, me fige soudainement sur place quand je réalise que c'est de moi qu'elle parle. c'est moi le héros sans cape, c'est moi le king du muffin dont elle se souvient encore aujourd'hui. je me retrouve à la place du héros dans mes histoires d'enfant et ça me prend tellement aux tripes que ça me paralyse complètement sur place.

j'ai l'impression d'oublier comment on respire en l'espace de quelques secondes. c'est tellement lointain, c'est vieux comme souvenir, pourtant je me revois clairement, j'revois la boîte, j'arrive même à me rappeler du sentiment dans ma cage thoracique, cette espèce de fierté, cette satisfaction. pâtisser en douce, en toute petite quantité, juste pour elle. essayer d'être discret, de m'y prendre tard, d'être subtil. autant dans la confection, que dans la livraison. j'ai du mal à croire qu'elle en parle encore, des années plus tard. alors que j'étais qu'un gosse, alors qu'on était que des gosses, elle et moi. alors que ce rêve est mort.

je décroche mon regard vitreux des muffins, quand je réalise que Jolene m'interpelle et que c'est pas la première fois qu'elle le fait, depuis que je me suis égaré dans mes pensées. je la regarde stupidement et j'essaye de savoir pourquoi ça me donne envie de recommencer. pourquoi son petit récit anime ce genre de réaction en moi. "quel genre de tocard...," je commence en plissant légèrement les yeux, "est assez stupide pour perdre son temps à te faire des cadeaux pareils... pendant des semaines...," je continue et ça peut sonner comme une injure, mais au fond, j'me parle presque à moi-même.

je finis par soupirer en secouant la tête, sortant ainsi de mes réflexions bidons et j'abandonne l'idée parce que de toute manière ça fait longtemps que j'ai plus rien fait, c'est tout juste si j'ai le cran de poser les pieds dans la cuisine de ma coloc. j'ai mieux à faire, de toute façon. c'est pas le moment de faire renaître la flamme, de reprendre l'entretient du crush. je repense aux numéros de téléphone dans mes poches. ma distraction. si je décide de sortir pour fumer une clope maintenant, il y a de grandes chances pour qu'elle me trucide, je pense. et puis j'ai pas envie de me cramer en jouant les grands nerveux.

je me lève pour m'approcher d'elle et lui tendre le panier en échange de la figurine. "j'ai déjà déjeuné," je déclare simplement, avant de retourner dans la partie arcade pour trouver the place à travers les figurines qui reposent déjà sur les quelques étagères qui longent les murs. "puisque t'as meilleur goût que n'importe qui d'autre dans ce magasin, j'vais avoir besoin de ton œil futuriste pour trouver une place à la figurine que tu me refourgues, Fitzmarin," je lance plein de sarcasme, mais accessoirement réellement en détresse, en continuant d'observer les étagères, concentré, borderline perplexe... indécis. mon perfectionnisme me tuera probablement un jour et pour le coup, il est en train de me mettre encore plus en retard dans le déballage des cartons. et j'entends déjà la petite blonde excentrique marronner à l'idée de devoir se déplacer pour venir m'aider.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
personnage
informations

Re: STBU — sucks to be you. (jolene) ::


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Sondage] Jay Blackwood VS Dray Collins
» 06. Heartbreak Hotel [avec Will Schuester]
» Une explication ? Pas sûr. [Jolene]
» Valentine's day sucks [Sage]
» death is not an end, just another way ... well, it sucks!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum