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but i was blind of anger (solis) :: Dim 8 Juil - 19:25


But i was blind of anger, i was blind of an strange desire for her.
— with @Solal Adler-Rhodes

Justaucorps couleur chair comme une seconde peau, tu sens tes muscles tirés. Tes chaussons abîmés par les années frôlent le paquet. Tu voles comme un animal à plumes. Tu glisses comme un cygne sur l'eau. Expiration et inspiration, tu termines le coeur battant. Tu figes ton corps parfaitement en concordance avec la dernière note de musique. La perfection. Ca le serait. Si tu n'étais pas si perfectionniste. Si tu ne voyais pas les défauts. Si tu ne te titillais pas toi même. Si tu n'étais pas si dure avec toi le même. Tu l'étais. Même trop. Capable de te faire souffrir pour approcher la perfection. Là, à cet instant, tu te faisais surtout souffrir psychologiquement car cette danse, c'était la danse. C'était la danse qui aurait dû t'amener au bout. Qui aurait dû te consacrer. C'était un chef-d'oeuvre. Mais, elle était autant un désastre. La danse de ta fin de ta carrière. La danse de ta blessure à la cheville. La danse de ta descente aux enfers. T'étais masochiste. T'aimais te rappeler cette blessure, physique et mentale. Ta cheville t'élançant alors que tu t'asseyais au sol pour reprendre ton souffle, tu t'allongeais un instant sur le paquet froid. Bras écartés, dans la position d'un ange dans la neige, les yeux sur le plafond, t'aurais pu l'être. Cet ange. Tes cheveux blonds tel un halo lumineux parsemés sur le paquet foncé, t'étais pourtant loin de l'être, une créature céleste. Là au sol, en attendant l'apaisement, tu comptais chaque élancement de ta cheville. La pourrie. Tu ressentais chaque élancement de douleur venant se répercuter dans ton crâne. Ramenant ta jambe contre toi, t'entrepris de défaire ton chausson. Lentement. Trop lentement. Avant de te repositionnais sur tes fesses, assise et d'envoyer rageusement le pauvre chausson à travers la pièce. En direction de la porte, ton chausson t'ayant martyrisé le pied pendant tant d'années vint terminer son atterrissage dans une longue glissade avant de se buter contre des chaussures. Surprise, tu lèves le regard. Tu pensais être seule. Tes yeux clairs font le chemin du corps masculin. Pieds, jambes, cuisses musclés, torse athlétique, tu finis par le visage. Et tu restes figer. Qu'est-ce que... "Adler-Rhodes ?!" Tu réagis plus pour toi même que pour lui entre tes dents alors que tu te relèves avec ta grâce, avec ta délicatesse mais surtout avec vitesse et vivacité. Mais surtout colère et honte. Qu'est-ce qu'il fait là ? Pas besoin d'espérer, tu sais qu'il a vu ton moment d'égarement, t'es sûre qu'il a vu ton effondrement orageux briser ton masque impartial, celui de la reine des glaces. La reine des glaces aux cheveux emmêlés que tu ne prends pas le temps de remettre en place. Poings sur les hanches, t'as renfilé ton masque sur ton visage. Tu poses ta cheville douloureuse au sol, serrant la mâchoire pour ne rien afficher de ta douleur. "Qu'est-ce que tu fais là ?" Tu lances de ta voix toujours essoufflée mais dont tu t'obstines à faire paraître parfaitement contrôlée. Essoufflée par ta danse, par colère, t'es surtout soufflée par son apparition. Et dire que t'avais apprécié la vue de l'apparition jusqu'à tomber sur son visage, jusqu'à découvrir que c'était lui, Solal.
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Re: but i was blind of anger (solis) :: Mar 10 Juil - 18:42


But i was blind of anger, i was blind of an strange desire for her.
— with @Isis Valtellina

en position. le regard aux aguets. les pupilles concentraient sur les corps qui se mouvent devant lui. le gymnase, lieu idéal pour rechercher des pépites du sports. salle d'escrime. il assistait à un cours. les fleurets, les appuies aussi. désormais le combat était lancé. ils étaient doués. se remémorant sa finesse à lui. sa justesse et ces multiples combats qui avaient bercé sa vie. désormais la douleur constante à l'épaule lui rappelait que ces rêves d'atteindre une nouvelle fois les jeux olympiques étaient vains. première touche. il grimace à la seconde. trop prévisible. trop lent. celui de gauche avait du mal à faire face à son adversaire, bien plus expérimenté. une belle perle. il a presque envie d'intervenir. de donner des conseils aux jeunes hommes qui tentent de perdre sa dignité. mais il ne dit pas un mot. trop concentrer sur l'autre. le plus fort. le plus doué. c'est gagné. il applaudit. se faisant remarqué. ils savaient qui il était sans savoir. ce visage connu du monde de l'escrime après tout. un athlète qu'on oublie alors que la médaille brille presque encore à son cou. mais ils ignoraient qu'il était présent dans le but de sélectionner des escrimeurs pour les prochains jeux. quelques sourires d'admiration. puis il se lève. il quitte les bancs. et bientôt la salle. il n'avait rien à dire. pour le moment. il reviendrait à coup sûr. le jeune homme avait marqué son esprit. par sa gestuelle. son dynamisme qui rappelait la sienne. il avance réfléchissant déjà à un halo d'exercice à concevoir pour ce jeune prodige. se souvenant précisément de ses entraînements à lui. puis bientôt, il fut tirer de ses pensées par la silhouette d'une femme. une femme bien connue. chevelure blonde. senteur d'italie. isis. et maintenant l'attaque d'un chausson de danse. solal n'avait pas pris le chemin le plus court pour sortir du complexe sportif. au contraire, il avait choisi de se baigner encore dans cette atmosphère sportif où l'odeur de la sueur ne le gênait pas. bien au contraire, cela l'aidait à y voire plus claire. la salle de danse n'échappa donc pas à sa balade. sauf qu'il avait vu échapper la colère de la jeune femme. une colère inattendue pour une jeune femme au visage de glace. elle qui paraissait tout contrôler. sans jamais fléchir. et là, devant lui, elle semblait vulnérable. blessure à la cheville. solal l'avait remarqué. avec le temps. avec sa propre blessure. il savait quand ça faisait mal. et bien qu'elle jouait parfaitement son rôle de froideur. il avait été là à temps pour le remarquer. elle murmure son patronyme lorsqu'enfin elle se rend compte de sa présence. un murmure qui fait écho dans cette pièce vide. puis finalement, avec ce ton habituellement acerbe, elle l'interroge. tu ne devrais pas t'acharner sur ta cheville. il esquive. il s'inquiète. sans doute, elle le détestera davantage. tant pis. il s'approche déjà. qu'est-ce qui t'es arrivé ? il voulait savoir. isis la danseuse, celle qui l'avait charmé malgré tout.
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Re: but i was blind of anger (solis) :: Dim 29 Juil - 21:51


But i was blind of anger, i was blind of an strange desire for her.
— with @Solal Adler-Rhodes

T'avais jamais compris. T'avais jamais su pourquoi sa vision provoquait tant de choses en toi. Quand ton regard malicieux tombait sur l'homme qui s'était tenu tant de fois devant toi, t'avais toujours ressenti mille et une choses pour lui. Lui l'aristocrate écossais. Lui le brun à la chevelure étrange. Un mélange de bouclettes parfois indomptables. Tu t'étais toujours demandé ce que tu ressentirais à passer tes doigts entre ses mèches. Si la douceur se ressentirait contre ta paume. Si ce geste te rendrait accroc. Plus que tu ne l'étais. Plus que tu ne voulais te l'avouer. Ressentir quelque chose pour l'élégant escrimeur ? Impossible. Jamais. Oh oui, tu ressentais quelque chose pour lui. De l'indifférence ? C'est ce que tu essayais de transmettre aux yeux de tous. Tu jouais la fille indifférente. Celle qui ne se laissait pas atteindre par les mots, par les plaisanteries qu'il te destinait pour tenter un contact avec toi. Tu faisais comme si Solal Adler-Rhodes n'existait pas pour toi, comme s'il était invisible. Un fantôme. Un homme d'un autre monde, derrière un miroir que tu ne pouvais pas voir. C'était dur. C'était difficile pour toi. Tu ressentais des choses pour un homme et tu devais fuir ce même homme. Bien des fois, un début de sourire avait relevé un coin de tes lèvres. Le coin opposé, jamais. Tu te reprenais toujours, le coeur battant, son regard sur ton dos. Sur ton corps. Sur ta chevelure de blé. Et aujourd'hui, c'était de face, qu'il te regardait. C'était de face qu'il avait perçu cette faille chez toi. Ta surprise passée, t'es mi perdu, mi déstabilisé. Mais surtout en colère contre toi. Tu fronces bien plus les sourcils, une expression qui alourdit ton visage. Tu sers les dents et poses ton pied franchement contre le sol. Ton but ? Tu n'as pas mal. T'as aucun souci avec ta cheville. Enfin, si mais un problème qui ne le concerne pas. Tu marches vers lui, décidée. T'es comme un animal, t'es blessé mais tu attaques quand l'humain est là. Tu penseras tes blessures à l'abri des regards, dans ton terrier. "Je n'ai aucun problème avec ma cheville." Tu lances comme indifférente, comme si tu le prenais pour un imbécile qui racontait n'importe quoi. Goût de sang dans ta bouche, tu mords bien trop fort le creux de ta joue pour ne pas hurler de douleur. "Qu'est-ce que tu fais là ?" question réitérée pendant tes derniers pas. C'est une des rares fois où tu t'adresses réellement à lui. Presque à sa hauteur, t'affrontes son regard, même quand tu t'abaisses pour récupérer ton chausson abîmé par le temps.  
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Re: but i was blind of anger (solis) :: Ven 10 Aoû - 14:02


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il avait regardé quelques instants. Par curiosité. Et ses pupilles étaient tombées sur son corps. Sur les arabesques fragiles qu’elle lui offrait au rythme d’une musique silencieuse. Jusqu’à ce moment, ce battement dans l’air. La cheville vulnérable, il l’avait vu. Il l’avait senti, malgré lui. Rappel de sa propre blessure qu’il avait tenté de dissimulé avec des sourires et des non dits. Mais malheureusement, la faiblesse de son corps avait été plus forte que son mental. Travailler avec un corps blessé, c’était plus idiot que d’assumer l’incapacité à exercer. Isis, la froideur du soleil italien, elle était douée dans son domaine. Il le savait pour l’avoir croisé à plusieurs reprises. L’envie de gagner, de réussir toujours à la lueur de ses yeux, elle n’a jusque là, jamais montré aucune faille. Redoutable adversaire. Mais désormais elle était blessée. Or malgré une envie incessante de faire croire le contraire, sa douleur était dessinée par des gestes moins minutieux. Quelques petits tremblements. On a beau réussir à créer l’illusion, certains parviendront à repérer la défaillance. L’unique solution pour parvenir au niveau initial, accepté la blessure, la panser et patienter. Parfois quelques mois, parfois des années. Parfois, il n’y a pas de points de non retour. Et ça, Solal, l’avait finalement accepté. Elle le toise avec la même férocité que toutes les autres fois. Sans aucune douceur, juste de l’amertume et de l’indifférence. Idiotie de la part de Solal que d’apprécier son caractère si détachant. D’apprécier ce regard noir et ce sourire inexistant qui traduit la colère de cette interruption. Il n’aurait pas du se trouver là, il n’aurait pas du voir cet acharnement, il pouvait ressentir tous ces maux dans leur échange silencieux. Jusqu’à ce qu’elle rompt le silence. Évidemment. Il ne s’attendait pas, surtout à lui, qu’elle lui dévoile la vulnérabilité de son corps. Ce n’était pas digne de sa réputation. Solal se gratte la nuque. « Si tu le dis. » Il ne veut pas contester. Après tout, c’était son corps. Et il se souvient de cette ambiance là, dans son esprit, à vouloir refuser toute l’aide du monde. C’était à la fois se sentir impuissant et ridicule aux yeux de tous. Il voulait lui dispenser toute cette disgrâce, peut-être aurait il ainsi plus de chance d’attraper un sourire à l’envolée pour cette compréhension. Même si cette chance était infime. Il fallait le reconnaître. Une interrogation sur sa présence ici. Solal il sourit. Il rit presque. Toujours aussi agréable dans la manière de tenir une conversation. « Oh quel plaisir de te voir Solal, comment tu vas ? » Il ironise. « Tu as toujours l’art et la manière de t’adresser aux gens. Moi aussi je suis content de te voir Isis. » Qu’il lâche. Petite fleur au cheveux de miel, presque fanée par l’amertume et la froideur constante dans son corps. « On m’a offert un travail ici, à l’université. Et je profite d’un complexe sportif plutôt moderne et réputé pour tenter de recruter des jeunes  sportifs pour les jeux. » Il explique sa situation. Il est cash, il ne voit aucun intérêt à dissimuler ses intentions. « Et toi Isis ? Ça fait pas mal de temps quand même. T’ai je manqué ? » Au fond de lui, il était persuadé qu’elle était un minimum attaché à lui. Parce que lui, il avait souvent pensé à elle.    
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Re: but i was blind of anger (solis) :: Hier à 22:29


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T'étais têtue. T'étais trop fière. T'en devenais ridicule. Tu le savais. Tu te ridiculisais devant lui. Comme toujours, t'avais l'impression. C'était si déstabilisant pour toi. T'étais celle qui impressionnait, celle qui avait foi en elle. Et quand tu te retrouvais devant cet homme, tu perdais tes moyens. Tu perdais toutes tes assurances. En te réfugiant devant tes barrières ou ta carapace, tu sais que tu ressembles qu'à une enfant. T'es comme un gamine capricieuse qui fait exprès d'être infecte avec sa mère mais qui est douce comme un agneau avec les autres. Là, toi, t'es cette femme devant cet homme. Tu te fais la réflexion quand il ne te conteste pas, quand tu suis des yeux son mouvement, sa main contre sa nuque. Alors tu fais ce que tu connais de mieux dans les relations humaines, t'attaques sur des derniers pas de ta démarche plus si féline et gracieuse que cela avec ta cheville abîmée. Et le Solal, il sourit, de son putain de sourire craquant. De ce sourire dont t'as toujours eu envie de faire deux choses. La première, le goûter de tes lèvres. La seconde, lui faire ravaler. T'es ravagée. T'es toujours partagée entre ces deux choses et son ricanement que tu perçois n'arrange rien. T'es complètement cinglée alors que tu le regardes sans sourciller se moquer de toi, ironiser des paroles que tu ne dirais jamais. Et il a raison. T'es impassible et pourtant à l'intérieur, c'est une des scènes de Vice-Versa qui se joue. Une grimace t'échappe presque. Est-ce un semblant de sourire ? Ou un truc qui n'annonce rien de bon ? Tu t'agaces toi-même. "Je ne dirais pas cela de cette manière, Solal." tu réponds entre tes dents. Oh, quel exploit, tu réponds à son ironie et tu prononces son prénom. T'as toujours l'air d'être coincée, congelée comme un glaçon ou aussi fermée qu'une porte de prison mais c'est un premier pas. C'est déjà ça. Donc non, tu n'aurais pas dit cela de cette manière, c'est-à-dire avec cette voix. T'as pas ce ton là quand tu parles, bon sang ! Et alors que tu croyais un simple mauvais moment à passer, façon de parler, seulement pour taper un high five avec ta conscience (parce qu'évidemment, un organe battant ne pense pas pareil mais tu le bâillonnes), t'apprends que sa présence est permanente. Une lueur fugace, comme un éclair, passe dans ton regard alors tes bras en tomberaient presque. "Quoi ? Ici ? A toi aussi ?" tu questionnes sans réellement attendre une réponse, révélant ta surprise et tant d'autres choses. Le doute. C'est pas possible. Tu peux pas. Le croiser une seule fois, c'est déjà beaucoup. Tes mains viennent attacher tes cheveux couleur blé avant de rejoindre tes hanches. Tes sourcils sont froncés et finalement, tu lâches un rire. Tu ne saurais pas dire s'il est amer ou gêné. Toi ? Penser à lui ? Lui, te manquer ? Ah. Ah. Ouais... c'est plutôt le second rire. "Je travaille à Cambridge aussi, à l'Université et je recrute. Presque un retour à la case départ à cause de ça." Ça, ta cheville que tu désignes du coin de l’œil avant de t'abaisser près de lui pour récupérer ton chausson. T'arrêtes de jouer la gamine. T'assumes finalement, ta cheville te fait un mal de chien. Tu lui tournes le dos afin d'aller récupérer tes affaires. "Et rêve pas Solal. Je vais plutôt croire que t'es accro à moi... tu me suis c'est ça ?" tu plaisantes presque alors que tu boitilles à moitié jusqu'à elles, t'enfiles tes chaussures. Second croix rouge dans le calendrier pour ce jour, tu lui renvoies une taquinerie.   
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