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The brave knight can come from hell ☯ Makena :: Jeu 24 Mai - 23:56



Les basses cognaient violemment à l’intérieur de ma tête qui semblait déjà totalement foutue avec le voile de fumée constante qui s’élevait dans les airs. Le bourdonnement des conversations se confondaient avec les paroles insensées que le chanteur braillait sur scène en espérant se faire entendre de tous. Malheureusement pour lui, enchaîner les verres d’alcool le rendait de plus en plus mauvais à tel point que tout le monde semblait se foutre de ce qu’il était en train de faire. Moi le premier d’ailleurs. Certains idiots étaient encore à danser au pied de la scène, mais sans doute avaient-ils trop bu au point de se croire à un excellent concert. Secouant la tête amusé, je passais le chiffon sur le bar une fois que mes clients s’étaient détournés de moi. Les mouvements étaient les mêmes depuis des heures maintenant. Les aiguilles de l’horloge tournaient sans que je n’en ai conscience et c’était sans aucun doute préférable de cette manière. Le bar était bondé pour un soir de semaine et la majorité des personnes présentes ici semblaient bien décidées à se foutre en l’air. Ils semblaient croire que plus ils buvaient et mieux c’était. Cela demeurait peut-être vrai pour eux. Néanmoins, pour moi, plus ils buvaient, plus j’avais du boulot. Rien n’était calme ce soir. Mon cerveau menaçait déjà d’exploser. Mon corps hurlait que c’était trop. Damn it, rappelez-moi pourquoi j’avais accepté de prendre ce job ? Le besoin d’argent bien sûr. Je n’étais pas un gosse de riche moi. Je n’avais pas les moyens de me bourrer la gueule sans compter les sous que je dépensais. Je n’avais pas le loisir de faire ce que je voulais quand je le voulais. Et, franchement, les rues de Cambridge ne regorgeait pas de généreux clients comme d’autres villes. Ici, je ne parvenais pas à vivre en vendant simplement mon corps. Il avait fallu que je trouve autre chose. Il avait fallu que je me dégote un job dans un endroit acceptant de m’employer et surtout au sein d’un endroit où je pourrais me sentir pas trop mal. Le bar était la meilleur solution. Il y avait des rumeurs, il y avait des proies, il y avait de l’ambiance… Cela suffisait pour faire de tous mes moments de boulots des instants plus supportables. Néanmoins, ce soir, les choses semblaient plus compliquées. J’étais crevé de ma nuit d’avant qui ne m’avait guère rapporté assez pour me permettre de me faire porter malade aujourd’hui. Cependant, l’homme avec qui j’avais passé la nuit n’avait pas été tendre et mon corps ne cessait de me le rappeler. Je haïssais cette sensation. Je détestais ce sentiment. Me sentir si faible était la chose la plus horrible au monde. Alors, je continuais à enchaîner à une vitesse folle ne prenant pas de retard sur mes commandes et serrant les dents pour supporter les douleurs vrillant mon corps et ma tête. Si monsieur l’abruti de chanteur pouvait arrêter son massacre, cela serait déjà pas mal. Mais, bordel, est-ce qu’il braillait juste des gros mots ??! Je fronçais les sourcils avant de soupirer de lassitude devant la situation. Mon regard se promena sur le bar. Personne n’attendait. Tout le monde avait son verre. C’était parfait. J’étais parfait. Un sourire satisfait s’étira sur mon visage. Sourire qui ne fit que s’agrandir en regardant la blondinette assise au bar depuis de longues minutes déjà. Il s’agissait du troisième verre que je lui servais et elle ne semblait pas aller très bien. Oh non, ce n’était pas une question d’alcool. Ça semblait être autre chose. Ça se portait sur sa tête. C’était comme si l’enfer la coursait et qu’elle tentait de lui échapper. Oh chérie, même quand tu crois être loin de l’enfer, les démons ne sont pas loin. Glissant une main dans mes cheveux, je jetais un regard autour de moi vérifiant la présence de mon boss dans les parages. Rien. Le néant. Je pouvais bien me prendre une petite pause pour tenter de tâter le terrain auprès de boucle d’or pour savoir comment les choses pourraient évoluer de ce côté ce soir. Il fallait bien que je me trouve mon occupation et elle m’intriguait. Elle m’attirait comme une aura qui m’appelait. Elle me poussait à m’approcher sans même le demander. J’en ressentais juste la nécessité. Alors, balançant la serviette blanche sur mon épaule, je m’approchais de la blonde en glissant une clope entre mes lèvres. Je l’observais un instant en silence comme cherchant à lire en elle, comme tentant de comprendre pourquoi tout me poussait ici alors que, franchement, il y avait une proie aisée avec laquelle se faire du fric un peu plus loin. Cette femme qui parlait trop fort et qui riait pour se faire entendre de tous. Cette femme un peu trop vieille que je pouvais draguer avant de lui proposer mes services. Pourtant, ce soir, je me détournais de l’argent pour faire face à ce visage dont les traits semblaient trop tristes. Ça clochait. C’était inexplicable. C’était impensable. Et pourtant si réel. Je prenais le temps d’allumer ma cigarette sans la quitter du regard. Vêtu uniquement d’un tank top noir et d’un slim en jean bleu foncé, j’avais carrément l’allure de ce mec qui travaillait dans un bar et qui aimait ça. Tirant sur mon bien, je m’appuyais contre la table au milieu du bar où je préparais les cocktails. Je soufflais la fumée dans les airs l’observant s’évaporer au loin avec mon âme tandis que je sifflais à l’attention de la demoiselle en détresse.

Alors boucle d’or, qui est l’ordure qui te pousse à accumuler les verres ?

La question avait glissé si naturellement entre mes lèvres que je n’y comprenais plus rien. Tout semblait trop naturel. Tout semblait si normal et aisé. Tout était tout simplement foutrement trop amical C’était comme si cette fille faisait partie de ma vie depuis des années et qu’elle était importante à mon coeur. C’était comme si l’étrangère avait marqué sa place au fer rouge dans ma peau et que je ne pouvais pas agir comme un connard avec elle. Comme si je n’était pas foutu de jouer le putain de dragueur profiteur que j’étais. Mais, bordel, je ne la connaissais même pas alors pourquoi est-ce que je me sentais comme si les choses devaient juste se dérouler de cette manière ? Je n’en savais rien. Alors, je laissais faire. Je relâchais le contrôle sans réellement le perdre car il ne fallait jamais lâcher totalement la longe de la bête qui sommeillait en moi. Il ne fallait jamais la laisser s’éloigner trop loin. Je lui laissais juste du mou comme pour prendre un peu d’avance sur moi afin de me permettre de viser dans la bonne direction. Je suivais si proche et si prêt à agir au moindre mauvais mouvement. Plusieurs surnoms s’étaient joués dans ma tête, mais c’était finalement ce « boucle d’or » qui avait glissé sur ma langue comme si elle n’était qu’un personnage imaginaire tiré d’un livre. Comme si elle était trop belle, trop bien pour se retrouver soudainement face à moi. Et, c’était sans doute vrai. Non ? Franchement, est-ce que quelqu’un pouvait m’expliquer ce qu’une fille aussi magnifique qu’elle venait foutre seule dans un bar en plein milieu de la semaine alors que l’ambiance était plus qu’insupportable ? Pourquoi buvait-elle seule ? C’était ridicule. C’était impensable. Et pourtant ça arrivait. La blonde ne semblait pas être une idiote. Alors, les interrogations se soulevaient en moi. Je me basais sur un personnage de conte pour m’adresser à elle comme pour lui faire entendre qu’elle n’avait pas sa place ici. Et, pourtant, je m’intéressais à elle comme pour l’hypnotiser et la pousser à rester à sa place. Le sourire de dragueur aurait dû prendre place sur mes lèvres. C’était ce qu’il faisait dans un moment comme celui-ci. Pourtant, ce n’était en rien celui-ci qui se dessinait sur mon visage à cet instant. J’arborais juste l’air d’un mec trop concerné et intéressé par la situation et la réponse qu’elle pourrait m’apporter. C’était comme si cela comptait vraiment. C’était presque comme si j’attendais la réponse détaillée qui me permettrait de faire quelque chose pour elle, d’agir en sa faveur. Je me sentais presque comme le chevalier surgissant soudainement dans l’histoire afin de secourir la demoiselle en détresse. Malheureusement pour ce conte et la jolie étrangère, je n’étais pas ce courageux chevalier qui braverait tous les dangers. Oh non. J’étais plutôt le connard de méchant qui savait tirer avantage des situations et tirer les bons fils afin de parvenir à ses fins. Je n’étais qu’un démon qui se glissait hors de l’enfer pour venir coincer à nouveau la blondinette parfaite dans cette folie torturante des flammes. Une folie dont j’avais pourtant tant envie de la protéger. Elle, l’ange blond qui semblait pénétrer dans mon coeur sans même que je ne puisse la nommer. Elle, la princesse aux cheveux d’argent qui me touchait au plus profond. Alors, lentement, je m’approchais du bar m’accoudant à celui-ci pour me retrouver face à elle. Mes prunelles cherchaient les siennes, les trouvant pour y lire une tristesse. J’apportais ma cigarette à mes lèvres penchant légèrement la tête sur le côté comme pour l’inviter à parler maintenant, comme pour la pousser à me dire quelque chose. Quitte même à m’envoyer sur les roses. Foutue fille.
@Makena Ailani
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Re: The brave knight can come from hell ☯ Makena :: Jeu 14 Juin - 17:17


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Les jours vont mal, les jours vont toujours mal depuis ces derniers temps. Franchement j'étais complètement paumée à cause d'Edan, une chose qui est sûre c'est que pour l'instant je lui en voulais encore et encore. Sauf que je suis trop gentille avec les autres, alors ouais je ne dis rien, je fais semblant sauf que je souffre. Il n'y avait plus cette joie en moi qui pétillait était absente , elle était remplacée par la tristesse et maintenant par l'alcool qui me montait à la tête. Je ne disais rien, je ne parlais à personne. Je restais là tête baissée à fixer le comptoir qui était toujours aussi propre. Je ne disais rien de puis tout à l'heure, j'étais juste en train de pleurer au fond de mon âme, pleurer pour aller mieux même si en ce moment ça n'allait toujours pas mieux. Une voix masculine se fait entendre malgré la musique qui s'ambiançait dans mes tympans. Je relève la tête dans la direction de celle-ci avant de comprendre qu'il venait de s'adresser à moi. "Je..."

Les mots ne sortaient pas comparé aux larmes qui venaient. Mes yeux clairs l'observait s'approcher de moi pour m'écouter. J'étais là gamine impuissante qui allait devoir avouer ce qu'elle a sur le cœur. Malheureusement ce n'est pas mon genre de truc, non. Moi j'écoute les autres, le reste je garde pour moi. J'analyse un peu ce qu'il m'avait dit. Ce surnom aurait pu me faire rire, mais pas aujourd'hui et puis cet inconnu avait comme lu en moi, lu ce qu'il se passait dans ma petite vie. "Je.. je..." je souffle, j'enfui ma tête dans mes bras. En plus l'alcool me faisait tourner la tête, j'en avais bu trop, j'étais pas bien. Je me redresse une nouvelle fois dans sa direction, je me fige quelques instant avant de réussir à lâcher quelques mots. "Un... un ami de longue date..." Une petite hésitation est apparue. Il semblait prêt à m'écouter, fallait-il que je l'emmerde avec mes histoires ou que je m'arrête là à finir ma soirée à parler avec des verres remplis d'alcool. "Du moins pour moi c'était plus qu'un simple ami..." je souffle une nouvelle fois avant de secouer légèrement ma tête de droite à gauche pour ensuite me remettre à finir cet énième verre qui n'est toujours pas le dernier.
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