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Une soirée animée || ft. Louis A. Montague-Hewitt :: Ven 13 Avr - 18:45



Peyton & Louis

Une soirée animée


Il n’en avait jamais eu besoin. De quoi ? Lui même ne savait pas vraiment. De boire, sans doute. Pourtant certains se demandait si ça n’était pas plus profond. Une genre de blessure qu’on imbibe d’alcool, comme si ça nous piquait tellement que ça nous donnait une poussé d’adrénaline. Parce que c’est l’alcool qui nous déchire et plus la plaie de plus en plus profonde, de plus en plus sanglante. Mais vous savez ce dont il n’a pas besoin non plus ? Ce poser ce genre de questions existentielles qui font que tu remets en doute toutes les choses que tu as fait dans ta vie. C’était le genre de questions qui te fait toujours penser que tu fais fausse route depuis le début. Il n’avait pas besoin de ça. C’était déjà pas tout les jours faciles, il n’allait pas non plus volontairement se faire du mal. Alors, non, il ne buvait pas pour oublier ses bobos parce qu’il n’avait pas besoin d’oublier : Peyton, il ne pense pas. Ouais, c’est bizarre et pourtant, il ne réfléchit pas si on ne le met pas en situation. Et c’est mieux comme ça après tout. Un idiot qui ne souffre pas du moment que personne n’est là pour appuyer sur la plaie. Et qui pouvait le faire si il ne laissait personne entrer dans sa bulle ? Voilà. On a fait le tour. Il s’est lui-même immunisé. Sans le savoir, sans le comprendre, il se sauvait lui-même la vie parce que personne ne pouvait le faire à sa place. De la manière la plus stupide qui soit, parce que ça lui correspond bien à ce crétin qui aime être bourré simplement pour l’être. Pour ce crétin heureux d’être en vie, de pouvoir boire. Et il buvait, buvait, oubliant de compter les verres.

Ouais, il était saoul. Complètement à la dérive. On essayait de l’arrêter de boire, mais il se levait, prônant les bienfaits de l’alcool. Alors que boire, ça n’arrange personne mais ça il doit y avoir que les personnes qui ne sont pas alcoolique qui sont capable de le dire parce qu’ils ne savent pas ce que c’est que l’alcool, le vrai. Peyton n’est pas alcoolique, ou alors si, mais c’était pas un malheureux. Mais ça finira par le bouffer, un jour. Demain, quand il aura mal au crâne par exemple. Ou d’ici une heure quand il aura envie de gerber. Ouais, il s’en foutait royalement. Et oui, actuellement, tout ce qui l’a en tête c’est les courbes de son verre entre ses mains dont il aimerait voir se remplir de jolies couleurs. Bien sûr, Peyton il se saoule jamais seul. Mais, là, on pouvait dire qu’il avait laissé tout le monde sur le cul à cette soirée parce qu’apparemment, arriver en avance c’était une tare pour le jeune homme qui, impatient, a commencé à boire dans le but de faire passer le temps. Le voilà bourré avant l’heure. Le plus drôle ? C’est que ce n’était drôle pour personne sauf pour lui.

Comme redécouvrir les sensations d’un monde imaginaire, planer, découvrir pour la première fois qu’on peut faire pleins de trucs à juste être là. Vouloir courir parce que c’est bête, et vouloir voler parce qu’on a plus de logique. C’était redevenir gosse et aimer de nouveau tout ce qui n’a pas besoin d’être aimer : Une table, une porte, un lampadaire. Il l’avait vu ce putain de lampadaire par la fenêtre de l’appartement, et il n’avait eu envie que d’une chose, grimper. C’était bête, mais il était juste dans cette envie de faire n’importe quoi du moment que ça lui semble amusant. C’était nul. Ah bah clairement, c’était une idée de merde et il s’en rendit bien compte quand il comprit qu’il était incapable de monter après avoir été incapable de descendre les escaliers sans s’accrocher à la rambarde. Que le monde était bancal comme sa vie. Mais que c’est pas grave, on ne peut pas se noyer dans le goudron ! On peut juste tomber, s’écorcher et attendre que le tout se stabilise. Vivre dans son temps. C’était ça en quelque sorte… Sûrement.

Deux potes l’avaient suivit, aidés quand ils sentaient que c’était pas ça. Il était à peine 23 heure, personne n’est bourré à 23 heure hormis les gens qui ne savent pas se saoulé. Peyton, simplement, en voilà un qui s’y était prit comme un pied alors que c’est un habitué. Mais lui c’est différent, on ne peut pas compter cette soirée comme une erreur de parcours car c’est le parcours qui avait fait une erreur.. C’est faux, mais il cherche des excuses. Des excuses qui ne serviront jamais à rien, mais c’est pour la forme n’est-ce pas. Oh putain, qu’est-ce qu’il est heureux, vous n’imaginez pas à quel point. Il est heureux parce qu’il est en connexion avec tout. Et parce qu’il est con. Parce qu’il aime ses cheveux. Parce qu’il aime son nez. Parce qu’il aime ses mains. Et parce qu’il est con surtout. C’était pas lui qui le disait mais les mecs qui essayaient de le rattraper quand il s’est mit à courir dans la rue, à tourner, s’enfoncer en ville et se perdre dans les ruelles. Il avait saisit son téléphone et les avait mit au défi de le retrouver avant minuit. Parce que c’est puéril, mais drôle. Parce que c’est un gamin et que dans le fond, ça doit leur faire plaisir aux deux crétins qui le suivent de le suivre dans ses conneries sans le connaître plus que ça.

C’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans un bar, plutôt calme, assis avec un sourire qui semblait presque séducteur. Les cheveux en fraque, Peyton était dans une autre atmosphère avec les battements de ses pensées et le flux de son coeur. l’inverse. Mais en fait il n’était plus en contact avec aucun de ses membres. Il était tout juste présent. Et quand un serveur vint lui demander ce qu’il voulait, il posa son coude sur la table pour y poser sa tête et il lui dit qu’il voulait un alcool fort. Le plus fort.
Le serveur parti. Et c’est à partir de là que ça a commencé à devenir réellement une contrainte que Peyton soit actuellement présent dans le bar. Car il allait ruiner la soirée à beaucoup de personnes. Il s’est levé après avoir attendu trop longtemps et a demandé sans gêne à boire dans un verre. Il n’a pas attendu qu’on lui réponde. Il s’est même installé à la table de ce couple qu’il ne connaissait pas et il a cherché à sympathiser. Un torture pour ses clients dont l'homme a filé aux “toilettes” afin de rapidement appeler un serveur. Le premier qui passe : Louis.

« Hum, Excusez moi jeune homme… Il y a un homme saoule à notre table, il ne semble pas décidé à partir.. »

Encore une chance pour Peyton qu’il ne soit pas tomber sur un de ses clients sur les nerfs. Parce que Peyton serait bien vite monter sur le ton si ça aurait été le cas. Et ils se seraient sans doute battu. Et ça n’aurait pas été cool, aussi bien pour eux que pour les personnes autours d’eux. Et même pour la réputation du bar. Mais ça n’aurait pas empêcher aux habitués de revenir le jour suivant. Ne parlons plus d’alternatives, uniquement de ce qui se passe maintenant;

« Je.. trouve vraiiiimeeent.. que tu es adorable.. Ton copain a de la chance.. parce que vous devez.. bieeeeen baiser.. et c’est cool, çaaa »

La femme était devenu aussi rouge que le garçon en face: bien qu’ils ne soient pas rouge pour la même raison de toutes évidences. Mais elle dirigea son regard vers son copain quand il revint avec un serveur, les fixant assez longtemps pour que Peyton suive la direction de son regard. Il sourit, l’air benêt.

« C’est pour mon verre ? »

Et il le regarde, attendant une réponse. Il n’avait même pas fait attention qu’il n’avait aucun verre à lui donner. Par contre, il avait un joli minois qui peut l'intéressé.

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Re: Une soirée animée || ft. Louis A. Montague-Hewitt :: Mer 2 Mai - 19:03


Une soirée arroséePeyton & LouisThe acute effects of alcohol on cognitive processing of expectancy violations were investigated using event-related brain potentials and a cued recall task to index attentional and working memory processes associated with inconsistency resolution. As predicted, expectancy-violating behaviors elicited larger late positive potentials (LPP) and were recalled better than expectancy-consistent behaviors. These effects were moderated by alcohol.
La routine. Cette délicieuse routine. Louis ne se sentait pas capable d'un jour ne plus l'apprécier. C'était con à son âge d'être déjà un petit vieux coincé. Un grumpy cat comme en on fait peu chez les jeunes. Jamais un sourire. Rarement un rire qui ne soit pas sarcastique. Ses yeux ne pétillent jamais, se noyant plutôt dans l'ennui... Louis quoi. Et comme presque tous les soirs, il est là, dans le bar. Presque chez lui. Presque heureux. Qui dans ce bas monde se réjouit autant que lui à l'idée de nettoyer des verres, prendre des commandes assommantes part leur non-originalité, et passer le balai? Faut dire, qu'il l'aime cet endroit. Vraiment. Et faut dire qu'il est difficile pourtant, mais ce bar à clairement gagné son cœur. Déjà, son patron haut en couleur sorti tout droit d'un western. Lui qui accepté de laisser quelqu'un d'autre se charger de la décoration de la salle, se contentant de foutre du kitsch et du flashy partout dans la cuisine et la salle de repos. Un bon gars comme on en fait plus que personne ne peut détester. Même pas Louis. La chaleur de l'endroit, qui entre bois et meubles contemporains, laisse planer le doute entre modernité et temps ancien. Et surtout, la possibilité de pouvoir ajouter ses propres créations culinaires à la carte. Oui, définitivement, cet lieu sera toujours son chez lui, bien plus que son appartement où rôde le monstre. Si il pouvait emmener Holy ici, il suffirait de poser une petite tente au milieu, et plus de souci. 

Enfin, il fallait arrêter de rêver et servir les clients, surtout que ce soir le boss n'était pas là. C'était juste lui et un autre serveur. Jetant un coup d’œil à la salle et ceux qui l'occupaient, il prit son calepin, histoire d'avoir l'air plus professionnel même si il retenait tout de tête. Même eux étaient presque supportable, l'endroit étant paisible et bien situé. Les pétés du jeudi soir trouvait rarement leur chemin jusqu'ici, non, il avait plutôt à faire au couple gnangnan en sortie, les groupes de copines trop plongées dans leurs études pour vraiment s'amuser, et les adultes rouillés du coin, venant chercher un peu de réconfort. Une belle mixité. Ce pourquoi Louis détestait d'autant plus les troubles fêtes, qui cherchaient à mettre plus d'ambiance là où ça n'avait pas raison d'être. Asriel par exemple, avec ses chansons à la con. Ou Alizée, et ses habitudes chiantes de petite vegan revendicatrice. Ce soir au moins, le jeune homme était épargné de leur présence. Pas certain qu'il penserait la même chose à la fin de son service.

Commençant donc sa ronde, il nota les souhaits de monsieur ou madame tout le monde: un couple voulait de petits fours pour accompagner leurs verres de vin, une pétasse à paillettes un mojito, un chevelu au regard flou "quelque chose de fort" et un moustachu assez sympathique voulait une menthe à l'eau. Retournant au bar, comme toujours il s'amusa à décider l'ordre qu'il allait mettre en place, et qui il allait faire patienter. Fallait dire que c'était amusant de les voir s'agiter dans leurs chaises... La blondasse allait attendre. Parfait. Il s'attela donc à la menthe à l'eau, ce qui lui prit environ 4,6 secondes, avant qu'elle ne fut poser sur son plateau et qu'il l'amène à son commanditaire. Rapide. Efficace.

Suite à la réchauffe des pâtisseries salés, on aurait presque pu voir l'ombre d'un effort de la part de ses zygomatiques. En même temps, pas mal de clients c'était plein de sa tronche soit disant pas assez accueillante, alors il faisait quelques très légers et d'autant plus subtils efforts. Mais comme à chaque fois, quelqu'un venait troubler son calme lorsqu'il commençait à se sentir presque bien. Un homme. Celui du couple cucul. Il avait l'air outré le pauvre petit. Allait-il se plaindre du temps d'attente? Dire qu'il ne faisait même pas parti de ceux pour qui il prenait son temps! 

-"Hum, Excusez moi jeune homme… Il y a un homme saoule à notre table, il ne semble pas décidé à partir.. "

-"Oh. J'en suis désolé, je m'en occupe tout de suite... J'amenais justement votre commande."

Pourquoi les choses ne pouvaient pas juste bien se passer? Posant son regard sur la fameuse table, il ne put que constater la présence bruyante du magic troll de tout à l'heure. Rond comme une queue de pelle... devait-il le virer à coup de pieds à cul, puisque son cher patron n'était pas là? Pour une fois, il avait presque l'occasion de s'en donner à cœur joie. Presque, car l'autre serveur serait sans doute prêt à tout balancer.. Tout ça pour se faire augmenter. Les deux s'avancèrent donc, vers la pauvre femme qui semblait préférer se pendre avec la nappe que de passer une seconde de plus avec l’énergumène.

-"C’est pour mon verre ?"

-"Pas exactement. Néanmoins, je vais vous demander de retourner à votre place, et de parler moins fort pour le confort de tous. Dès que possible je vous amènerais votre verre."

"Suite à quoi, tu me donneras ton putain de fric et te cassera d'ici" avait envie d'ajouter le serveur. Il se contenta néanmoins de faire un pas vers lui, se voulant un minimum autoritaire, tout en posant le contenu du plateau sur la table, sans vraiment quitter le bourré des yeux. Du style tu touches à un petit four, c'est ta mère que je fourre. Surtout que l'enfoiré ne bougeait pas, yeux de merlan frits à observer dieu sait quoi. Objectivement, ce gars ne devait pas savoir boire pour se mettre dans un état pareil à cette heure ci. Même Louis pourrait lui donner des leçons.

-"Mais naaan, on s'amuse ! Installes toi avec nous, tu verras !"

-"Vous n'amusez que vous. Si vous ne me suivez pas à votre table, je vais devoir vous demander de partir. Définitivement. Monsieur, Madame, veuillez m'excuser pour le dérangement. Si vous avez d'autres soucis, n'hésitez pas à revenir me voir."

Ou pas. Si il voulait changer d'emploi, porte de prison pourrait être faisable. Faisant un signe de bras pour lui faire signe d'avancer devant lui, il l'emmena donc moyennement de force jusqu'à sa place. 

-"Vous êtes sûr que c'est raisonnable de continuer à boire? Vous feriez mieux de rentrer chez vous, vous reposez je sais pas."

Plus vite l'alcoolique disparaissait, mieux c'était.

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Re: Une soirée animée || ft. Louis A. Montague-Hewitt :: Jeu 3 Mai - 23:40



Peyton & Louis

Une soirée animée


Avait-il conscience de ce qu’il faisait ? Plus vraiment mais c’est ça qui est le plus génial pour lui. C’est qu’il n’est plus capable de contrôler. Ironique, lui qui aime contrôler ses relations, le voilà accro à sa propre perte de contrôle pour ne plus avoir à être maître des relations. C’est bête, insensé. Mais c’est chose courante chez les alcooliques après tout. Il a le sourire stupide figé sur le visage, n’attendant qu’une chose: Que ce jolie minois pose son fessier sur une chaise, autours de la petite table qui n’était censé accueillir qu’un couple : Mais pourquoi dire non à un double date ? Oh, n’y voyez rien de sérieux, tout ce que peut bien penser Peyton n’est qu’à prendre à la légère, même si ses plaisanteries risques d’être lourde : « Mais naaan, on s'amuse ! Installes toi avec nous, tu verras ! »

Oh, lui, il ne comprenait pas pourquoi on aurait envie de le remettre à sa place initiale. Il aurait presque oublié qu’il jouait à cache-cache de base. Un jeu stupide, pour les gamins comme lui. Mais disons qu’à la seconde demande du jeune homme, il préfère se plier, soufflant sur une de ses mèches de cheveux. C’était une condamnation, il le sait bien. Parce qu’il voulait pas retourner à sa place lui. Au fond du restaurant, il y avait en plus de ça plus de chance pour qu’on ne le trouve pas, qu’ici, suffisait de regarder par les fenêtres et on le reconnaissait. Peyton, on le reconnaît toujours de toute manière. Comment le louper avec une touffe pareille sur la tête ?

Et il s’affale sur sa chaise, regarde le bois de la table comme pour chercher quelque chose d’amusant à faire et puis, il l’entend : « Vous êtes sûr que c'est raisonnable de continuer à boire? Vous feriez mieux de rentrer chez vous, vous reposez je sais pas. » Alors, il lève la tête comme si il était désarticulé, mollement, les cheveux le long du dossier, certaines mèches qui n’aiment pas trop suivre le mouvement, en cascade sur son visage. Et son regard, de par l’alcool semble presque lubrique. Il le fixe, longuement, pendant quelques secondes sans pour autant réfléchir à la question parce que la réponse est toute faite ! C’est évident qu’il va lui répondre qu’il veut se verre. Mais il profite de la vu comme on dit. Et il sourit, un peu. Il semblerait presque fatigué dit donc… Et c’est évident qu’il faut relancer la machine. On connaît la musique : The show must go on.

« Nan, nan, nan. Je veux mon verre. En plus, j’attends des gars. »

Faudrait-il qu’ils soient encore en train de chercher. En fait, il en sait rien. Il sait pas, et il ne se pose pas vraiment la question là, maintenant, tout de suite, parce qu’il est noyé dans l’alcool mais aussi dans les yeux bleu du serveur. Loin d’être amoureux, mais putain, il voudrait pouvoir le mettre dans son lit celui-là. Mais son verre, l’alcool, passait pour le moment avant lui, et c’était pas parce qu’il avait l’étendu de l’océan dans les yeux qu’il allait se jeter à l’eau. Ou du moins, pas sans être certains d’être assez bourré pour avoir une bonne excuse de se boire la tasse.

Alors, il le regarde partir sans se douter qu’il en a déjà marre de son comportement étrange. - Mais t’inquiète Louis, la fête ne fait que commencer et t’as pas fini dans baver si tu veux mon avis. - Il attends, regarde ce qu’il y a regarder en tapant un peu du pied. Le temps est long, même si y’a sans doute pas tant de temps que ça entre les le départ et le retour du serveur qui lui ramène son verre sans savoir ce que c’est vu qu’il a juste demandé quelque chose de fort. Mais il attendait qu’il lui dise, n’est-ce pas, ça lancera la conversation. Et ils en reparlerons quand il finira le premier.. Enfin, ça ne reste que des suppositions. Il regarde son verre, puis le serveur, souriant comme un enfant en voyant que l’alcool est bien réel, là, devant lui.

« Merci, c’est top. Un superbe verre servi par un superbe serveur. Whaou »
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Re: Une soirée animée || ft. Louis A. Montague-Hewitt :: Sam 12 Mai - 18:30


Une soirée arroséePeyton & LouisThe acute effects of alcohol on cognitive processing of expectancy violations were investigated using event-related brain potentials and a cued recall task to index attentional and working memory processes associated with inconsistency resolution. As predicted, expectancy-violating behaviors elicited larger late positive potentials (LPP) and were recalled better than expectancy-consistent behaviors. These effects were moderated by alcohol.
L'être mi-humain mi-boisson lève sa tête vers lui, dans un mouvement très étrange qui lui donne cette impression de mort-vivant bien propre aux personnes alcoolisées. Voilà, il venait sans doute de percer le secret de comment jouer un bon zombie: une bouteille de vodka et le tour était joué. Néanmoins, il n'était pas là pour choisir son prochain costume pour Halloween, mais plutôt pour ce débarrasser de son monstre actuel. Pas pire qu'Isadora. Quoique. Un peu similaire, en plus chevelu seulement.

Et en complètement con aussi. Question simple, réponse simple. Mais non, il lui faut deux plombes pour la prononcer, avec son sourire de parfait idiot ancré aux lèvres. Qu'est ce qu'il déteste ce genre de client, à la joie faussement fabriqué par le liquide dans leurs veines. Qu'est ce qu'il leur ressemble quand lui même fait la fête pour oublier sa condition de misérable rejeton.


« Nan, nan, nan. Je veux mon verre. En plus, j’attends des gars. »

Ouais, comme tout le monde. Prétendre attendre des potes, pour oublier qu'au fond on est tout seul. Il aurait presque pitié, mais non, il lui donne plutôt envie de gerber. Sans même chercher à lui répondre, Louis part dès qu'il a obtenu ce qu'il voulait. Son client voulait donc l'alcool le plus fort de la maison. Soit, il allait lui préparer de quoi le mettre K.O le plus rapidement possible, afin d'aller le faire dormir sur le bord du trottoir. De nouveau derrière son petit bar qu'il affectionne tant, ses yeux glissent le long des bouteilles alors qu'il somme à l'autre serveur de s'occuper de la commande qu'il a mis en attente, pour le moment. Ici, il fait un peu le chef. Comme partout en somme, dès qu'il voit plus faible que lui, comment hésiter à écraser? Pourtant dès qu'il voit plus fort, Louis ne cherche aucunement à se confronter. Instinct de survie oblige, le plus poussé chez lui. 

C'est pourquoi il comptait ce soir envoyer son adversaire au tapis, c'est à dire le foutu jeune qui ne voulait pas quitter l'endroit, à la recherche d'amis imaginaire et d'une cruelle ivresse. Oui, il avait son choix. Un simple Daiquiri, mélange doux de rhum cubain, citron et sucre de canne. Rien de transcendant... à moins d'y ajouter un peu de Cocoroco. Réputé comme l'un des alcools les plus forts au monde, c'est ajout ferait du cocktail une véritable bombe. Par contre, si il vomissait sur tout ce qui trouve dans le bar -lui même compris-, il allait lui faire payer sévèrement la note. Enfin, il doutait qu'il soit encore très conscient si il finissait le verre.

« Voici donc votre commande. Un Daiquiri agrémenté, en espérant que ça vous conviendra. »

« Merci, c’est top. Un superbe verre servi par un superbe serveur. Whaou »

Oh putain. C'était donc ça, il fallait qu'en plus d'être un alcoolo, un enculé, le jeune homme soit un suceur de queues. Le combo cauchemardesque. Rester poli avec ce genre d'individu était particulièrement difficile pour Louis, il ne supportait pas ce "genre" de personnes. Ou il les tolérait, assommés après quelques coups dans une veine tentative de leur remettre les idées en place. Voilà, au fond le barman était sympa... Posant le verre un peu trop fort sur la table, quelques gouttes s’échappèrent du précieux récipient, en projetant même sur sa main. Il aurait pu discrètement amener sa main à sa bouche pour voir un peu à quoi son client allait se confronter, mais tenant particulièrement mal l'alcool, il ne préféra même pas essayer, se contentant de s'essuyer contre son tablier.


« Si vous voulez un deuxième verre ensuite, je vous prierais d'être patient. Vous n'êtes pas le seul à servir ici. Et n'allez pas gêner les autres clients. »

A ces mots, il ne jeta pas davantage de regard à cette potentielle tapette. Même si il l'avait tout de même légèrement étudié en lui parlant, par curiosité. Il n'y avait rien de l'homosexuel cliché chez lui, ça ne se devinait pas en un simple regard, sauf peut-être les longs cheveux, une part de féminité assumée..? Une mâchoire assez carré, des traits fins mais marqués une bouche clair et délicate... Autant l'avouer, c'était pas un thon. Ses yeux noisettes le rapprochaient plus du canon de beauté qu'au poisson, mais il aurait préféré se taper la conversation avec un saumon actuellement. Quittant la table pour rejoindre de nouveau le flux des demandes, il resserra un peu son tablier en partant, prêt à s'occuper d'autres tâches avant de virer ce gars à coup de pied, si seulement il osait le toucher.

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Re: Une soirée animée || ft. Louis A. Montague-Hewitt :: Sam 19 Mai - 19:10



Peyton & Louis

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Et combien de verre faut-il pour se noyer dans les vagues sensorielles d’un sixième sens qui te fait perdre tout ce que tu penses connaître ? Combien encore doit-il boire ? Est-ce qu’il y a assez d’alcool pour le briser, oublier à quel point son coeur est chargé ? C’était pas de l’alcool triste.
Ou peut-être que si, derrière les rires, derrières les sourires, derrières les remarques, y’avait un semblant de peine, un échafaudages qui s’étaient écrouler et qu’on ne pourra jamais reconstruire. Mais c’était toutes les fois qu’il se perdait avec son amante préféré, la boisson c’était l’érotisme d’un humain, et la douceur d’un baiser. C’était l’affliction et l’affection, mais c’était la dépendance qu’il devra toujours développer, car humain indépendant trouve de la stabilité dans ses propres défauts, et les dépendances sont les pendaisons des plus malheureux. On finit tous par se perdre dans les voix de la solitude, même Peyton. Même Louis. Même un inconnu qu’on ne connaîtra pas, plus, jamais. Tout le monde se perd, et on étend les fils de la vie, mais jamais on ne trouve le chemin. Alors on se noie, on sombre, car on veut toucher les coquillages, creuses dans le sable qui semble retomber au ralenti dans le fond de la mer. On se perd, mais on oublie pourtant pas les routes que l’on a prise. Il suffirait de trouver un repère du passé, mais que faire, que faire, que faire, un rythme qui est fondé sur le refus des autres. Que faire, que faire, que boire. C’était plus simple que d’essayer de combattre le mal. Que boire, que boire, rien voir. Et on efface ses yeux cendrés, ses lèvres gercés et les tâches de rousseurs qui couvraient sa peau.

Comment ça il jouait à cache-cache ? Comment ça on s'écarte des sentiers qu’on était censé parcourir ? mais il était là, le cyanure dans son sang, ou lui dans le cyanure. Qui le sait, mais il était là, le regard bien trop plongé profondément dans le fond de son verre. Il visualise le fond, glissant, sans savoir quoi penser, et il lui fallait un autre verre. Un autre verre. Et sans doute un autre, pour retrouver son chemin, et peut-être trouver ou était caché le gamin qu’il avait obligé à jouer à cache-cache. Il a dû grandir plus vite que prévu. Il a dû apprendre plus seul que prévu. Il a dû être avant de l’avoir voulu. Alors il est devenu comme il n’aurait pas dû le devenir, un alcoolique qui a raté sa vie, mais qui sourit, qui s’en remet à chaque fois. Y’a que quand on le frappe que ça fait mal. Y’a que quand il tombe qu’il s’écrase. Y’a que quand il se prend des cuites qu’il se rappelle qu’il a la haine putain.

A vrai dire, il a commandé un deuxième, un troisième verre. Il avait son nez sous le quatrième, sans savoir comment le boire, réfléchissant si il avait envie de vomir on si y’avait un monde qui se formait dans son ventre, gravissant son oesophage. Et ça le serre. Par précaution il s’est levé, sans équilibre, il a posé sa main là où il le pouvait, s’empressant de filer aux toilettes pour gerber tout ce qu’il aurait pu boire et sans doute manger. C’était pas une conscience tranquille qu’il était là, il ne sait pas où mettre les pieds, et il ne sait pas si il peut se lever, il ne sait pas, il ne sait plus. Que voulez vous qu’il dise ? Rien, à peine qu’il essayait de reprendre sa respiration que le bruit cassant de sa voix résonnait dans la cabine, signalant qu’il était en train d’y vomir ses tripes. Mais il avait eu le respect de ne pas se déverser devant les clients.
Après plusieurs minutes, longues, interminables, il a finit par sortir, passant ses mains sous l’eau pour venir nettoyer son visage terne et cerner. Il ne sait même pas quelle heure il est, et il s’en tape actuellement. Il essaye de retourner à sa place, mais il manque de s’écraser sur le serveur qui l’a servi toute la soirée. A vrai dire, il l’a poussé, s’appuyant sur lui sans décence pour aller à sa place, comme si il s’agissait là d’un vulgaire meuble ou juste d'un mur porteur. Il ne s’excuse pas, il s’en fout, il veut juste boire son verre, le dernier sans doute, celui qui pourra peut-être le mettre Ko. C’était fou comme les exploits des hommes se jouaient à risquer leur vie. Regardez le à vouloir absolument se détruire le foie, mais il s’en fiche, personne ne l’attends ce soir chez lui. Parce que tous les mondes veut lui niquer la gueule, ou bien est-ce lui qui veut niquer la gueule à tout le monde. Il n’aime personne. Il n’aime personne. Mais il veut baiser, faire l’amour, coucher avec trop d’alcool dans les veines.

Peyton, il tombe dans sa chaise et attrape dès qu’il est certains d’être bien installé son verre, renverse sans doute un quart de l’alcool à cause de ses mains tremblantes, maladroites, qui ne sont pas vraiment capable de faire quoique ce soit. Mais il boit, sans s’arrêter, il boit. Jusqu’à qu’il ne reste pas une goutte au fond de son verre. Rien, il avait fait disparaître sa boisson, et il n’en était que plus blasé. Mitigé. Il ne sait plus. Il ne reste plus rien hormis l’alcool.
Affalé sur sa table, il tenait le verre entre les mains. Et il avait suffit qu’à travers celui-ci, il aperçoit la silhouette du serveur de la soirée pour dire trop fort sans articulé : « Je te baise. Toi la gueule d’ange. »

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