administratrice ◇ broken princess
avatar
administratrice ◇ broken princess
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 18/05/2016 sous la copie conforme de : alexandra sassy park. £ grâce à un total de : 264 et je crédite : tumblr (photos) et my love .OBSTINATO (avatar).


Message
we're in the same pain, sis. (bilis)
Lun 5 Déc - 18:09

we're in the same pain, sis.

billie and philis.
La douleur. Depuis des jours, elle ne me quitte plus. Mon état d'esprit est au plus bas, et rien ne me donne envie. Pas même la fête, pas même la drogue, pas même le sexe. Plus rien. La seule chose qui me fait continuer mes conneries, c'est l'envie d'oublier. Beaucoup en profitent, certains m'évitent, et peu me soutiennent. Mais même pour ceux ayant le courage de me supporter n'arrivent plus à savoir comment agir, pas même mon propre frère. Et je m'en veux, terriblement, de ne pas être facile à ranimer. Mais bordel, Freya me manque. La même question me tourmente encore et encore, celle de savoir si je ferais un jour mon deuil. Tout le monde me dit que oui, mais je n'en suis pas si sûr. Elle était la seule à me comprendre, à savoir chaque instant de ma vie. Maintenant, je n'avais plus personne à qui parler.

Je suis à Londres, et je me dirige vers le manoir familiale. Une horde de paparazzis me chasse, me vole ma vie une énième fois et je leur offre le spectacle de l'année. La princesse déchue, perdue. Le maquillage n'est pas présent sur mon visage comme à mon habitude, mes cheveux ressemblent très certainement à rien et mon style vestimentaire n'est pas celui pour lequel j'opte en tant normal. Un simple jean, un léger pull et une veste en cuir, le tout agrémenté de mes bottines à talons. Rien de bien extravagant. Une fois à la hauteur de l'entrée, je me retourne vers les flashs crépitants et feins un sourire, le tout suivi d'un joli doigt d'honneur en leur direction. Les cris fusent, pendant que j'entre rapidement dans la demeure. Je ne cherche pas à m'éterniser, et je vais directement vers la chambre de Billie, notre demie-soeur. Depuis l'accident, je ne l'avais pas vue, puisque je refusais quiconque voulait me voir hormis Simon. Mais maintenant, j'étais prête. Elle en avait besoin, tout comme moi. Une fois devant la porte de sa chambre, je toque une première fois et me permet d'entrer. Je la trouve assise dans un fauteuil, le regard perdu par la fenêtre. Je m'installe à côté d'elle et lui prends une main, doucement. Je n'ose pas parler, pas encore, voulant que cela vienne d'elle-même, sans la précipiter.
©S a n i e
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
avatar
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 15/04/2015 sous la copie conforme de : zara -bébé- larsson £ grâce à un total de : 4788 et je crédite : moi-même. (avatar) imagine dragons - thunder (musique profil) lana del rey - national anthem monologue (texte signature)

En ligne

Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Sam 14 Jan - 18:23
We're in the same pain, sis'.

Tu as mal. Ton cœur saigne, tu n’arrives plus à contenir les larmes qui te rougissent le regard et coulent le long de tes joues. La joie de ton âme avait totalement disparue, tu n’avais plus la force de rien, concrètement, tu n’étais plus qu’une pauvre enfant viking brisée. Cela a été si soudain. Personne ni même toi s’attendait à un tel choc, qui n’a rendu la blessure de ta famille d’autant plus béante. Tu n’y croyais pas, même si les médias et les circonstances étaient bien réelles, que les yeux des gens étaient rivés sur la dite tragédie. Ta petite demi-sœur, la De Stockholm que tu avais retrouvée dès ton arrivée à Cambridge à ton premier jour universitaire, avait brutalement disparu dans un accident de voiture.

Et tout s’était enchaîné depuis. Tu n’avais que des souvenirs flous de la suite des longues minutes qui ont suivi le moment où tu avais appris la terrible nouvelle. Tu te souviens vaguement de ta crise de larmes, de ta panique, de tes mains tremblantes qui bouclaient ta valise, avec une intention bien claire, foncer tout droit à Londres pour retrouver les tiens. Puis l’enterrement, cet événement auquel tu avais déjà fait face pour ton père, mais qui n’en faisait en réalité pas moins mal. C’était même pire. Freya était même plus jeune que toi. L’injustice de la vie était telle qu’on l’enterre avant même que sa grand-mère si célèbre ne soit partie. Un moment de réunion familial si douloureux, que même ce soir, tu ne t’en remettais pas. Le front appuyé contre ta vitre, seule dans ta chambre plongée dans l’obscurité, on pouvait deviner ta présence à cause des flashs assourdissants qui assénaient de violents coups à l’extérieur. Le message de tout ce raffut était clair, l’un des membres de ta famille recomposée était de retour de votre manoir de Londres, celui que tu avais encore un peu de mal à considérer comme chez toi, malgré que tout le monde, ou presque, t’avait accueillie de la plus sympathique des manières.

Tu aurais pu quitter ta chambre pour accueillir le membre qui rentrait. Simon, Philis, Lyanna, les aussi blessés que toi et qui restaient, murés comme toi dans la souffrance. Tu aurais pu les serrer dans tes bras, leur donner de ta chaleur même si tu ne savais que trop bien que cela n’aiderait pas vraiment à tout effacer, rien d’autre que le temps en avait le pouvoir, et encore. Mais tu n’en n’avais pas la force toi-même, tu tentais de te formuler mentalement des prières pour te réconforter, sans également trop de succès non plus, au moins, tu essayais. Puis tu fus surprise, quelques minutes plus tard, d’entendre des coups venant de cette lourde porte d’accès à tes quartiers. Quelqu’un voulait te voir, ce qui était chaleureux pour toi. Peut-être allais-tu pouvoir penser un peu à autre chose avec de la compagnie. Tu tournas alors ton regard larmoyant vers la ténébreuse Philis, ta froide demi-sœur, mais que tu n’aimais pas moins. Au contraire. Elle était avec Freya dans ses derniers moments, tu ne pouvais qu’imaginer sa douleur, sans doute plus vive que celle de n’importe qui. Tu serras tout de suite sa main alors qu’elle entrait en contact de la tienne, et tu lui fis un peu de place sur le fauteuil pour qu’elle vienne plutôt s’asseoir avec toi au lieu de rester bêtement debout. « ma philis … » commenças-tu, tristement, avant d’entourer son épaule de ton bras, lui laissant tout le loisir de venir contre toi si elle en ressentait le besoin. Elle était silencieuse, son teint était tellement éteint, ton cœur criait de lui venir en aide tout de suite … Mais que faire ? Tu aurais aimé tout tenter, tout faire que cette douleur disparaisse au moins un petit peu, pour lui faire renaître un semblant de sourire sur son visage. Tu n’osas pas de trop rajouter quoi que ce soit, ne voulant pas prendre le risque de la blesser plus, tu accompagnes juste ton silence de gestes tendres, qui véhiculent bien plus de chaleur et de sincérité qu’une parole qui pourrait être mal placée.


☆☆☆ Beerus • 687 mots.
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ broken princess
avatar
administratrice ◇ broken princess
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 18/05/2016 sous la copie conforme de : alexandra sassy park. £ grâce à un total de : 264 et je crédite : tumblr (photos) et my love .OBSTINATO (avatar).


Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Mer 25 Jan - 21:23

we're in the same pain, sis.

billie and philis.
Je reste silencieuse. Mais bien vite, le calme froid de la pièce est perturbé par la douce voix de Billie. Une voix elle aussi brisée, comme le reste d'entre nous. Je prends conscience que notre accident, la perte de ma petite soeur ne touche pas seulement ma personne, mais bien tout le monde. Et je regrette subitement de m'apitoyer sur mon sort comme je le fais depuis ce jour. Je m'en veux, d'en vouloir au monde entier, même à ma propre famille, sans aucune raison. Ils n'y sont pour rien, eux. Personne n'y est pour rien, personne n'est responsable pour l'existence des êtres ayant forcé ce destin. Terrible destin. Je ne lui réponds pas tout de suite, profite de sa présence contre moi, un minimum réconfortante. Tout comme elle avait l'air de le faire avant mon arrivée, j'observe dehors, repensant à un peu tout ce qu'il s'était passé jusqu'à présent. Et pour la première fois depuis ce fameux jour, je trouve la force, je ne sais où, de parler. "Tu sais, je m'en voudrais toute ma vie, je pense..." Je souffle un coup, me donne un peu plus de courage. "J'aurais aimé que la faucheuse me prenne, moi. Freya ne méritait pas ça. Elle avait un avenir, elle. Pas moi. Je ne suis que le petit vilain canard, qui n'a jamais suivit les règles." Je rigole amèrement, face à mes paroles, que je livre pour la première fois. Mais j'en ai besoin, si je ne veux pas me tuer moi-même, à petit feu. "Je ne saurais sûrement jamais ce que je vais faire de ma vie, je ne suis même pas stable. Tu parles d'une princesse. La vraie princesse, c'était elle. Freya." Je me perds dans mes propos, le regard lui aussi perdu, dans le flou total. Après une nouvelle inspiration, je me racle la gorge et reprends de nouveau la parole, complètement sérieuse, engloutie dans mon souvenir. "Nous étions en train de rigoler. Je lui ai fait une blague, et comme à chaque fois, elle s'est mise à rire aux éclats. Tu sais, je rigolais avec elle, mais je pensais en même temps à quel point je l'aimais. A quel point j'étais chanceuse de l'avoir dans ma vie, parce qu'elle était la seule qui ne me jugeait pas, à qui je me confiais. Et puis, tout est parti en vrille. Je n'ai pas tout de suite pris conscience de ce qu'il se passait, je l'ai juste entendue, elle, criant mon prénom. Criant à l'aide. Je te jure, j'ai essayé de l'attraper pour la maintenir contre moi... mais c'était trop tard. On était pas attachés, alors on a volés chacune de notre côté. Je ne l'ai pas quitté du regard, tu sais. Mais il m'a suffit d'une clignement. J'ai cligné des yeux une seule fois, et elle était partie... J'ai pas voulu y croire, alors j'ai hurlé. Mais c'était trop tard. J'ai pas pu la sauver, je n'ai pu rien faire. Sauf hurler, encore et encore... jusqu'à évanouissement, je pense. Car quand je me suis réveillé, on m'a dit que j'avais perdu ma voix, sûrement à cause de mes cris..." Je m'arrête là. Et finalement, je me relâche. J'ai cette impression de me libérer d'un poids, et je souffle longuement. Sans que je m'y attende, parler me fait du bien. Surtout de ce sujet en particulier, celui pour lequel je n'avais pas encore eu assez de courage pour en parler. Jusque maintenant.
©S a n i e
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
avatar
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 15/04/2015 sous la copie conforme de : zara -bébé- larsson £ grâce à un total de : 4788 et je crédite : moi-même. (avatar) imagine dragons - thunder (musique profil) lana del rey - national anthem monologue (texte signature)

En ligne

Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Lun 13 Fév - 20:20
we're in the same pain, sis'.

Elle te fendait le cœur, Philis. Elle te fendait le coeur avec ce regard ayant perdu depuis longtemps sa plus sombre brillance. Elle qui avait à tout moment cette allure de future reine, celle qui savait se faire respecter mais aussi aimer de ses pairs par son esprit rebelle, qui donnait définitivement un coup de jeune au système de la royauté. La forte jeune ténébreuse que tu connaissais avait disparue, laissant place à un masque criant de désolation, de douleur, qui te rendait totalement abattue et impuissante. Et tu détestais ça. Cela te détruisait moralement presque autant que la douleur d’avoir perdu pour toujours ta chère petite Freya. Tu n’aimais pas voir de larmes, entendre de tristes reniflements, alors que tu préférais cent fois mieux voir des sourires sur les visages et entendre des éclats de rire. Tu voudrais tellement rendre sa joie à Philis, elle le méritait tellement, mais tu savais bien que cela n’allait pas être facile du tout. A plus juste raison que tu n’auras sans doute jamais, Philis était vraiment très, très proche de la petite dernière des De Stockholm.

Tu lui laisses le temps de s’ouvrir. Logiquement, si elle était venue te voir ce soir, toi-même perdue dans la pénombre de ton immense chambre londonienne, c’est qu’elle avait besoin de parler, besoin que tu l’entendes. C’était ce que tu aimais à penser même si en réalité tu n’étais pas encore certaine. Finalement, même après un bon moment que tu étais présente sur les terres anglaises pour nouer des liens avec eux, ils étaient toujours aussi délicats aujourd’hui, car tu étais entrée dans leur vie tout de même assez tardivement.  Tu ne voulais pas non plus t’imposer, ils t’acceptaient doucement, tu en avais l’impression, alors autant ne brusquer personne et les laisser venir à toi quand ils auront assez confiance. Le fait que Philis vienne te voir, finit par te consoler un peu, même si les circonstances n’étaient pas idéales, au fond, peut-être cherchait-elle à te dire par sa présence que tu étais des leurs, que tu étais une De Stockholm malgré tout ce qu’on pourrait dire ou penser, ce qui était vraiment chaleureux et rassurant pour toi.  

Et puis, elle brise le silence, ta demi-sœur. La première fois depuis le décès de Freya. Une prise de parole tout aussi surprenante qu’inattendue, qui ne te laissa clairement pas de marbre. Tu l’écoutais, silencieusement, presque religieusement pour recueillir ses pensées, pour savoir la réconforter au besoin. Mais ses paroles eurent plutôt l’effet de lui glacer le sang. Elle se sentait coupable de sa mort, alors que ce n’était pas de sa faute, c’était un accident … Elle aurait aimé mourir à sa place, et cette affirmation fit naître de nouvelles perles brillantes des yeux de la norvégienne. « mais non philis, ne dis pas ça, ce n’est pas de ta faute, et réellement, si tu veux mon avis, le monde aurait préféré vous garder toutes les deux. » Parce que Philis, tout autant que Freya, avait une valeur à tes yeux, celle d’une famille qu’elle se devait d’aimer toute sa vie. La ténébreuse s’en moquerait peut-être de ce que tu pouvais penser, mais sur le moment, tu avais ressenti le besoin de lui dire. « tu sais, je pense que là où elle est, freya rétorquerait que tu as un avenir toi aussi, peu importe le chemin que tu comptes suivre. parce que tu n’es pas seulement princesse, tu ne suis peut-être pas forcément les règles mais que tu es capable de prendre tes propres décisions. et ce sont grâce à ces dernières que tu construis ton avenir, quel qu'il soit. » Tu caressais longuement ses cheveux, sans aucune interruption. Tu te rendais doucement compte que tes paroles avaient une portée qui ne t’étais pas forcément habituelle, que ton cœur parlait pour toi tellement tu voulais venir en aide à Philis. Tu voulais tellement qu’elle se sente bien, plus forte, que tu en sors presque de la philosophie, de la thérapie, alors que tu ne faisais pas réellement cela bien souvent. Et puis, elle finit par te détailler le moment de l’accident … Avec une précision, t’explicitais les plus tristes images qui te soulevait le cœur. Tu imaginais le rire des filles, l’insouciance, le bonheur d’être ensemble, et puis le choc terrible qui a fait voler toute la positivité en éclats … Une sécurité non prise, le corps sans vie de Freya, et le hurlement de Philis, qui finit par te faire craquer. Un nouveau flot de larmes te prit, et ce fut toi qui fondit dans les bras de la ténébreuse, qui était tellement courageuse d’avoir enfin pu sortir et mettre des mots sur sa souffrance. « c’est … c’est terrible ce que tu as vécu … mais on est tous là, je suis là philis, je suis fière de toi parce que tu cherches à faire sortir ta douleur, je n’aurais sans doute pas su le faire à ta place ... » Tu la serres contre toi, avec tout l’amour que tu pouvais lui donner, parce que finalement, tu l’aimes progressivement comme une véritable sœur, celle pour qui tu comptes réellement comme telle.


☆☆☆ Beerus • 859 mots.
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ broken princess
avatar
administratrice ◇ broken princess
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 18/05/2016 sous la copie conforme de : alexandra sassy park. £ grâce à un total de : 264 et je crédite : tumblr (photos) et my love .OBSTINATO (avatar).


Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Mer 12 Avr - 11:49

we're in the same pain, sis.

billie and philis.
Après mes déclarations, je ne trouve plus le courage de répondre quoi que ce soit à Billie, malgré sa volonté de me déculpabiliser. Dans le fond, ses paroles me font du bien, mais ma gorge se noue au fur et à mesure, m'interdisant presque de dire mot. A ses dernières paroles, je la sens affaiblie, montrer une part d'elle que je n'avais pas encore remarqué à cause de mon comportement je m'en foutiste. Elle se laisse aller à son tour, se blottit contre moi, les larmes perlant sur ses joues. Dans un élan de compassion, je la serre à mon tour, lui montrant que même si j'étais détruite,
au plus profond de moi, j'étais là pour elle. Comme pour Simon. Ils étaient à présent ce qu'il me restait de famille, avec ma mère. Alors je me devais d'être là, de rester forte un minimum afin qu'ils puissent compter sur moi. Bien qu'en ce moment, ce n'était pas réellement l'idéal. Nous restons ainsi pendant un temps, et les minutes me semblent devenir des heures. Je me perds dans les méandres de mes pensées, me demande ce que j'allais devenir. Peut-être avait-elle raison, peut-être avais-je un avenir. Après tout, même Hak me l'avait dit. Mais pour l'instant, je n'arrivais pas à y penser. Pas encore, c'était beaucoup trop tôt. Lorsque je reviens à la réalité, je me sens engourdie, ma main caressant doucement le bras fin de ma demie-soeur. Retrouvant ma voix, je lui propose de nous dégourdir un peu, histoire de ne pas rester ici toute la nuit. "Tu ne veux pas aller manger, ou boire quelque chose?" Je lui parle doucement, comme pour ne pas la brusquer, comme si elle était toute fragile.
©S a n i e
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
avatar
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 15/04/2015 sous la copie conforme de : zara -bébé- larsson £ grâce à un total de : 4788 et je crédite : moi-même. (avatar) imagine dragons - thunder (musique profil) lana del rey - national anthem monologue (texte signature)

En ligne

Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Lun 17 Avr - 15:57
we're in the same pain, sis'.

Tu ne supportes que difficilement cette boule de tristesse qui s'était formée dans ta gorge. Ton souffle saccadé par des sanglots que tu retenais, pour ne pas plus inquiéter Philis que de raison, tu essayais tant bien que mal de tempériser ces douloureuses images qu'elle t'avait évoquée et qui t'avait clairement bouleversée. Une fois encore, tu ne pouvais qu'être fière de ta demi-soeur d'avoir eu ce courage de s'ouvrir, car de telles images étaient déjà insupportables, pour toi qi ne les avaient pas réellement vécues. Tu ne pouvais qu'imaginer ce qe pouvait ressentir Philis à ce moment précis, devant alors une douleur bien plus vive à traîner que la tienne.

Malgré le fait que tu avais lâchement craqué à la suite de cette difficile délaration, tu espérais silencieusement que le poids curatifs de tes mots ont su apaiser quelque peu la tristesse de ta ténébreuse Philis. Voir les gens aussi malheureux était une épreuve pour toi, une épreuve à surmonter, pour que tu puisses toi-même les aider à retrouver le sourire, même si la raison était plus dure, plus profonde ... Au moins, tu te donnais les moyens d'essayer, même si tu n'étais pas sûre d'y arriver. C'était la chose la plus difficile au monde, de toute façon, de surmonter comme cela la disparition d'un membre de la famille. Le temps était encore trop jeune pour vous guérir tous de cette perte, mais tu restais persuadée qu'ensemble, vous arriveriez à retrouver le sourire, sans nul doute était ce que Freya aurait désiré, du haut de sa tour des songes, veillant sur vous au paradis.  

Tu la serres encore doucement dans tes bras, alors qu'elle brise de nouveau votre silence, te demandant alors si tu voulais boire quelque chose, ou grignoter. En réalité, tu n'avais pas vraiment eu le coeur d'y penser, tellement tu étais affectée, peinée par la douleur. Douleur qui t'avait coupé toute sensation de faim, toute sensation d'être, en réalité. Et même si cela était encore d'actualité, que tu avais l'impression de ne rien pouvoir avaler, il fallait de toute manière penser également à votre santé. « oui, c'est une bonne idée, phi. on en a peut-être pas forcément envie sur le moment, mais il faut qu'on pense à nous aussi. » lui répondis-tu, tout aussi doucement, la libérant de ton étreinte pour qu'elle puisse se lever. Et ensemble, vous quittiez ta chambre, marchant silencieusement en direction de la cuisine de votre grand manoir. La lumière que tu actionnais te fit crisper un peu les yeux, habitués à la longue obscurité qui régnait dans ta chambre. Et avec une âme serviable, tu te retournais vers Philis, lui énumérant alors ce que tu trouvais en fouillant les placards, avant de finir par le frigo : « qu'est-ce qui te ferait plaisir ? fruits, céréales, chocolat ...? ou de la crème glacée ? » Personnellement, tu lorgnais sur la corbeille de fruits où de jolies pommes étaient disposées. Mais tu voulais quand même avoir l'avis de la ténébreuse pour préparer efficacement votre petit plateau grignotage.


☆☆☆ Beerus • 531 mots.
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ broken princess
avatar
administratrice ◇ broken princess
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 18/05/2016 sous la copie conforme de : alexandra sassy park. £ grâce à un total de : 264 et je crédite : tumblr (photos) et my love .OBSTINATO (avatar).


Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Ven 19 Mai - 12:45

we're in the same pain, sis.

billie and philis.
Je réalise, seulement maintenant, que m'éloigner de ma famille n'avait pas arrangé les choses. J'aurais dû être là, avec eux, avec Billie, afin que l'on puisse s'entraider, comme toute famille normale. Bien qu'après tout, nous étions loin d'être une famille normale, au final. Je ne la lâche pas du regard, voyant mon père à travers elle, ses yeux d'un bleu glacial, sa peau extrêmement claire, ses cheveux blonds.
Un mini sourire s'installe sur mes lèvres, à cette pensée. Elle est son portrait craché. Parfois, j'essayais de m'imaginer à quoi ressemblait sa mère. Je l'imaginais d'une beauté pure et brute, tout comme elle. Tout comme la mère de Simon, tout comme ma propre mère. Père avait du goût en matière de femmes, on ne pouvait pas lui reprocher le contraire. Seulement d'être volage. Il n'a jamais su se contenter d'une seule. Mais malgré tout, il avait toujours été un homme bon. Je l'avais toujours admiré, aimé. Et je le retrouvai en Billie. Un peu plus à chaque fois. Mais je n'en prenais réellement conscience que maintenant.
Je sors de mes pensées lorsqu'elle répond positivement à ma question. Oui, il fallait que l'on pense à nous. Que l'on avance, même si cela était difficile pour tout le monde. Nous avions chacun notre propre façon de surmonter cette situation, Simon était parti, je m'étais réfugié dans la drogue... mais qu'en était-il de ma nouvelle soeur? A présent, je voulais être avec elle. Ne pas la laisser seule. Ne pas être moi-même, seule. Surtout depuis le départ d'Hak. Au bout de quelques secondes, nous nous levons presque en même temps et nous dirigeons machinalement vers la grande cuisine familiale, dans la pénombre. Nous avions dû rester longtemps dans sa chambre pour qu'il fasse aussi noir à présent. Lorsqu'elle allume la lumière, mes yeux se plissent un instant, le temps de s'y habituer. Je m'installe sur l'énorme îlot central de la cuisine et observe -encore- Billie fouiller dans les placards. Elle énumère tout ce qu'elle trouve, et à défaut d'entendre le mot pizza, je jette mon dévolu sur quelque chose de plus sain. "Ah tiens, je vais me faire un bol de fruits et céréales.." Je descends de l'îlot, et me mets à côté d'elle afin de l'aider à préparer notre plateau repas. Mais en voyant le chocolat, l'envie me vient aussi. Après tout, un petit écart ne devrait pas être bien grave? Avec un nouveau sourire, j'installe donc un paquet de chocolats sur le plateau, avant de faire mon bol de céréales et de fruits. Je regarde par moment la blonde, voyant qu'elle aussi avait opté pour les fruits, et un sourire s'installe sur mon visage. Nous n'étions pas si différentes que ça, après tout. Silencieusement, nous préparons notre copieux plateau, et une question me vient à l'esprit. "Et on fait quoi pendant qu'on mange? Un film, une série, un jeu de société ou autre?" Je lui demande son avis, ne voulant pas forcément manger dans cette pièce presque vide d'âme et silencieuse. J'en avais marre, du silence pesant, bien qu'il ne l'était pas en compagnie de Billie.
©S a n i e
Revenir en haut Aller en bas
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
avatar
administratrice ◇ le meilleur des bébés. ♥
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 15/04/2015 sous la copie conforme de : zara -bébé- larsson £ grâce à un total de : 4788 et je crédite : moi-même. (avatar) imagine dragons - thunder (musique profil) lana del rey - national anthem monologue (texte signature)

En ligne

Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Mar 1 Aoû - 16:19
we're in the same pain, sis'.

La mort n'est qu'un prolongement de la vie. Elle n'est qu'un simple passage, une simple barrière. Certes, elle divise et fait un mal conséquent, mais tu savais qu'un jour, vos chemins et celui de Freya se retrouveront, tôt ou tard, dans les immenses jardins du temple de Valhalla. Une référence mythologique, oui, mais qui imposait dans le collectif nordique ce fait que la mort n'était pas quelque chose sur lequel on devait se lamenter, mais que l'on devrait plutôt être contents de ces défunts qui vivent maintenant leur repos éternel dans le plus parfait des endroits célestes. Cela devrait te conforter, mais il fallait croire que cette mythologie n'était pas assez ancrée en toi, ou bien que ta douleur était encore trop forte pour qu'elle soit soignée. Car même si tu croyais un minimum en cette mythologie qui berce ta culture natale, tu n'arrivais pas tellement à sourire, à passer au dessus de ta peine. Tu tiens qu'à peine debout, au même titre que Philis qui en était encore dévastée. Il allait vous falloir du temps, sans doute encore beaucoup, pour que votre chemin vers la guérison se fasse.  

Tu ne savais même pas comment tu tenais debout, avec toute cette souffrance à l'intérieur. Ni même comment Philis faisait. Et pourtant, vous étiez là à vouloir vous faire un repas, faire comme si cette vie difficile continuait malgré tout. Votre coeur si lourd vous apparaissant comme un obstacle que vous franchissiez ensemble, péniblement. Vous vous accrochiez à votre instinct de vie, sans doute grâce à cela que vous teniez votre bien affaiblie force. Comme s'il le fallait, pour ne pas mourir à votre tour. Ce n'était pas ce que Freya aurait voulu pour toi et votre ténébreuse Philis.

La belle, assise sur l'îlot de la cuisine, répond alors à ta question en t'annonçant alors qu'elle allait se faire un bol de fruits et de céréales. Bonne idée en soit, au niveau calorique. Et puis, préparer cela côte à côté, cela allait permettre de faire quelque chose ensemble, de continuer à partager même dans cette période pas vraiment opportune. Elle retrouvait un peu le sourire, alors qu'elle s'affairait et cette douceur sur ce visage de glace te réchauffait un peu le coeur quelque part. Tu sentais que, même n'étant que partiellement sa soeur, tu lui étais utile et agréable, et il n'y avait pas que plus beau ressenti pour toi en cet instant. Tu prépares ton plateau aussi, ayant découpé quelques quartiers de fruits, puis te déplaçant vers le frigo aussi pour prendre quelques yaourts. Cela changeait un peu de ce que tu avais l'habitude de te faire alors que tu étais chez toi, en Norvège ou même ici dans ce fier pays Anglais, qui était plutôt salé et consommateur de thé. Disposant tes laitages et tes fruits découpés sur ton propre plateau, tu vis Philis déposer un paquet de chocolats, sans doute plus pour le plaisir que par réel nécessité. Tu étais loin d'en être contre, on dit que le chocolat est le meilleur remède à de nombreuses blessures psychologiques. Et lorsqu'elle te questionna sur ce que tu voulais faire durant ce frugal petit repas, tu fis mine de réfléchir un instant avant de répondre. « on pourrait regarder un film oui ... quelque chose de drôle, comique, qui nous change un peu l'esprit ... et puis, s'il y a bien quelques jeux en plus, je pense que ce ne serait pas une mauvaise idée, il faut combler le vide, ne plus ressentir ... ça. » Oups, en voulant positiver, avec ta maladresse tu refroidis un peu la tension ... Comme si c'était quelque part inévitable, que cette douleur présente trouverait toujours un moyen pour vous rappeler à l'ordre. « euh ... désolée je ... je vais voir dans les armoires du salon ce qu'on peut trouver comme film. » Tu pris ton plateau, un peu gênée et tu quittas la cuisine pour allumer votre pièce principale, déposer ton repas sur la table basse et te mettre en tailleurs devant le meuble de la télé pour farfouiller dans les boîtes de dvd's. Tu te maudissais intérieurement d'être aussi idiote, espérant sincèrement que Philis, plus brisée que tu ne l'étais, n'allait pas t'en tenir rigueur.


☆☆☆ Beerus • 738 mots.
Revenir en haut Aller en bas


Message
Re: we're in the same pain, sis. (bilis)
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» une recette bonne et pas chere...le pain de viande
» LOU PAN GROUMAND (pain gourmand)
» Crise du Pain !!!!
» No pain in your future. [Pv Sip]
» La Cascade de Pain : Illustration

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum