Poster un nouveau sujet Répondre au sujet
avatar
❁ lama gladiateur ❁
❁ lama gladiateur ❁
personnage
postes : 590
informations
postes : 590

before happily ever after (atom) :: Lun 25 Juin - 23:56


Ma canne dans une main, la laisse de Côtelette dans l’autre, c’est d’un pas aussi joyeux que mon allure de papy-boiteux-promenant-médor me le permet que je me rends du côté de Chesterton. Et bien que ce quartier soit bien sympathique, ce n’est non pas grâce à lui que je suis d’humeur légère, mais plutôt grâce à celle que je m’apprête à retrouver là bas, à savoir Atom. J’ai toujours été très heureux de voir Atom. Mais je dois bien avouer que depuis cette épidémie qui l’a touchée, depuis que j’ai ce souvenir d’elle si mal, de mon impuissance face à sa douleur et de cette peur de la voir rejoindre l’autre côté avec tous les autres ayant succombé à la maladie… J’sais pas. C’est comme différent, en un sens. C’est que bordel, j’aurais pu la perdre de la pire des façons, mine de rien ! D’avoir été confronté à ça, ça nous ouvre les yeux sur pas mal de choses. Et aujourd’hui, j’suis plus que certain : j’ai pas envie que ce sentiment d’impuissance rapplique encore. J’ai pas envie de passer de “avoir failli la perdre” à “l’avoir perdue”. A la fois elle, et tout ce qu’elle réussi à m’apporter. Et je ne parle pas seulement de la perdre à cause d’une maladie, ou quoi que ce soit du genre. Mais aussi accessoirement à cause d’un certain crétin qui s’amuse à jouer avec ses sentiments comme on joue avec des poupées, par exemple. En somme, d’aucune raison, quelle qu’elle soit… ça pourra peut-être sembler égoïste à certains, mais, c’est comme ça : j’ai pas envie. Du coup, là, la simple perspective de pouvoir passer une journée avec elle sans personne pour nous faire chier -du moins, j’espère…- il m’en fallait pas plus pour avoir le coeur en joie, même malgré mon court passage chez ma mère pour récupérer ma chienne, où l’ambiance était toujours autant pleine de faux semblant entre la mère qui feint son amour pour son fils, et son fils qui en est conscient, mais qui en dit rien, se contentant de rentrer dans son jeu. D’ordinaire, ça a tendance à me miner le moral, mais là, j’ai d’autres choses en tête. Comme la tronche qu’Atom pourrait tirer en me voyant arriver sans mon fauteuil, par exemple ! Rien que de l’imaginer, j’me marre tout seul. Faut dire que la dernière fois qu’on s’est vu, j’étais encore cloué dans mon fauteuil. Bon, à l'hôpital, quand elle était malade, j’avais ma canne, mais elle était tellement dans les vapes et dans le mal, c’est déjà un miracle qu’elle ait pu reconnaître mon visage… alors elle allait certainement pas être en état de faire le rapport avec ma face et ma motricité à ce moment là. Du coup, on peut dire que ça va être une véritable surprise pour elle ! Bon, par contre, j’espère que je vais pas arriver trop en retard parce qu’entre mon rythme de croisière et la p'tite Côtelette qui s’amuse a s’arreter toutes les deux minutes pour renifler tout ce qu’elle croise… On peut pas tellement dire que le trajet soit rapide ! D’ailleurs, elle est en ce moment meme en train d’analyser un poteau, prenant tout son temps, et moi, j’me retrouve la a râler contre elle quand d’un coup, quelque chose m’attire l’oeil dans la vitrine a côté de moi. Oh oh. Du coup je rentre moi aussi dans ma propre petite analyse, avant d’être pris d’un sourire. « t’aime ce poteaux hein ? Eh bien tu vas être ravie… » je lance a ma chienne en enroulant sa laisse autour du-dit poteau, lui intimant au passage de ne pas bouger, avant de finalement entrer dans la boutique. Je n’en ressors qu'une dizaine de minutes plus tard, assez satisfait. Bon, cette fois, c’est sur que j’suis en retard, mais c’était clairement pour la bonne cause, elle s’en rendra vite compte. Du coup, d’un pas tout de même un peu plus pressé - aussi pressé que possible, tout du moins - je reprends ma course, et finit par la repérer au loin. Mon sourire s’agrandit aussitôt et n’en fini plus, a mesure que je m’approche d’elle. J’essaie quand même un peu de me contenir histoire de pas non plus avoir l’air d’un teubé en arrivant a sa hauteur, mais de ce côté la, rien n’est sûr. Bon, par contre, je saurais pas trop dire si elle m’a vue ou pas… Elle est tournée vers moi, ça oui, on se fait face, mais… J’crois pas qu’elle ait réalisé que c’était moi. Tiens donc ? Alors comme ça on reconnait pas son p'tit Nicho ? Je m’approche, je m’approche, arquant un sourcil avec amusement et ne la quittant pas du regard, mais elle se decide pas a tourner le sien vers moi ! Et même quand je me plante juste devant elle.. Elle m’a prise pour un pervers, ou quoi ? « Dis-donc, tu sais que j’pourrais te donner un coup de canne, pour m’ignorer comme ça, là ! » Bon, okay, en vrai, techniquement, j’suis pas tellement sûr que je puisse le faire… du moins, sans me péter la tronche avant d’avoir pu l’atteindre ; mais on va faire comme si de rien était, hein ! « Ou alors non, mieux : je lâche la chienne. Attaque câlins-bisous dans ta face, tu te retrouves KO par son poids et son haleine » je lâche, amusé, en voyant Côtelette pas timide pour deux sous étant déjà en train d’agiter la queue devant elle, prête à lui faire la fête. C’est pourtant la première fois qu’elle voit Atom, la p’tite, mais ça ne l’empêche pas d’être aussitôt pleine d’amour. Et ça ne m’étonne même pas d’elle ! Dire qu’elle aurait à la base dû être destiné à être chien de flic si le paternel n’était pas passé par là… quel beau tableau ça aurait pu donner auprès des criminels ! « comment tu vas ? » je demande finalement à Atom dans un sourire, avec attention. Faut dire que l’épidémie a beau avoir eu lieux y’a quelques semaines, ça l’avait laissé dans un tel état, c’est plus qu’évident qu’elle doit encore en avoir quelques traces, surtout vu son état de santé de base ! Par contre, je dois bien l’avouer, aussi importante soit sa réponse à mes yeux, j’ai tout de même un peu de mal à rester concentré comme je le voulais. Parce que, par envie de nonchalance, j’ai laissé coulé la boucle de la laisse de Côtelette sur mon poignet, comme un bracelet, pour me permettre d’avoir la main dans ma poche. Poche contenant la raison de mon retard, ce qui avait tant attiré mon attention dans cette vitrine. Et dur dur de rester totalement concentré avec ça en tête ! Petit sourire mutin aux lèvres, je hoche doucement la tête tout en jetant un coup d’oeil rapide au monde autour de nous. Et, discrètement, à coup d’un ou deux petits pas bien placés, je parviens à défaire un de mes lacets, avant de feindre de le remarquer. « Oh, attends, mon lacet, tu me tiens la chienne ? » Acteur studio, on notera ça ! Il faut dire qu’avec mes jambes de grand-père en fin de vie, il me faut au moins ça comme excuse pour pouvoir discrètement poser genou à terre… Bon du coup, après lui avoir donné la laisse de côtelette, je me baisse avec un peu de difficulté pour m’agenouiller et refaire ce lacet. Mais lorsqu’il est fait, je ne me relève pas. Me contenant de s'accouder à mon genou, je relève le regard sur la jeune femme, sourire espiègle étirant mes lèvres. « a me voir comme ça, un genoux a terre devant toi, il manquerait plus que je sorte une bague de ma poche pour te demander en mariage ! » oh, oui, ce serait vraiment fou, une chose pareille dis-donc, vraiment vraiment...  « oh, mais, tiens, attends, justement… » je lâche dans un p’tit murmure, comme si je me parlais à moi-même en pleine réflexion tout en faisant mine de tâter mes poches, avant d’y ressortir… un écrin. « oh-ooooh » je fais mine de ne pas savoir ce qu’il peut bien faire là, le regardant sous toutes les coutures, l’ouvrant devant moi de sorte qu’elle ne voit rien et mimant une moue appréciatrice en apercevant ce qu’il contient. Puis, enfin, je tourne la petite boite pour laisser Atom découvrir la bague. « j’pense que ça pourrait faire l’affaire, non ? » que je lui demande dans un petit rire amusé devant sa réaction. Et parce que je me doute qu’elle va avoir besoin d’explication, et aussi accessoirement parce que je ne pense pas être dans cette position depuis assez longtemps pour avoir attiré le regard des passants autours, me voilà qui me lance un peu exprès dans un joli flot de parole interminable, toujours la même face espiègle collé sur ma tronche. Le tout, sans bouger d’un pouce de cette célèbre position, bien sûr. « en fait tu vois j’ai repéré cette bague tout a l’heure en arrivant parce que j’suis passé devant une bijouterie et, je sais pas, j’me suis dis qu’elle était jolie, qu’elle t’irait bien, alors je suis allé l’acheter et puis la le bijoutier me dit qu’il m’offre l’écrin, parce qu’en fait, j’en savais rien, mais c'est une bague de fiançailles ! Faut dire que j’suis pas un expert en bagues moi… Mais bon du coup j’ai dis d’accord à l’écrin ! Qui sait, c’était peut être un signe du destin, après tout ! Bon, okay, j’ai même pas encore rencontré tes parents… Mais il parait que j'ai sauvé la nation, alors ils m’aimeront forcément ! Et si c’est pas le cas, bah… Au pire, on aura qu'à se la jouer Roméo et Juliette, ça a son aussi son charme ! Après par contre si on pouvait éviter de mourir a la fin ça m’arrangerait… Ah oui non non non, hein, aucune mort ne sera acceptée avant au moins nos quatre-vingt-dix balais, attention, j’te préviens, là tu vas prendre à perpet’ ! Mais t’en fais pas, j’suis pas si difficile à vivre. J’vis juste dans ce qui pourrait s’apparanter au sous-sol d’une salle d’archive tellement que j’suis bordélique. Mais d’un autre côté, j’ai un chien. C’est un bon point, les chiens, ça, non ? Et puis, j’suis pas trop mauvais à la cuisine non plus. Et je fais même la vaisselle. Et j’ai même pas de côté du lit préféré, c’est comme tu veux ! T’as vu, j’suis vraiment un bon parti, hein ? Et du coup, maintenant que tu sais que tu te retrouves devant l’homme idéal, si cool, si beau et si modeste, comme ça, devant toi, avec tout le monde autour qui regarde, et côtelette qui se demande c’que j’peux bien foutre, j’me dis que c’est sûrement le moment parfait de te poser la question à un million... » et bien évidemment, on se doute bien que vu la situation, la question ça va pas être “est-ce que tu veux des pizzas”, hein… quoi que, ça aurait pu être drôle, comme idée, ça aussi… mais bon, pour l’instant, ça sera plutôt : « est-ce que tu veux m’épouser ? » j’arrive pas à contenir mon sourire quand je vois sa p’tite face comme ça devant moi, et bien sûr, je décide d’en rajouter une p’tite couche en la mettant en garde sur un certain point... « si tu dis non fais gaffe j’vais me mettre à pleurer et te foutre la honte devant touuuuut le monde » eh ouais, parce que quand je parle de pleurer, je parle d’un gros pleurnichage comme les gosses quand ils veulent attirer l’attention, pas de n’importe quel chialage ! « mais tu diras pas non de toute façon, pas vrai ? » comment le pourrait-elle, après tout !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 314
informations
postes : 314

Re: before happily ever after (atom) :: Ven 29 Juin - 17:20


Enième regard dans le miroir. Non ça n'allait pas. Clairement pas. Elle n'aimait pas. Ca faisait beaucoup trop chic pour une simple sortie entre amis. La robe, bien que belle par son rouge élégant, la rendait beaucoup trop belle pour qu'elle paraisse normal. Elle ne voulait pas se faire remarquer dans la rue. Et encore moins que Nicholas remarque qu'elle s'était apprête aussi joliement pour lui. Pour sa compagnie. D'un parce que l'idée qu'il sache la gênreait. Et de deux, il risque d'avoir les chevilles grossent comme des pastèques. Il était hors de question qu'elle lui fasse ce plaisir. Alors elle opta pour un petit chemisier léger blanc et élégant rentré dans un short taille haute avec un noeud pour la ceinture. Voilà qui correspondait mieux. Puis elle enfila ses converses blanches. Décontractée et élégante. Elle était plutôt satisfaite. Bien qu'elle est eu besoin de sortir quasiment toute sa garde-robe. Elle était contente. Bon elle s'occupera du tas de fringues sur son lit plus tard, sinon elle risquerait d'être en retard. Et elle ne permettrait pas à Nicholas de lui balancer quelques tirades pour souligner qu'elle était en retard et que sans doute elle devrait se rattraper. Un vra gamin. Enfin elle n'était pas mieux non plus. Puis appréhendant cette rencontre, elle préférait arriver à l'heure. C'était la première fois qu'ils se voyaient depuis l'épidémie. Cela faisait quelques semaines déjà. Atom avait guéri, certes, mais la jeune fille gardait quelques séquelles. Son corps était encore assez faible. Elle avait également beaucoup maigri. Puis une part de sa joie de vivre s'était dissipée laissant place à une réflexion plus plaisante. Atom, elle avait eu peur. Comme beaucoup d'autres sans doute. Mais cela lui avait rappelé sa fragilité permanente dû à sa maladie initiale. Et cette vérité là, lui avait fait mal. Elle quitte son logement et attaque une petite promenade en direction de chesterton. Le soleil caressait sa peau pâle, heureusement, qu'elle avait pensé à prendre son chapeau et ses lunettes de soleil. Mais elle espérait quand bien même ne pas attraper un coup de soleil. Ce qui était impossible. Ses chances de voir sa peau rougir, brûlée par les rayons étaient maximales. A l'approche du lieu de rendez-vous, Atom elle sentit son coeur s'accéléré, par le stress, par l'excitation. C'était comme de l'adrénaline. Innovant et agréable. Elle arrive au point de rendez-vous. Il n'était pas là. Que lui était-il arrivé pour qu'il mette autant de temps. Surtout qu'il n'y avait pas énormément de passants, avec son fauteuil il ne devrait pas avoir de problème. Aux aguets, à guetter toute arrivée. Mais pas d'homme en fauteuil roulant en vue. Sourire satisfait sur son visage, cherchant déjà quelques mots tranchants pour évoquer ce retard comme il aurait si bien fait. Elle soupire. Il n'était toujours pas là. Un homme au loin avec une canne et chien arrivait. Il lui ressemblait avec ses boucles d'or mais dans ses souvenirs, elle ne se rappelait pas qu'il était aveugle. Alors elle ne se concentre pas davantage sur le personnage, regardant au loin pour essayer de trouver son ami. RAS. Pourtant la voix familière de son amie retentit. Le coeur qui éclate et le regard en alerte. Nicholas ! Aevc une canne et un chien. Adieu le fauteuil. Wow. Il en imposait sans son fauteuil. Wow. Atom elle était complètement submergée par le charme qui se dégageait de cette nouvelle personne. Non pas qu'il est changé en remplaçant son fauteuil par une canne, mais il y avait quelque chose de différent. Encore des menaces proliférés par le jeune homme. Elle soupire. Et leur rendez-vous venait à peine de commencer. Atom, elle aurait voulu lui répondre, lui balancer ses mots à elle pour son retard mais lorsque son regard se posa sur la chienne, nommée Côtelette - pauvre chienne - elle ne put retenir ce regard de merlant fris. Elle était trop mignonne. Elle se penche pour la caresser déjà, elle sentait lier une grande amitié avec l'animal. Atom, le sourire aux lèvres, les pupilles pleine de saveurs. Elle était contente. Elle se relève pour faire face à Nicholas. Elle avait encore un peu de mal à s'y faire. Au fait qu'il soit plus grand qu'elle. « Je m'attendais à te voir dans ton fauteuil. » Avoua-t-elle. « Mais je suis contente de te voir sur trois jambes ! » Elle en avait le coeur qui battait la chamade. Il était beau. « Et puis quelle compagnie, j'ai l'impression que tu me présentes ta femme là. » Elle rit. Quoique qu'elle n'aurait pas rigolé si ça avait été vraiment le cas. Fini les retrouvailles et les présentations, Nicholas l'interrogea sur son moral et sans doute sa santé. C'était une habitude, Atom, on lui posait toujours cette question. « J'ai connu de meilleurs mois, mais je vais bien. » Elle ne voulait pas lui mentir. Nicholas la connaissait désormais beaucoup trop pour qu'elle puisse se tenter aux mensonges. Il avait été là pour elle, près d'elle lors de l'épidémie, elle s'en souvient, et sans doute elle avait eu l'impression que ça les avait rapprochés. « Et toi ? Qu'est-ce que ça fait de ne plus pousser son fauteuil ? » Atom, elle avait l'impression d'avoir loupé un chapitre, d'avoir manqué quelque chose, et elle s'en voulait presque. D'autant plus qu'elle ne l'avait pas reconnu. Le jeune homme fit remarquer que son lacet avait un problème. Sans qu'elle n'ait trop le choix, Atom attrapa la laisse de la chienne. Cela lui faisait plaisir, elle avait l'air vraiment mignonne cette Côtelette. Elle rit en pensant au prénom que son maître lui avait donné. Décidément il n'en manquait jamais une. Puis sans qu'elle ne comprenne vraiment, la situation se transforma. Nicholas fit une remarque, une remarque qui fit sourire Atom le temps de quelques instants, jusqu'au moment où ce dernier sortit un étui de sa poche. A quoi jouait-il ? Le petit coeur d'Atom, il bat trop vite. Avec la chaleur et le soleil, elle n'arrive plus à y voir claire dans ses pensées. Et l'homme devant elle, à genoux, il semble être étonné lui aussi de découvrir l'objet dans sa poche. Mais elle le connaît. Elle sait qu'il savait. Sans doute il lui fait une mauvaise blague mais rien ne l'arrête. Et lorsqu'elle voit la bague Atom elle ne respire plus. La main devant la bouche, surprise par le geste. Par la tournure de la situation. Puis par Nicholas qui ne paraissait pas vouloir annoncer que tout ceci n'était qu'une blague. Où est la caméra cachée ? Le sourire mutin et le regard espiègle sur le visage aurait indiqué que ce n'était qu'une mascarade s'ils avaient appartenu à une personne normale. Mais Nicholas était singulier. Atom elle ne disait aucun mot. Le crâne qui commençait à la brûler. Et le coeur qui peinait à trouver un rythme serein. Puis Nicholas commença sa tirade. Son monologue dont lui seul avait le secret pour la respiration. A mesure qu'il parlait, Atom elle comprit qu'il était presque sérieux. Elle sentait peu à peu son coeur lâchait prise. Peu à peu le sol s'écroulait. Elle aurait voulu s'écrouler avec, trop de choses sur ses frêles épaules. Mais rien n'y fait, elle restait là, devant lui, debout. Elle ignorait d'où venait le force qui glissait au sein de son épiderme. Lorsqu'enfin ce fut fini, lorsqu'enfin il lui demanda de l'épouser, lorsqu'enfin il termina ces petites tirades habituelles qui fit sourire la jeune femme. Atom, elle passa par mille sensations. Elle avait sourit, presque ri, puis sans doute, les commissures de ses lèvres avaient lâchés. Et désormais face à lui, elle se sentait incapable de quoique ce soit. Ses yeux brillaient. Puis des larmes, Atom ignorait si c'était des larmes de joie ou de tristesse. « Je...je... c'est une blague ? » Ca n'en avait pas l'air. Alors elle fond en larmes. « T'as pas le droit de faire ça. » Elle s'énerve. « T'as pas le droit de me demander ça. De t'amuser avec mon coeur comme ça. Puis tu ne sais même pas dans quoi tu t'engages. » Elle reprend son souffle. Elle se calme mais elle ne comprenait plus rien. « J'ai l'impression que tu te joues de mes sentiments à ton égard. Pourquoi dirais-je oui, alors que tu n'épouvres sans doute qu'une amitié fraternelle pour moi. Je ne veux pas rire de ça Nicholas. Même avec toi. » Pourtant elle était persuadée qu'il y a quelques mois, avant l'épidémie, elle aurait dit oui, sans se prendre la tête, en riant et en croquant la vie. Mais... « Et que ferais-tu de moi ? A part me promener dans le fauteuil roulant que tu n'as plus ? J'vais crever un jour. Oui peut-être pas maintenant, mais je crèverais, bien avant les quatre-vingt dix ans que tu promets. Parce que je suis malade je te rappelle. Un simple rhume me met à terre. Que ferais-tu donc de moi ? Quand je serais à l'hôpital. Quand je créverais. Et que toi, comme un imbécile tu te seras sans doute trop attaché. Parce que je n'en doute pas. Ca arrivera un jour, peut-être. J'ai vingt ans, Nicholas. J'ai vingt ans et je suis toujours vierge. J'ai du embrasser quatre ou cinq garçons dans ma vie et sortir avec au maximum deux garçon. J'ai jamais réussi à m'engager, parce que la peur me bloquait. Parce que je ne voulais pas qu'il s'attache. Parce que je ne voulais pas m'attacher pour au final avoir mal. Je pensais ne pas rencontrer ce probème là avec toi. Si j'étais la seule à avoir le coeur qui battait la chamade en te voyant ça me suffisait parce que je savais que la chute ferait moins mal. J'ai peur Nicholas. Peur de mourir. Peur d'aimer. Et que l'on m'aime en retour parce que je sais que je ferais des ravages si je m'accroche trop. Epouser quelqu'un est un engagement qui est au-dessus de mes forces. » Un ton tranchant au début pour final laisser cette voix triste et apeurée révélait bien des secrets que de rares occassions elle avait avoué. Elle tremblait presque et ses larmes coulaient toujours. « Et pourtant, si ça avait été réel, j'aurais dit oui. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ lama gladiateur ❁
❁ lama gladiateur ❁
personnage
postes : 590
informations
postes : 590

Re: before happily ever after (atom) :: Dim 1 Juil - 0:11


Ca peut paraitre complètement con et sans vraiment de sens, mais… Ça me fait plaisir, de voir Atom et Cotelette toutes les deux, comme ça, a faire amie amie entre copines. Je les regarde, toutes les deux aussi gaga de l’autre l’une que l’autre, et j’peux pas m’empêcher de sourire, content et attendri. Pourtant, les connaissant les deux, ce résultat reste de la logique pure et simple : elles n’auraient pas pu ne pas s’aimer. Mais, bah, j’suis quand même content. Apparemment, c’est parce qu’elle s’attendait a me voir en fauteuil qu'elle n’a pas porté grande attention sur moi. En fait, je m’en doutais bien, que ça devait être pour ça. Et puis, en toute honnêteté, moi, ça m’a permis de pouvoir la regarder à ma guise pendant tout le trajet du coup de la rue jusqu’à elle. Parce que bon. Faut le dire, qu’elle est quand même sacrément belle.  Mais, j’avais quand meme envie de la taquiner. Tout comme maintenant, d’ailleurs. « Ouais ouais ouais c’est ça, ouais… T’as de la chance que je suis pas rancunier, va ! » je lance, d’un air faussement suspicieux, avant que la demoiselle ne déclare être contente de me voir sur trois jambes. La remarque m’arrache un rire, et je fais mine de lui montrer cette fameuse troisième jambe sous toutes les coutures. « t’as vu ça ce nouveau bolide ! Beaucoup plus facile a garer que l’ancien ! » ergonomie maximale, attention, plus moyen de se prendre les fesses et les jambes de qui que ce soit par mégarde, maintenant ! Et de nouveau, me voilà qui lache un rire joyeux lorsqu’elle évoque Côtelette. Ça, pour de la rencontre officielle, c’est de la rencontre officielle ! Encore plus officielle que de lui faire rencontrer ma mère ! «Aaaaaah, mais oui, c’est un honneur que je te fais, là ! Elle a l’air de bien t'aimer, du coup c’est bon. Si j’avais pas eu son consentement, s'en aurait été fini de nous, tu comprends, c’est la madre, après tout... » Comme les italiens avec leurs parrain, les américain, c’est leur chiens, oui oui oui oui. enfin, pour les à moitié americains tout du moins, je reste né a Londres, après tout… Quoi qu’il en soit, j’en viens rapidement a lui demander comment elle va, parce que bon, dans mes derniers souvenirs que j’ai d’elle, on peu pas tellement dire que ça petait la forme… et encore, je reste gentil dans mes propos. Elle m’avoue avoir connu mieux, mais qu'elle va tout de même bien, et j’opine doucement du chef en l’entendant. Je vois bien qu’elle ne tente pas d’enjoliver la réalité pour ne pas m’inquiéter - peut-être a-t-elle compris que ça ne marchait pas tellement avec moi - alors qu'elle aille bien malgré les difficultés, c’est plutôt positif. « c’est le principal » je lui réponds d’une voix calme, presque doux, toujours dans mon hochement de tête. Et quand elle me retourne la question, évoquant la perte de mon fauteuil, je souris vaguement tout en haussant les épaules « oh… J’suis encore très loin de pouvoir de nouveau courir de partout et de grimper a tous les arbres que je croise, mais ça fait quand même du bien de remettre le fauteuil au placard, et d’etre capable de marcher » en fait, ce qui me fait le plus chier, c’est de savoir qu’il va probablement se passer des années avant que je puisse reprendre une vie totalement normale, a la fois sur le terrain au boulot, que dans ma vie personnelle, comme avec le sport, notamment. Certes, je vais pouvoir en refaire un jour, mais... pas du tout au même niveau qu’avant la fusillade. Moi qui venait tout juste de passer ceinture noire en taekwondo ! Mais, bon, j’me rends compte aussi que j’aurais tout aussi bien pu ne jamais retrouver l’usage de ma jambe, alors on va pas jouer les ingrats, non plus. D’ailleurs, rapidement, parce que je ne tiens plus de tenir cet écrin dans ma poche, j’me sers d’une excuse toute pourrie de mes lacets pour pouvoir me permettre de me mettre à genoux comme le p’tit vieux que cette fameuse jambe m’a fait devenir. Et rapidement, là aussi, arrive le moment où je sors la petite boite. Elle tire aussitôt des yeux aussi rond que des billes alors que sa main vient directement cacher sa bouche. Je l’imagine bien avoir les pensées beaucoup trop en ébullition pour être capable de dire quoi que ce soit, et cette image ne fait que grandir encore mon sourire alors que sans y réfléchir à deux fois, je commence à déblatérer mille et une choses, comme pour tenter de me vendre auprès d’elle. A vrai dire, j’avais pas vraiment réfléchis à ce que je lui dirais au moment venu. J’me disais que les choses arriveraient très certainement naturellement. Et ça a pas loupé ! Un peu beaucoup emporté par ma propre ébullition de cerveau, ma tirade s’en finis pas, certainement encouragée par ses sourires. Mais finalement, alors que vient enfin la question à un million de pounds… son sourire se fâne. Ses yeux se remplissent de larmes. Okay. J’aime pas ça. J’aime vraiment pas ça. Je lance un petit « hey » d’une voix douce, alors que je cherche à capter son regard en fronçant des sourcils. Et je reste la, comme un peu comme un con, alors qu’elle commence à s’énerver, à me dire que je n’ai pas le droit de lui faire ça. Et ça me fait mal. De la voir comme ça. De me dire que c’est moi, qui l’ait mise dans cet état. Y’a quelques secondes, elle allait bien, et maintenant, à cause de moi, elle semble au plus mal. Mais quel crétin je fais. Okay. La bague attendra. Je ferme l’écrin qui retourne rapidement dans ma poche, et souffle un petit « okay attends, attends » tandis que je me relève difficilement. Elle affirme que je joue avec elle, avec ses sentiments, et j’aime pas ça. J’avoue que ça me pique un peu au vif, et que je sens une pointe d’énervement en moi, mais elle n’ira pas plus loin que mes pensées. Parce que c’est pas le moment de jouer les vexer alors qu’elle semble au plus mal par ma faute. Et puis, j’avoue qu’avec l’énervement, y’a quand même une grosse part de moi qui est en train de faire la danse de la joie dans ma tête, parce qu’elle vient quand même clairement d’affirmer qu’elle avait des sentiments pour moi ! J’avais quelques doutes, mais, je sais pas, une part de moi me disait que c’était certainement qu’un béguin. Hors, on ne réagit pas comme ça pour un simple béguin. Le mélange des deux sentiments est assez déroutant, je dois l’avouer… mais, pour l’instant, le plus important, c’est de dissiper le malentendu qu’il a l’air d’y avoir. Parce que jamais de ma vie je jouerais avec ses sentiments, bordel ! « Atom » sans réfléchir, ma main qui n’a pas à se tenir par la canne vient se glisser sur sa joue et le début de sa nuque, tandis qu’avec mon pouce, j’essuis doucement les larmes qui coulent encore sur son visage. Et je tente d’enregistrer du mieux possible toutes les informations qu’elle laisse dans son monologue, faisant de mon mieux pour ne pas la couper, pour la laisser s’exprimer au maximum. Lui donner l’impression que je ne veux pas écouter ce qu’elle a a me dire, alors qu’elle est clairement en train d’ouvrir son coeur, pour l’interrompre toutes les trois secondes, ça n’aurait aucune utilité. Du coup, même si ça fait mal, même s’il y a plein de choses sur lesquelles j’ai envie de rebondir, je l’écoute sans rien dire. Et mon regard appuyé sur elle, mes yeux fixés dans les siens, je fais de mon mieux pour lui montrer qu’elle est écoutée. Et quand enfin, elle semble avoir finis, parce que je n’y tiens plus, je réduis encore la distance qui nous séparait pour la prendre dans mes bras. Je la sens qui tremble contre moi, et j'ai le coeur qui se brise. J’ai la machoir et les dents serrées, alors que je la serre fort contre moi, comme pour l’entourer d’un cecon qui la ferait se sentir mieux. Je reste là, comme ça, sans rien dire pendant une ou deux secondes, parce qu’il me faut le temps d’encaisser tout ça. Puis, finalement, je souffle « excuse-moi, Atom. J’ai pas voulu te faire du mal. » Une nouvelle seconde de silence. Faut dire qu’avec tout ce que j’ai envie de lui dire, je sais même pas par ou commencer. Et puis, finalement, me voilà qui reprends « Mais qui donc a dit que je te considérais comme une soeur ? J’en ai déjà une, de soeur, et crois-moi, une, c’est bien assez comme ça » c’était peut-être un peu maladroit de ma part de tenter un brin de blague maintenant, mais c’était plus fort que moi. Et puis, c’est vrai, quoi, j’ai jamais dis que je la voyais avec un quelconque lien fraternel, à ce que je sache ! Je soupire. J’avale ma salive. Puis je reprends, un peu hésitant. « écoute, je l’admets, c’était… C'était peut être pas la meilleure manière de… Faire les choses… Et j’me suis peut être un peu trop laissé porté dans mes élans a ton égard... » c’est peu dire. Je m’éloigne alors d’elle en la tenant doucement par les épaules pour de nouveau lui faire face. Les câlins, au final, ce n’est juste qu’un bon moyen de cacher son visage. Et moi, je veux pas me cacher. Je veux qu’elle puisse lire la sincérité dans mon regard. Alors je plante mes mirettes dans les siennes, et reprends la parole. « mais… jouer avec tes sentiments ? J’en serais bien foutrement incapable, et je suis désolé si je t’ai donné cette impression » en même temps, faut dire que je parle pas beaucoup de moi, quand je suis avec elle. Je m’en rend compte. C’est qu’à mes yeux, elle est beaucoup plus importante, et il me vient même pas a l’esprit de l’emmerder avec mes problèmes. Mais au final, peut-être que ça n’a fait que la conduire sur de mauvaises idées. Du coup, alors que j’attrappe sa main, je reste tête et regard baissé, fixé sur nos deux mains - par gêne, par honte, par douleur, certainement. J’ai du m’y reprendre à une ou deux fois, rongé par l’hésitation, avant de finalement réussir à continuer de nouveau dans la parlotte.  « il y a quelques mois, je… Je suis passé par les pires instants de ma vie. J’ai vu et j’ai fais face a des choses que je ne souhaiterais a personne. C’est bien simple... J’ai tout perdu. J’avoue que j’en parle pas souvent, mais… Tu sais, mon père… Il était tout pour moi. Depuis que je suis tout petit, je… Je l’ai toujours admiré au plus haut point, j’ai toujours rêvé d’être comme lui, suivre ses traces, vaincre le crime a ses côtés...  » c’est plus fort que moi : je lâche un reniflement presque moqueur. Moqueur envers moi même. Parce que putain, ce que j’ai pu être con. « quand j'ai compris qu'il pouvait être mêlé a de la corruption… Quand j’ai enquêté secrètement sur ses agissements… et quand je me suis finalement retrouvé face a lui, qui me regarde froidement en me pointant une arme en pleine tête, dans un hangar rempli de criminel… sans compter l’instant ou je l’ai vu a terre, sous une mare de sang... j’ai même pas de mots pour décrire a quel point tout ça m’a détruit a petit feux avant de me foutre le coup final…  » Rapidement, je lève un peu la tête et le regard pour m’assurer de pas craquer. Pas devant elle, pas maintenant. Ca serait déplacé. « et s’il n’y avait que ça ! » je lâche presque dans un rire - un rire un peu jaune. « pendant cette enquête, le stress, la peur et la colère m’ont fait devenir quelqu’un que je regrette vraiment. Je gardais tout pour moi pour ne mettre personne en danger, mais résultat… Ça m’a fait perdre beaucoup de gens auquel je tenais. Et moi je pensais qu’une fois tout découvert une bonne fois pour toute, tout allait s’arranger… J’me suis mis le doigt dans l’oeil, et bien profond. Ma soeur ne supporte même plus d’être dans la même pièce que moi, ma mère feint son rôle de mère aimante pour sauver les apparences alors qu’elle et moi savons très bien que notre lien est brisé a tout jamais…  en fait, tout n’a fait qu’empirer. Et comment leur en vouloir ? J’ai tué mon père, j’ai brisé notre famille... sans compter que j’ai perdu mon boulot, mes rêves, l’une de mes jambes et que je suis devenu un vieux con râleur et dépressif qui passe ses journées dans l’noir à se demander s’il peut être pas valu que ça soit moi, et pas mon père, qui y reste... » nouveau soupire. Mon regard retrouve celui d’Atom. Et un sourire tendre vient étirer mes lèvres. « mais tu n’as quasiment jamais vu, cette facette de moi, n’est ce pas ? » on s’en doute, c’est une question rhétorique. Je sais très bien qu’elle en est la réponse. « et c’est pas parce que j'ai voulu te cacher quoi que ce soit, ou je ne sais quoi...» Mon sourire tendre s’agrandit, alors que la paume de ma main vient retrouver sa joue, que mes yeux quittent pas son regard. « mais parce que quand je suis avec toi, Atom, je... » j’ai même pas les mots. La phrase reste en suspens quelques instants, avant que je reprenne finalement « aussi profondes soient toutes mes blessures… Quand tu es là, c’est comme si… Comme si rien de tout ça ne s’était passé. Comme si je pouvais de nouveau être le gamin insolent, téméraire et insouciant que j’avais été, comme si… Plus rien autour n’avait la quelconque importance. Parce que tu es là, que tu éclaires mes journées, que ta simple présence me suffit a me sentir comme jamais j’aurais pensé pouvoir me sentir de nouveau, et surtout parce qu’il n’y a plus que toi qui soit importante » Je prends un peu plus appuis sur ma jambe valide pour pouvoir me permettre de glisser ma seconde main sur sa seconde joue, comme pour lui emprisonner le visage et m’assurer qu’elle ne dévie pas du regard. Mon sourire, lui, s’efface un peu parce que je suis sur le point de dire quelque chose d’important quand même. « Je tiens a toi, Atom. Et pas comme à une amie. Pas comme à une soeur. » mais il revient vite le sourire, parce que voilà qui me met à énumérer tout en secouant la tête de droite à gauche, comme pour rayer des mentions fausses d’une liste. « Ni une cousine, ni une tante, ni une collègue, ni même la pâtissière au coin de ma rue qui m’offre toujours un ou deux croissants en plus depuis qu’elle me prend en pitié » non parce qu’on sait jamais, y’a plein d’autre trucs sinon qu’une soeur ou qu’une amie qu’elle aurait pu ressortir ! « Mais exactement de cette façon que tu sembles refuser de voir » j’sais pas trop pourquoi d’ailleurs. Mais t’inquiète pas que je vais bien m’assurer de la mettre à jour sur ce que je peux ressentir pour elle. « Et si je n’ai pas été très explicite avant aujourd’hui pour ne pas te gêner et t’embrouiller l’esprit à cause de l’autre crét- ahem, de Clayon, ouvre bien tes oreilles parce que je vais à présent m’appliquer à être aussi clair que possible » je m’assure d’encore plus la prendre entre quatre yeux, me penchant même à sa hauteur, avant de reprendre la parole d’un ton calme et posé, comme pour lui en montrer le sérieux : « Si tu as des sentiments pour moi, Atom Blackburn, alors ces sentiments sont réciproques » ils sont même tellement réciproque que j’ai du faire un effort assez dingue tout à l’heure pour pas juste la faire taire en l’embrassant. Parce que l’idée elle est restée encrée dans mon esprit jusqu’à la fin de sa tirade, quand même ! Et même là, l'envie ne part pas, je dois l'avouer. Et pendant une seconde, j’hésite vraiment à le faire, là, maintenant, tout de suite. Mais j'ai pas envie de la brusquer. Alors finalement, je me redresse en laissant ses joues tranquilles pour reprendre sur un sujet tout aussi sérieux et important. « quant a ta maladie… Ne me pense pas inconscient à ce point, s’il te plait. Je connais ton état de santé, Atom. Mais ça ne m’empêchera pas de vouloir être avec toi. Bien au contraire. Et oui, évidemment, que de te voir souffrir, de te voir avec ces peurs et ces craintes me fait du mal, mais… ça ne changera pas les choses. Parce que ça ne se contrôle pas. S’il y a bien une chose qui sera jamais sous contrôle, c’est bien les sentiments, tu sais. Et te priver de l’incontrôlable par peur du futur ne servira à rien d’autre qu’à te rendre malheureuse. Certes, le futur aura sûrement ses conséquences, mais… ce n’est pas une raison pour le laisser gagner maintenant en le laissant te bouffer ! » je sens que je suis en train de rentrer de nouveau dans mes élans passionnés au ton de ma voix, alors je me calme un peu avant de reprendre « et tu sais, tout ce que je te dis là, c’est pas des paroles en l’air d’un gars qui a jamais croisé la mort. oh, bien sûr, je sais que c’est différent et pas tellement comparable, mais… avec mon métier, je ne compte même plus le nombre de fois où je suis passé à ça d’y rester. Alors, quelque part, je comprends parfaitement tes peurs. Mais il ne faut pas que tu les laisses dicter ta vie. Peut-être bien que tu finiras par mourir, Atom. Mais en attendant, pour l’instant, tu es en vie. Et c’est un don précieux. Alors ne le gâche pas. Tu veux aimer ? Alors aime ! Tu veux être aimée ? Alors ouvre les yeux, regarde autour de toi, et tu t’apercevra vite que c’est déjà le cas...  parce que les autres, tu ne peux pas contrôler leurs sentiments, ni leurs choix. Et moi, eh bien, c’est mon choix que de vouloir être avec toi, et c’est un choix que je fais en toute connaissance de causes. Je resterai là, à tes côtés, pour chacune des épreuves que tu auras à traverser. D’accord ? Tu n’affronteras rien seule. Je veux bien être ton coussin, ta canne, ton punching-ball, ton journal intime et tout ce dont tu pourras avoir besoin, si nécessaire. Ou même pas forcément si nécessaire, d’ailleurs. Juste, si tu en ressens l’envie. Et même si je dois y consacrer ma vie, et ne rien faire d’autre de mes journées, je le ferais sans une once d’hésitation. » et sans trop me contrôler, je la prends de nouveau dans mes bras. Je la serre de nouveau fort contre moi, comme si de la sorte, elle allait pouvoir comprendre mon sérieux. Et finalement, sans non plus stopper l'étreinte, je libère une de mes mains pour retrouver l’écrin dans ma poche. Atom toujours contre moi, j’ouvre d’un geste adroit la petite boite de sorte qu’elle puisse la voir, et reprends finalement dans un petit sourire. « Tu sais, cette demande, elle n’abouti a aucune date d’expiration dans le temps. On fera les choses à ton rythme, exactement comme tu l’entends. » Je referme l’écrin du même geste. Puis, je m’éloigne momentanément un peu d’elle, et lève doucement sa tête de ma main sous son menton -du moins, mes doigts n'étant pas occupés a tenir l'ecrin, juste histoire de pouvoir capter de nouveau son regard « d’accord ? Que ça se fasse dans un an, deux, trois, ou même quarante-huit... » je souffle, mes yeux plongés dans les siens. Je reste comme ça pendant un petit temps. Okay. Je sais que j'ai dis que je voulais pas la brusquer. Mais elle a des sentiments pour moi. En vrai, depuis tout à l'heure, y'a ça qui veut pas quitter mon esprit, comme si les p'tits bonhommes de ma tête avaient allumé dans mon cerveau de gros panneaux les rouge clignotant, avec ça écrit dessus. Elle a des sentiments pour moi, je viens de lui confesser les miens, et nos deux visages sont bien trop près l'un de l'autres pour pouvoir espérer de moi plus de contrôle que ce que j'en ai déjà eu jusqu'à maintenant. Alors je lâche un peu prise. Je réduis le peu de distance qui nous séparaient encore, jusqu'à ce que mes lèvres rencontrent les siennes. Un baiser aussi doux, aussi délicats que possible, juste histoire de goûter ses lèvres l'espace de deux ou trois secondes. Et de le faire, par les milles sensations que ça me provoque dans la poitrine, ça me fait me rendre compte a quel point j'en crevais d'envie. J'aimerais bien l'intensifier, d'ailleurs, ce baiser, mais pour l'instant, je rompt le lien. Je plonge de nouveau mon regard dans le sien. Et je lui assure : « Je resterai toujours aussi sincère »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 314
informations
postes : 314

Re: before happily ever after (atom) :: Mar 3 Juil - 19:21


Encore un sourire aux lèvres. Encore. Et comme à chaque fois, comme à chaque fois qu’il est là. Avec elle et elle ne cesse d’avoir les zygomatiques qui font mal. Parce qu’il la fait rire. La fait sourire avec sa joie de vivre immanente. Avec son sourire à lui, sa présence. Sa chienne désormais faisait partie du lot. Toujours capable de lui enlever ces pensées négatives. C’était presqu’un don. Un don qu’elle ne voulait pas qu’il partage avec d’autres. Encore moins des femmes. Elle était égoïste de penser cela. Mais elle était bien. Elle était bien avec lui, chaque fois qu’il était avec elle, c’était comme si elle en oubliait tous les malheurs. Même cette après midi-là, alors que quelques douleurs parsemaient son corps, rappelant les jours de souffrance qu’elle avait vécu avec cette épidémie. Puis de le voir sans son fauteuil, elle ne pouvait être qu’heureuse pour lui. Ca allait en s’améliorant pour lui. Et c’était agréable de voir ça, ça lui donnait aussi de l’espoir pour elle. Il la titille, la taquine parce qu’elle ne l’avait pas remarqué. Elle rougit presque de honte. Le pauvre, il va croire qu’elle ne l’aime plus. Loin de là, cette illusion là. Simplement, elle ne s’attendait pas à le voir sur ses jambes. Et encore moins avec une chienne adorable. D’ailleurs depuis le début elle n’attendait qu’une chose, caresser cette boule de poil qui semblait trop mignonne. Elle fondait, Atom devant le regard de l’animal. Elle se retenait quand même de parler avec ce ton mielleux que la plupart des maîtres utilisaient pour parler à leur animal sans qu’ils ne s’en rendent pas compte. D’ailleurs, Atom, elle avait hâte de se moquer de Nicholas lorsqu’elle l’entendrait parler anisi. Déjà vu le prénom de la bête, elle s’attendait à beaucoup rire. Elle ignora toutes ces pensées vilaines lorsqu’il lui parla de ce nouveau bolide. Cette fameuse canne. « En effet, déjà ça prend moins de place. » Il fallait le reconnaître se déplacer en fauteuil roulant ce n’était pas tout le temps pratique. Ce n’était même souvent pas le cas. Puis enfin, elle fit la présentation de Côtelette, se baissant pour l’accueillir avec des caresses. Remuant la queue, elle était adorable. Atom, elle aurait presque envie de kidnapper la boule de poil. Ca y est Atom, elle avait presque oublié la présence du jeune homme. En même temps, aucune rivalité possible, l’animal gagné sans aucune difficulté. Mais elle fit des efforts. Atom, parce que malgré la mignonnerie de Côtelette sans doute elle appréciait davantage son maître pour ne pas lui laisser une chance de gagner le combat. « Je pense même qu’elle me préfère. » Fit-elle remarquer. Non, loin d’elle l’idée de le provoquer, mais il devait se rendre compte que Côtelette appréciait la présence de la jeune femme. Et qu’il fallait qu’il fasse attention, les enlèvements de chiennes nommées Côtelette étaient fréquents dans les alentours. Bien que satisfait par le changement, il restait tout de même anxieux. Sa jambe était loin d’être totalement guérie. Pourtant Atom était persuadée qu’il avait une vision pessimiste des choses. Elle était certaine qu’il recommencerait à courir plus vite qu’il ne l’imaginait. « Ne dis pas des choses aussi triste, je pense qu’avec de la volonté et de la patience tu parviendras à retrouver un usage de ta jambe aussi bien qu’avant. Je pourrais t’aider si tu veux. » Non, non, ce n’était pas une excuse pour le voir davantage. Pas lui mais Côtelette voyons. Puis il se baisse. Lacets défaits. Et très vite la situation prendre une autre tournure. Un changement inattendu. Clairement Atom elle n’était pas prête. Des émotions aux mille teintes qui traversent son corps. A la fois de la joie, à la fois de la colère. Mais surtout de la tristesse. Parce qu’au-delà de la véracité de cette scène, elle se rendait compte qu’il y avait énormément d’impasses. Pour elle, dans sa vie. Et cette demande en fiançailles inattendu les lui rappelait. Alors elle a pris peur. Elle a pris peur alors que Nicholas sans doute voulait être drôle. Sans doute il voulait la rassurer. Honnêtement, elle ne savait pas, elle n’avait pas vu cela venir. Elle ne savait pas ce qui était passé par la tête du jeune homme. Mais elle pris peur. Et soudain tous le fardeau qu’elle portait sur les épaules, toutes ces choses qu’elle tentait en vain d’ignorer, elle les laissa tomber. Son sourire se dissipa et c’est finalement une Atom bien trop fragile qui fit face au jeune homme. Désarmée, triste et la joie qui habituellement avait le dernier mot avait été vaincu trop facilement. Elle s’en voulait presque parce qu’elle ne voulait pas que Nicholas la voit dans cet etat. Parce qu’elle était en colère, qu’elle avait déversé par des mots sans doute dure sur le jeune homme cette dernière. Alors qu’il n’y était pas vraiment pour grand-chose. Ou du moins il avait peut être déclenché ce ras le bol qui l’avait submergée. Il n’avait rien fait de mal au final. La Atom d’avant aurait ri. Mais la Atome d’aujourd’hui elle s’était rendu compte de beaucoup trop de choses. Des choses tristes et qu’elle ne pouvait maîtriser. Et c’est cette incapacité à maîtriser son futur qui l’agaçait. Alors elle avait avoué à Nicholas bien des informations qu’il n’aurait jamais du savoir. Mais elle en avait perdu la maîtrise depuis qu’elle avait été affaiblie, parce qu’elle n’était pas aussi forte. Sa main sur ses joues à tenter d’essuyer ses larmes, elle avait mal au cœur Atom. Pas à cause de sa maladie cette fois, mais parce qu’elle voyait bien qu’elle avait gâché la surprise, la situation. Elle était complètement perdue. Pourquoi ne lui avait-il pas offert une bague en plastique qu’on trouve dans les kinders au lieu de cette véritable bague magnifique soit-elle. Tout à fait à son goût, tout à fait à son image comme s’il l’avait choisi minutieusement. Bien entendu elle s’attendait à ce que Nicholas réponde à sa tirade. Elle ne broncha pas, lorsqu’il commença. Elle était exténuée elle en avait assez de contester. Il s’excuse. Ca l’a fait chialer encore plus. Elle ne vouait pas le peiner, loin de là. Mais elle avait l’impression d’avoir tout bouleversé avec sa crise. Elle voulait dire quelque chose, mais elle ferma la bouche, Nicholas continuait. Le regard plongeait dans le sien, il contre ses paroles. Atom, elle l’écoute. Le cœur aux aguets. Leur cœur qui bat la chamade. Elle s’est fourvoyé à son égard, croyant des faux semblants et l’accusant. Elle se sent idiote. Et pourtant dans son regard ce n’est pas un tel mépris mais des choses biens plus grandes, plus réconfortantes et qui soulagent. Elle l’écoute. Il se confie. Pour la première fois, il parle de lui, de ce qu’il s’est passé. Bien sûr qu’elle savait quelques informations, cette histoire avait fait la une des journaux à l’époque. Mais jamais elle ne l’avait entendu en parler. Parce que justement il le lui avait caché. Elle se rendait compte soudain que son caprice avait été complètement égoïste. Elle se sentait mal d’avoir réagit ainsi ne sachant au final presque rien de lui. Presque rien sur ce qu’il avait pu vivre et enduré. Lorsqu’il lui avoua qu’au final sa vie ne rimait à rien, elle eut mal. Fermant les yeux pour résister aux larmes qui pointaient leur bout de nez. Ca l’a déchiré. Ca lui faisait du mal de savoir qu’on l’avait délaissé ainsi, que sa sœur et sa mère n’avaient pas cherché à comprendre son geste et qu’aujourd’hui il vivait ainsi. Comment ne pouvaient-ils pas voir la bonté et la générosité présentes dans cet homme. Un homme qui la fait rire, elle et qui sans doute ferait rire beaucoup plus qu’une seule personne. Un homme avec un tel cœur, comment pouvait-on l’abandonner. Sans s’en rendre compte, les yeux toujours clos, sa main, celle qui ne tenait pas la laisse de Côtelette vint se poser délicatement sur celle de Nicholas. La serrant fort. Très fort comme pour dire qu’elle ne l’abandonnerait pas elle. Qu’elle serait toujours là. Jusqu’au bout de ce que la vie lui autorisera de vivre. Elle l’écoutait toujours, parce qu’elle sentait que si elle disait quoique ce soit elle gâcherait les belles paroles qu’il lui offrait actuellement. Il était hésitant. Ses yeux se rouvrirent. Cherchant à comprendre soudainement ce manque d’assurance. Il souriait. Il était beau avec ce sourire. Elle but ses mots, peu importe le temps qu’il fallu pour qu’il les dise elle les but. Wow. C’était une déclaration. Genre une sorte de déclaration d’amour. Evoquant Clyaton qu’il venait d’écraser dans son esprit par le reste de sa tirade. RIP Kane. Wow. Le cœur d’Atom s’arrêta. Tout son corps se figea. Et dans ses yeux, elle repassait les dernières minutes dans sa tête. Les paroles du jeune homme faisant écho dans ses pensées. Ok, là, elle va pas tarder à devoir s’asseoir, ça fait beaucoup trop pour elle en une journée. : « Si tu as des sentiments pour moi, Atom Blackburn, alors ces sentiments sont réciproques » « Si tu as des sentiments pour moi, Atom Blackburn, alors ces sentiments sont réciproques » « Si tu as des sentiments pour moi, Atom Blackburn, alors ces sentiments sont réciproques » Elle avait envie de pleurer de joie. Mais son quotas de larmes avait été atteint pour la journée. Genre jamais une telle conversation lui avait autant fait de baume au cœur. Jamais elle n’avait entendu de pareilles déclarations. Et ils la rendaient toutes pantoises. Elle avait le corps qui brûlait, le ventre qui frémissait. Et le cœur qui frappait contre sa paroi. Wow. Là, c’était bien plus que des sentiments qu’elle ressentait. Elle ne dit rien. Parce qu’elle n’a pas encore repris ses esprits. Parce qu’elle sent dans son regard qu’il va tenter quelque chose, elle ignore quoi mais elle ne voudrait pas le stopper dans cette belle course à son cœur. Une course déjà gagnée certes. Mais il ne fit rien parce qu’il continua. Le sujet cette fois : la maladie. Bien qu’elle grimaça au début, son regard commença à briller. Parce que même si elle ne savait pas s’il se rendait compte mais là, il continuait à lui faire une déclaration. Ca lui faisait du bien d’entendre ça. C’était pas souvent. Elle se souvint de cette fois où pour la première fois elle avait confié à un garçon les conséquences que pouvait avoir sa maladie. Ce dernier avait presque pris la fuite, ne voulant certainement pas s’occuper d’une mourante. Mais là, Nicholas lui assurait tout le contraire. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Son cœur lâchait prise sur la bonne voie. Sur un chemin harmonieux que Nicholas venait d’éclairer. Elle sourit. Parce qu’il avait raison, si elle voulait aimer alors qu’elle le fasse. Tant pis pour le reste. Elle se devait de profiter de sa vie tant qu’elle en avait encore la possibilité. Il la prend de nouveau dans ses bras, lorsqu’enfin il termina. – t’as raison reprend ton souffle. - Il lui remontre à nouveau la bague. Elle n’avait plus la même allure que quelques minutes plus tôt. Atom, elle restait toujours muette. Le corps bouffait par l’adrénaline elle avait encore du mal à bien assimiler ce qu’il venait se passer. Et encore moins ce qu’il vint après. Ses doigts qui effleurent son menton. Son regard intense sur elle, sur ses lèvres. Puis ce rapprochement. Qu’elle désirait depuis cette fois où elle était tombée à la renverse à l’hôpital. Et que leur visage avait été près. Elle l’avait voulu tellement de fois, se résignant à l’imaginer dans ses rêves de gamines que maintenant que ça arrivait, genre vraiment, elle ne parvint pas à bouger. Et pourtant tous les petits bonhommes qui gèrent le bon fonctionnement de sa tête sautaient de joie. Parce qu’il l’embrasse. ILS S’EMBRASSENT. Un doux baiser, délicat et délicieux qui la tourmente encore dans son cœur. Trop de sensations. Elle pourrait faire un cocktail de saveurs avec ces dernières. Un truc qui cartonnerait dans les bars y’a pas de doutes. Elle soupire de soulagement. A son tour. « merci. » qu’elle lui dit parce qu’il ne pouvait pas imaginer combien ses mots avaient eu un impact positif sur elle et son cœur. Elle pose sa main sur la main de Nicholas, celle qui tenait l’écrin. « Je n’ai pas envie d’attendre. » Qu’elle lâche en évoquant évidemment la bague et cette demande. Elle était sérieuse. Elle sourit. Un sourire qui s’intensifie. « Déjà parce que tu ne peux pas imaginer ce que tes mots ont fait à mon cœur. Ensuite parce que je ne suis pas sûre de trouver un autre homme qui pourrait me supporter et qui me proposerait d’être son coussin. J’avoue que ça, c’est hyper important. Puis surtout Côtelette elle m’adore. » Elle rit presque. Un rire qui traduit une sorte d’excitation. On l’avait perdu Atom de toute manière. « Puis surtout parce que je crois que je tiens beaucoup à toi, aussi. Fin tu sais plus que comme ce simple pilote de bolide. » Elle avait dit ça avec beaucoup trop de mignonnerie. Avec un regard dans les airs, parce que c’était dur de dire tout ça en regardant vraiment dans les yeux. Lui il y arrivait. Mais lui, il avait de l’expérience. Puis il était fort. « Et j’ai envie d’avoir une belle bague à mon doigt, j’en ai jamais eu. Et t’as les lèvres douces, c’est trop agréable. » Oui l’adrénaline lui faisait perdre tout ses moyens. Elle se râcle la gorge et se reprend. « Plus sérieusement. » Elle lui fait face, pupilles contre pupilles. « Merci de m’avoir dit tout ça, de m’avoir confié des choses que tu ne voulais pas forcément avoué, de m’avoir rassuré sur des choses qui me rongent depuis tellement longtemps et merci d’avoir été honnête. Tu ne t’y es pas mal pris Nicholas, ces doutes, ces craintes je les ai depuis… depuis l’épidémie. Et depuis ça, j’avais l’impression de ne plus rien maîtriser. De ne plus savoir comment faire. D’être la seule à avoir trop d’attache pour toi et que tu ne le remarques jamais. Parce que même si tu m’as prouvé le contraire permet moi de te rappeler que je n’ai que 20 ans, 21 ans le 14 juillet, que c’est plus jeune que ta sœur il me semble et que les doutes étaient légitimes. » Elle pose une main sur sa joue. Ouais chacun son tour. Effleurant sa barbe. Le regardant quelques instants avec des pupilles pleines d’admiration. Il était sacrément bien fait. Puis ses cheveux. Rien de fou. Mais Atom, elle adorait les petites bouclettes. C’était trop mignon. Elle continue : « Tu as huit années d’avances sur moi, t’as déjà pu faire plein de trucs, j’suis encore étudiantes et bloquée dans cette ville Nicholas, toi tu peux encore partir, vivre ta vie, faire le tour du monde si ça te chante. Je sais que tu m’as dit que tu serais prêt à faire tout pour moi, mais je n’ai pas envie de te priver de ta liberté. Je chipote encore, je sais, je sais, mais j’ai l’impression que je serais égoïste si je te garde pour moi toute seule. » Atom Hamilton, ça sonnait bien quand même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ lama gladiateur ❁
❁ lama gladiateur ❁
personnage
postes : 590
informations
postes : 590

Re: before happily ever after (atom) :: Dim 8 Juil - 14:46


Quand Atom déclare que Cotelette pourrait plus l’aimer elle que moi, je ne peux retenir un rire un peu moqueur. Ah, qu’est ce qu'on peut ne pas entendre, comme conneries, j’te jure. Okay elles sont déjà copines, mais en meme temps, Côtelette elle est tellement pleine d’amour mais tellement habituée a ce que les gens ne fassent pas fi de son allure de molosse… Quelqu’un qui lui rend son amour, c'est jour de fête, pour elle ! Mais ça reste moi, son maître, et j’peux vous dire que vous l’avez pas vu quand elle me retrouve après une petite absence ! « le jour ou tu lui donneras ses croquettes, peut être, en attendant, ça reste moi le Dieu suprême » oui, bon, techniquement aujourd'hui, c’est plutôt ma mère qui lui donne a manger. Mais bon, c’est pas grave, on s'en fout, c’était pour la repartie. Bon par contre la ou je serais mal, c’est quand elle lui donnera réellement à manger. Nul doute qu'elle hesitera pas une seconde a me rappeler cet instant ! Mais bon, pas grave, je trouverais une parade pour détourner le tout et encore un fois avoir raison. Par contre, la ou ça ne me dérangerait absolument pas d’admettre mes torts, c'est bien sur mes jambes et ma motricité. Elle n’a l’air pas tellement de mon avis qu'elle trouverait même pessimiste -quand, pour ma part, j’aurais simplement parler de réalisme. après tout, une blessure pareille, ça part pas sans conséquences et ça m’étonnerait quand même pas mal que je puisse m’en tirer parfaitement et finir avec une jambe aussi forte qu’avant. Mais, bon, après tout, qui sait ? Ça se trouve, j’vais être un enfant du miracle avec ma jambe. Et en plus, elle se propose pour m’aider ! Que demander de plus ? D’ailleurs, quand elle me dit ça, y’a un joli sourire en coin qui vient étirer mon visage, alors que je lui réponds avec malice « fait gaffe, a me proposer ça, ça va pas tomber dans l’oreille d’un sourd… » et qu’elle oublie ou non, c'est pas un problème, je serais la pour le lui rappeler ! Mais bon, en attendant, on passe sur des choses peut être plus importantes, puisque grâce a un lacet malencontreusement défait, me voilà qui finit un genoux a terre, a lui tendre une jolie bague le tout dans un joli discours d’improvisation, dans le joli but de lui poser cette fameuse question qui ferait se liquefier de stress plus d’un homme. Je dois l’avouer, je savais pas trop a quelle réaction m’attendre. Je savais juste que j’avais envie de le faire. Alors je m’étais dis “soyons fou” et m'étais un peu preparé a tout… Mais pas a totalement tout, en fait. Parce que de la voir rentrer dans une crise de larmes et de colères, c’est pas tellement quelque chose que je m’étais imaginé dans ces scénarios. Du coup, me voilà qui me suis retrouvé une ou deux secondes un peu comme un con sans savoir quoi faire, avant de finalement me reprendre. Alors je me suis relevé, et, tout en me maudissant intérieurement pour l’avoir mise dans cet état, je l’ai écouté, dans chacunes des paroles qu’elle eut a me dire. Et dire que sa tirade m’a fait passer par tous les sentiments et leurs contraires serait un bel euphémisme ! Parce que grâce a elle, je comprends aussitôt que ce que je ressens pour elle depuis bien des mois est on ne peut plus réciproque. Moi qui la pensait amoureuse de l’autre débile… On peut dire que ça fait quelque chose ! Du coup, dès qu'elle eut fini de me balancer tout ce qu'elle avait sur le coeur, je n’ai pas hésité une seule seconde a la prendre dans mes bras. Elle m’a confiée beaucoup de choses sur elle, des choses qu’elle n’aurait peut être pas voulu avouer, et c’est entièrement de ma faute. Du coup, c’est a moi de réparer les erreurs et de la rassurer sur tous les points qu’elle a pu abordés. Je tente de la rassurer du mieux que je peux. Elle m’apporte tellement de bien, il est juste pas possible de ne pas faire de mon mieux pour lui rendre la pareille. d’ailleurs, quand je me rends compte qu’a ne pas lui parler de moi, ça pourrait l’induire en erreur sur la manière dont je la perçois, je décide même de me confier auprès d’elle a propos de ma vie pas toujours simple, a la fois pour lui montrer ma confiance en elle mais aussi pour qu'elle comprenne a quel point chaque sourire qu'elle me donne a une grande valeur. J’avoue que c'est assez dur de parler de tout ça, et même de lui montrer une certaine part de vulnérabilité en moi - c'est qu’on préfère toujours être vu comme un preux chevalier sans peur et sans reproche auprès de la fille, plutôt que d’avouer qu’on est quelque part pas plus impressionnant qu’une loque. Mais quand elle me prend la main, et que je sens qu'elle la sert contre la mienne, y’a pas a dire, ça donne du baume au coeur. Je comprends aussitôt son message, ce qu'elle veut me faire passer par ce geste : elle ne me tournera pas le dos comme ont pu le faire ma mere et ma soeur, en dépit de tout ce que j’ai pu faire. J’ai tellement envie de la prendre dans mes bras et de la serrer si fort. Mais calme tes ardeurs, Nicky, t’es loin d’avoir fini de dire tout ce que t’as envie de dire. Alors je continue. Mêlant toujours mes paroles a divers gestes de tendresse, je lui fais comprendre a quel point elle est dans le faux de penser que je me joue d’elle. A quel point elle compte pour moi. Et a quel point je serais présent pour elle dans son quotidien contre la maladie, si elle me laisse cette chance. Présent pour chaque chose, chaud instant, facile ou douloureux. Sans hésiter une seconde, même si ça doit me prendre l’entièreté de mon quotidien. Le tout, au rythme qu'elle voudra, sans aucune pression de ma part. Et, enfin, parce que je n’y tenais plus et que je m’étais déjà retenu beaucoup trop de fois a mon goût, je finis par l’embrasser. De nouveau, un milliard de pensées et de sensations qui me font me comprendre comme ce baiser devait être depuis très longtemps en tête de liste des choses que je voulais faire. Bon, c'est vrai, elle a pas dit un mot depuis tout a l'heure, mais je n’avais aucun doute sur le fait que ce geste n’allait pas être mal reçu, bien au contraire. Quand je décide de me séparer d’elle, je dois faire un effort monumental pour pas sourire comme un imbécile, alors que je lui assure ma sincérité. Par contre, quand le petit chat retrouve enfin sa langue pour me remercier dans un petit soupire de soulagement… c’était devenu peine perdue pour le retenir, ce sourire. Et lorsqu'elle lâcha sa phrase suivante, cette bombe, j'ai eu besoin d’une ou deux secondes histoire que l’information remonte au cerveau, le tout dans un petit « tu.. ? » qui ne trouvera jamais de suite, avant d’être complètement foutu niveau sourire débile. Si j’avais eu les jambes pour, sans aucun doute, je l’aurais attrapée sans ménagement par la taille pour la faire un tour dans les airs ! C'est que, même si elle n’a pas précisé de quoi elle parlait, ça n’a pas été dur de comprendre vu le contexte et sa main sur la mienne tenant l'ecrin. Elle ne veut pas attendre. Putain, si je m’attendais ! Et me voilà qui fond littéralement devant elle quand elle m’explique les raisons de cette envie. Des raisons toutes plus adorables les une que les autres, énoncées dans un taux de mignonnerie qu’elle seule est capable d’égaler dans la race humaine. Elle ne veut pas attendre parce que mon petit discours a eu son petit effet. Parce qu’elle aussi, elle tient a moi. Parce que Côtelette l’adore. Parce qu’elle n’a jamais eu de jolie bague a son doigt. Parce que j’ai les lèvres douces. Je l’écoute, sourire attendri aux lèvres, riant quelquefois, m’amusant a jouer la surprise d’autres fois, avant qu’elle décide de reprendre un brin de sérieux. Elle me remercie sur ce que je lui ai dis, et m'avoue avoir ces craintes depuis l’épidémie. Je savais bien que cette dalle période avait laissé ses marques. Elle avait peur de ne pas être remarquée, sans savoir que je n’avais déjà yeux que pour elle. La faute a son âge, plus petit que celui de ma petite soeur. Certes, huit ans, ça pourrait en refroidir certains, mais bon… Pour ma part, j’hausse les épaules dans un petit sourire mutin, tout en lui répondant « oh, tu sais, ma soeur, dans ma tête, elle aura toujours 9 ans, du coup ça va, tu la dépasses » c’est vrai que, même si mes yeux l’ont vue grandir, mon cerveau, lui, n’a pas suivit le coche... je me rends pas souvent réellement compte qu’elle a 23 ans, qu’elle a l’âge d’une adulte, et j’ai souvent tendance a l’enfantiliser a cause de ça… A son plus grand bonheur ! « et si ça peut te rassurer, même si tu l'as sans doute compris… J’m’en fiche, de ton âge. J’veux dire… Je t'ai jamais vu a travers lui. Que tu ait 20 ans ou 35, tu restes une adulte. » C’est pas comme si elle était une gamine immature qui ne pense qu’a son nombril en se foutant du reste. La preuve, la voilà maintenant qui veut s’assurer que je ne me passe pas les menottes en voulant être avec elle. Elle me dit ça en posant sa main sur ma joue, et son geste tendre agrandit mon sourire. « C’est le rôle du vieillard, de dire ça, en principe, dis ! » je rétorque en riant, avant d’imiter le petit pépé branlant qui se la joue grand philosophe auprès des jeunes « tu as toute la vie devant toiiii, mon petiiiiit ! moi j'ai déjà fais ma vie de vieux pépé, ma canne peut en attester ! » c’est en tapant de ma canne au sol comme pour la montrer, sans me retenir de rire de ma propre connerie, avant de moi aussi reprendre un peu mon sérieux, sans non plus perdre mon sourire. Je l’entoure de mes bras, prenant bien sur appuie sur ma canne toujours dans mes mains pour pas non plus tomber, avant de reprendre : « mais surtout… Tu sais… Je viens d’une famille de riches ou la liberté et le laissé vivre étaient un peu les mots d’ordre. Si j’avais voulu faire un tour du monde ou vivre ma vie ailleurs, ça fait déjà longtemps que je serais plus là. J’me plais, ici. J’te jure, même, les quelques fois où j’suis allé à New York pour voir la famille, j’avais hâte de rentrer » heureusement qu'aujourd'hui, je ne suis certainement plus le bienvenue de l’autre côté de l’Atlantique. C’est que je me vois pas tellement pouvoir de nouveau regarder mes grands parents en face alors que j’ai tué leur fils… D’un autre côté, les parents de ma mère, eux, n’avaient jamais vraiment porté mon père dans leur coeur. Peut etre est ce que je n’y serais pas totalement exclu ? Bon, on troque la 5eme avenue contre le Bronx, mais c’est pas plus mal, c’est trop guindé, la 5eme avenue ! « alors si je peux en plus être là avec toi… Que demander de plus ! J’te rappelle encore une fois que c’est un choix fait en toutes connaissances de cause. Tu ne me prives de rien du tout » c'est encore une fois en faisant bien attention a plonger mon regard droit dans le sien que je lui ai dis ces mots, histoire de m’assurer que le message soit bien passé a 100%. Puis, mon regard quitte un peu le sien pour retrouver le vague, alors que je reprends de nouveau la parole pour de nouveau reprendre dans les confidences... « tu sais, jusque la, j’ai toujours un peu pensé que je ne t’aurais jamais pour moi… Qu’au dela de l’amitié, tu n'éprouverais jamais rien de plus pour moi qu'une sorte de… Petite admiration, si je puis dire, voire qu’un petit béguin, et que tes vrais sentiments, eux, étaient réservés à… Quelqu’un d'autre » c'est dans une jolie grimace que j’ai prononcé ces derniers mots. Même si je n’ai cité personne, je pense qu’elle n’aura pas de mal à deviner de qui je parle. Après tout, y’en a qu’un, de nos connaissances communes, avec qui a toujours plané une certaine rivalité. « Du coup, la, je ne compte pas te lâcher ma p'tite, prépare toi, parce que tous les doutes que tu pourrais encore avoir ont déjà leur parade ! » Oh, ça oui, c’est foutu pour elle, maintenant, aucun moyen de se débarrasser de moi ! « et, tu sais, y’a pas de mal a être un peu égoïste de tant a autres. C’est bien gentil d’être gentil, mais y’a pas qu’envers les autres qui faut l’être, faut pas s’oublier soi-même » après tout, tant bien même elle serait égoïste a me garder pour elle… ou est le mal ? Tant pis pour les autres, c’est leur problème et puis c'est tout ! « d’autant plus que tu ne me garderas pas pour toi toute seule, insolente ! T’oublies Côtelette ! » bah ouais, faut pas oublier la madre, après tout ! La madre qui réagit aussitôt a l’entente du mix ma voix + son prénom. La voilà qui semble se souvenir de mon existence, se levant sur ses deux pattes arrières devant moi pour faire la belle ! ça me fait toujours rire quand elle fait ça, et du coup, j'hésite pas à l’encourager dans son petit numéro en jouant les papa gâteux... « hein la moche que t’es la toi aussi ? Hein ? C’est qui la plus moche de tout le royaume ? C’est toi ? Mais oui, c'est toi ! » c’est marrant comme elle aime bien qu'on l’appelle “la moche”. Faut dire en même temps que je le dis tellement souvent dans un joli ton qu'elle doit être persuadée que c’est quelque chose de cool, d’être moche ! Enfin bon, mon regard se porte de nouveau sur Atom dans un vague sourire, parce qu'il faut tout de même bien lui avouer la vérité : « bon, en vrai, je l’ai confiée a ma mère pour qu’elle ait de la compagnie, qu'elle s’enferme pas dans sa solitude de veuve qui se retrouve seule… Mais c’est pareil ! » comme j'ai plus de boulot, après tout, j’ai souvent le temps de venir lui faire faire des promenades et la retrouver pour quelques heures avant qu'elle ne retrouve la véritable madre. « oh, tiens, au fait ! J’ai dis que je savais aussi jouer de la guitare ? » ouais, oui, ca me prend comme ça, oui. Bien sur, je fais référence a la petite liste des choses sur moi que je lui avais sortie précédemment. C’est vrai que j’avais oublié ce point. Quel con je fais ! C’était pourtant essentiel ! Après tout... « les musiciens, ça a un côté sexy, non ? Ça fait mystérieux ! » en tout cas, c’était pour cette exacte raison que j’avais voulu apprendre cet instrument, au lycée. J’me rend bien compte que j'en avais pas besoin, vu que j'étais déjà capitaine de l’équipe de basket et fauteur de trouble professionnel, mais, que voulez-vous… Le beurre et l’argent du beurre ! « et puis bon, j’veux pas me vanter, mais j’ai déjà fait la une de plein de journaux, et j’ai même tenu une conférence de presse ! » bon, okay, c'était peut être un peu dans la rubrique fait divers, mais… Bon, c’est déjà ça ! Ça aurait pu être pire, comme… L’horoscope ! « du coup, tu pourras te la péter d’être fiancée a une célébrité ! C’est pas tout le monde qui a cette chance incroyable » sourire goguenard aux lèvres et bombant le torse, j’me la jouerai presque, mais en vrai, bien évidemment, je suis pas sérieux. Bien au contraire, je m’en passerais bien, de cette pseudo-célébrité. « Oh, d’ailleurs... » Soudaine idée. Plutôt fier de moi, sur ce coup. Je suis sur qu'elle va adorer. « tu vas voir, cette fois si tu dis non, franchement, je comprends pas » je tease, alors que je me sépare d'elle après un baiser sur son front, en me la jouant mystérieux alors que je me tourne vers la chienne qui était partie sentir un poteau non loin - cette hyperactive. « Côtelette ! Au pied. » c’est d’un ton un peu ferme que j’ai appelé la petite, d’un ton qu'elle connaît parfaitement. Fofolle, certes, mais dressée au grain ! Ses oreilles se lèvent, et sans broncher ne serait-ce qu’une micro seconde, la voilà qui revient vers moi aussitôt. « assis, là » juuuste en face de ta nouvelle meilleure amie... « pas bouger » le ton ferme ne change pas, tandis que pour cacher ma petite surprise, je prend bien soin de cacher Côtelette en me mettant juste entre les deux, dos à Atom. « pas bouger… » je lui murmure pour être sur qu'elle ne fasse pas de connerie, m’assurer que tout roule, avant de m’éloigner de Côtelette pour permettre a Atom de découvrir mon chef d’oeuvre : l’écrin ouvert et joliment posé sur la tête d’une Côtelette immobile, dont le regard oscille entre Atom et moi. « alors, hein ? » c’est assez dur de me retenir de rire avec ma super idée de la mort qui tue, je dois l’avouer. Et la pauvre Côtelette qui ne doit certainement rien comprendre a ce qui lui arrive ! « veux-tu nous épouser ? » j'aurais dû la jouer comme ça des le départ, en fait, j’suis sûr qu'elle aurait dit oui direct ! « c’est pas comme si tu avais le choix, de toute façon » ah oui, parce que quand je disais qu'elle pouvait plus se débarrasser de moi, j’étais sérieux, bien sur ! Reprenant l’écrin pour libérer un peu la petite table vivante, y prend la petite bague, la petite main d’Atom, et glisse doucement la bague sur son doigt. « future-madame Hamilton, cela vous sied a ravir » je lui murmure dans un sourire, avant de, de nouveau, retrouver ses lèvres dans un baiser plus poussé que le précédent. C'est que j’y prends vite goût, à ses lèvres, et a toutes les sensations au creux du ventre que ça me procure, que de l’embrasser ! Et au bout de je-ne-sais combien de seconde - j’me suis pas tellement amusé a compter, le baiser se rompt, et, dans un sourire espiègle - celui présageur de conneries, me voilà qui lui demande : « tu prendras en photo la tête des gens quand ils la verront ? » je ne le précise pas, mais, bien évidemment, c’est a la bague que je fais référence ! « qu'on se marre un peu » parce que bon, j’suis bien conscient que y’en a plus d’un qui risque d’être surpris, avec cette histoire ! « et puis je fais pareil, et on fera genre un patchwork de leur faces et on en fera des nappes, ça pourrait être sympa » très beau, très design, franchement, tip-top, tout le monde nous jalousera ! « franchement, j’ai de bonnes idées, non ? » moi je trouve que oui, en tout cas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 314
informations
postes : 314

Re: before happily ever after (atom) :: Jeu 19 Juil - 5:36


Elle était mignonne la petite chienne. Avec son regard brillant et son poil soyeux. C'était vraiment une belle bête. Elle semblait presque ressembler à son maître, avec ces pupilles mutines qui sillonnait son visage. Après tout Atom était l'amie des bêtes. C'était une presque végétarienne. Presque parce qu'elle ne résistait jamais à une rondelles de saucisson. Quand elle était petite elle avait eu une chienne également. Un beau labrador. Malheureusement elle avait fait sa vie et depuis elle avait été remplacée par un matou tout aussi mignon. Mais ça c'était en France dans la demeure familiale. Elle avait également fait des multiples caprices pour adopter divers animaux. L'âne mais un ânon plus précisément mais voilà que les parents Blackburn lui avait révélé qu'un bébé âne ne restait jamais bébé. Grosse tristesse. Elle avait retenté l'expérience Atom avec un agneau. Mais ce fut encore un échec. Finalement elle se disait que ça aurait été trop d'entretiens ces animaux. Cependant hormis quelques insectes, les araignées et les serpents Atom était l'amie des bêtes. Toujours à les caresser, à sympathiser avec eux même lorsque ces derniers traînent dans les rues. Alors forcément lorsque Nicholas était arrivé avec Côtelette, Atom elle avait fondu. Avec quelques murmures mielleux elle l'avait caressée avec beaucoup d'amour. Et même lorsqu'ils echangerent quelques nouvelles de l'un et de l'autre elle avait laissé sa main sur le pelage de la boule de poils. Toutefois sa main avait quitté l'animal lorsque Nicholas avait fait sa demande en mariage. Atom avait été beaucoup trop choquée pour être capable de faire plusieurs choses en même temps. Abasourdie par la demande de Nicholas, elle n'avait pu retenir ses larmes et lui expliquer malgré une tirade convaincante qu'elle était incapable d'accepter sa demande lui faisant ainsi part de ses peurs qui la bercaient depuis l'épidémie. Ça semblait peut être pathétique mais Atom elle avait été bouleversée par l'événement. Elle s'en voulait presque d'avoir fait un tel caprice, un tel spectacle alors qu'il était réellement sincère. Au final, sa demande avait permis de faire tomber les rideaux et les sentiments dévoilés, Atom se sentit mieux. Au point de revoir sa réponse. Parce qu'Atom elle tenait énormément au jeune homme. Plus que comme un simple ami. Depuis le début elle avait eu ce petit faible pour lui. Pas seulement pour son physique ravageur mais aussi pour son caractère agréable qui faisait rire la jeune femme. Elle avait été charmee par son rire, sa connerie et son sourire. Elle avait eu le cœur douloureux en le voyant mais pas à cause de sa maladie mais par le simple fait qu'elle savait qu'il ne lui était pas destiné. Et pourtant retournement de situation, la voilà bientôt future Atom Hamilton. Voilà maintenant qu'ils s'embrassaient. Non pas une bise sur la joue, un vrai échange de salive. Enfin ça restait sobre. Pas trop d'intensité. La pauvre Atom sinon elle risquait d'y perdre vraiment son cœur. Elle avait besoin d'assimiler tout ce qu'il venait de se passer au risque qu'elle se perde. Nicholas l'aimait bien. Plus que bien. Des sentiments réels prouver par ce baiser délicat et idéal. Puis ces contacts divers qui faisaient davantage penser à un couple qu'à des amis. Et avec tout ça Atom elle était aux anges. Parce qu'elle ne s'attendait pas à ça. Clairement pas. La plupart de ses craintes s'étaient envolées. Parce qu'il avait su utiliser des mots rassurants. Parce que Nicholas était parvenu également à baisser son masque ou son mur, ce qui permit à Atom de se rendre compte de l'important rôle qu'elle jouait dans sa vie. Il lui faisait suffisamment confiance pour lui confier tout ça. Elle n'en revenait. Pourtant Atom elle hésita avant de parler mais quelque chose la tracassait : l'âge. Parce que mine de rien il avait huit ans de différence. Atom était encore jeune. Et malgré l'euphorie qui s'emparait des deux amants elle ne pouvait contenir une certaine crainte par rapport à ça. Atom n'avait aucune expérience dans tout ça, dans la vie de couple etc. Alors évidemment qu'elle avait peur. Bien qu'il l'air une nouvelle fois rassurer prétextant que pour lui sa sœur paraissait bien plus jeune et que c'était son choix à lui. Atom avait pour habitude de ne pas trop se prendre la tête avec des questions superfétatoires. Sauf que là cette demande en mariage la rendait tout pantoise. Pour l'heure elle devait profiter de l'instant. Les questions conjuguales viendront plus tard. Le jeune homme confit à la jeune femme ses doutes concernant la réciprocité des sentiments d'Atom parce qu'il pensait qu'elle avait quelqu'un. Elle rigole au début avant de se rappeler Clayton. En effet cela aurait pu porter à confusion. Autant ne pas lui révéler qu'ils s'étaient embrassés. Déjà parce que c'était bien avant tout ça. Puis ce n'était pas nécessaire. Alors elle s'essaie à l'ironie :  « moi ?! Quelqu'un ? C'est une blague ? Une plaisanterie ? Une boutade ?  » Bien qu'elle en rigolait elle se retrouvait quand même à accepter une demande en mariage. Alors Nicholas il refait sa demande enfin. Il ne lui laisse pas le temps de répondre qu'il part deja lui laissant un baiser sur le front. Elle comprend qu'il ne l'abandonne pas lorsqu'il revient les bras chargés de Côtelette. Elle rigole. Ils étaient mignons ensemble. Ce n'était plus lui qu'elle devait épouser mais eux. Elle sourit davantage. Avec Côtelette, pas de doute, c'était un oui. Elle sourit avec un sourire qui ne cesse de s'agrandir - si si c'est possible -.  « tu sais que si je dis oui j'augmente mes chances de donner des croquettes à Côtelette et donc qu'elle m'aime plus que toi ?  » juste histoire de le prévenir avant d'ajouter :  « et je dis oui et tant pis pour toutes ces femmes qui souhaiteraient être à ma place !  » puis la voilà désormais une bague au doigt. Elle n'en revenait pas. Du haut de ses vingts ans, elle était fiancée avec Nicholas Hamilton. Future femme de grande star comme il aimait le dire. Atom elle était plus qu'heureuse. Un sentiment qu'elle n'aurait jamais penser ressentir aussi purement en arrivant ici. Encore moins devant cette demande en mariage inattendu, pensant qu'il s'agissait d'une blague. Elle se pinçait presque la peau pour se convaincre qu'elle ne rêvait pas. Non c'était bien réel, Nicholas avait avoue ressentir des choses pour elle. L'euphorie emportait son esprit. Évidemment Nicholas rigole et se moque déjà des têtes de toutes les personnes lorsqu'ils verront la bague au doigt de la jeune femme. D'un seul coup la jeune femme perd presque son sourire. Qu'allaient penser ses parents ? Son père surtout après tout elle avait toujours été la petite princesse de son père.  « pas sûre que père Blackburn soit enthousiasme.  » mais au final elle finit par rire, parce qu'après tout, elle faisait ce qu'elle voulait de sa vie. Tant pis si ça faisait des mécontents et des jaloux. Enfin elle allait savourer sa vie. Parce que depuis trop longtemps elle avait retenue son souffle. Doucement elle vint caresser la tête de Côtelette. Elle était tellement mignonne cette petite bête.  « Tu ne peux pas imaginer comment tout ça me rend anxieuse. Le fait que je risque de rencontrer ta mère et tout c'est presque flippant.  » Parce qu'au vue de la relation qu'ils entretenaient avec son fils, maman Hamilton risquait de voir ces fiançailles d'un mauvais œil.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ lama gladiateur ❁
❁ lama gladiateur ❁
personnage
postes : 590
informations
postes : 590

Re: before happily ever after (atom) :: Ven 27 Juil - 15:56


Quand même. Si on m’avait dis hier ou même y’a deux jours ou bien même ce matin, que j’allais me retrouver un genou à terre pour demander Atom en mariage, je sais pas tellement si j’y aurais cru. C’est que, bon. Pour moi, jusque là, Atom était amoureuse de l’autre crétin. Et vu à quel point il jouait aux chiens méchants à chaque fois qu’il me voyait avec elle - avec beaucoup plus de férocité que lorsqu’il me voit avec Alessia - moi, j’pensais même qu’il étaitent quelque chose comme en couple, ou sur le point d’en devenir. Que c’était du coup mort et que de tout à façon je devais rien être de plus pour elle qu'un ami. Et du coup, vous allez me dire, pourquoi la demander en mariage ? Eh bah je vous dirais que... j’en sais trop rien moi-même. En fait, quand j’ai compris que cette bague que j’avais vu, cette bague que j’avais immédiatement vue portée au doigt d’Atom, était une bague de fiançailles, y‘a eu comme un bug, dans mon cerveau. Comme s’il venait de crasher ou de câler. Pendant un instant, j’ai plus été capable de rien. J’veux dire, à part bafouiller devant ce pauvre papy qu’à du me prendre pour un beau taré. Et puis après, sans trop que je contrôle mon corps, me voilà à être témoin de moi même, acceptant l’écrin qu’il me proposait en cadeau. Et là, en tête, je n’avais plus qu’elle. Plus que ce bonheur qu’elle me faisait ressentir quand elle est près de moi, plus que cette question que je me posais si souvent en pensant à elle : si elle arrive à me faire sentir si bien quand tout va mal… qu’en sera-t-il quand tout ira bien de nouveau ? Rien que d’imaginer à quel point elle serait capable de faire briller mes journées, ça m’en donne le vertige. Et quelque part, si je pouvais avoir l’occasion, rien qu’une chance, même toute petite, de tenter de la garder pour moi, rien qu’à moi, jusqu’à une durée indéterminée… Alors je voulais tenter. C’était un coup de tête idiot quand on sait que je la pensais déjà engagée dans une relation. Et qu’on avait jamais rien partagé de plus que de l’amitié. Mais, franchement, où est-ce que c’est écrit qu’il faille obligatoirement avoir partagé dix ans de relation de couple pour pouvoir vouloir envisager des fiancailles ? Si y’a bien un truc dont j’me suis toujours bien foutu, c’est bien l’opinion publique. Par contre, en ce qui concernait son opinion à elle, c’est sûr que c’était différent, et si j’me disais qu’elle allait très certainement tirer une tête assez drôle, que j’avais d’ailleurs très hâte de voir… pour le reste de sa réaction, et pour la manière dont elle allait prendre tout ça... je sais pas. J’me disais qu’au pire, j’pouvais toujours faire genre c’était une blague, si elle me riait au nez, à la “hahaha genre, nous mariés, la bonne blague, et puis quoi, encore”. Bon, j’me serais retrouvé pulvérisé dans la friendzone à coup de canon nucléaire sans une once de ménagement, mais ça, c’est facile à cacher, à faire comme si de rien était. A rire avec elle alors que dans ta tête tu te dis “eh merde”. Ah bah ça, c’est sûr que c’est le moyen parfait pour voir si nos sentiments sont partagés, une demande en mariage surprise, eh ! Mais si je m’attendais à une telle réaction ! Non, parce que, dans le meilleure des cas de figure, pour moi, c’était qu’elle rougisse et puis c’est tout. Après tout, j’avais déjà cru voir qu’il était possible qu’elle ait eu un micro-béguin à mon égard, le genre qui se rapproche plus de l’admiration, et je mettais plus ça sur le compte de mes années d’avance, ou bien même de ma réputation de héro de la nation et compagnie. Mais certainement pas en réels sentiments. Et, bon, j’suis peut-être pas le plus fin des observateurs, mais une réaction comme la sienne, on ne l’a pas si on n’éprouve rien de sérieux pour la personne en face de nous. Et puis, en plus, elle l’a même clairement dit, a un moment. Qu’elle avait l’impression que je me jouais de ce qu’elle ressentait pour moi. Ah bah on est parti sur un nouveau bug de cerveau, hein. Quand je disais, que ce genre de surprises était le meilleur moyen de savoir si un amour est partagé !  Mais, bon, en tout cas, il a fallu que j’me ressaisisse. Parce que si le coup de “oh bah c’était une blague” était à la base ma porte de sortie pour pas trop se ridiculiser, d’un seul coup, il avait fallu que je me dépêtre le plus rapidement possible de cette étiquette qu’elle avait collé à ma demande ! Parce que tout ça, ça avait aussi fait ressurgir bien des peurs qu’elle gardait pour elle, parce qu’elle se sentait mal à cause de moi, et qu’il fallait que je tire tout ça au clair. Que je dissipe le malentendu, que je la rassure. Alors j’ai employé mes grandes tirades presque moralisatrices dont moi seul à le secret. C’était quand même assez dur de garder mon calme pour la rassurer, quand même. Parce que si elle, pensait toujours qu’elle était la seule à avoir des sentiments pour l’autre, moi, je venais quand même de comprendre qu’en fait, c’était réciproque. Et garder le cerveau assez calme et clair pour partir dans des discours philosophico-rassurants quand on vient de comprendre un truc pareil, croyez-moi, c’est foutrement pas une mince affaire ! Mais je m’y suis quand même mis. D’abord, m’excusant, parce que bon, c’était pas tellement le but de la faire pleurer comme ça. Puis, lui montrer comme elle est importante pour moi, notamment en lui parlant pour la première fois de toute cette merde qui me gâche la vie, puis ensuite, en abordant le point le plus important parce que semblant être celui l’effrayant le plus : la maladie. Et ensuite, parce que j’y tenais plus, j’ai finis par l’embrasser. J’suis pas mal rassuré en la voyant se détendre de plus en plus au fur et a mesure de mes paroles. Et ça se confirme un peu avec sa réponse. On est a présent tous les deux plus détendus, et rien de plus normal. Les malentendus sont dissipés, les pensées qu'on gardait jusque la pour nous révélés... Maintenant, en fait, y’a plus qu’a profiter. « Ouaaaais, ouaaais, vas-y, fais l’innocente » que je lance d’un ton railleur quand elle fait mine de ne pas comprendre au moment où j’évoque Clayton et comment j’étais persuadé qu'il y avait deja un truc sérieux entre eux. C’est que bon, okay, ils sortaient peut être pas ensemble, mais qu’on aille pas me dire qu'il n’y avait rien de plus qu’une complicité amicale entre eux ! Enfin bon, le Clayton maintenant il aura plus qu’a rager et très franchement j’ai hâte de connaitre sa réaction a la nouvelle de nos fiançailles, celui-là ! Enfin, fiançailles, fiançailles, avec tout ça, je me rends compte qu’elle a, techniquement, même pas encore accepté ma demande, la petite ! Et ca tombe bien, parce que me vient d’un seul coup une super idée, une qui rendra tout refus impossible, et ni une, ni deux, c’est Côtelette, qui vaquait tranquillement a ses occupations qui se retrouve mise a contribution. Je la fais s'asseoir sans bouger juste devant elle, pour y faire tenir l'écrin ouvert en équilibre sur sa tête. Parce que mine de rien, elle aussi, est a rentrer dans l'équation ! Elle a beau être chez ma mère en ce moment, ce n’est que momentané et pour en avoir déjà parlé avec elle, je sais qu’elle finira par me la rendre, ce n’est qu’une question de temps avant qu'elle se sente prête a de nouveau vivre seule. Du coup, ouais, en un sens, y’a aussi Côtelette qui faudra épouser. Et quand Atom fait écho a ma remarque de tout a l’heure, évoquant le fait qu’elle risque de la préférer si elle lui donne ses croquettes, je ne peux m’empêcher de rire avant de mimer un semblant de sérieux. « c’est un risque qui mérite d’être pris » après tout, même si je me retrouve trahis par ma p'tite côtelette si elle n’a d’un seul coup yeux que pour Atom, je pourrais pas lui en vouloir. Je suis bien pareil, de toute façon. Et finalement, voilà que la belle accepte ma demande 2.0, en dépit de toutes celles qui rêveraient d’être a sa place, comme elle le dis si bien. « et Dieu sait qu’elles sont nombreuses ! Toute une armée à te jalouser dans l’ombre ! Mais bon t’inquiète, elles te feront rien, j’te protégerais » ouais, bon, je m’a raconte un peu -un peu beaucoup- mais, bon, c’est pas grave, hein. Et puis, qui sait ? Si ça se trouve, j’ai raison sans le savoir. c’est déjà arrivé une ou deux fois que des petites ados me demande si elles peuvent se prendre en photo avec moi, après tout. Genre elles m’ont pris pour un acteur ou je sais pas quoi. Sauf que non, j’ai juste tué mon père, moi, mesdemoiselles. J’te jure, ils sont bizarres, les gens, des fois. Enfin bon on s’en fout de ça, en fait. Le principal, c’est que c'est donc un oui ! Si je m’attendais. Du coup, la bague finis a son doigt, et, comme je m’y attendais, elle lui va parfaitement bien. J’ai encore du mal a réaliser ce qui est en train de se passer, j’ai l’impression d’être sur un p'tit nuage. Sensation que je n’avais plus connu depuis longtemps, et ça fait du bien. Je plaisante un peu sur les réactions qu'on pourra avoir sur ces fiançailles surprises, et ça a l’air de soudainement lui rappeler l’existence de ses parents. Elle n’est pas sur que futur beau-papa apprécie la nouvelle, et j’avoue, ça me fait un peu ricaner avec insolence. « Et pourquoi pas ? Un garçon qu’il n’a jamais vu de sa vie, sinon dans la presse à scandale, qui se ramène d’un seul coup en voulant épouser sa fille… Ca vaaa, c’est pas grand chose ! » bah oui, hein, franchement, il pourrait faire un effort. En tout cas y'a autre chose qui a l’air de la faire flipper, c'est de rencontrer ma mère, et sa réaction face a tout ça, et je n’arrive pas a cacher une grimace en tentant de m’imaginer le truc. « Mmmmh, pour tout t’avouer, je sais pas tellement comment elle pourrait réagir. » y'a un peu tous les scénarios que j’me fais dans ma tête qui m’ont l’air crédible, et donc forcément, quand tout est envisageable, ça aide pas trop. « Mais elle a toujours été douce, aimante et compréhensive, comme maman, alors ça devrait aller » c’est avec un petit sourire nostalgique que j’ai finalement soufflé ces mots, le regard un peu dans le vide. Nostalgique, ouais, parce qu’aujourd’hui, si elle reste douce aimante et compréhensive, quand c’est vers moi que son regard est tourné, tout ça sonne tellement comme faux. Comme un rôle qu’elle se donne pour cacher la rancoeur qu’elle me porte, pour cacher comme elle se hait de me haïr. Ma pauvre maman. Ca doit être tellement dur, pour elle, aujourd’hui. D’être prise dans tellement de sentiments contraires. Et de malgré tout, devoir tout supporter, devoir garder la face et le sourire. De continuer à faire de son mieux pour être là pour moi. Pourtant, elle sait que je sais ses réels sentiments. J’suis pas aveugle, après tout, je la connais. Et elle aussi, me connait. Mais elle continue de toujours faire son mieux pour ne pas me le montrer. Pour sauver les apparences, me faire croire que j’ai pas tout perdu. Et ça nous fait entrer dans une fausse routine d’amour, faites de sourires et paroles qui pourraient sembler si anodine pour qui ne nous connaît pas… mais qui résonne comme incroyablement faux lorsqu’on sait quelle complicité on avait avant tout ça. Encore une chose que je ne me pardonnerait pas. Parce qu’au final, c’est moi qui l’a foutue dans cette situation. C’est de ma faute, tout ça. Mais la je sens que je commence à m’égarer, alors je me sors vite fait de mes pensées pour enchainer dans un p’tit rire « Ma soeur en revanche, ça risque d’être assez volcanique » et la c’est pas peu dire… Deja qu'en temps normal, ça aurait pu être drôle, alors maintenant qu'elle me déteste... « je la vois de là te faire la liste de tous mes défauts et de tout ce qu’elle ne supporte pas chez moi pour tenter de te dissuader » et dieu sait qu'elle peut en avoir une belle liste ! Y’a même moyen qu'elle réussisse a lui faire peur… Heureusement que j'ai le droit d’ainesse sur elle et donc le droit de lui demander bien gentiment de se la fermer, c’est pas mal. Et puis, soudainement, je pense a Liam. A la tête qu'il pourrait tirer, et c’est plus fort que moi, j’me marre. « Par contre si y’en a un avec qui ça risque d’être drôle, c’est mon meilleur ami » il va clairement se demander ce qui m’est passé par la tête, et va soupirer a s’en fendre l’âme quand je lui dirais que j’en sais trop rien non plus, mais que je suis bien heureux de cette impulsion. Ah bah ouais mon pote, t’as pas finis d’avoir l’impression de prendre un petit frère en charge, avec moi ! « Mais si je lui demande d’être témoin, il pourra rien dire ! C’te parade ultime ! Bon, sauf s’il aurait préféré être demoiselle d’honneur, c’est sûr » je lache ça dans un rire parce qu’au final, je le connais, et il aura beau soupirer et jouer les désabusés, au final, il va pas non plus s’y opposer, il sera même heureux pour moi d’me revoir reprendre du poil de la bête, je le sais. « de toute façon, au pire des cas, si personne n’est d’accord, on aura qu’à fuire à Las Vegas. La on aura aucun problème. » Ca nous fera une petite aventure a vivre, un peu comme des amants en fuite… c’est pas mal cool, dans le genre ! « Et en plus, on pourra troquer un prêtre ou un maire contre Elvis Presley ou Dark Vador. Et ça c’est la classe. » franchement, que demander de plus ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 314
informations
postes : 314

Re: before happily ever after (atom) :: Ven 10 Aoû - 13:59


Qui aurait cru, sérieusement, qu’elle aurait une bague de fiançailles à vingt ans. C’était inattendu. Elle qui n’avait jamais réellement eu d’histoire avec de garçons, qui se pensait inaccessible. Avec cette maladie qui faisait souvent fuir les plus courageux à s’aventurer sur ce terrain. Qui aurait cru que cette bague viendrait de Nicholas. Cet homme qu’elle admirait, qu’elle trouvait secrètement beau et qui faisait chavirer son coeur sans qu’elle ne parvienne à expliquer ses fourmillements au creux de son bas ventre. C’était inattendu. Mais étrangement toute cette surprise la rendait heureuse. Particulièrement heureuse. Parce qu’elle avait l’impression que le monde s’ouvrait devant elle, que l’espoir de goûter à ce plaisir qu’est l’amour devenait réel. Et c’était grâce à lui, grâce à cette rencontre au sein de l’hôpital, loin d’être le premier lieu réputé pour son ambiance romantique. Mais ils avaient accroché, l’un à l’autre, ils s’étaient entichés du caractère de l’autre. Ils en avaient quand même vécu des trucs ensemble. Des courses en bolides, des journées à l’hôpital à faire les gamins, des jours moins drôles aussi. Et malgré ça, ils étaient restés ensemble. Elle se souviendrait toujours de cette fois là, alors que la fièvre glissait dans son corps à coup de marteau, alors que son coeur lui faisait mal, que son esprit était vidé d’espoir par toute cette douleur, qu’elle suffoquait, il était resté à ces côtés. Bien qu’on ait pu avoir besoin de lui. Certes, il y avait eu Clayton. Elle avait été contente. Mais c’était à Nicholas qu’elle avait demandé de rester. C’était dans son regard qu’elle avait plongé tout son désespoir. Dans ses pupilles qu’elle avait recherché de la lumière pour calmer sa dérision. C’était lui le premier arrivé. Dans toutes les courses. Malgré l’avance qu’avait pris Clayton, c’était Nicholas qui avait gagné son coeur. Elle le savait depuis longtemps déjà. Avant même l’épisode de l’épidémie qui n’avait fait que confirmer ses craintes qu’elle ressente certaines choses pour l’homme. Parce qu’Atom, elle avait préféré ignorer ce que son corps tentait de lui faire comprendre, elle préférait croire à d’autres choses, parce qu’elle n’aurait jamais imaginé qu’un homme tel que Nicholas puisse partager les mêmes sentiments. Il semblait si homme et elle si gamine. Et désormais les mots d’aujourd’hui avaient annihilé ses craintes. Cette demande en mariage, bien que catastrophique au premier abord, était le signe qu’elle pouvait encore espérer vivre. Qu’elle pouvait se le permettre. Elle souriait. Elle ne faisait que ça. Elle avait le droit. Elle allait devenir Atom Hamilton. Wow, elle imaginait déjà la tête de son père. Il penserait sans aucun doute qu’elle a fait une erreur. Qu’elle a pris cette décision sans penser aux conséquences. Il va sans doute, lui faire le discours du père jaloux, prétendant que cette histoire ne durerait pas. En fait, elle n’en savait que trop rien. Elle n’avait jusque là, jamais confronté son père à un tel scénario. Peut-être avait-elle tord de penser ainsi. Parce que sans doute, qu’il dirait qu’il est content, qu’il leur souhaitera tout le bonheur qu’il peut souhaiter. Et maman, c’était certain, elle serait aux anges, qu’enfin sa fille ait trouvé chaussure à son pied. Parce qu’au final, avec une fille malade depuis des années, on souhaite juste une seule chose pour cette dernière, qu’elle soit heureuse. Peu importe la manière. Et peut-être que papa Blackburn pensera ainsi. Ou qu’il fera semblant pour ne pas vexer sa fille. Parce qu’il restera le père de sa fille malgré tout. Qui plus est une fille unique. Ouais décidément, Nicholas s’était embarqué dans quelque chose. Déjà qu’il semblait avoir ses propres soucis familiaux maintenant il devait faire face à d’autres soucis. Moins désagréable, certes, mais tout aussi stressant. Elle rit nerveusement lorsque ce dernier évoque Clayton. Le fameux. C’est vrai qu’il y avait de quoi se poser des questions, mais de toute manière, il n’y avait pas vraiment eu de début à leur relation. Juste quelques embryons d’un mélange d’amitié et d’ambiguité. Rien de plus, pas de sentiments. Puis de toute manière leur relation même amicale soit elle s’est presque rompu lorsque la jeune femme a remarqué qu’il jouait sur deux tableaux. Avec Alessia et elle. Peu importe qu’il la préfère elle à quelqu’un d’autre. Atom ne se serait permis de briser son amitié avec la jeune femme pour un garçon. Alors elle avait préféré oublié. De toute manière, leur complicité n’était rien par rapport à celle qu’elle avait avec Nicholas et malgré elle, cette évidence l’avait complètement éloignée de Clayton. Bien que sa bêtise suffisait amplement. « C’était déjà toi. » Qu’elle dit. C’était peut-être méchant, mais la présence de Clay était un moyen d’oublier qu’elle ne pouvait avoir Nicholas. Cela paraissait plus normal étant donné qu’ils avaient presque le même âge. Puis il y avait eu toutes ces histoires et cela devenait évident qu’entre elle et Clay il ne se serait rien passé si ce n’est qu’un simple baiser qui eut lieu des mois auparavant. La demande acceptée, elle se retrouve avec une belle bague au doigt. C’était la première fois qu’elle portait une bague de cette valeur là. Ses mains n’avaient presque jamais été ornées, presque parce qu’il y eut quelques pacotilles, des bagues gagnés dans une fête foraine ou quelque chose comme ça, mais jamais provenant d’une bijouterie. En fait, la vérité dans cette histoire, c’est qu’Atom, elle a toujours eu peur de se coincer le doigt, de ne pas réussir à enlever la bague. Mauvaise expérience avec un anneau trouvé dans une sorte de happy meal, elle avait testé l’anneau et malheureusement, ce dernier était resté bloqué sur son index de la main droite. Elle a mis au moins une bonne vingtaine de minute avant de réussir à le retirer, non sans quelques saignements, quelques soupires de désespoir. Parce qu’elle était persuadée que si elle allait à l’hôpital on lui couperait le doigt (elle était encore jeune) elle a décidé de ne plus jamais porter de bague. Mais celle là, ce n’était pas grave si elle ne parvenait pas à l’enlever. Elle était si belle. Et si importante tout d’un coup. Parce qu’elle représentait tellement de choses, tellement d’amour. Et la bouille de Côtelette à côté, irrésistible. Elle venait de gagner un amant et une copine. Et elle avait déjà entamé une belle amitié avec la boule de poil, chose qu’Atom n’hésita pas à rappeler, surtout que sans doute elle serait amenée à lui donner à manger et donc à être préférée à son maître d’origine. Evidemment qu’elle rigolait, la chienne devait mettre Nicholas bien au dessus de tout le monde, peu importe qui lui donnait les croquettes. Atom rigole devant les propos du jeune homme à l’idée que la gamine annonce à ses parents qu’elle est fiancée. Bien qu’il semblait faire le malin, il semblait toutefois interpellé par la responsabilité qu’il devrait prendre. Et elle évidemment, elle s’inquiétait déjà de rencontrer la famille de Nicholas. De faire face à toutes les jeunes filles qui se retournaient sur son passage. Nicholas était un bel homme. Musclé, belles bouclettes dorées, barbe délicieuse, sourire irrésistible, il avait quand même pas mal de chose pour lui, en plus d’un caractère parfait. Alors forcément Atom elle avait peur d’attirer les foudres. En soit ce n’était qu’une femme banale. Il tenta de la rassurer et ça marchait presque. Mais faut dire qu’Atome manquait clairement de confiance en elle. Surtout avec les garçons. Puis elle avait peur d’être jugée ou critiquée pour être la fiancée de Nicholas. Parce que mine de rien, il n’avait pas l’air d’entretenir des bonnes relations avec le reste de sa famille après ce fameux scandale. Et cela était dommage. Atom était très famille. Malgré qu’elle habite dans un autre pays pour ses études, elle appelait souvent ses parents Atom et à chaque vacances, elle rentrait en France pour aller les voir. Parce qu’ils étaient importants, parce que la famille c’était tout. Donc, bien qu’il paraissait toujours heureux Nicholas, bien qu’il lui dise que sa présence lui procurait un bien-être, Atom pouvait imaginer son malêtre que d’avoir de telles relations avec sa mère et sa soeur. Être détesté par sa soeur cela ne devait pas être une chose facile. Avoir tué son propre père non plus et c’est sans doute pour ça qu’Atome elle n’aimait pas parlé de ça avec lui. Alors que beaucoup de personnes s’arrêtaient dans les rues de Cambridge en le pointant du doigt pour évoquer l’acte héroïque qu’il avait fait. Mais pouvaient-ils imaginer tout ce qu’il avait perdu à agir ainsi. Malgré tout il en dessina un portrait rassurant. « Bon alors si tu le dis, je ne devrais pas avoir trop de raisons de stresser à l’idée de les rencontrer. » Mais ce n’était pas vraiment de les rencontrer qui effrayait Atom, c’était en effet, leur jugement. « Y’a t il un risque à cela devienne davantage tendue ? Je ne sais pas parce que sans doute elles auraient trouvé cela irréfléchie. Si tu dis que ta soeur risque de me faire une ribambelle de liste sur le pourquoi du comment je ne devrais pas accepter cette demande ou alors est-ce qu’il y a un petit espoir que cette nouvelle puisse vous rapprocher ? » Parce qu’Atom, elle s’inquiétait pour lui. Depuis qu’il lui avait avoué tout ce qu’il se passait dans sa vie, au delà de ses sourires fabuleux, Atom elle espérait tenter améliorer tout ça. Elle rit Atom, quand il parla de la réaction de son meilleur ami. « Je suis certaine que ça va faire comme avec Côtelette, il va m’adorer dès le premier regard, donc pas de panique, il acceptera. Surtout si tu lui proposes d’être témoin comme tu dis. » Qu’elle rigole. Elle ne connaissait pas son meilleur ami mais c’était sans nul doute une personne qu’elle souhaitait rencontrer. S’il était comme Nicholas, c’était évident qu’elle ne manquerait pas de mourir de rire. Atom lève les yeux au ciel à l’entente de Vegas. Hors de question. Elle soupire. Il avait de ces idées celui là. « Non, non, c’est nul Vegas et je ne suis pas une grande fan d’Elvis, je préférerais Saint Petersbourg plutôt. Je rêve d’aller là bas depuis que je suis toute petite, depuis que j’ai vu le film d’animation, Anastasia. » Faut pas chercher il venait de se fiancer avec une gamine. « Las Vegas c’est beaucoup trop artificielle, je veux quelque chose de réel. » Atom, elle avait l’impression que sa vie prenait la tournure d’un conte de princesse. Elle avait des étoiles plein les yeux déjà.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
personnage
informations

Re: before happily ever after (atom) ::


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» SUMMER • Living happily ever after
» You're still the one pool where I'd happily drown
» amnesia (atom)
» Happily Ever After
» Take him to dinner, woo him out of those tight leather pants and you and your dick can live happily ever after.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum