student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Everybody hurts ✽ Makena
Sam 29 Avr - 23:43

Cela faisait à peine une semaine que je remettais les pieds à l’université de façon quotidienne pour ne plus louper aucun cours après tout ceux que j’avais loupé ces derniers mois. Suite au décès de Grimjow, je n’avais guère été capable d’affronter l’université et les murmures dans les couloirs. Je ne m’étais pas senti en mesure de faire face à tous ces regards emplis de pitié ou de questions. Alors, j’avais préféré fuir et m’enfermer dans un autre monde. Un monde au sein duquel je n’avais jamais cessé de chuter. Un monde dans lequel j’étais redevenu en partie cet Edan d’Irlande. Un Edan autodestructeur et totalement conscient de cette autodestruction par la drogue. Suite à la pression de mon psychologue, j’avais tenté un retour à l’université un mois plus tôt. Cependant, tout cela s’était soldé par un splendide échec qui avait fait jaser les gens à l’université parce que j’avais piqué une crise digne d’un fou en hôpital psychiatrique. Je m’étais enfui pendant un mois de l’université de nouveau préférant les cours à domicile et les fêtes sans limites. Pourtant, j’avais fini par remettre les pieds à l’université en début de semaine parce que les professeurs m’avaient clairement soufflé que j’étais inscris comme n’importe quel autre étudiant et qu’ils ne pouvaient pas faire indéfiniment quelque chose de différent pour moi.  Le point noir du tableau était cette fatigue qui pesait violemment sur moi et qui ne cessait de pulser dans mon être.  Je savais très bien ce que vous alliez me dire : si j’arrêtais de faire la fête à tout bout de champ, je ne serais pas autant fatigué bien sûr. Cependant, c’était plus fort que moi comme si un autre prenait le contrôle de mon être. Je ne parvenais plus à rester fermé dans mon studio le soir. Je ne pouvais plus me foutre devant un dessin animé et me laisser emporter loin de tout. Je ne parvenais même pas à plonger dans un livre ou dans mes révisions pour oublier le monde autour de moins. Rien ne me faisait rester à la maison. Je ressentais trop cette envie de me retrouver à l’extérieur et de laisser la destruction s’emparer de mon corps. Alors je le faisais. Encore et encore. De façon trop incessante et réelle. Je sortais pour ne rentrer à des heures que trop matinales. Je sortais et je terminais bien trop souvent dans des états lamentables. L’alcool coulait à flot dans mes veines. La drogue pulsait vivement dans mon être. Il m’arrivait souvent de finir les fesses à l’air dans un coin de la boite ou du bar à coucher avec quelqu’un que je ne connaissais même pas. Il m’arrivait parfois de finir embarqué par les flics à la suite d’une énième bagarre à laquelle j’avais participé. La déchéance à l’état pure. À cause de ces états lamentables, je terminais toujours avec le visage digne d’un cadavre le lendemain. Mais, bordel, je m’en fichais. Je m’en foutais parce que, pendant quelques heures, je me sentais bien même si tout n’était dû qu’à des substances trop dangereuses pour mon être. Je m’en fichais parce que je pouvais toujours me cacher derrière mes vêtements et mes capuches. Ça ne changeait pas de qui j’étais. La maladie me poussait toujours à tenter de me fondre dans les murs et à faire corps avec mes vêtements pour devenir le parfait petit invisible dans la foule. J’étais sorti hier soir dans un bar pas très loin de chez moi. Les verres avaient défilés et je me souvenais avoir dansé. Je me souvenais d’un mec qui s’était approché de moi et qui avait laissé des marques dans mon cou. Cependant, je ne savais même plus si j’avais couché avec lui ou non. Tant pis, ce n’était pas vraiment important. Je n’étais pas rentré bien tard conscient que j’avais cours le lendemain. Et, j’étais là à présent. Après quatre heures de sommeil, j’avais appliqué le même rituel qu’à mon habitude malgré le mal de crâne me frappant douloureusement. Avaler mes cachets en rajoutant un médicament contre ma migraine au passage, déjeuner mon bol de céréales devant les dessins animés, me doucher, m’habiller sobrement, me brosser les dents, attraper mes affaires et filer à pied en direction de l’université.  Slim noir sur mes jambes, converses au pied, j’avais enfilé un débardeur et un gros sweat dont la capuche était rabattu sur mes cheveux devenus bruns. Tout se déroula de façon trop habituelle. Je m’asseyais à la même place que toujours. Je notais sagement mes cours. Je sortais en dernier. Je mangeais dans un coin tout seul. La journée passa rapidement et je finissais par sortir de mon dernier cours en soupirant de soulagement. Le week-end… Je ferais sans doute bien de le passer au pieu malgré le désir de sortir qui pulsait dans ma tête. Alors que je réfléchissais déjà à ce que j’allais pouvoir faire de ces deux jours, je me retrouvais face contre terre gémissant sous la douleur soudaine et imprévue. Stupide petit garçon. Je n’avais pas fait attention au monde autour de moi et je me retrouvais étalé au sol. Des bruits de pas se précipitèrent vers moi alors que je prenais sur mon être pour ne pas éclater en sanglot. J’avais trop mal. Alors que je me redressais m’accoudant au mur, je fus harcelé de questions et je comprenais pourquoi : c’était un professeur qui se trouvait là. Alors, je bafouillais pour le couper tellement il me donnait mal à la tête.

C’bon j’vais bien, c’bon

Je marmonnais ces mots dans ma barbe alors que ce professeur cherchait à capter mon regard. Il me regardait étrangement preuve que je m’étais sans aucun doute blessé. Le vieux monsieur cherchait à savoir ce qui s’était passé et je fronçais les sourcils. Mon regard croisa celui du garçon qui m’avait fait un croche-patte. Il ne me quittait pas des yeux et je baissais bien vite les miens déglutissant difficilement. Au fil des secondes, ce qui s’était passé me venait en tête de façon claire. Je traversais le couloir sans coller le mur et ça m’avait été fatal sur le coup. Ce garçon en avait profité pour me faire un croche-patte. Je me souvenais parfaitement à présent. Son pied qui s’était mis là et que je n’avais pas pu éviter. Et, le temps que je réagisse, j’étais déjà au sol alors qu’il riait silencieusement. Je savais que c’était le coupable et que les personnes autour de nous l’avait vu. Je le savais putain alors je pouvais le dire sans mentir. Je devais parler de ces intimidations dont j’étais trop régulièrement victime depuis de nombreux mois. Ces populaires qui me prenaient à part pour me taper dessus. Ces gens qui me faisaient des croche-pattes trop souvent sans raison. Ce n’était pas compliqué. Il ne s’agissait que de quelques mots. Pourtant, mon cœur pulsait trop vite et j’avais l’impression que j’allais vomir. Je me sentais trop mal. Je ne pouvais pas souffler cette vérité. Si on me faisait tomber, je le méritais. Non ? Je n’étais qu’une horreur et les gens supportaient mon visage et ma présence ici. Alors, je méritais totalement de me retrouvé remis à ma place. Plus bas que terre. Alors, doucement, je finissais par secouer la tête comme pour effacer l’événement en un rien de temps, comme pour souffler silencieusement que ce n’était rien. Néanmoins, je savais que ce n’était pas un de mes proches en face de moi et on ne me comprendrais pas aussi facilement. Alors, je finissais par ouvrir la bouche. Je bafouillais que j’étais perdu dans mes pensées et que je m’étais emmêlé dans mes pieds au point d’en trébuché. J’haussais les épaules en rajoutant que je n’étais qu’un foutu maladroit. Au moins, je ne terminais pas sur un mensonge. J’étais réellement maladroit. Il m’arrivait trop souvent de renverser des choses – pas plus tard que ce matin j’avais renversé ma trousse partout autour de moi. Il m’arrivait trop régulièrement de manquer des chutes – quelques heures plus tôt, j’avais loupé une marche et j’aurais pu m’échouer au sol. Alors, je ne mentais pas en disant être maladroit et je savais que ça aiderait à faire passer plus facilement mon mensonge. Bien sûr que oui, j’avais été perdu dans mes pensées. Néanmoins, je n’étais pas tombé tout seul. C’était le garçon baraqué qui m’avait fait un croche-patte. Ce garçon qui avait un sourire satisfait en hochant la tête vers moi comme pour me dire que j’avais bien agit. Il s’éloignait. Le poids dans mon être se relâchait un peu alors que le professeur me disait de faire attention. Il me conseillait d’aller à l’infirmerie et j’acquiesçais sans rien ajouter. Je passais à côté du professeur fronçant les sourcils. Étais-je vraiment si amoché que ça qu’il me soufflait d’aller à l’infirmerie ? Comme si je comptais m’y rendre. Sérieusement. Je tournais dans un couloir et les lieux étaient déserts. Je m’appuyais contre le mur soufflant doucement pour tenter de me calmer et d’apaiser mon cœur qui battait la chamade. Je fermais les yeux. Et, à présent que l’adrénaline s’effaçait de mon être, je ressentais les douleurs qui se réveillaient. Mon genou avait cogné douloureusement au sol et je savais que j’allais boiter dès à présent. J’étais presque certain que je saignais. Néanmoins, je n’osais pas soulever mon pantalon pour regarder. Pas tout seul ou j’allais pleurer. Une de mes mains semblait être tombé sur quelque chose de pointu car une égratignure se dessinait à l’intérieur de ma main. Le pire était sans doute ma tête qui avait cogné fortement. Mon front était rouge. Je sentais un liquide chaud sur ma lèvre tant et si bien que j’en venais à la sucer récoltant le goût âcre du sang dans ma bouche. Ok. Respirer. J’étais foutrement amoché, mais il était hors de question d’aller à l’infirmerie ou à l’hôpital.  Je savais où je voulais aller. Je voulais m’éloigner de tout et de tout le monde. Je désirais être seul et j’avais l’endroit parfait pour ce désir. Baissant encore plus la tête, je me mettais en marche traversant les couloirs et une partie du campus. Je finissais par me retrouver au Milkshop. Bien que très populaire auprès des étudiants, l’endroit était quasiment désert en fin de semaine et en fin de journée. Je poussais la porte de mon antre risquant des regards de chaque côté. Quelques étudiants étaient au rez-de-chaussée, mais il n’y avait pas grand monde. J’étais persuadé qu’il n’y avait personne au premier étage, dans cette bibliothèque. Un léger sourire étira mes lèvres alors que je m’approchais du comptoir prenant soin de bien cacher mon front blessé avec ma capuche. Je commandais un simple café qu’on me servit rapidement. Et, alors que je me tournais pour prendre la direction du premier étage, je percutais quelqu’un violemment. Cette personne manquait de chuter à cause de moi et je réagissais trop automatiquement en attrapant sa main pour empêcher sa chute. Fort heureusement,  mon café ne se renversa pas. Ni sur moi, ni sur cette personne. Lorsque je fus certain que la personne était en équilibre, je lâchais sa main avant de bafouiller.

Shit… Je… J’suis… J’suis vraiment déso...

Et voilà que ma vie tournait encore au drame. Effectivement, ça tournait mal parce que je venais de percuter une demoiselle et que je détestais devoir faire face à des échanges avec les gens qui ne faisaient pas partis de mon entourage proche à Cambridge. D’autant plus lorsque j’étais le gamin qui venait de commettre une faute. Néanmoins, toute la situation était pire que de me retrouver face à une étrangère que j’aurais pu fuir rapidement après quelques excuses correctes. Alors que mes prunelles bleues s’étaient relevées pour regarder l’étrangère dans les yeux en m’excusant parce que je trouvais ça plus correct, j’avais aussitôt fermé ma bouche. C’était comme si le monde se mettait soudainement sur pause autour de moi. C’était comme si j’étais totalement sur pause et incapable de faire quoi que ce soit. Je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais plus bouger. Je ne pouvais plus rien faire si ce n’était de fixer la demoiselle qui se tenait face à moi et que j’avais failli renverser. Cette blonde absolument sublime qui aurait pu me couper la parole par sa beauté, par sa prestance. Malheureusement, ce n’était pas ce qui m’avait stoppé. Oh non. J’eus la folle envie de me pincer pour vérifier si je n’étais pas en train de rêver ou d’halluciner comme cela semblait m’arriver régulièrement au cours des dernières semaines. Mais, zut, je ne pouvais pas rêver parce que je savais que j’étais blessé et pas loin de l’université après une journée de cours. Je ne m’étais pas endormi. Quant à l’idée d’une hallucination, non ce n’était pas possible non plus puisque je n’avais rien consommé d’excessif. Rien qui pourrait réellement me pousser dans les méandres d’un délire. Tout était trop réel et ça m’avait totalement arrêté. Oh, excusez-moi, vous ne savez pas de quoi je parle. Laissez-moi vous éclairer. Ce qui m’avait soudainement stoppé était le fait que je la connaissais. Cette étrangère n’était pas une étrangère pour moi. Je ne connaissais que trop bien ce visage qui se trouvait face à moi même si cela faisait des années que je ne l’avais pas vu. Des années qu’elle n’existait plus pour moi. Pourtant, son nom était encore sur mes lèvres. Makena. Je l’avais rencontré des années plus tôt. Oh oui, ça me semblait presque appartenir à une autre vie. C’était lorsque j’étais encore en Irlande, encore ce digne fils de premier ministre irlandais. Nos familles dans la politique avait engendré notre rencontre au cours d’une de ces énièmes rencontres de politique. Makena et moi étions rapidement devenus amis. Du moins, je pensais qu’elle était devenue mon amie. Je m’entendais bien avec elle. Je pouvais lui parler et rire avec elle lors de tous ces banquets qui me saoulaient plus que tout. J’étais bien avec la demoiselle. Mais, j’étais moi. Un Edan sans limite, à coucher avec tout le monde et plein d’hormones. Makena et moi avions fini par coucher ensemble. Une fois. Puis, elle avait disparu comme ça. Dans un claquement de doigt. Elle s’était effacée de ma vie sans que je ne comprenne pourquoi, sans que je ne sache ce qui s’était passé. L’abandon à l’état pur m’avait dévoré alors que la culpabilité me bouffait doucement le ventre parce que je pensais que si je n’avais pas couché avec elle, peut-être qu’elle serait restée. Si elle était mon amie… Une hypothèse que je ne pouvais même pas confirmer. Je ne savais plus. Makena. C’était elle qui se trouvait face à moi aujourd’hui. Elle que j’avais failli renverser et si j’avais su, je n’aurais rien fait pour l’aider. Je l’observais un instant toujours si sublime. Mais, c’était trop douloureux pour moi de rester là à la voir vivante et semblant heureuse. Sans un mot de plus, je la bousculais légèrement pour passer. Au lieu de sortir de l’endroit pour prendre la fuite, je montais les escaliers pour me rendre au premier étage. Je m’installais à une table déposant mon café et sortant mon livre de mon sac. Je me laissais tomber sur ma chaise. Et, au même moment, une larme glissa sur ma joue. Une larme suite à la douleur dans tout mon corps après mon altercation à l’université. Une larme suite à cette douleur de la revoir. Elle. Makena.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Dim 30 Avr - 9:59

Un mois, un mois qu'elle ne pouvait plus faire ce qu'elle voulait, un mois qu'elle avait été victime de cette blessure, une semaine qu'elle s'était à peine rétablit. Pendant un match de basket-ball, la dernière seconde du troisième quart-temps, Makena était en possession du ballon, de son élan elle tira du milieu de terrain afin de marquer ce panier qui allait rentrer dans les filet au bruit sourd et affreux du buzzer du gymnase. Pendant ce tire Makena se fit percuté violemment avant qu'elle ne retombe mal sur sa cheville droite. Elle perdit l'équilibre et resta au sol. Ses mains étaient sur son visage, son genou gauche était plié tandis que sa jambe droite était allongée. Sans même être obligée de regarder les dégâts causé de la chute, Makena comprit grâce au chuchotement et exclamations de certains que ce n'était pas beau à voir. Elle fronça alors les sourcils puis se mit en position assise pour enfin regarder cette surprise. Sa cheville venait de gonfler énormément.La douleur venait de réagir ce qui la fit grimacer. Deux de ses coéquipières la porta pour l'allonger hors du terrain. Le match était donc fini pour elle... Les semaines se sont écoulés assez lentement pour Makena, mais progressivement au niveau de sa blessure, elle n'avait plus de béquille pour l'aider à marcher , puis les séances de kiné lui faisait grand bien. Ce matin là , avant d'aller en cours, elle décida de faire un mini footing afin de reprendre le rythme habituel. En rentrant chez elle se doucher puis se vêtu d'un t-shirt lui arrivant à peine en dessous du nombril, d'un sweat Nike noir et  d'un jean peu troué de couleur gris. La matinée fût assez longue et c'est pendant qu'elle se déplaçait dans les couloirs qu'elle vit un regroupement d'élèves , que c'était-il passé? Un garçon était au sol, visiblement il avait dû chuter mais les égratignures pouvaient porter à confusion. Une baston peut-être? Vu comment se moquait un autre garçon en le voyant par terre c'était plutôt un croche - patte. C'est en analysant le visage de celui-ci que le temps s'arrêta autour de Makena, elle ne sentait plus rien, même plus son sac qui pesait sur son dos , plus rien.

C'est pas vrai...Sa bouche s'entrouvrit et un sentiment de culpabilité la traversa. Il n'avait pas changé,  ce garçon avec qui la blondinette avait passé son adolescence. Ce garçon avec qui elle avait fini dans un lit, parce qu'elle était amoureuse de lui. Ce garçon qu'elle avait dû abandonner sans lui en parler , à cause de ses parents. Elle eût une légère larme avant de partir sans vouloir se faire remarquer par celui-ci. A la sortie, elle poussa le garçon qui avait fait tomber son "ami" ou maintenant sa connaissance afin de montrer son mécontentement.

T'es vraiment un sale con ! Laisse les gens tranquille au lieu de les emmerder sinon je te jure que tu vas te prendre mon genou là où ça fait mal !

Elle serrait les poings et posa son index sur le torse de celui-ci, ces sourcils étaient froncés en voyant que le jeune homme prenait sa menace pour de la rigolade. Elle lui donna un gifle sans en avoir le contrôle de son membre avant de partir d'un air énervé. Certains de ses amis la rejoignit et voyant qu'elle était énervé,  il recula afin de la laisser toute seule. Tout le monde savait que si Makena était énervé il ne fallait jamais rester dans les parages quelques fois , qui sait ce qu'elle pourrait faire? C'est alors qu'elle décida d'entrer dans un café nommé Milkshop afin de boire un chocolat chaud. Elle se dirigea vers la caisse en regardant son téléphone avant de percuté une silhouette d'homme. Une main la retenue pour évité le choc au sol , et en regardant les vêtements pour voir les dégâts qui aurait pu être causé par le café elle posa ses iris bleues sur son visage. Les yeux du jeune homme ne regardait pas encore son visage c'est alors qu'elle s'empressa de s'excuser avant qu'il ne refoule celle-ci.

   
Pardon , je ne regardais pas où je marchait.


Quand elle vit que le blondinet avait stopper sa phrase , elle comprit que celui-ci l'avait reconnue. Le temps s'arrêta une nouvelle fois. Les battements de coeurs de la blondinette ralentissait. Il était toujours aussi Magnifique , il n'avait vraiment pas changé comparaît à leur adolescence. Sa bouche s'ouvrit comme si elle voulait parler mais aucun son ne sortit. Il était maintenant partit, Makena baissa son regard et d'une voix tremblante , elle commanda un chocolat chaud.
Ses pensées étaient perdues, son corps était comme lourd , elle se sentait coupable même si cela faisait des années. Elle décida de de monter au premier étage.La blondinette le regarda assit , devant son café. Sa conscience lui disait d'aller lui parler, mais elle en avait pas le courage, elle avait peur que celui-ci la refoule même si c'est ce qu'elle méritait de sa part. De quelques pas hésitant, elle s'avança à son niveau avant de prononcer son prénom d'une voix tremblante.

Edan?

Son regard pointait ses pieds, ses joues étaient devenue rouges à cause de la honte et des milliers de questions ainsi que de mots trottait dans sa petite tête.Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, elle avait peur et c'était assez visible. On pouvait voir ces ongles qui s'enfonçaient dans sa paume pour y laisser des légères marques.
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Jeu 4 Mai - 23:26
Mes mains tremblantes se posèrent sur mon livre que j’ouvrais de façon trop mécanique au marque page que j’avais laissé quelques heures plus tôt. Mes yeux se posaient automatiquement sur la page de mon livre rencontrant le numéro du chapitre. Mes prunelles bleues glissaient légèrement vers le début du chapitre et… Non. Non, putain. Je ne parvenais même pas à me laisser emporter dans la lecture comme j’avais pourtant tant l’habitude de le faire de façon incessante. En général, il était trop facile pour moi de me couper totalement du monde extérieur et de la réalité pour pénétrer au sein de ces histoires qui ne pourraient jamais être réelles. Je préférais toujours me laisser entraîner dans ces mondes où tout était déjà écrit. J’adorais me laisser entraîner dans ces moments où je n’étais qu’un spectateur qui n’avait pas à subir les coups soudains et imprévus de la vie. Tout paraissait plus simple sur ce papier blanc. Tout paraissait tellement mieux au travers de ces mots à l’encre noir. Je préférais me noyer avec délice sous ces mots parce que j’en oubliais tout et que je ne souffrais pas. Je préférais cette solution à ce que je vivais en réalité. Cette réalité où la vie ne cessait jamais de m’envoyer des vagues qui me faisaient chavirer et qui me poussaient à me noyer avec beaucoup trop souffrance. En règle générale, il me suffisait d’ouvrir un livre et d’en lire quelques lignes pour pouvoir plonger totalement au sein de cet univers imaginaire alors que je m’effaçais totalement du monde réel. Cela m’arrivait si souvent, presque quotidiennement à l’université. Il m’était même arrivé plusieurs fois de ne pas entendre les gens autour de moi me parler ou m’appeler tellement j’étais pris dans cette histoire. La lecture était mon échappatoire. Elle parvenait toujours à me saisir et à m’entraîner loin de ces flammes de l’enfer pour quelques heures. Pendant que je lisais, j’oubliais ce feu qui me dévorait et qui me heurtait. Pendant quelques heures, je n’étais plus qu’un lecteur totalement happé dans un monde qui n’était pas mien et qui ne serait jamais réel. C’était si simple. C’était si délicieux. Pourtant, aujourd’hui, ça ne semblait n’être qu’une torture. Rien n’était aussi simple. Je ne parvenais pas à agir comme d’habitude. Rien ne venait m’accrocher réellement ou au contraire quelque chose qui n’était pas mon livre m’ancrait beaucoup trop dans le monde. Malgré le livre passionnant que j’avais déjà commencé quelques jours plus tôt et que je venais de poser sur ma table dans l’espoir de le terminer, je ne parvenais guère à me concentrer sur celui-ci. Je n’arrivais pas à me laisser emporter dans ce tourbillon imaginaire. Les pages ne m’engloutissaient pas comme elles avaient tant l’habitude de le faire. C’était irréalisable aujourd’hui. Cela ressemblait trop à une mission impossible. Mon ancre se trouvait trop dans la réalité m’empêchant dès lors de me glisser dans ce trou littéraire. J’étais foutu. C’était fichu. Ma jambe non blessée s’agitait sous la table bougeant de haut en bas à un rythme fou. Je mordillais nerveusement ma lèvre laissant le sang glisser dans ma bouche tellement j’abîmais cette plaie à ma lèvre. Le stress bouffait mon ventre tant et si bien que ça remontait dans tout mon être. Je tremblais. Je me sentais mal, presque comme si la vague me submergeait totalement et que j’étais en train de m’étouffer dans cette réalité trop dérangeante. Les lignes de mon livre dansaient sous mes yeux et je ne parvenais pas à me concentrer pour les remettre à leur place. Je ne pouvais pas lire un seul mot et j’en savais la raison. Elle. Makena. Sa soudaine apparition dans ma vie présente alors qu’elle avait appartenu à un passé que j’avais enfermé dans une malle enterrée six pieds sous terre. Merde, merde, merde. Le visage de la demoiselle se dessinait encore dans ma tête. L’image du passé superposé à l’image du présent me rongeait lentement. Sa voix résonnait encore à mes oreilles même si je ne l’avais pas reconnu sur le coup lorsqu’elle s’était excusée en premier suite à la bousculade imprévue. Dans ma tête, j’entendais encore son rire, je parvenais encore à saisir des bouts de phrases, des surnoms et une complicité du passé. Un vent chaud qui s’était transformé en tornade si froide et destructrice. Et le parfum de Makena… Il semblait envahir tout l’endroit comme pour me pousser à prendre conscience qu’elle était là et que je ne pouvais pas l’éviter, que je ne pourrais pas faire comme si ça n’avait pas eu lieu. C’était presque comme si tout le Milkshop était soudainement devenu Makena. Il n’y avait qu’elle partout. Dans ma tête. Autour de moi. Dans mon être. Autour de ce lieu. J’avais envie de crier de rage. Je désirais tout envoyer valser. Cependant, j’étais trop paralysé par cette réalité pour parvenir à réellement agir. Je ne pouvais rien faire. Juste rester comme un mort sur ma chaise. Immobile et silencieux à laisser la panique s’insinuer lentement dans mon être. Une panique qui me tordait le ventre me poussant à trembler et à manquer d’air de plus en plus. Ma jambe ne cessait pas de bouger alors que je fermais les yeux. Je fermais les yeux parce que des bruits de pas se faisaient entendre ici. Des pas qui s’approchaient de ma table. Je savais qui c’était. Je ne voulais pas la voir. Je refusais de lui faire face. Je voulais qu’elle s’efface juste comme elle avait su le faire dans le passé. Pourtant, malgré ma prière pour qu’elle s’efface de devant moi, ça ne fonctionna guère. Sa voix résonna soudainement. Mon prénom glissa entre ses lèvres de façon interrogative. J’ouvrais les yeux. Mes prunelles bleues se posèrent sur elle. Elle, les yeux baissées, le joue au rouge. Elle à qui je répondais simplement dans un murmure.

Makena...

Mon ton se voulait cordial. Malheureusement, il était empli de ces sentiments qui pulsaient en moi. Cette colère qui brûlait dans mon être en même temps que cette peur me bouffait avec lenteur. Alors, mon ton s’en trouvait trop froid et si dur sans que je ne puisse m’en empêcher. De toute façon, je n’avais même pas envie de faire semblant. Pas aujourd’hui. Pas après tout ce qu’il m’était arrivé au cours de la journée. Je n’étais franchement pas d’humeur à me conduire comme le parfait petit soumis peureux de Cambridge. Pas face à Makena. Pas après tout ce qu’elle m’avait fait subir. Pas après cette journée merdique que j’avais passé. C’était presque comme si j’étais simplement toujours l’Edan d’Irlande. Cet Edan sans limite et sans contrôle. Cet Edan qui n’hésitait pas à balancer ce qu’il avait à balancer. Enfin, cela restait tout de même encore à prouver parce que je ne soufflais pas d’autres mots. Je me contentais de marmonner le prénom de la demoiselle comme elle venait juste de souffler le mien. Un échange étrange. Je me contentais de son prénom comme pour lui dire de but en blanc que je savais qui elle était et que je l’avais parfaitement reconnu. Cependant, j’étais persuadé qu’elle le savait déjà au vu de la réaction que j’avais eu face à elle. Puis, zut, elle avait soufflé mon prénom de cette façon si éloignée que j’avais conscience qu’elle savait déjà que j’étais au courant de son identité. J’avais préféré m’enfuir rapidement plutôt que de rester face à elle pour tenter de parler de ce qui s’était passé des années plus tôt. Je n’étais pas du genre à enterrer la hache de guerre comme ça. Je n’étais pas du genre à faire table rase sur le passé en un claquement de doigt. Non. La blessure était toujours là, quelque part en moi. Elle résidait comme une cicatrice qui avait marqué mon être. Elle demeurait comme une blessure qui m’avait sans doute un peu plus poussé vers cette dysmorphophobie qui me dévorait aujourd’hui. Cette dysmorphophobie que je n’affichais plus à présent qu’elle était là. Je redevenais cet Edan qu’elle avait connu. Mais, si elle m’avait vu dans le couloir quelques minutes plus tôt, Makena devait savoir que ce n’était plus qu’une fausse façade. J’étais devenu un gosse malade et foutrement trop pitoyable. Je n’étais plus le même Edan. Je ne parvenais qu’à faire semblant parfois. Merde. Pourquoi diable Makena était montée jusqu’ici ? Que cherchait-elle à faire ? Qu’avait-elle réellement à dire ? À me dire ? Et, zut, s’il y avait vraiment quelque chose à faire ou à souffler, pourquoi diable se contentait-elle de m’interpeller par mon prénom ? Elle savait que j’étais Edan, j’étais cette bonne personne et elle ne faisait rien. Elle déclinait mon identité. Je n’aimais pas ça. Oh non. Je n’aimais pas ça du tout. C’était comme si j’apercevais la vague au loin et que j’étais pourtant trop incapable de bouger pour rejoindre le rivage au plus vite et échapper au déluge. La vague ne cessait de se rapprocher de mon être et elle risquait même de me faire chavirer. Allais-je tomber ? Allais-je me noyer ? Ou parviendrais-je à sauter cette vague qui se dessinait au loin ? Je n’en savais foutrement rien et ça me fichait suffisamment la frousse pour que mon ventre se torde toujours plus violemment. Heureusement que je n’avais pas beaucoup mangé aujourd’hui sinon nuls doutes que j’aurais déjà tout vomi. Merde. Le simple fait de prononcer le prénom de la jolie blonde me semblait si compliqué à faire que je ne pouvais rien ajouter. Les phrases dansaient pourtant dans ma tête en nombre violent. Les questions s’affolaient dans mon crâne, incalculable tellement elles étaient nombreuses. J’étais foutrement trop perdu sur ce que je voulais dire, sur ce que je désirais lui demander. Je ne savais pas. Je ne savais plus. Zut. Je ne savais même pas si j’avais réellement envie d’échanger avec elle. La jolie demoiselle était là face à moi. Mais, bordel, j’avais simplement envie qu’elle disparaisse. Je ne voulais pas qu’une figure du passé prenne une place au sein de ma vie. Je ne voulais pas qu’elle prenne une place dans ma vie après y avoir laissé un trou béant, une cicatrice douloureuse et une culpabilité violente. Mes prunelles bleues détaillaient Makena un instant. Elle ressemblait tellement à la fille de mon souvenir que c’était douloureux pour moi de savoir comment agir. J’avalais difficilement ma salive tout en continuant de la regarder. Je rêvais de prendre mes jambes à mon cou pour m’éloigner au plus vite et m’en aller loin d’elle. Malheureusement, je ne parvenais pas à le faire au vu de mon état pitoyable suite à ma chute dans le couloir. Alors, je restais là à attendre dévoré par trop de sentiments douloureux. Après quelques secondes supplémentaires de silence, j’haussais les sourcils comme pour lui dire qu’elle avait mon attention et que je l’écoutais. Elle n’avait toujours rien dit de plus que mon prénom comme si elle ne parvenait pas à se décider à parler, comme si elle ne savait pas ce qu’il fallait souffler. Aussi perdue que moi peut-être. Et, pourtant, malgré le chemin qui ne se dessinait pas devant mes yeux, ma bouche s’ouvrait soudainement. Les mots glissèrent entre mes lèvres sans que je ne puisse rien y faire. Ils étaient juste là. Ils avaient simplement besoin de sortir et de se faire entendre.

C’le jeu du roi du silence ou quoi parce que ça m’amuse pas Makena ! Putain. Qu’est-ce que tu veux mmh ? Qu’est-ce que tu m’veux ? Tu cherches quelqu’un avec qui baiser avant de disparaître comme si tu n’étais même pas son amie ? Enfin, tu ne l’étais sans doute même pas, cette amie. Oh, peut-être que t’veux juste remuer le couteau dans la plaie et te vanter de ce que tu as fait ?! Tu n’as rien à foutre ici. Rien à faire dans ma vie. J’veux pas te voir. T’ferais mieux de dégager avant que ça ne tourne mal...

Outch. Non, non, rassurez vous, vous n’étiez guère en train d’halluciner. J’étais bel et bien en train de souffler ces propos violents. C’était bel et bien moi sans aucune substance dans le corps. Je n’étais pas sous l’effet de l’alcool ou de la drogue. C’était juste vraiment moi aussi étonnant que cela puisse paraître pour les personnes qui ne me connaissaient qu’ici. Ici où j’étais cette petite victime si soumis et silencieux. Ça changeait drôlement soudainement. Mais, ceux qui m’avaient connu par le passé comme Makena ne seraient sans doute pas aussi surpris par mon comportement si agressif. Ça correspondait totalement au garçon irlandais que j’avais pu être. Le venin glissait entre mes lèvres sans que je ne puisse m’en empêcher. Je ne parvenais pas à m’écraser ou à faire semblant que les choses pourraient aller. Je ne parvenais pas à agir de cette façon comme j’avais pourtant pris l’habitude de le faire depuis mon arrivée à Cambridge et le développement incessant de ma maladie. Aujourd’hui, face à Makena, je ne pouvais pas être ce passif petit irlandais. Non. J’attaquais et j’en avais besoin. Mes mots étaient si froid que j’avais du mal à me reconnaître moi-même. J’étais si méchant qu’une partie de mon être se tordait comme sous un sentiment trop réel et dérangeant de culpabilité. Zut, j’avais le droit de dire ça. J’avais le droit d’être en colère. Surtout après ce qu’elle avait fait, après ce que j’avais vécu. Encore plus après ma journée de merde. Mon venin se déversait sans que je ne puisse m’arrêter, mais au moins les choses étaient à plat et très claires de cette façon. Je ne cherchais pas à faire semblant. Je ne cherchais pas à me cacher. Je ne laissais même pas l’occasion à la demoiselle de commencer même si c’était elle qui était venue me retrouver au premier étage du Milkshop. Elle était venue jusqu’ici pour prononcer mon prénom. J’aurais pu en faire de même en retour. Malheureusement, ça pulsait trop en moi et ma bouche s’était ouverte laissant le flot de parole s’en échapper. J’avais commencé par m’agacer du silence de la demoiselle alors qu’elle venait de bouleverser ma journée et qu’elle me dérangeait réellement. Je ne voulais pas la voir. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Makena… Souvenir du passé, cicatrice douloureuse du présent. Merde. Je m’agaçais tout seul de son silence que je comparais à ce jeu ne me plaisant guère. Mais, bien vite, les questions avaient pris le dessus. Ces interrogations qui se baladaient dans ma tête semblaient être plus forte que tout ces reproches que je pouvais avoir à formuler… Quoique… Ce n’était sans doute pas la vérité. Après tout, la moindre de mes interrogations semblait être une pique de reproches du passé. Je lui demandais de but en blanc ce qu’elle voulait. Et, plutôt que de me taire, j’offrais ces possibilités qui sonnaient comme des questions. Des questions qui n’étaient guère innocentes puisque je reprochais des choses à la blonde. Je lui demandais si elle cherchais quelqu’un avec qui baiser avant de disparaître comme si elle n’était même pas son amie. Il n’y avait pas besoin de dessin. Je décrivais exactement ce qui nous était arrivé par le passé. Nous avions couché ensemble comme une baise, comme j’aurais pu faire avec n’importe quelle étrangère sans doute. Cependant, Makena avait disparu comme ça alors que j’étais persuadé qu’elle était mon amie. Que nous étions proches et amis, réellement. Enfin, comme je le balançais, peut-être que j’avais eu tord de croire qu’elle l’était. Bien vite, je continuais sur ma lancée soufflant qu’elle cherchait juste à se vanter de son exploit tout en remuant le couteau dans cette plaie. Cette putain de plaie qui se trouvait enfouie dans mon être et qui s’ouvrait doucement et douloureusement. Les questions s’arrêtaient là. J’aurais sans doute pu continuer des heures entre questionnements et reproches. Cependant, je balançais les règles. Rien à foutre ici, dans ma vie. Aucune envie de la voir. Dégager avant que ça ne tourne mal. C’était un avertissement même si j’ignorais totalement ce qui pouvait arriver, ce que j’étais encore capable de faire. Je la défiais juste du regard et j’attendais sa réponse. J’attendais sa réaction face à ce garçon si dur et froid que je redevenais. Une attitude qui contrastait foutrement avec mon état physique. Cet état physique qui prouvait que je n’étais plus le même, que j’étais une victime trop réelle. Ma lèvre ouverte m’obligeait à sortir souvent ma langue pour récolter le sang. Mon genou douloureux me poussait à ne jamais cesser d’agiter ma jambe sous la table comme pour également tenter d’éviter de jeter un œil à cette blessure qui me terrorisait. Je tremblais et je m’étais empressé de ramener mes mains contre mon torse les croisant pour masquer ma faiblesse. Une faiblesse qui apparaissait pourtant si clairement avec cette blessure à mon front et ce sang qui glissait sur mon visage. Un liquide rouge qui coulait alors que la présence de Makena me charcutait aussi de l’intérieur. C’était même plus douloureux dedans que dehors.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Ven 5 Mai - 17:57

Il venait de le prononcer, de prononcer son prénom d'un ton assez froid, un ton qui venait de paralyser le corps de la jeune hawaïenne.Elle avait peur. Peur de quoi? Peur que la discussion parte en vrille,qu'il s'acharne sur elle même si elle le méritait, peur de découvrir les dégâts qu'elle aurait pu causé après son départ. Ses poings se resserrer de plus en plus et ses ongles s'enfonçaient dans sa peau de ses paumes de mains.Un silence survolait les deux étudiants, un silence où les émotions commençaient à se développer rapidement où elle n'arrivait toujours pas à prendre les contrôles de son corps. Ses des gouttes commencèrent à glisser sur ses joues rouges de honte qui furent aussitôt essuyées par la manche de son sweat. Elle leva la tête pour enfin le regarder dans les yeux le jeune homme qui visiblement laissait sentir qu'elle n'était pas la bienvenue et qu'elle le dérangeait énormément, ce qui est compréhensible diriez-vous. Elle voulait partir loin, loin comme si cette scène n'avait jamais eût lieu mais la blondinette tenait énormément à lui présenter les excuses qu'elle lui devait même si il n'allait pas forcément les accepter. Sa bouche s'entrouvrit pour que sa voix raconte quelques paroles mais cet élan fût rapidement coupé par celui-ci. Il lui lançait des propos mérités, son ton montrait son mécontentement. Elle regarda le plafond pour essayer de retenir ses larmes. Elle ne voulait pas éclater en sanglots devant lui, elle ne voulait pas qu'il ait de pitié ou autre jugement , juste de la haine, cette haine qu'elle avait réussit à avoir sans vraiment le vouloir.

Edan... j'ai ,comme tu dis, baisé avec toi parce que j'étais amoureuse de toi et parce que je te faisait une extrême confiance, tu avais beaucoup d'importance pour moi. Mais je suis une lâche comme tu as pu le voir, j'ai été lâche de partir avec ma famille sans t'en parler pour la simple et bonne raison que je savais que j'allais te revoir dans peu de temps mais ce foutu voyage a duré quelques mois en trop , j'étais censée partir juste pour deux semaines au départ.Mais ce ne sont pas des excuses de t'avoir lâchement abandonner. Et si je suis venue te voir après cette bousculade c'est parce que j'avais besoin de te présenter mes excuses après toutes ses années et je te demande pas de les accepter. De toute façon , vas-y haï-moi du plus profond de ton âme, haï-moi comme tu m'avais aimé...

Cette culpabilité et cette haine en vers elle se faisait ressentir dans sa voix, elle tourna les talons pour fermer les yeux et laisser quelques larmes s'en aller avant de partir d'un pas pressé vers une table assez éloignée et la moins éclairée du Milkshop. Elle s'assit sur une banquette collée au mur, de ses mains tremblantes, elle mit ses écouteurs dans ses oreilles avant de lancer sa musique. Sa playlist allait-elle la faire changer de monde? Pas vraiment. Elle avait mit sa tête dans ses mains tout en essayant de se concentrer sur la musique. Mais rien ne vient. C'est alors qu'elle ferma les yeux mais un sorte de diaporama d'une vingtaine de page sur son adolescence passé avec lui , avec Edan, s'était mis en marche. Elle secoua la tête avant de les ouvrir d'un seul coup.

Bordel de shit!

Lança-t-elle à elle-même pour crier dessus pour continuer sa colère sur elle. Makena se pensait débile , lâche. Elle n'était pas du genre à faire du mal à une personne qui était d'une importance extrême pour elle , et bien pour cette première fois c'était assez dur. Elle porta son chocolat chaut à sa bouche pour y boire quelques gorgées. Il était à peine chaud suite au silence pour au court dialogue entre les deux étudiants de Cambridge. Quand il fût fini, elle le déposa sur le côté avant de s'avachir sur la table, ses iris bleues fixaient un point sur le sol tandis que son âme semblait vide. Elle ressemblait à un zombie aux yeux rouges causé par les larmes.D'un seul coup elle prit son sac pour l'ouvrir afin d'y jeter son téléphone violemment à l'intérieur puis d'y prendre son ordinateur. Elle l'ouvrit avec peu de délicatesse avant de se faire interrompre par une personne, elle mit quelques minutes avant de le reconnaître, un collègue qui était dans le même cours qu'elle. Il lui demandait si tout allait bien mais Makena ne pouvait pas mentir, sur son visage de zombie on pouvait voir qu'elle n'allait pas très bien mais d'un simple sourire dans le coin qui était largement forcé et d'une petite voix elle lui répondit.

Oui , t'inquiète pas. Va-t-en s'il te plaît. J'ai pas envie de parler , j'aimerai juste être seul. Merci...

Son ton était faussement amical mais il l'avait écouté. La blondinette ouvrit des pages de cours afin d'essayer de les lires.Elle se mordilla la lèvres avant de poser sa tête sur son bras qui se trouvait à côté de son ordi, elle ferma les yeux pour les reposé suite à la fatigue causé par les différents émotions de la journées.
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Sam 13 Mai - 0:46
Boum. Boum. Boum. Le dé ricochait sur le plateau alors que je venais de le balancer sans hésiter. Il s’arrêtait sur cette face qui me poussait à sourire étrangement. Il se stoppait sur cette face qui me plongeait dans le rôle de ce mec que j’avais été, que je serais toujours. Ce garçon simplement endormi à cause de la maladie qui le bouffait trop réellement. Boum. Boum. Boum. La partie commençait dès à présent et il n’était plus possible de faire marche arrière. Notre jeu planait dans une froideur totale et dans une horreur absolue. Nous ne nous retrouvions pas sous de jolis tropiques. Nous étions en plein milieu d’une tornade glaciale des plus dévastatrices. Et, putain, je me sentais presque dans mon élément. Je n’aurais guère pensé devoir jouer cette partie aujourd’hui. Enfin, pour tout vous avouer, je n’aurais jamais pensé jouer cette partie parce que je ne m’attendais absolument pas à retrouver Makena. Je ne m’attendais pas à ce que la demoiselle soit face à moi un jour. Elle n’était censé n’être qu’une cicatrice du passé que j’avais oublié. Une cicatrice que j’avais simplement rangé dans un coffre en faisant croire qu’elle était effacée. Si Makena n’avait été qu’un coup d’un soir en Irlande, la revoir ce soir m’aurait presque trop laissé indifférent. Je me serais totalement foutu du fait qu’elle ait rapidement disparu après notre coucherie puisqu’elle n’aurait été qu’un coup parmi d’autres pour le garçon que j’étais. Néanmoins, Makena n’avait pas été que ça. Elle avait été tellement plus qu’un coup ou, tout du moins, je l’avais cru. Ouais, je croyais vraiment que Makena et moi étions des amis. J’avais cru que notre amitié était plus importante que tout le reste et qu’elle pourrait passer au dessus du fait que nous ayons couché ensemble et qu’elle ne soit qu’un nom de plus sur ma liste. Ouais, je pensais réellement qu’elle tenait à moi et qu’elle savait à quoi elle s’engageait. Lorsqu’elle avait disparu, la culpabilité avait plané dans mon ventre pendant de longues semaines parce que je m’étais dis que si je n’avais pas couché avec elle, elle ne serait pas partie. Après tout, en se rendant compte qu’elle n’était qu’un coup parmi d’autre, peut-être qu’elle avait été plus blessée que je ne l’aurais imaginé et que c’était la raison de sa fuite comme s’il s’agissait d’un quelconque moyen de me punir et de m’en faire baver. Pendant de longues semaines, le doute avait plané. Puis, j’avais fini par l’enterrer purement et simplement. J’avais enterré cette douleur sous une cicatrice qui marquait ma peau. J’avais enterré la demoiselle dans une boite que j’avais foutu dans un tiroir de mon être que je ne voulais pas ouvrir. Au jour d’aujourd’hui, je ne voulais même pas des explications de Makena. Je ne voulais pas replonger dans ce passé. Je ne désirais pas faire face à cette histoire qui avait su me heurter par le passé et qui me heurtait toujours aujourd’hui. Merde. Mes prunelles bleues froides ne quittaient plus Makena des yeux. Il était absolument hors de question de baisser le regard et d’accepter mon sort simplement. Il était hors de question d’être ce gamin qui se faisait marcher dessus. Je ne l’avais que trop fait au cours de la matinée, au cours de mon existence. Et, franchement, à cet instant précis, dans mon état actuel, je désirais simplement crier au monde entier que j’étais toujours cet Edan d’Irlande au fond et que la vie avait beau jouer avec moi, elle ne pourrait pas gagner indéfiniment. Je voulais prouver que j’étais toujours ce gamin qu’on pouvait aimer, désirer, détester et craindre à la fois. Alors, lentement, je laissais cette image du passé me coller à la peau. Je laissais le moi enfoui ressortir alors que je bloquais la maladie au maximum. Cela se révélait plutôt facile alors que j’étais blessé et à cran. Je me laissais aller. Et, je finissais par cracher tout ce venin à l’attention de Makena qui avait osé me suivre jusqu’ici et se planter devant moi. Je ne cherchais pas à faire semblant. Je ne cherchais même pas à mâcher mes mots. Elle n’avait pas cherché à faire attention lorsqu’elle s’était mis en tête de piétiner mon cœur alors je n’avais aucune putain de raison d’être doux ou de faire attention à ce que je soufflais. Puis, zut, je n’étais pas là à inventer des histoires ou à tenter d’être plus méchant que la réalité. Je soufflais la vérité aussi crue soit elle. J’étais aussi cruel que l’avait été la réalité avec moi dans notre histoire. Je n’avais aucune envie de la voir, je n’avais aucune envie d’échanger avec elle et je le faisais rapidement comprendre au travers de mon comportement et de ces mots haineux que je crachais sans me ménager, sans la ménager. Je qualifiais notre corps à corps de ‘baise’ comme pour rappeler à quel point ça n’avait pas réellement d’importance pour moi. J’insistais tellement sur ce côté d’amitié prouvant que ma haine venant de ce point en particulier. Et, je terminais par la prévenir de dégager avant que ça ne tourne mal. J’avais trop peur de ce que j’étais capable de faire en cet instant. J’avais trop la trouille de ne pas être capable de m’arrêter et de la heurter plus que je ne le voulais. Alors, ouais, il était mieux qu’elle disparaisse. Le plus tôt serait le mieux d’ailleurs. Je m’étais attendu à ce qu’elle m’écoute sur le champ. Je m’étais attendu à ce qu’elle se rende compte illico à quel point je n’avais aucune envie de jouer et à quel point je pouvais être aussi sérieux que dangereux. Malheureusement pour moi, elle ne rebroussait pas chemin. Pas tout de suite en tout cas. Elle se lançait dans un monologue. Un monologue au cours duquel elle tentait de se justifier et de se confondre en excuse. Je ne voulais pas entendre ça. Je ne voulais pas des putains d’excuses qu’elle pouvait me donner. Je ne voulais pas des justifications qu’elle tentait de me donner. Ce fut sans doute pour cette raison que les mots passaient dans mes oreilles sans que je n’y prête réellement attention. Ainsi, lorsque le silence plana pendant quelques secondes, je le laissais continuer. Il était hors de question que j’ouvre une voie pour échanger de nouveau. Makena dû comprendre le message puisqu’elle tourna les talons. Et, alors qu’elle s’éloignait de moi, les mots qu’elle avait prononcé se jouait de nouveau dans mon crâne. Ça se répétait comme pour me pousser à remarquer quelque chose. Quelque chose que je ne voulais pas voir. Non, il était hors de question que je me laisse happer dans ce tourbillon qui pourrait finir par me blesser. Je ne voulais pas laisser cet enfer prendre possession de moi. Je fermais les yeux tentant d’effacer la voix de Makena. Je me concentrais de toutes mes forces pour oublier que je l’avais entendu. C’était peine perdu. Putain de faux espoirs.

Fais chier !

Je marmonnais cette exclamation sans pouvoir me retenir. Ce n’était que pour moi. De toute façon, personne ne pouvait avoir entendu. J’étais de nouveau seul dans mon monde, dans ma place. Makena avait trop rapidement tourné les talons et je la comprenais. Le silence était étouffant. Puis, j’avais bien remarqué comment elle agissait. Elle venait sans doute de disparaître pour ne pas pleurer devant moi. J’étais loin d’être un idiot. J’avais parfaitement vu la façon dont elle avait levé les yeux au plafond alors que je parlais. C’était comme pour retenir ses larmes et ne pas craquer devant moi. Cela aurait-il changé quelque chose dans le fond ? Si la demoiselle s’était mise à pleurer devant moi, est-ce que j’aurais laissé l’Edan malade du présent reprendre le dessus sur cette fausse image que je tentais de conserver, cette fausse image qui me correspondait que trop bien dans le fond ? Alors, est-ce que les événements auraient réellement été différents ? Oui. Peut-être. Ou peut-être pas en fait. La blessure était trop profonde pour s’effacer. La réalité était trop douloureuse pour l’ignorer. L’amitié était quelque chose de sacré pour moi, surtout dans ce passé où j’avais eu du mal à me lier réellement avec des personnes qui ne s’intéressaient pas juste à mon statut de fils du premier ministre. Alors, même si la jolie jeune fille s’était mise à pleurer devant moi, je n’aurais pas craquer. Cela aurait brisé un peu plus mon cœur sans doute parce que je détestais voir les gens mal. Je haïssais voir les personnes qui comptaient – ou avaient compté pour moi – être mal. Néanmoins, je n’aurais pas cédé à ces pulsions de l’Edan de Cambridge. Ses larmes n’auraient rien changé tout comme son discours n’avait rien fait. Enfin… Cela ce n’était pas tout à fait vrai. À présent que je me retrouvais seul, les mots de Makena se jouait de nouveau dans ma tête. Ça semblait être mis sur repeat. Et, petit à petit, quelques mots ressortaient plus que d’autres. Petit à petit, je me rendais compte du message que j’avais tant voulu ignorer pour ne pas finir par céder et lui accorder plus d’attention que je ne devais. Les mots avaient glissé et j’avais fait au mieux pour les ignorer afin de ne pas sombrer dans l’idée de la pardonner ou de lui donner l’occasion de me parler encore plus. Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Cependant, maintenant qu’elle n’était plus face à moi, les mots continuaient à tourner et la culpabilité rongeait mon ventre. Merde. Je n’aimais pas ça du tout. J’entendais encore Makena souffler qu’elle avait baisé avec moi parce qu’elle était amoureuse de moi, qu’elle me faisait confiance et que j’avais beaucoup d’importance pour elle. Je tiquais sur ces mots, sur ces sentiments. Putain, je n’avais jamais remarqué que la demoiselle était amoureuse de moi. Je n’avais jamais fait attention à ça. Après tout, à l’époque, je ne voulais pas de ça. Certainement pas non. Et ces autres mots qu’elle soufflait comme pour faire pencher la balance de son côté et m’amadouer. Elle se définissait comme une lâche. Elle expliquait les raisons de sa disparition. Un voyage qui avait trop duré, un voyage prévu dont elle ne m’avait pas parlé pourtant. Makena se rendait compte qu’elle m’avait lâchement abandonné. Elle l’avait dit et je ne savais plus comment réagir face à cela. Je ne savais plus comment j’étais censé me comporter à présent que les mots me percutaient. Ces mots soufflant qu’elle avait besoin de me présenter ses excuses sans me forcer à les accepter. La haïr comme je l’avais aimé. Putain, ça faisait chier. Royalement. Un soupir glissa entre mes lèvres alors que je secouais la tête pour me plonger dans mon livre. Le temps s’écoula trop vite, trop réellement. Je ne parvenais même pas à lire trop perdu dans mes pensées qui tourbillonnaient violemment. Merde. Régulièrement, mes prunelles bleues se levaient pour jeter un coup d’oeil à la banquette sur laquelle Makena s’était installée. Quelqu’un s’était approché d’elle, quelqu’un de l’université qui la connaissait sans doute. Cependant, la personne n’était pas restée bien longtemps comme si Makena l’avait envoyé trop vite au loin. Pourtant, elle, elle n’avait pas bougé. Elle était toujours assise sur sa banquette. Elle était toujours dans ce Milkshop et elle semblait même se mettre au travail. Enfin, plus ou moins, la demoiselle était quand même trop avachie sur sa table pour réellement travailler. Non ? Rha, je ne savais pas. Ce n’était pas mes affaires de toute façon. Si ? Non. Bien sûr que non. Qu’importait les mots qui se jouaient encore dans mon crâne, je ne devais pas y faire attention. Elle ne méritait pas mon pardon. Elle ne méritait pas mon attention. Un nouveau soupir m’échappa. Et, alors que j’allais me plonger de nouveau dans mon activité de lecture, la voix de la serveuse résonna pour souffler qu’ils allaient fermer dans quelques minutes. Super. Mon moment de détente avait totalement volé en éclat et je me sentais encore plus sur les nerfs que quelques minutes plus tôt. Je terminais ma boisson avant de ranger mes affaires. Réajustant ma capuche sur ma tête, je passais mon sac sur mes épaules alors que mes prunelles se posaient sur Makena de nouveau. La demoiselle n’avait pas bougé. Pas d’un pouce. Attendait-elle que j’ai disparu pour oser faire un mouvement ? Ou se passait-il autre chose ? J’hésitais. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Et, jurant dans ma barbe, je finissais par m’approcher de la table de la demoiselle. J’arrivais devant sa table me penchant légèrement. Et, oh, ok, je comprenais mieux pourquoi elle n’avait pas bougé. Elle semblait endormie ici. Putain, je n’avais vraiment pas de chance. Je mordillais ma lèvre hésitant. Si je ne la réveillais pas et que je prévenais la serveuse, ça pouvait le faire. Non ? Non, ce n’était pas à la serveuse de s’occuper de ça. Alors, sans prendre de précautions, sans chercher à être doux, je m’exclamais.

Hey… Oh… Makena… Faut bouger, ils ferment

Je voulais hurler pour la réveiller. Cependant, je n’osais pas réellement parler à haute voix. Je n’osais pas réellement faire trop de bruit. La blonde semblait si fatiguée que j’avais simplement envie de la laisser dormir et c’était sans doute pour cette raison que je ne parvenais pas à réellement m’exclamer pour réveiller la jeune fille en un clin d’œil. Malgré mon intervention verbale, elle dormait toujours à poings fermés. Pouvais-je la laisser là sans rien dire, sans prévenir personne ? Au pire, ce n’était que quelques heures de fermeture avant qu’ils n’ouvrent de nouveau. Ouais, non, je ne pouvais pas faire ça. J’étais peut-être un déchet, mais je n’étais pas un lâche. Je me sentirais trop coupable en l’abandonnant dans ce lieu. Alors, prenant mon courage à deux mains et après quelques secondes supplémentaires d’hésitation, je finissais par poser ma main sur le bras de Makena. Et, lentement, je la secouais. Ma légèreté et ma douceur contrastait tellement avec la violence et la froideur qui avaient tant résonné dans ma voix lorsque je m’étais adressé à la blondinette. Lorsque Makena commença à bouger et à réagir, je cessais automatiquement mon action. Je m’éloignais rapidement d’un pas attendant de voir si elle se réveillait vraiment ou si tout cela n’était qu’un putain de mirage. Heureusement pour moi – parce que sinon je n’aurais pas su quoi faire – la jeune fille se redressa. Et, lorsqu’elle posa ses yeux sur moi sans doute pour me questionner, je soufflais rapidement qu’ils étaient en train de fermer le Milkshop et qu’il fallait donc sortir maintenant. Sans que je ne puisse m’empêcher, j’étais de nouveau si dur et trop froid. C’était comme si quelque chose en moi me soufflait sans cesse que le venin ne pouvait pas partir. Il devait exister incessamment entre elle et moi, surtout après notre tumultueux passé. Lorsque je fus certain que la jeune fille eut compris mon message puisqu’elle rangeait ses affaires, je lui tournais le dos sans attendre me dirigeant vers la sortie. Je ne voulais pas rester ici une minute de plus. Je refusais de donner l’occasion à la demoiselle de me parler. Que ferait-elle de toute façon ? Elle viendrait sans doute me remercier tout en tentant de s’excuser de nouveau et je ne voulais vraiment pas entendre ça. Non merci. Je ne voulais plus entendre quoi que ce soit de la demoiselle. C’était trop me demander. Je poussais la porte du Milkshop me retrouvant dans la brise qui régnait sur Cambridge. Soupirant, j’hésitais un moment sur le chemin à emprunter. Retourner sur le campus pour aller m’enfermer à la bibliothèque ou partir vers chez moi tout en sachant que je risquais de finir à la salle de boxe vu la tension qui régnait en moi. Quoique, je n’étais pas certain d’aller à la salle de boxe. Vu mon état physique, le responsable de la salle allait vouloir me soigner et je ne voulais pas. Je méritais ce sang sur mon front, sur ma lèvre et cette blessure à mon genou. Je n’étais qu’une horreur. Un déchet. Et, en attendant, j’étais un gamin perdu. Lentement, je m’avançais vers le banc qui se trouvait devant le Milkshop. Personne n’était dessus et je m’y installais tranquillement prenant mes aises. Après avoir posé mon sac à mes côtés, je rajustais de nouveau ma capuche sur ma tête afin de cacher la blessure à mon front. Lentement, je sortais une cigarette de ma poche et je la glissais entre mes lèvres. Je l’allumais en un rien de temps et je commençais à tirer dessus renversant légèrement la tête en arrière. J’espèrais que la cigarette allait agir suffisamment sur moi pour me calmer et me permettre de rentrer chez moi. Enfin, encore fallait-il que je me souvienne du chemin que je devais emprunter. Après ma chute à l’université, ma tête avait trop cogné. Cette blessure sur mon front avait trop d’impact sur moi et sur ma mémoire. Un point d’interrogation dansait concernant mon appartement. Cependant, je savais que ça finirait par revenir. À moins que ma blessure soit encore plus inquiétante que je ne le pensais et qu’elle ne pousse à rester dans le flou trop longtemps avant que tout ne se dégrade. Non, franchement, j’avais assez de malchance comme ça aujourd’hui. J’étais certain que ça allait revenir. En attendant, je pouvais profiter de ce calme. Je pouvais profiter de cette pause cigarette et tenter de classer l’événement qui venait de se passer comme s’il n’était jamais arrivé. À moins que non. La porte du Milkshop s’ouvrait et se fermait. Makena était dehors. On parlait souvent de calme avant la tempête n’est-ce pas ? Est-ce que cela allait être vrai aujourd’hui ? Makena allait-elle stupidement croire que je l’attendais ici ? Oh, merde, est-ce que ce n’était pas mon inconscient qui me poussait à oublier mon adresse et à rester ici ? Merde, merde, merde. Je n’aimais pas ça. Tirant sur ma cigarette, je fixais l’horizon et je restais simplement silencieux.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Sam 13 Mai - 20:29

Elle avait posé son ordinateur sur la table du Milkshop afin de commencer à travailler, mais aucune motivation se présenta alors l'hawaïenne brancha ses écouteurs pour mettre en route sa musique avant d'ouvrir plusieurs pages où les mots les dominaient, mais elles furent facilement cachées par une fenêtre contenant que des photos classées dans des dossiers bien précis. Son regard se posa sur l'un d'eux, le nom d'Edan Miller était le titre en plus de l'année avant qu'elle le laisse lâchement seul en Irlande. Elle baissa rapidement les yeux avant de secouer sa tête légèrement pour se dire que c'était fini pour de bon, qu'elle avait merdé. La blondinette décida de fermer la fenêtre pour éviter de se remémorer ses souvenirs qui devenaient douloureux. Continuant d'écouter sa musique, elle déplaça son ordinateur à côté d'elle afin de pouvoir s'avachir sur la table. Ses yeux se fermèrent par automatisme puis il lui fallût peu de temps avant de s'endormir.


Elle était allongée là, sur une des plages d'Hawaii dont le coucher du soleil laisser une certaine beauté à l'endroit. Soudainement une ombre se plaça devant le soleil, ce qui empêcha à Makena de bronzer, mais perturbée de ne pas pouvoir déchiffrer son visage, elle ne râlait pas. La personne pointa son doigt sur elle et soudainement la beauté du paysage se transforma en une sorte de tempête : les nuages noirs commençaient à envahir le ciel orange, les vagues s'agitaient violemment et devenaient de plus en plus haute à cause du vent violent qui venait de se lever. Était-ce lui qui provoquait cette soudaine intempérie? N'étant pas maître de son corps, Makena se voyait se lever pour aller courir au niveau du bord de l'océan. Qu'allait-elle faire? Ses yeux se fermaient et son corps venait de tomber dans l'eau fraîche et agitée. La jeune adulte s'attendait à percuter le fond mais celui-ci n'était pas présent, Son corps commençait à nager vers le fond pour se protéger de la tempête qui allait arriver, mais elle s'aperçut que c'était une mauvaise idée après s'être bien enfoncée dans l'eau et que l'air commençait à se vider de ses poumons. Son corps se redressa avant que ses membres s'agitent pour qu'elle puisse se remonter à la surface rapidement. Plus elle était proche du but, plus elle commençait à perdre connaissance à cause du peu d'oxygène dans son corps. Ses membres venaient de cesser de fonctionner et son corps s'enfonçait dans l'eau. Venait-elle de se noyer? C'était donc fini pour elle, une voix masculine qui lui paraissait familière vint chuchoter à côté de son oreille. Elle disait que la blondinette devait qu'elle se bouge, car il allait fermer. Bizarre, cette phrase vint mettre l'incompréhension dans ce moment. Puis une image noire vint se placer dans sa tête.


Quand Makena reprit enfin possession de son corps, elle sentie une main se poser sur son bras avant qu'elle ne se fasse secouer lentement par celle-ci. La blondinette lâcha un petit gémissement d'incompréhension avant de commencer à bouger. Ses yeux s'ouvrirent à peine puis commençaient à chercher qui venait de la réveille, c'était Edan visiblement. Elle frotta légèrement ses yeux pour voir s'il était une illusion mais non, Il était bien là. N'entendant pas vraiment ce qu'il disait, Makena essaya de lire sur ses lèvres, mais elle était toujours dans l'incompréhension. Son regard se posa sur l'horloge derrière le blondinet, c'était l'heure de la fermeture du café, c'était donc ça qu'il voulait lui dire? L'hawaïenne se tourna vers la table pour ranger ses affaires. Elle mit un moment avant de se lever une minute après l'avoir vu sortir du café. Elle prit le gobelet vide sur sa table, mit son sac à dos correctement avant de laisser un large sourire forcé aux employés du café. Son corps qui manquait encore cruellement de force poussa la porte d'entrée. Puis elle s'arrêta devant celle-ci qui venait de se refermer derrière elle, ses iris bleues parcouraient les alentours avant qu'elles ne se posent sur le blondinet qui était assis sur un banc en face. Quand elle vit qu'elle lui avait capté son attention Makena lâcha un "merci" lentement, sans faire entendre sa voix, afin qu'il lise sur les lèvres. Des questions commençaient à se balader dans la tête de la blondinette et des réponses n'apparaissaient même pas. L'attendait-il? Ça étonnait la jeune adulte.

N'ayant plus de force pour marcher jusqu'à chez elle, Makena s'assit sur un banc non loin de celui d'Edan puis elle regarda dans ses contacts qui auraient la gentillesse de la ramener ou de la motivé à marcher.  
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Lun 19 Juin - 0:10
Le temps filait. Les choses changeaient. Les gens disparaissaient. Et chacun d’entre nous tentait de survivre en enterrant ce passé qui faisait trop mal. Moi, je tentais de survivre en enterrant ce passé qui ne me collait plus à la peau depuis que la maladie avait pris le dessus faisant de moi un être pitoyable. J’avais pris soin de ranger chaque personne et chaque cicatrice dans des boites au fin fond de mon être. Trop de boîtes s’étaient ouvertes de nouveau au cours des derniers mois. Et, là, soudainement, une autre se trouvait propulsée devant moi. Une boîte que je n’aurais sans doute pas dû prendre le risque d’ouvrir parce que c’en était une foutrement douloureuse. Ô douce cicatrice du passé qui s’ouvrait à nouveau violemment. Ô douce cicatrice dont le sang glissait lentement le long de mon être. Je sentais cette putain de cicatrice sur mon cœur. Je la sentais pulser de plus en plus fort avant de s’ouvrir à nouveau pour déverser ce flot de sang et me donner envie de vomir. Damn it. Même ici, à l’extérieur du Milkshop, j’avais l’impression que l’air me manquait. La tornade semblait planer partout autour de moi. C’était comme si je ne pouvais guère lui échapper peu importait le temps que je courrais et la distance que je parcourais. Je ne parvenais pas à m’évader de sa dévastation et de sa froideur. Elle me mordait la peau. Elle me piquait le corps. Elle brûlait tout mon être. Une partie de moi adorait cette sensation de destruction qui s’abattait sur ma personne parce que je savais que je la méritais plus que n’importe qui ici. Je n’étais qu’un pitoyable gosse qui devait souffrir. Cependant, la partie irlandaise qui semblait prendre le dessus aujourd’hui me criait que je ne devais pas ressentir tout cela. Je n’étais pas le fautif dans toute cette histoire. Je n’avais rien fait de mal que ce soit des années en arrière ou aujourd’hui. Bon… Ouais, ok. Je n’étais pas totalement blanc. Je n’étais pas totalement pur. Cependant, ce n’était pas moi qui avait écorché le cœur de la demoiselle. Ce n’était pas moi qui avait fait tout ce mal. Si ? Rha. Non, bien sûr que non. Pourtant, malgré moi, les mots de Makena se rejouait dans ma tête. Ces propos où elle avait soufflé qu’elle avait couché avec moi parce qu’elle avait des sentiments pour moi. Et, si tel était vraiment le cas, j’avais commis une erreur. Je l’avais fais souffrir d’une façon ou d’une autre parce qu’avant je n’étais qu’un connard qui couchait avec les autres comme si c’était aussi essentiel que respirer. Non. Non. Non. Je ne devais pas me laisser embrouiller. Si elle avait eu des sentiments pour moi, Makena aurait dû m’en faire part aussitôt d’autant plus qu’elle savait parfaitement qui j’étais et comment je me comporter. Et puis, merde, c’était elle qui avait disparu malgré les excuses qu’elle tentait de me fournir pour s’expliquer. Je n’étais pas coupable. Je n’avais rien fait de mal. Zut, j’avais trop longtemps laissé le remord me rongeait et je n’allais pas le faire à nouveau simplement parce qu’elle débarquait avec ses grands mots et ses fausses vérités. Ça me faisait chier. La fumée de ma cigarette s’élevait dans les airs et je la fixais sans réellement observer les formes qui en découlait. Je m’en foutais. La tête renversée en arrière, mes prunelles bleues s’accrochaient plutôt à ce ciel bien trop sombre. Ce ciel aussi noirci que l’étaient mes propres pensées à l’instant précis. Bordel. Je ne parvenais toujours pas vraiment à croire que tout cela venait bel et bien d’arriver. Je ne parvenais pas à me dire que, dans quelques secondes, Makena allait franchir la porte du Milkshop. J’avais presque trop envie de ne pas entendre la porte bouger. J’aurais tellement préféré qu’elle ne soit qu’une hallucination parce qu’il m’aurait suffi de la noyer dans la drogue pour oublier ces propos et ces images qui venaient me hanter et qui me dérangeaient. Cependant, si elle était réelle, si elle était vraiment à Cambridge et ici, je n’avais aucun réel moyen de lui échapper. J’étais idiot d’espérer encore qu’elle ne soit qu’une invention de mon esprit. Après tout, quelques secondes plus tôt, j’avais eu l’occasion de toucher son bras et de la secouer pendant quelques secondes. Je savais qu’elle était vraiment là. En chair et en os. Je l’avais ressenti. Merde. Merde. Merde. Mes pensées tourbillonnaient à une vitesse folle alors que je tirais trop mécaniquement sur ma cigarette. Cela ne parvenait même pas à me calmer comme je l’aurais tant voulu. Je ne parvenais pas à me calmer. Il me fallait de la drogue ou un combat pour tenter de faire descendre cette pression qui poussait toujours un peu plus. Ma jambe non blessée ne cessait de s’agiter prouvant tout le stress qui mordait mon être et tordait violemment mon ventre. Je haïssais ça. Je ne pouvais même pas m’en sortir. Je sursautais soudainement lorsque la porte du Milkshop s’ouvrait. Je n’osais pas bouger. Je n’osais guère me retourner pour voir s’il s’agissait de Makena ou d’une des serveuses. Je retenais tellement mon souffle que j’avais l’impression d’étouffer encore plus. Il fallait que je respire et que je me calme. Je devais me concentrer sur autre chose, un autre point, n’importe quoi. Il fallait simplement que j’oublie l’obsession qui cognait dans mon crâne. Makena, Makena, Makena…. Merde, ça faisait chier. Trop rapidement, mon obsession reprenait le dessus. Je tournais légèrement la tête vers l’entrée du Milkshop pour voir qu’effectivement Makena était là. Elle lâche un ‘merci’ du bout des lèvres et je me retournais aussitôt dans l’autre sens sans prendre la peine de lui répondre. J’agissais presque trop comme un gamin qui faisait comme s’il ne l’avait jamais regardé. Je ne voulais pas lui ouvrir la voie. Je refusais d’engager à nouveau la discussion parce que je ne voulais pas lui donner la chance de me parler à nouveau et de foutre le bordel dans ma tête. Je ne voulais plus entendre les excuses et les explications qu’elle pourrait fournir. J’en avais bien assez entendu pour aujourd’hui. C’était suffisant. Je ne voulais rien de plus. Ni là. Ni dans quelques minutes. Ni même dans quelques années. Non. Bordel. Mes doigts se mettaient à trembler et je savais qu’il fallait absolument que je parvienne à me calmer avant de piquer une violente crise poussant Makena à s’intéresser encore plus à moi. Je savais de quoi j’avais besoin pour parvenir à mieux respirer. Lentement, mon regard balaya la rue. Personne à droite. Personne à gauche. Glissant ma main dans ma poche, j’agissais en discrétion et en secret récupérant un peu de poudre blanche entre mes doigts. Et, sans attendre, sans réfléchir, je portais la cocaïne à mon nez consommant ma drogue et fermant les yeux. Attendre de ressentir l’effet. Attendre de me calmer. Attendre de l’oublier. Attendre pour pouvoir m’en aller. Et surtout, surtout att… Oh putain. Attendez. Je venais de cligner des yeux pour voir que Makena venait de s’asseoir sur un banc non loin du mien. Elle s’installait là et je ne pouvais m’empêcher de la regarder. Putain, à quoi était-elle en train de jouer ? Qu’était-elle en train de foutre ? Je n’aimais pas ça. Un soupir passa entre mes lèvres alors que je grattais ma tête. Et, soudainement, je balançais.

Je ne t’attendais pas

Ma voix claqua dans l’air froide et cruel. Mon accent irlandais résonnait sans pitié et violent. Outch. Le coup était balancé et ce n’était même pas prévu. Oops. N’étais-je pas censé me taire d’ailleurs, mmh ? Je n’avais plus rien à dire à la demoiselle que j’avais cru être mon amie. Je venais même de décider, quelques secondes plus tôt, de ne pas lui ouvrir la voie. Dans ma tête, je m’étais clairement dit que je n’allais pas lui adresser la parole parce que je ne pourrais pas supporter qu’elle me répondre et qu’elle tente de m’offrir encore plus d’excuses ou de réponses. Je n’en voulais pas. Je n’en voulais plus. Merde. Stupide gamin. J’ouvrais la bouche et c’était comme si je lui offrais sur un plateau d’argent l’occasion de me répondre à nouveau et d’échanger avec moi. J’étais vraiment trop idiot. Enfin… Mes propos n’étaient pas véritablement très sympathiques alors cela ne pouvait pas être un cadeau comme on aurait pu le croire. Même si ça pouvait sonner comme une invitation à la discussion au premier abord, cela n’en était guère une. Quand on s’intéressait réellement aux mots qui venaient de glisser entre mes lèvres, n’importe qui pouvait rapidement comprendre que ce n’était pas une invitation, mais un putain de rejet. Je cherchais simplement à avoir le dernier mot comme un enfant qui ne voulait pas perdre la partie de la dispute. Après tout, Makena m’avait remercié en sortant et c’était à elle que revenait le dernier mot. Mais, ça ne me plaisait pas. Et, grâce à la drogue dans mon corps, j’avais osé faire ce pas en avant sifflant ces mots comme un venin violent. C’était clair, net et précis. Ça sonnait sans appel et sans discussion. Je ne l’attendais pas. Je ne voulais pas qu’elle s’installe sur ce banc. Je ne voulais pas qu’elle respire le même air que moi, si proche de moi. Je refusais de devoir la supporter encore. Je lui balançais cette vérité au visage sans même réfléchir à l’effet que cela pourrait avoir sur elle, sans même me dire que cela pourrait peut-être lui faire du mal. Je m’en fichais…. Ou peut-être que je faisais tout pour me dire que je m’en fichais. Zut. Dans ma tête, je n’étais pas fautif. Elle avait tout fichu en l’air. Elle m’avait trop heurtée. C’était à elle d’en payer le prix et ce ne serait jamais assez trop. Les mots glissèrent entre mes lèvres sans que je ne puisse m’en empêcher, sans que je ne puisse me retenir et me taire comme j’aurais peut-être dû le faire. Mais, zut, si j’avais été moins idiot aussi, j’aurais déguerpi au plus vite loin de cet endroit au lieu de rester planter devant. C’était comme si une partie de mon être m’obligeait à rester là. C’était comme si, quelque part dans mon inconscient, quelque chose me soufflait que j’avais envie d’être là et de voir Makena encore une fois pour échanger avec elle, pour voir vers où le chemin se traçait. Alors, j’étais resté présent devant le Milkshop. Je ne parvenais même pas à savoir si je regrettais ma décision ou non. Les choses s’emmêlaient trop violemment dans mon crâne. J’étais fichtrement trop perdu pour répondre à toutes ces interrogations qui dansaient en moi. Je savais simplement que j’étais là installé sur ce banc et que Makena s’était aussi installée sur un banc non loin de moi. Si nous n’avions été que deux étrangers, je m’en serais foutu. Mais, nous n’étions pas des étrangers. Nous étions des fantômes du passé et je ne parvenais pas à demeurer calme en sachant qu’elle était là à quelques mètres de moi. Je ne parvenais pas à me la fermer alors que le silence planer. Il faisait trop noir et ce silence rendait tout encore plus lugubre. Mais, quand même, pourquoi avais-je parlé ? Pourquoi avais-je soufflé que je ne l’attendais pas ? J’étais persuadé que Makena en avait parfaitement conscience. J’étais certain qu’elle savait que je n’étais pas resté ici pour elle – même si moi-même je n’étais pas certain de ne pas être installé ici rien que pour elle. Puis, après tout, même si elle s’était assise sur ce banc beaucoup trop proche du mien, la demoiselle ne m’avait guère adressé la parole. Elle n’avait rien dit. Je ramenais tout à moi alors qu’elle était clairement sur son téléphone portable peut-être à attendre quelqu’un qui devait passer la prendre. Je n’en savais rien. Je ne pouvais pas deviner ce qui se cachait derrière son attitude. Elle semblait m’oublier et moi je babillais comme pour clamer haut et fort que je la voyais, que je ne pouvais l’ignorer. Stupide gamin. Je n’avais guère pu m’empêcher d’agir comme le connard irlandais que j’avais toujours été et qu’elle avait eu l’occasion de côtoyer pendant quelques années. Cela ne la changerait pas vraiment. La seule chose qui changeait réellement demeurait le fait que j’étais ce méchant envers elle alors qu’elle avait l’habitude d’être du même côté de la barrière que moi. Oh… Une autre chose qui changeait était le fait qu’elle ne pouvait pas s’approcher de moi et s’occuper de moi comme elle avait pu le faire dans le passé quand j’étais blessé. Un soupir glissa entre mes lèvres. Je m’agitais tout seul. Je m’agaçais dans mon coin. Ça cognait trop. Ça pulsait violemment. Et, la drogue n’arrangeait rien. Elle me poussait à ne pas rester en place comme j’aurais dû sagement le faire pourtant. Je ne pouvais pas rester sur mon banc dans ce silence. Je ne parvenais pas à rester assis là comme une statue à laisser planer le silence entre elle et moi. Merde. Makena était là. J’étais là. Je ne parvenais pas à tout ignorer et à tout oublier. C’était foutrement trop difficile. La tornade s’agitait pour me récupérer et elle m’entraînait trop rapidement, si réellement sans que je ne puisse rien y faire, sans que je ne parvienne à me raccrocher à quoi que ce soit. Merde. Merde. Merde. Ma jambe s’agitait de plus en plus vite. Je tirais sur ma clope rapidement, si rapidement que je la terminais beaucoup plus vite que prévu. Le mégot s’écrasa au sol alors que ma basket l’éteignait. Je baissais les yeux au sol. L’hésitation cognait. Je me levais du banc. Partir ou rester ? Courir au loin ou me rapprocher de celle que je voulais pourtant éviter ? Damn it. Je jurais tout seul dans un marmonnement lorsque je comprenais que ma tête ne me laisserait pas en paix. Avoir consommé ma cocaïne était aussi une mauvaise idée puisque cela me poussait à suivre mes impulsions et ce n’était pas franchement une bonne idée. Je me tournais vers Makena. Un pas vers elle. Je captais son attention. Et, sans attendre une seconde de plus, j’ouvrais la bouche laissant le flot de paroles glisser entre mes lèvres sans le moindre contrôle.

C’était vrai ce que tu as dit tout à l’heure ? Tu as partagé un lit avec moi parce que tu étais amoureuse de moi ? J’veux dire, merde, pourquoi tu ne me l’as pas dit ? T’sais que je n’aurais pas couché avec toi si j’avais su que tu avais des sentiments

Il était trop tard pour faire marche arrière à présent, n’est-ce pas ? Je n’avais aucun moyen de rembobiner ce qui venait de se passer pour choisir l’autre option. L’option de la fuite qui me paraissait tellement mieux à cet instant, à présent que je venais de souffler tout cela. Les questions avaient glissé entre mes lèvres à une vitesse folle sans même que je ne parvienne à les retenir et à me taire. Je n’étais qu’un enfant foutrement trop curieux et j’avais besoin de ces réponses. J’avais besoin que ces choses soient mises à plat sinon elles joueraient sans cesse dans ma tête et je savais que je risquais d’en devenir dingue. Je l’étais déjà trop. Je n’avais pas besoin de le devenir encore plus. Zut de zut. Mais, j’étais un putain d’idiot de remettre ce sujet si dangereux sur le tapis. Un sujet que je n’avais jamais réellement abordé avec Makena parce que j’étais persuadé que nous n’étions que des amis et qu’elle ne ressentais que cela pour moi. Après tout, des amis pouvaient parfaitement coucher ensemble en n’éprouvant que du désir. Il n’y avait pas besoin de sentiments ultra fort pour coucher avec quelqu’un. Pas pour moi en tout cas. J’étais persuadé que Makena en avait conscience. Après tout, combien de fois avait-elle vu une fille filer rapidement le matin du hangar où nous nous retrouvions tous ensemble, toute la bande ? J’étais prêt à parier qu’elle en avait vu plusieurs et qu’elle savait parfaitement que, pour moi, tout n’était que des histoires de sexe et de désirs à satisfaire. Alors, je soufflais ces questions qui me tracassaient parce que je ne parvenais pas à y donner de réponses convenables. J’avais envie d’entendre ce qu’elle avait à dire à ce propos. Je voulais connaître ce qu’elle pensait de tout cela. Je commençais par lui demander si elle m’avait dit la vérité quelques minutes plus tôt. Après tout, elle avait peut-être menti juste pour me torturer ou retenir mon attention. Les êtres humains étaient foutrement trop cruels et je m’attendais au pire surtout après que la demoiselle ait disparu de ma vie par le passé. Et, comme pour éviter qu’elle ne se mélange, pour éviter qu’elle me demande des précisions, je lui offrais déjà tout sur un plateau d’argent. Je désirais savoir si elle avait vraiment partagé un lit avec moi parce qu’elle était amoureuse de moi. Bordel, je faisais un effort en ne parlant pas de façon crue de ‘baise’ comme je l’avais fait quelques minutes plus tôt. C’était comme si j’étais prêt à l’éventualité que ce n’était pas juste une ‘baise’ comme une autre. Avait-elle couché avec moi parce qu’elle avait des sentiments amoureux ? Je voulais le savoir. Et, dans le fond, j’avais presque envie de savoir si elle avait encore des sentiments de ce genre pour moi aujourd’hui. Même si je ne le balançais pas à haute voix, je savais que ça planait dans l’air et qu’elle pourrait le comprendre si elle cherchait à le faire. Au lieu de me limiter à cette interrogation, j’avais enchaîné pour lui demander pourquoi. Pourquoi ne m’avait-elle pas dit qu’elle était amoureuse de moi ? Pourquoi n’avait-elle pas soufflé ces sentiments avant que nous nous retrouvions dans ce corps à corps ? Je ne comprenais pas. Ce n’était pas logique. Je n’en trouvais pas le sens malgré toute la concentration que je pouvais y mettre. Mes sourcils s’étaient froncés alors que je balançais une vérité. Cette vérité qu’elle devait parfaitement connaître : si j’avais su qu’elle avait des sentiments, nous n’aurions jamais couché ensemble. J’étais peut-être accro au plaisir de la chair, mais je n’étais pas non plus un monstre absolu. Surtout pas envers quelqu’un que je côtoyais trop fréquemment au sein de la bande. Je n’aurais jamais joué de cette manière avec Makena si j’avais su qu’elle m’aimait. Et, bordel, elle devait le savoir. Non ? Rha. Je ne savais plus. Ça me donnait la migraine. Soupirant de nouveau, je m’approchais du banc sur lequel Makena était assise. Je tirais une nouvelle cigarette de ma poche en m’asseyant aux côtés de la demoiselle. Petit inconscient. J’osais un rapprochement sans savoir comment les choses allaient tourner, sans savoir sur quoi le dé allait tomber. Lorsque je glissais ma clope entre mes lèvres, j’allais même encore plus loin. Nous pouvons dire putain à la drogue parce que c’était à cause d’elle que j’agissais sans réfléchir, suivant simplement mes impulsions. Je tournais légèrement sur le banc pour pouvoir m’y allonger. Ma tête se déposa sur les genoux de la sublime demoiselle alors que je gémissais en tendant mes jambes. Putain, la douleur était encore là. Je portais d’ailleurs une main à mon front pour essuyer ce sang que je sentais couler encore. La tête sur les genoux de Makena, je levais mes prunelles bleues pour les planter dans son regard. Et, je restais là silencieux à la fixer tirant sur ma clope.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Mer 21 Juin - 18:21

Fichu journée assez merdique, fichus pensées du passé qui passe quand il ne le faut pas, fichu ami qui n'est même pas capable de répondre à un message merdique. Toutes les émotions de Makena venaient de disparaître depuis qu'elle s'était assise sur ce banc, ce banc non loin du jeune homme qui lui envahissait l'esprit. Ce garçon qu'elle avait tant déçu. Il était assis là, le blondinet disait froidement ne pas l'avoir attendu, alors pourquoi restait-il ici? Pourquoi Makena resta-t-elle ici aussi? Il y avait le fait d'avoir plus la force pour rentrer qui l'a retenait mais qui dit que ce n'était pas plutôt parce qu'il était là, ce coup d'un soir de longue date. Fille stupide qu'elle est! Makena savait très bien que ses excuses n'allaient rien changer, qu'elles n'allaient rien arranger. Perdues dans ses pensées, les yeux fixants le sol, l'esprit se concentrant sur lui seul. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose ou du moins elle ne voulait pas penser à autre chose. Même elle ne le savait pas.Les vibrations de son téléphone la ramena à la réalité en la faisant sursauter. Visiblement ses amis ne pouvaient pas la ramener il fallait donc qu'elle prenne le bus pour rentrer à la résidence de sa confrérie. La blondinette n'arrêtait pas de jeter des regards furtifs dans la direction d'Edan. Tu n'arrêtais toujours pas à voir ces images de lui et toi, à moitié dans le noir à faire ce qu'il faisait avec d'autres. Elle balança violemment son dos contre le dossier, les mains sur sa tête, sa tête en arrière dans le vide. Ces image l'a rendaient mal ou plutôt malade en ce moment même. La jambe de celui-ci s'agitait, était-il encore énervé ? La présence de Makena le dérangeait-il? Seul lui savait ce qu'il faisait avec ses membres. En parlant de celui-ci, le jeune homme commençait à bouger, il se leva et s'approcha seulement d'un pas vers Makena.Le son des graviers proche d'elle capta son attention avant que son regard se pose sur lui qui d'ailleurs lui donna le signal de parler. Il lui demandait tout d'abord si ce qu'elle avait avoué était vrai, puis la question suivante sur ce qu'elle avait ressenti pour lui dans le passé. Oui Makena était amoureuse de ce blondinet qui avait tendance à s'enchaîner les filles et visiblement elle  était tombé aussi sous le désir de sentir son corps contre le sien d'avoir un moment d'intimité avec lui. La dernière question était sur le pourquoi Makena ne lui avait fait part de ses sentiments, Edan était quelqu'un de respectueux, il n'est pas du genre à faire souffrir une personne, mais, malgré ça, Makena avait eu peur d'être rejeté par celui qu'elle aimait, de le faire fuir. Un gros point d'interrogation se dessina sur une question dans sa tête. Était-elle réellement partie avec lâcheté ou par simple et bonne raison d'avoir peur de souffrir dans les jours ou même des mois qui allaient défiler?Petite peureuse! Petite égoïste! Elle a eu peur de ce qu'elle pourrait ressentir dans son futur mais, elle ne s'est nullement posée la question sur ce que pourrait-il ressentir par son acte. Soudainement celui-ci posa sa tête sur ses genoux, Makena elle toujours assise levant un sourcil pour montrer son interrogation. Mais que faisait-il? Pourquoi ce « rapprochement » soudain? Edan n'était pas censé l'a détester, la haïr de toute son âme? C'était plutôt bien pour la jeune femme mais, elle ne comprenait plus rien. Ses yeux regardèrent les blessures sur son beau visage d'ange, son visage.

Edan tu saignes…

Elle chercha dans son sac à dos un klinex qu'elle tapota avec hésitation sur la plaie tout en était penché au-dessus de lui. Ce visage dont elle était si près, ce visage qu'elle aimait tant durant son adolescence. Cela devait faire des années qu'elle n'était pas si proche de sa tête. Son esprit était parti dans le passé, il était redevenu plus jeune et le paysage s'était changé en celui d'un lieu en Irlande. Ton regard se posa sur ses lèvres pendant qu'elle continuait de tapoter, tes pensées étaient devenues flous, l'envie de l'embrasser te passa la tête au moment où elle secoua légèrement pour revenir à la réalitée. N'importe quoi Makena! Elle avait oublié quelque chose, de dire ? Ou de faire? Elle venait d'oublier de répondre à Edan, lui qui avait posé sa question depuis quelques minutes, il devait s'impatienter.

Au faite… je pense que j’avais peur de te le dire pour éviter de me faire rejeter, enfin je ne sais pas… Désolé… répond-t-elle dans un murmure

Le klinex lâchement jeter dans son sac ouvert, sa tête qui tomba en arrière pour contempler la nuit qui commençait à se réveiller. La tête vide, elle avait laissé inconsciemment sa main dans les cheveux d'Edan. Ses yeux se fermèrent la fatigue commençait à prendre le dessus sur la petite hawaïenne.
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Dim 2 Juil - 15:50
L'addiction… Nous en étions tous victime d'une façon ou d'une autre, des victimes plus ou moins en accord avec ce statut. Nous étions tous accro à ces petites choses qui nous aidaient. Nous étions tous fichtrement dépendant de ces choses qui nous permettaient de nous sentir un peu plus nous et toujours mieux. Bien évidement, certaines addictions n'étaient absolument pas dangereuses et elles n'étaient qu'une aide dans la vie de certaines personnes qui ne pouvaient dés lors plus être considérées comme des victimes. Cependant, certaines de ces addictions étaient foutrement dangereuses et trop destructrices. C'était le cas pour mes propres addictions. Pour tout vous avouer, j'en avais développé plusieurs au fil des années et elles tournaient toute autour d'une autodestruction qui risquait un jour ou l'autre de me coûter la vie. Je me complaisais dans cet univers de souffrances. Je me plaisais dans ce monde trop noir. La voix dans ma tête ne cessait jamais de cogner pour me dire que j'étais sur la bonne voie et que ma place était là. Lorsque je tentais d'échapper à cette destruction, cette voix se mettait soudainement à hurler et à me reprendre pour me pousser dans ce chemin de déchéances. Et, grâce à elle, je me sentais chaque jour un peu plus à ma place. J'étais là où je devais être au travers de tout ces moyens de me faire souffrir. Les bagarres me permettaient de me sentir tantôt en contrôle total et capable de tout, tantôt suffisamment écrasé et puni comme le pitoyable gamin que j'étais. La mutilation m'aidait souvent à chasser les sombres pensées qui envahissaient mon cerveau au point de m'empêcher de faire quoi que ce soit d'autre. La clope et l'alcool me laissaient tomber avec délice dans toutes ces soirées où les limites s'effaçaient et les conneries s'enchaînaient. Les troubles alimentaires me permettaient de me rendre toujours plus malade lorsque je le méritais un peu trop et que les coups ne suffisaient pas à achever la voix cognant dans ma tête. Et, bien sûr, il y avait la drogue au dessus de tout. Plus destructrice. Plus puissante. Plus violente. La drogue… Elle avait fait longuement parti de mon passé. J'en avais été accro pendant des années et ça m'avait pas mal rendu fou. Je me souvenais de ces moments passés où je me prenais pour un véritable héro qui ne risquait rien et qui pouvait tout oser. J'en avais fait des folies avec la drogue pulsant dans mes veines. J'avais plus d'une fois frôler la mort. Cependant, dans ce passé, au fil des mois, mon baby-sitter et amant avait su me canaliser et me sevrer totalement. La tâche s'était avérée foutrement longue et douloureuse. Pendant de long mois, je souffrais du manque à un tel point que j'en devenais dingue. J'avais passé des heures à hurler et à tenter de me faire le plus de mal possible à tel point qu'il avait dû me clouer au lit. J'avais passé des heures à supplier comme un gamin qui était prêt à tout pour avoir ce qui lui manquait. Et, finalement, la drogue s'était effacé de ma vie. Pendant de longues années, même si je poursuivais les autres destructions, je n'étais pas retombée dans ces substances si dangereuses. Malheureusement pour moi, rester à l'écart du meilleur moyen de lâcher prise s'était révélé trop compliqué au fur et à mesure que la vie m'écrasait et que la voix hurlait. J'avais fini par craquer. J'étais retombé dans la drogue et le pire demeurait sans doute le fait que j'étais redevenu totalement accro. Accro au point de ne pas parvenir à passer une journée sans en consommer. Accro au point de perdre la tête. Accro au point de me retrouver sur ce banc en manque. Je tentais de me sevrer seul, mais ça ne fonctionnait pas vraiment. Je ne voulais pas demander de l'aide. Je n'en voulais pas de cette aide que je n'avais jamais mérité. Je désirais simplement réussir à m'en sortir seul ou couler au plus profond de l'océan. J'étais redevenu accro à la drogue. Et, ce soir encore, j'en sentais le besoin. Après m'être retrouvé face à Makena, après l'avoir affronté même si ce n'était que quelques minutes, le manque pulsait violemment. Il se réveilla encore plus lorsqu'elle s'installa sur le banc non loin de moi et que j'étais totalement paumé sur ce que je devais faire. Alors, j'avais fini par consommé. Discrétement. Une faible dose. Juste de quoi réveiller mon être. Simplement de quoi me pousser à agir. Mais, zut, j'avais sans doute commis une erreur en la consommant ce soir alors que tout était déjà foutrement trop bancal. Merde. Grâce à mon agressivité dû à l'agression que j'avais encore subi à l'université, j'avais été en mesure d'envoyer chier Makena. Je lui avais clairement fait comprendre à quel point je la détestais et à quel point je ne voulais guère entendre parler d'elle ou la voir. J'aurais dès lors dû m'en aller au plus vite. Pourtant, j'étais resté assis sur ce banc devant le Milkshop conscient qu'elle allait en sortir. Le stress m'avait lentement dévoré. L'obsession cognait dans ma tête. Le manque pulsait. Et, j'avais craqué. La drogue bouleversait toujours tout mon être au point d'en changer totalement toute la situation. C'était toujours de cette manière lorsque je consommais de la drogue. C'était comme si, soudainement, j'ouvrais la porte à l'Edan du passé enfermant dès lors ma maladie dans un coin de mon être pour quelques heures seulement. Dès lors que je consommais ces substances destructrices, les choses changeait en totalité. Je devenais quelqu'un d'autre. J'osais agir comme je ne l'aurais jamais fait si la maladie demeurait. Je me sentais simplement redevenir le moi du passé. Ce gamin qui osait tout et qui n'avait pas la moindre limite. Ce gosse qui se fichait totalement du regard des autres parce que tout ce qui comptait était que je puisse faire ce que je désirais. À cet instant, la poudre m'agitait. Elle cognait en moi et pulsait si violemment que je m'étais approché de Maky pour la questionner sur les sentiments qu'elle prétendait avoir eu pour moi. Des sentiments que je n'avais même pas remarqué. La drogue me poussa même encore plus loin. Ma clope entre mes lèvres, je m'allongeais sur le même banc qu'elle déposant ma tête sur les genoux de la demoiselle surprise par mon action. Je le remarquais à la façon dont elle haussa un sourcil. Soudainement sa voix résonna pour me signaler que je saignais. Je le savais. Je m'en fichais à tel point que j'haussais à peine les épaules. C'était comme pour lui dire que je m'en fichais. C'était comme pour lui faire comprendre que ça n'avait aucune importance. Dans ma tête, je méritais cette blessure et ce liquide rouge s'écoulant. Mais, Maky n'était pas dans ma tête et elle s'empressa de sortir un kleenex se mettant dès lors à tapoter ma plaie avec hésitation. Je tiquais au premier passage du mouchoir avant de mordre ma lèvre pour ne plus laisser mon être réagir à la douleur. Je la méritais cette douleur. Maky était penchée au dessus de moi et je remarquais ses yeux se perdre un instant sur mes lèvres me poussant à sourire idiotement. Foutue drogue. Heureusement, je ne balançais aucune remarque laissant cela passer. Et, finalement, la demoiselle répondait enfin à mon interrogation soufflant qu'elle avait eu peur de me le dire pour éviter de se faire rejeter. Je fronçais les sourcils alors qu'elle s'excusait. Je secouais doucement la tête avant de répondre sans la quitter des yeux.

T’as pas à être désolée envers moi, tu devrais l’être envers toi Maky. Tu.. Je… Merde… J’aurais peut-être mis un peu de distance si tu m’avais avoué avoir des sentiments pour moi, mais je… Je ne t’aurais pas rejeté… Enfin, j'crois pas… Et surtout, surtout, je n’aurais pas fini dans un lit avec toi…

Un soupir passa la barrière de mes lèvres. J'étais perdu. Je nageais dans des eaux troubles. Que pouvais-je souffler de plus ? Qu'étais-je censé dire dans ce genre de situation ? Je n'en savais rien du tout et pour cause, cela ne m'était jamais arrivé. De plus, ce n'était pas le genre de situation que j'avais inscrit dans mon agenda cérébral. Ce n'était pas quelque chose que j'avais prévu ou préparé. Je ne savais vraiment pas la manière dont je devais répondre et réagir. Je n'étais pas prêt pour quelque chose comme ça. Certainement pas non. La situation était beaucoup trop compliqué et tellement imprévue. Merde, cette situation avait dû être aussi compliquée par le passé et je n'avais rien vu du tout. Je ne m'en étais pas douté le moins du monde. J'étais tellement inconscient. J'étais beaucoup trop détaché à tel point que je n'avais jamais remarqué que Makena avait eu des sentiments pour moi à l'époque. Non. Je n'avais rien vu. Rien du tout. Je fronçais les sourcils entrouvrant la malle du passé pour tenter de me souvenir de cette période. Je voulais fouiller pour voir si j'avais pu manquer quelque chose. Pourtant, rien ne me sautait clairement aux yeux pour me dire que j'avais manqué des signaux de la demoiselle. Zut. Maky me connaissait à cette époque. Elle voyait parfaitement comment j'agissais. J'écartais la majorité des sentiments amoureux et je me laissais juste aller au plaisir de la chair. J'étais toujours très clair sur les règles et la situation. Je soufflais toujours de façon directe que ce n'était qu'un corps à corps et qu'il n'y aurait pas de cœurs liés. Je ne me laissais pas entraîner dans ce tourbillon avec les filles. Oh non. Maky le savait. Elle avait été témoin de mes actions en soirée. J'en étais persuadé. J'étais presque prêt à mettre ma main à couper que la demoiselle était au courant de toute cette situation. Alors… Comment avait-elle pu me séduire et finir dans mon lit ? Enfin… Il fallait dire qu'à l'époque, il ne me fallait pas grand-chose pour craquer et conduire une fille entre mes draps. J'avais conscience que Makena m'observait trop souvent. Je sentais souvent ses yeux posés sur moi. Mais, ça ne voulait pas forcément dire quelque chose. Si ? Rha je ne savais pas. Peut-être que j'avais fait l'erreur à l’époque de ne pas m’arrêter un peu plus sur ces regards répétés. Peut-être qu'en m'y arrêtant, j'aurais pu remarquer les sentiments qu'elle avait à mon égard et éviter le bouleversement de notre amitié. Malheureusement, je ne l'avais pas fait. J'étais juste trop content qu'elle me regarde. Ça me plaisait toujours de sentir les regards et j'adorais en jouer pour attirer les autres dans mes filets d'une nuit. Je m'en étais sans aucun doute amusé ainsi avec Maky et nous avions couché ensemble. Elle avait eu des sentiments pour moi à cette période. Je n'en savais rien. Je ne ressentais que ce désir. Et, à présent, je tentais de comprendre la situation. Une situation qui ne s'expliquait pas vraiment dans le fond. Même Makena avait du mal à expliquer le pourquoi elle avait agit comme ça. Elle tentait une réponse bancale parce que, merde, nous étions dans la même bande et elle me connaissait suffisamment pour savoir que je n'aurais pas agi comme elle prétendait avoir peur que j'agisse. Mon Dieu, que c'était galère toute cette histoire. Un nouveau soupir passa entre mes lèvres. Je venais de souffler à Maky qu'elle n'avait pas à être désolé envers moi et c'était la vérité parce que ça ne me touchait sans doute pas autant que cela avait pu la toucher elle. Cette histoire ne me faisait ni chaud, ni froid pour tout vous avouer surtout après autant d'années. Qu'elle ait eu des sentiments pour moi me dérangeait, mais pas au point de vouloir des excuses de sa part. En revanche, ouais, elle devait être désolée envers elle parce qu'elle avait plongé alors qu'elle connaissait la situation et elle avait bien dû en souffrir. Je m'étais ensuite mis à bafouiller sur ce que j'aurais pu faire, sur ce que j'aurais fait. Je babillais disant que j'aurais certainement mis un peu de distance entre elle et moi afin qu'elle puisse se détacher de moi plus facilement et qu'elle soit heureusement, mais je ne l'aurais pas rejeté. Enfin je ne croyais pas. Je n'en savais fichtrement rien dans le fond. Tout avait changé maintenant et je n'étais plus vraiment capable de prédire la manière dont j'aurais pu réagir dans le passé si elle m'avait confié ça. Je l'aurais peut-être rejeté… Non… Quand même pas. J'étais peut-être un connard, mais pas à ce point. Quoique… Rha, je ne savais pas. Enfin, la chose la plus sûre était que si elle m'avait dit avoir des sentiments, je n'aurais jamais couché avec elle. Je n'aurais pas pris ce risque. Je n'aurais pas joué à ce jeu destructeur. C'était hors de question dans ma tête. C'était hors de question pour moi d'agir de cette manière, encore plus avec quelqu'un comme Makena. Alors, bien sûr, je le répétais une seconde fois comme pour lui faire encore plus comprendre. Si elle me l'avait dit, je n'aurais pas couché avec elle. Alors, est-ce que ça valait vraiment le coup de coucher avec moi ? Dans le fond, c'était peut-être ce que je voulais savoir. Je désirais savoir si elle avait été vraiment prête à tout pour ce corps à corps même en ayant conscience des conséquences et de l'être connard que j'étais. Soudainement, Makena cessa de me soigner me ramenant à la réalité et m'arrachant à mes douloureuses pensées. Je mordais violemment ma lèvre pour me taire. J'avais presque eu envie de la supplier de continuer de prendre soin de mes blessures. J'avais presque eu envie de lui demander de s'occuper de moi encore. Il était dingue de voir à quel point j'avais soudainement envie de me reposer sur elle et de la laisser s'occuper de moi alors que je désirais la fuir quelques instants plus tôt. Dans le passé, je débarquais parfois dans le repère de la bande totalement trop amoché et Maky s'occupait de moi. Parfois. Quand Sean n'était pas là pour le faire ou que je n'avais guère envie qu'il me voit dans un état si pitoyable parce qu'il voudrait me fâcher violemment pour avoir mis ma vie en danger et cherché les ennuis comme ça. Je me sentais presque dans le passé. Un passé que j'avais peut-être envie de revivre plus que je ne le pensais. Maky rejetait sa tête en arrière. Je ne bougeais pas de ma place. J'avais ma réponse à ma question et j'aurais sans doute dû partir maintenant. Avant même que je ne puisse l'envisager sérieusement, la main de Maky chérie glissait dans mes cheveux en une douce caresse qui me poussa à fermer les yeux un instant. Je profitais de cette tendresse soudaine, rappel d'un passé effacé et enfermé à double tour. Le silence nous entourait, mais il était agréable. Enfin… Malheureusement pour elle, pour moi, pour nous, j'avais consommé cette poudre blanche et je n'étais pas foutu de me tenir tranquille. La question tournait dans ma tête. Violente et réelle. Elle pulsait douloureusement dans mon crâne. Et, sans que j'y puisse rien, elle glissa sur ma langue.

J’ai vu que t’regardais mes lèvres… Qu’attends-tu pour m’embrasser ? Tu en meurs d’envie, non ?

Bim. Bam. Boum. Ça explosait soudainement et violemment en même temps qu'un sourire joueur glissait sur mon visage. La drogue reprenait le dessus sur tout mon être à cet instant précis. Cette poudre blanche contrôlait mon corps et ma tête à tel point que je soufflais n'importe quoi et que je réagissais comme si ça me convenait totalement. C'était comme si j'étais redevenu l'Edan du passé qui n'avait ni limites ni gênes. Je soufflais ces mots comme j'aurais pu parler de la météo. Je balançais ces propos totalement conscient du jeu que je mettais en place. Je taquinais. Je provoquais. J'allumais. Et c'était sans doute encore pire parce que j'avais un contact direct avec la demoiselle en gardant ma tête sur ces genoux. Merde. Je venais clairement de dire à Makena que je l'avais remarqué regarder mes lèvres quelques minutes plus tôt. Il aurait fallu être idiot pour ne pas le voir de toute façon et j'étais persuadé qu'elle savait déjà que j'avais noté ce petit regard. En soi, j'aurais pu balancer ces quelques mots sans que cela n'ai de grand impact sur notre situation. Peut-être que cela l'aurait gêné et qu'elle se serait simplement excusé pour avoir été perdu un instant sur ces lèvres qu'elle avait embrassé par le passé dans ce moment unique que nous avions vécu. Un moment agréable du passé. Si je m'étais contenté de lui dire que je l'avais vu regarder mes lèvres, les choses n'auraient pas été réellement très catastrophique puisque tout n'aurait été qu'une simple constatation et je savais qu'elle le saurait. Je savais que Maky n'en aurait pas fait toute une histoire, pas plus que cela en tout cas. Malheureusement, je ne m'étais guère contenté de ce petit babillage. Oh damn it, non. J'avais osé aller plus loin. Genre vraiment osé. Les mots étaient passés entre mes lèvres et je n'avais même pas été foutu de les retenir quand bien même je savais à quel point j'aurais sans doute mieux fait de me taire. Surtout après toutes ces années. Surtout dans ma situation actuelle. J'étais trop ridicule. Je savais que je n'aurais jamais dû souffler une telle chose, une telle invitation. Je demandais clairement à Maky ce qu'elle attendait pour m'embrasser et ça sonnait un peu trop comme si j'avais envie qu'elle le fasse. En avais-je envie ? Oh, shit, ça je ne savais pas. Je n'osais pas m'aventurer sur ce chemin du peur du bordel que cela pourrait provoquer dans mon être. Je ne voulais pas me perdre sur cette route. Je préférais ne pas y penser et ce fut sans doute pour cette raison qu'une seconde interrogation passa sur ma langue. Je lui demandais de but en blanc si elle en mourrait d'envie. Enfin… Ce n'était pas vraiment comme ça. Je laissais plutôt sous-entendre que je savais qu'elle en mourrait d'envie. Après tout, elle avait regardé mes lèvres, elle laissait sa main glisser dans mes cheveux. Elle tentait un rapprochement et toute ma tête avait décidé que c'était bien le cas. Tout dans mon crâne me criait que ouais elle en avait envie alors la drogue avait laissé les mots glisser facilement entre mes lèvres. Merde. J'aurais mieux fait de laisser le silence prendre totalement le pouvoir quand même d'autant plus alors qu'il était assez agréable et reposant. Ce n'était pas le genre de silence anxieux au sein duquel on se sentait terriblement mal à l'aise à tel point qu'on ne pensait qu'à fuir. Non. C'était le genre de silence fichtrement agréable au sein duquel on pensait que tout était réglé et on pouvait dès lors se laisser aller. Et moi, comme le petit drogué idiot que j'étais, je venais de tout balayer. Je me comportais comme une tornade qui foutait tout en l'air. Je débarquais dans le calme de l'endroit et je foutais tout à l'envers. Ouais, c'était moi ça. Purement et réellement. Merde. J'aurais mieux fait de fermer les yeux et de me laisser entraîner par ce sommeil qui voguait au-dessus de ma tête et qui m'appelait. J'aurais mieux fait de profiter de ce moment pour réellement me reposer quelques minutes après tout ce qui m'était arrivé. La chute à l'université, retrouver Makena… Puis, j'avais tellement mal à ma tête que je me demandais si je n'avais pas une commotion suite à ma chute de quelques temps plus tôt. Zut. Pourtant, au lieu de me laisser emporter par la tranquillité pour me reposer ou par l'inquiétude pour demander à Maky de me ramener à la maison voir même à l'hôpital, je bifurquais totalement ailleurs. La cocaïne que j'avais consommé me poussait totalement ailleurs. Elle me laissait glisser dans ce chemin que j'aurais sans aucun doute emprunté si j'étais encore l'Edan du passé, l'Edan d'Irlande. Elle me conduisait à ces interrogations provocantes et allumeuses. Je me comportais comme le putain de dragueur que j'avais eu l'habitude d'être avant. Je n'avais pas de limites. Je pensais tout savoir. Et j'osais. J'osais lui demander ça. J'osais sous-entendre que je savais les désirs de la demoiselle. Comme pour la provoquer un peu plus, je laissais ma langue glisser sur mes lèvres. Et, lentement, je me redressais coupant mon contact avec Makena. Ma tête tourna violemment à tel point que je posais rapidement ma main à plat sur le banc. Je n'en laissais rien paraître pourtant. Mon bras libre passa derrière Makena alors que je tournais ma tête vers elle. Mes prunelles bleues s'ancraient aux siennes. Je penchais légèrement la tête sur le côté haussant un sourcil comme l'invitant dans mon jeu et la défiant de me répondre. Foutue séduction. Fichue drogue.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Lun 3 Juil - 17:07
petit changement au niveau de mon écriture:
 


Tout était flou, jamais ça tout ce qui était clair s'effaçaient au fil des années qui s'écoulaient. J'avais qu'un souvenir c'est de le sentir près de moi, sentir ses lèvres se poser sur les miennes puis sur ma peau d'adolescente prête à perdre son innocence, prête à me laisser envahir par celui que j'aimais. Je sais qu'à ce moment là je ne pensais qu'à lui, pas même à ce qu'il allait arrivé dans mon ou notre futur, non et pourtant je savais que j'allais certainement souffrir. Je savais que l'amour pour l'Edan adolescent n'était réciproque, je savais et pourtant j'ai préférer jouer avec le feu en le séduisant ce soir-là en l'invitant grandement à me prendre possession. Qu'elle débile, je ne voulais pas souffrir et au final c'est lui que j'ai fais souffrir en l'abandonnant comme une lâche. Quelle honte. Quand il me répondit sur le fait que c'était plutôt à moi que je devais m'excuser, au départ je ne comprenais pas où il voulait en venir et puis on dirait qu'il ne savait pas vraiment quoi répondre vu les quelques hésitation . Je n'ai exprimais aucune expression du visage, aucune parole, non je m'étais tu parce que je ne savais pas quoi répondre, je ne savais pas répondre. Et puis rester dans ce silence n'était pas déplaisant, mais il était plutôt bizarre à mon goût. Ce n'est pas un silence gênant, mais plutôt agréable, ce n'est pas un silence où l'on s'ennuie mais un silence où pourrait croire qu'il pourrait se passait quelques chose alors que je n'essuyais que le sang sur sa plaie.D'ailleurs j'avais louché sur ses lèvres , beaucoup trop longtemps à mon goût. Bordel Maky! Ressaisit toi! Tu n'es plus la Makena Ailani de l'époque c'est fini! Pourtant je ne sais point encore je désirais encore ses lèvres. Ma tête se remet droite puis mon regard se posait encore sur Edan. Je changeais parfois la direction de mon regard, j'avais peur de replonger dans les images du passé, de loucher encore une fois sur ces lèvres que j'aimais tant dans le passé mais sa parole fit revenir plonger mon regard dans le sien.
Visiblement ce n'était point discret vu la remarque qu'il venait de faire mais les questions de celui-ci qui suivaient me  déstabilisa d'un seul coup, mes yeux s'ouvrirent en grand et mon esprit était complètement pommé entre le passé et le présent. Je ne savais plus de quoi j'avais envie, de ce que je voulais faire , mais quand la Makena du passait faisait surface, Edan n'avait pas tord à ce sujet. Mais la partie du présent me disait de faire attention, de je ne devais pas répondre à cette invitation.

Euuh... Je... Euuuh...Merde!


Je n'arrivais plus à formuler de phrase, je ne savais même pas vraiment quoi répondre, j'étais trop perdu. Arf! J'en ai marre et la fatigue ne m'aide pas vraiment, je sais pas bien me tenir quand je suis fatiguée, disons que je me laisse aller. D'un seul coup Edan bougea, je décide d'enlever ma main sur sa chevelure blonde pour le laisser bouge. Merde qu'est-ce qu'il fait? Pourquoi ça main passe derrière moi? Pourquoi plongeait-il son regard dans le mien? Pourquoi était-il si proche? Arf! Trop de question! Mais sans même m'en rendre compte je m'étais moi aussi rapproché trop de lui. Mon souffle était court et les images du passé me reviennent, il avait encore une fois rajeunit, il avait ce visage que j'ai tant aimé. Trop regardé, trop analysé. Ma main se plaça sur sa nuque et mes lèvres viennent se déposées sur les siennes. Bordel ! Mais qu'est-ce qu'il se passe? Je ne comprends plus rien? C'est comme si le temps était complètement revenue en arrière et qu'il s'est mis en pause au moment même où j'ai déposé mes lèvres sur les siennes.
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Lun 31 Juil - 0:51
Ô ma belle Makena… Il me suffisait de fermer les yeux pour me laisser assaillir par les souvenirs de notre histoire. Il me suffisait de me concentrer quelques secondes pour revivre tous ces instants marquant notre lien et racontant notre passé. Peut-être que les meilleurs histoires n’étaient pas dans les livres, mais dans nos esprits. Makena et moi, cela aurait pu être la plus belle des histoires d’amitié. Nous aurions sans doute même pu remporter un prix pour ça. Enfin, c’était parti pour que les choses se déroulent de cette manière. Malheureusement, les dés du destin avaient choisi une autre voie pour elle et pour moi. Une voie qui avait transformé notre jolie histoire en quelque chose de trop destructeur. Le doux rose de la plume avait viré au noir des ténèbres après être passé par le rouge du désir. La simple présence de ces couleurs en disaient long sur le déroulement de notre histoire n’est-ce pas ? J’étais persuadé que vous saviez déjà comment les choses s’étaient déroulées. Il n’était pas bien difficile de le découvrir. Makena, Makena, Makena… Elle avait fait parti de la bande pendant trois ans. Elle avait été l’histoire de nombreux mois, de plusieurs années. J’avais eu l’occasion de la côtoyer très longtemps, trop longtemps peut-être à tel point que j’étais persuadé de bien la connaître et de ne pas pouvoir gâcher notre histoire. Merde. j’aurais dû connaître les limites à ne pas franchir. J’aurais dû noter toutes ces choses, ces petits signes qui m’auraient sans doute empêché de faire une bêtise ternissant notre si belle histoire. Makena et moi. Tout aurait pu être rose et sans la moindre complication. Cela n’avait pas été le cas malheureusement. Pendant de nombreux mois, de nombreuses années, l’amitié entre la demoiselle et moi était forte. C’était le genre d’amitié que les gens enviaient trop facilement. C’était le genre d’amitié qui faisait plaisir à voir et qu’on rêvait tous d’avoir un jour, surtout entre une fille et un garçon. Tout était si réel, si fort et si sincère. Je pouvais m’installer et discuter pendant des heures avec la demoiselle parce qu’elle me comprenait sur certains points que d’autres ne comprenait pas. Je pouvais l’écouter pendant des heures simplement parce que le son de sa voix était mélodique et c’était agréable. J’adorais m’allonger non loin de Maky et la laisser babiller ses histoires en plongeant vers le sommeil. Oh n’allez pas croire que Makena était ennuyeuse. Ce n’était pas ça. La demoiselle était bien loin de l’être. C’était même tout le contraire. Elle le savait. Makena avait appris à faire la différence lorsque je venais pour interagir dans une discussion avec elle de lorsque je venais simplement pour laisser sa voix me bercer et me plonger dans ce sommeil qui me faisait défaut. Depuis toujours, j’avais ces problèmes de sommeil. Et, à l’époque, la voix de Maky était un excellent remède pour me fournir quelques heures de repos. Je ne lui avais jamais demandé si ça la dérangeait de faire cela. Enfin, si tel avait été le cas, elle aurait cessé de le faire aussitôt qu’elle aurait compris le manège. Elle n’avait jamais cessé. Elle avait toujours été là. Je pouvais toujours compter sur Makena. Et, c’était véritable même pour les rires. Je pouvais passer des heures à rire avec elle puisque nous avions toujours ces anecdotes stupides sur nos familles, sur ces banquets de riches, sur la politique. Jamais rien ne s’épuisait avec Makena. Tout semblait juste simple. C’était aussi facile que respirer. Il s’agissait d’une amitié sans la moindre embrouille. Pas une ombre ne venait noircir notre merveilleuse bulle. Ce n’était qu’un paysage calme et paisible sans la moindre tempête à l’horizon. Enfin, cela l’avait été pendant de nombreuses années, de nombreux mois à chaque fois que Maky débarquait dans la bande. Par son habitude à n’être là que pendant les vacances, nous aurions pu la comparer à une amourette de vacances sauf que ce n’était pas de l’amour. C’était de l’amitié. De l’amitié qui avait fini par être entachée. Notre histoire était bien le temps qu’elle durait, mais nous ne profitions jamais vraiment totalement. C’était comme ça Maky et moi. La demoiselle et moi savions toujours que ça allait prendre fin et qu’il faudrait attendre plusieurs mois avant de se revoir. Nous passions du temps à discuter et à rire ensemble, à simplement profiter de ces moments offerts. Néanmoins, jamais nous n’oublions ce qui allait arriver et c’était sans doute cela qui nous sauvait. Toujours penser à la fin. Pourtant un soir, épuisés de continuellement réfléchir, nous avions choisi de simplement vivre l’instant présent sans penser à la fin du moment, sans réfléchir à toutes les conséquences. Foutue connerie. Je ne saurais vous expliquer comment tout avait basculer. Je ne saurais même pas vous dire pourquoi j’avais craqué si facilement alors que je savais qui elle était et ce que nous étions. C’était arrivé aussi simplement que de respirer. C’était comme si c’était écrit quelque part et que ça devait se faire. Nous ne pouvions pas l’empêcher. C’était le destin. C’était la vie, notre vie. Dans cette boîte, j’avais bu comme toujours et j’avais consommé tellement trop de substances. Je m’étais laissé glissé dans ma déchéance comme à mon habitude. Néanmoins, tout au long de la soirée, j’avais senti le regard de Makena sur moi. Je savais qu’elle me fixait et j’en avais sans doute un peu trop joué ne cessant de lui envoyer baisers et clin d’œil même lorsque je dansais avec d’autres. J’avais conscience qu’elle était là et ça avait fini par me faire tourner la tête. J’étais venu vers elle après une énième danse qui m’avait laissé trop indifférent. J’aurais dû simplement me poser à ses côtés et la laisser me conduire dans les bras du sommeil réparateur dont j’avais besoin. Mais, bordel, je n’étais qu’un adolescent toujours en manque. Je n’étais qu’un gamin sans cesse au bord de la tentation. Il avait suffit d’un geste, d’un regard et les choses avaient basculé. Makena avait été ma tentation cette nuit-là. Pourquoi avait-elle fait ça ? À l’époque, je m’étais dit qu’elle avait trop bu elle aussi ou qu’elle désirait juste s’amuser avec quelqu’un de confiance. Aujourd’hui je savais. Elle avait agit poussée par des sentiments qu’elle avait dû savoir non réciproque. Si je n’avais pas autant bu ce soir-là, si je m’étais trouvé quelqu’un d’autre, si j’avais pris le temps de discuter avec Maky, rien n’aurait entaché notre histoire. Mais, je ne l’avais pas fait. Je n’avais été qu’un idiot cédant à la beauté d’une femme. Je n’avais été qu’un gamin cédant à ses hormones. Makena avait joué avec le feu me séduisant m’invitant à l’entraîner avec moi, à prendre possession d’elle. La proposition était claire comme de l’eau de roche. Elle voulait partager cette nuit avec moi. Elle voulait être entre mes draps. C’était Makena. Elle était vraiment jolie. J’étais alcoolisé. Je n’avais pas réfléchi aux conséquences et au futur. Je ne m’étais pas posé de questions. J’aurais dû. Je ne l’avais pas fait et nous avions fini dans une chambre d’hôtel. Elle et moi. Elle si innocente. Moi si destructeur. Je n’avais pas agi comme je le faisais avec n’importe quelle fille. J’avais adopté la lenteur et la douceur me plaisant à éveiller toutes ces sensations, appréciant de profiter de chaque seconde. Ce serait un mensonge si je vous disais que j’avais oublié cette nuit et qu’elle n’avait rien de spécial. Je n’avais pas oublié cette nuit bien que mes souvenirs demeuraient toujours flous. Et, merde, cette nuit avait été spéciale. Ça avait été Makena et moi. Et, pourtant, malgré toute sa spécialité, je n’avais pas changé le garçon que j’étais. Trop vite, Makena était devenue l’histoire d’une nuit. Et, en un claquement de doigt, elle était devenue la fille qui avait disparu. Un souvenir d’une belle histoire qui se terminait d’une façon si noire.

À ce moment, j’avais été persuadé que la fin s’était inscrite à notre roman. Il n’y avait plus de pages vierges et le livre s’était bien rangé sur une étagère. Le genre d’étagère que nous ne pouvions plus atteindre parce qu’il n’y avait plus rien à faire avec cette histoire. Le leçon était passée. Tout était fini. Je m’étais dit que toutes les histoires ne pouvaient pas avoir de fins heureuses, mais ce n’était peut-être pas plus mal comme ça. Être persuadé que je ne reverrais plus jamais le beau visage de Makena… C’était un soulagement immense autant qu’une torture atroce. Je ressentais le soulagement parce qu’il y avait cette pointe de culpabilité qui cognait en moi. Je n’aurais jamais dû céder aux charmes de la demoiselle et j’aurais dû savoir faire passer notre amitié en priorité à l’appel des désirs. Je savais que si je me retrouvais face à elle, j’aurais envie de lui présenter des excuses parce que je me sentais un peu trop comme si j’avais abusé de la situation. Mais, je ressentais cette torture à cause de la rage qui m’habitait Quelques jours après notre nuit, la fin des vacances avaient sonné. Makena était partie. Les derniers jours avaient été étranges entre elle et moi. Enfin je le pensais. Pour tout vous avouer, maintenant que je tentais de m’en souvenir, un voile total de flou semblait se dessiner autour de moi. Je ne me rappelais pas comment les derniers jours avaient été. Je me souvenais juste qu’elle était partie et qu’elle n’était jamais revenue. Aux vacances suivantes, j’étais venu pour l’attendre au même endroit que d’habitude. J’avais attendu plusieurs heures tant et si bien que Row Nours avait fini par venir me chercher. Makena n’était jamais venu. Et, la torture avait commencé. J’étais en colère après Maky d’être parti comme ça, de ne pas m’avoir envoyé un message. Si elle ne voulait plus venir, je l’aurais parfaitement compris et j’aurais même accepté cette décision parce que j’aurais pu mesurer à quel point ça aurait été difficile pour elle de vivre tout ça. Mais, j’aurais préféré avoir un mot, même juste une phrase pour m’expliquer qu’elle ne viendrait plus. Il n’y avait rien eu pourtant. Alors, la rage s’était développée. Et l’idée de ne plus pouvoir voir Makena revenait à l’idée que je ne pourrais jamais lui crier dessus et lui faire payer pour la façon dont elle avait bousillé mon coeur avec délice. Moi qui pensait que notre amitié était importante, je m’étais pris une douche glaciale ce moment là. L’histoire se terminait sur une sale note… Enfin, je l’avais cru. Stupide gamin. Tout cela n’avait été qu’une longue pause comme si l’encre de notre histoire n’existait plus et qu’il fallait trop de temps pour la retrouver. Makena était ici. À Cambridge. Je m’étais retrouvé face à elle. J’avais pu lui balancer tout le venin qui cognait en moi depuis des années maintenant. J’avais pu entendre ce qu’elle avait à dire. Et, lentement, la plume se mettait à tracer de nouvelles lignes sur l’histoire de notre histoire. Après des années, j’étais de nouveau allongé aux côtés de Makena. Ma tête posée sur les genoux de la demoiselle, nous avions pu parler. Tout n’était pas à plat. Tout n’était pas réglé. Néanmoins, ça semblait suffisant pour aujourd’hui, pour ce premier contact. Les choses étaient devenues plus calmes et je savais appréciais ça encore plus après tout ce que j’avais affronté aujourd’hui. Makena avait prit soin de moi comme par le passé et j’aurais pu simplement m’endormir près d’elle comme j’avais l’habitude de le faire avant. J’avais tellement d’heures de sommeil qui manquaient à mon compteur que cela ne me ferait pas de mal de glisser dans les bras de morphée. Malheureusement, j’avais consommé ma poudre blanche quelques minutes plus tôt. J’avais pris cette cocaïne qui enfermait l’Edan sage et timide de Cambridge pour faire ressortir le fou d’Irlande. Je ne pouvais pas juste rester sage comme une image, encore moins alors que les choses cognaient dans mon crâne. J’avais remarqué la façon dont Makena avait louché sur mes lèvres quelques minutes plus tôt. Plusieurs fois même et je ne pouvais pas laisser passer cette sublime occasion. Je l’avais fait sagement en notant qu’elle regardait mes lèvres. Mais, à présent que le silence planait, je ne pouvais pas me taire ou ranger ça dans un coin de mon crâne. Je ne savais pas ce que Makena avait en tête. Peut-être que, comme moi, elle se contentait de se souvenir du passé, qu’elle revoyait ces images et cela la poussait à ces coups d’œils involontaires sur mes lèvres. Peut-être que… Non, ce serait fou de croire qu’elle voulait m’embrasser au jour d’aujourd’hui. C’était idiot de penser qu’elle pouvait toujours avoir des sentiments pour moi. Elle ne me connaissait plus. Je n’étais qu’un souvenir. Je n’étais qu’une belle image qui avait foiré. Néanmoins, avec la drogue dans mon système, il était impossible que je me taise. Au vu de la situation actuelle, je ne réfléchissais pas à toutes ces choses. Je m’aventurais simplement sur une route dangereuse en osant questionner la demoiselle. Je n’étais qu’un putain de joueur qui se laissait entraîner par la drogue et qui invitait Makena à m’embrasser. Je soufflais que je savais qu’elle en mourrait d’envie de le faire même si je n’en savais rien. Je n’étais qu’un joueur. Je n’étais qu’un provocateur. Juste un allumeur qui se plaisait même à aller plus loin dans cette histoire alors que je n’était même pas foutu de savoir si j’avais le désir qu’elle m’embrasse. Sans doute que oui. Je me redressais, m’asseyant trop proche d’elle, mon bras glissant derrière elle. Je tournais le visage vers elle la fixant, penchant la tête et haussant un sourcil comme une invitation. Un rire glissa entre mes lèvres lorsqu’elle fut incapable de formuler une phrase. Un rire qui ne resta guère car Makena se rapprochait de moi et elle m’hypnotisait. Sa main se posait sur ma nuque provoquant des frissons délicieux dans mon être. Et, soudain, les lèvres de la belle se posaient sur les miennes. Ça tordait mon ventre agréablement comme un baiser du passé qu’on se plaisait à revivre. C’était agréable. C’était dévastateur. Ce qui n’aurait dû n’être qu’un simple petit smack se transforma en quelque chose de langoureux. Ma langue venant taquiner celle de Maky. Ma main glissa dans son dos en une caresse aérienne. Mon corps bougea comme pour se rapprocher d’elle. Tout n’était qu’instinct. Tout n’était que folie. Lorsque le souffle me manqua, je me reculais. À peine. Je restais trop proche. Mes prunelles bleues capturèrent le regard de Maky et je murmurais.

Vraiment Maky ? Tu as envie d’un second round ? Ou… Peut-être pas ?

Mais qu’est-ce que je foutais ? Non, mais j’avais été transporté dans le passé ou quoi ? Oh putain de merde. J’avais presque envie de me précipiter dans un mur afin de m’assommer en bonne et due forme avant de continuer dans cette voie des conneries qui risquaient de foutre encore plus le bordel dans ma vie déjà fichtrement bordélique. J’étais foutrement trop idiot à souffler ces quelques mots. Ces interrogations tentatrices et provocatrices. Je me comportais comme l’Edan du passé se serait comporté. Cela n’allait pas chambouler Makena parce qu’elle devait sans doute penser que j’étais resté le même ou c’était ce qu’elle allait se dire en notant mon comportement. Fort heureusement pour nous deux, Maky savait gérer cet Edan là alors je savais qu’elle serait en mesure de faire face à cette situation. C’était la réaction logique que j’aurais eu en Irlande ça. C’était le comportement que j’aurais adopté sur mon sol. Ici à Cambridge, en étant ce gosse malade, je me serais sans doute simplement enfui suite à un baiser avec Makena. Malheureusement ou heureusement, la drogue circulant dans mon corps m’avait poussé à cette folie. La cocaïne avait enfermé la maladie au fin fond de mon être et j’agissais comme je l’aurais fait avant. J’agissais comme si le temps ne s’était pas écoulé ici. Si proche de Maky, je sentais son souffle sur mon visage, sur mes lèvres. Mon coeur pulsait trop rapidement. Le désir brûlait en moi. Damn it. Ces derniers mois, je ressemblais totalement à l’Edan d’Irlande. Dès lors que je consommais, je pouvais me mettre à me comporter comme j’avais tant eu l’habitude de le faire pendant des années. Je couchais à droite et à gauche sans que cela n’ait d’impacts avec ces personnes passant dans mes bras. Il n’y avait qu’avec William que les choses étaient vraiment différentes. Il n’y avait qu’avec lui et c’était mon histoire avec le jeune homme que je ne cessais de remettre en danger. Encore et encore. Pauvre petit inconscient. En cet instant encore, j’étais ce gamin sans limite et sans contrôle. Je me jetais à bras ouvert dans la situation sans réfléchir à l’après ou aux conséquences. Je jouais simplement la partie à fond. Qu’est-ce que je cherchais bien à savoir avec ce ‘vraiment Maky’ ? Qu’étais-je en train de lui demander ? Je ne voulais pas me l’avouer. Je refusais de le formuler à haute voix. Mais, j’étais persuadé que Makena allait en saisir un sens. Celui qu’elle voudrait. Peut-être pas le bon, mais un qui m’aiderait quand même. En vérité, je voulais savoir si elle avait vraiment encore des sentiments pour moi. Je désirais savoir si elle avait vraiment encore envie de moi. Quoique cela c’était assez clair. Je proposais un second round. C’était balancé directement. Je ne passais pas par quatre chemins pour faire ma proposition. Là, devant le Milkshop, je lui proposais de coucher avec moi une seconde fois. Toujours sans attaches. À jamais avec un impact. Mais, je laissais le doute planer. Avait-elle envie de ça… Ou peut-être qu’elle n’en avait pas envie. Je ne savais pas. Je jouais avec elle. Je tentais de comprendre la situation qui m’échappait. Et, putain, la réponse tardait à venir. L’hésitation se faisait sentir dans l’air. Tout était trop flou. Ça ne me plaisait pas. J’étais trop impatient. Je ne pouvais pas supporter d’attendre encore plus longtemps, de lui laisser le temps de la réflexion. La drogue me poussait sur une autre voix parce qu’elle voulait de l’action, du mouvement. Je ne voulais pas m’endormir. Alors, puiqu’aucune réponse n’avait encore filée, j’agissais. Je m’approchais lentement de l’oreille de Makena pour venir y susurrer quelques mots « Et maintenant Deary ? » Je la pressais, mais je m’en fichais. Je ne faisais que jouer ce jeu trop dangereux. Après tout, en osant intervenir comme ça de façon si physique et si réelle, je tentais de tout influencer et de prendre le contrôle de cette histoire. Je ne parvenais pourtant pas à prendre une décision. Je ne savais pas ce que j’étais censé faire, ce que je devais faire. Partir d’ici au plus vite avant de faire un faux pas ou l’inviter à venir chez moi pour un moment qui aurait trop d’impacts, trop de conséquences. Je ne pouvais choisir. Tout s’opposait dans ma tête. C’était un tourbillon que je ne pouvais contrôler. Alors, je laissais libre court. Je laissais Makena choisir pour nous prêt à suivre le mouvement comme si c’était un message de la vie. J’aurais dû poser ma question et en rester là. Mais, je ne pouvais pas être sage. Mes doigts glissèrent de l’épaule au bras de la demoiselle. Une douce caresse glissant sur cette peau. Mes lèvres passaient de son oreille à sa joue où je déposais un baiser. Et, finalement, mes lèvres glissaient dans son cou s’y promenant de façon aérienne. Une douce tentation. Une lente torture. J’attendais la réponse. J’attendais les ordres. Et ça montrait que les choses étaient différentes. Par le passé, je n’aurais pas hésité à pousser encore plus loin. Au jour d’aujourd’hui, je restais ce gamin soumis qui attendait les ordres avant d’agir. Alors, Makena… Quel chemin emprunter ? Le bon ou le mauvais ? Y en avait-il seulement un mauvais ? Peut-être pas. Il y en avait seulement un avec trop de conséquences.
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Lun 7 Aoû - 16:01

Makena arrêtes tes bêtise, tu vas le regretter dans un futur proche. Makena sépare-toi de lui et part loin ça va mal finir encore une fois. Makena ne  laisse sa langue jouer avec la tienne.BORDEL MAKENA RÉVEILLE TOI! Et puis merde! Marre de cette voix dans ma tête qui essaye de me raisonner. Shit! Je ne contrôle même plus mon propre corps c'est comme si l'ancienne Makena, celle où l'esprit innocent voulait découvrir les trucs des grands, elle contrôlait mon corps pour faire ce qu'elle désirait, faire ce qu'elle avait toujours désiré du beau blondinet. J'étais soumise à mon passer qui lui était en quelque sorte soumis au charme du beau Edan. Argh! Sale fille facile qui je suis! Petite enfant faible! Je ne sais que te laisser faire, je me laisses facilement séduire. Je ne sais même pas résister.Je ne... et puis merde je suis fatiguée ça me fait tellement du bien de le revoir!
Voilà qu'il se sépare de moi, malgré que j'ai les yeux encore fermée je le sens encore proche de moi, je sens son regard sur mon visage, alors j'ouvre doucement les yeux et laisse perdre mon regard dans les siens. Il me faisait perdre la tête, il avait réussit à faire surgir cette envie de lui que j'avais eu dans le passé, dans mon passé d'il y a six fichus années. Je le laisse murmurer, je le laisse continuer à réveiller mes envies et pourtant je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. J'avais à la fois peur de faire une connerie mais à la fois envie de faire un deuxième round comme il l'avait dit. J'arrive à me perdre dans mes pensées et voilà que je suis enfin seule c'est comme si tout ce qui était autour de moi était flou, même le visage du beau blond. Il y avait maintenant trois Makena présente sur les lieux, dont une me représentait dans mon adolescence et l'autre me représentait dans le présent, en tant qu'étudiante. "Regardes toi Maky... tu as eu déjà ce que tu voulais de lui dans le passé et tu veux encore de lui? Sachant qu'en plus de cela tu as aussi ton meilleur ami derrière, qui je te rappelle à comme une histoire d'amour compliquée avec lui. Tu veux vraiment lui faire ça à lui?" William... Comment ais-je pu l'oublier et pourtant c'est comme si actuellement il n'existait plus, dans cette situation il n'existait plus... Je ne sais même pas pourquoi, c'est une personne à qui je suis très attachée mais... ARGH! J'en ai marre! Et puis la Maky du passé qui enchaîne sur le fait que si je n'avais plus envie de lui je ne l'aurais pas embrassé et que je serais partie au moment où il était trop proche! Les deux n'avaient pas tord... Je sens le souffle d'Edan se rapprocher une seconde fois de ma peau et ses paroles non loin de mon oreille vinrent me remettre brutalement à la réalité. Je me suis figée sur place, je ne savais pas quoi lui répondre, je ne savais pas quoi penser non plus. Je sens ses doigts glisser sur mon épaule ainsi que ses lèvres poser sur ma joue avant qu'elle ne trace un chemin vers mon cou. Je vous avouerez que je ne voulais pas gâcher cette situation par ma petite voix indécise, je voulais rester silencieuse et me laisser faire comme je le fais depuis quelques années. Sauf qu'il attendait une réponse, il me presser à répondre avec ces caresses, ces baisers.

"Je... euh... Non... Enfin oui... Je ne sais pas." Lui répondais-je toujours indécise.

Actuellement je n'avais plus de sentiments pour lui et pourtant il continuait à me faire de l'effet, il me charmer et cela marche comme toujours... Je n'étais pas consommatrice de drogue mais actuellement j'en aurais bien pris. J'aurais voulu être plus à l'aise et moins, j'aurais été en mode je m'en fiche, je suis le courant.
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Mer 9 Aoû - 23:52
Non. Non. Non. Mais, putain de merde, qu’est-ce que j’étais en train de foutre à cet instant avec elle ? J’étais sans aucun doute possible en train de commettre une des plus grosses conneries de tout les temps. Je ne réfléchissais même pas à ce qui risquait de se passer dans quelques minutes. Allions-nous revenir sur le terrain de la haine ? Allions-nous finir par nous séparer comme si nous étions deux amis à nouveau ? Allions-nous finir dans le même lit une nouvelle fois ? Je n’en savais foutrement rien et je n’y réfléchissais pas du tout. Je ne pensais même pas aux répercussions que cela pourrait avoir dans le futur. Je n’étais pas en train de calculer tout ce qui pourrait découler ce de ce moment que je passais avec elle. Non. Je ne me perdais pas. Je vivais simplement l’instant présent et je dévorais chaque seconde avec délice me foutant totalement de deviner ou non la seconde qui suivrait. Le goût de surprise planant dans les airs me plaisait. Il y avait tellement de possibilités au fil des secondes s’écoulant. Je n’avais aucune envie de plonger mon nez dans chacune d’entre elle afin de tenter de découvrir le meilleur chemin possible à emprunter. Certainement pas en cette fin de journée catastrophique alors que je venais de consommer de la drogue et que cela me permettait de laisser la maladie fermée à double tour derrière une porte blindée si loin de tout mon être. Étant celui que j’étais à Cambridge, j’aurais pris le temps d’évaluer chaque route pour en mesurer ses avantages et ses inconvénients. J’aurais pris le temps de la réflexion et du questionnement sur un futur toujours trop instable. Cela m’aurait peut-être aidé. Cela nous aurait peut-être sauvé de la folie que je lançais. Parce que, merde, je me comportais simplement comme l’Edan d’Irlande. J’effaçais le gamin de cette ville pour ouvrir la porte à celui que j’étais par nature. Je me comportais exactement de la même façon que je l’avais fait par le passé lorsque j’avais passé cette nuit en compagnie de Makena. Elle était devenue ma tentation de la soirée en un rien de temps. Il n’avait suffit que de quelques regards, de quelques sourires et de quelques filles qui me semblaient trop fades face à elle. Et, j’avais fini par me laisser totalement aller. J’avais accepté les avances de la demoiselle. J’avais cédé à mes hormones de gamin. Je ne m’étais posé aucune questions sur la situation. Je n’avais même pas pris le temps de réfléchir à l’après de cette nuit-là et à comment notre relation risquait d’évoluer une fois que nous aurions franchi ce cap. De toute façon, même si je l’avais voulu, j’aurais été foutrement incapable de le faire vu l’état dans lequel j’avais terminé cette soirée. Makena y avait-elle réfléchi ? Avait-elle pesé le pour et le contre de la situation ? Avait-elle tenté d’imaginer le futur ? Notre futur ? S’était-elle fait un film avec des hypothèses basées sur ses rêves les plus fous ? Je n’en savais foutrement rien et, pour tout vous confier, je n’avais pas très envie de le lui demander. J’avais beaucoup trop peur de découvrir la réponse qu’elle pourrait me donner. Après tout, pendant toutes ces années, j’avais été persuadé qu’elle n’avait couché avec moi qu’à cause de la folie du moment, de l’esprit festif et de notre proximité qui durait depuis des années. Jamais je n’aurais pu imaginer que Makena avait des sentiments pour moi à l’époque. Cela me semblait trop dingue. Et voilà que je m’étais pris cette claque en plein visage aujourd’hui. Alors, je n’avais guère envie d’en prendre une autre en osant poser toutes ces questions qui tournaient dans ma tête. Est-ce que cela avait vraiment une importance ? Il s’agissait du passé et nous ne pourrions aucunement le changer. Puis, de toute façon, en cet instant, je pouvais très facilement effacer toutes ces interrogations. Il me suffisait de cligner des yeux pour les classer dans un coin de mon crâne. J’y repenserais sans doute dès demain et cela risquait de me hanter pendant un long moment avant que je ne finisse par craquer pour la questionner sur ces sujets. Néanmoins, en cette fin de journée, je préférais juste plonger dans ces conneries que je commettais comme l’Edan d’avant. L’Edan du passé qui avait quelques réserves tout de même. Quelque chose en moi me criait de me précipiter contre un mur afin de tenter de me remettre les idées à la bonne place. Je devais réellement faire plus attention à la personne qui se trouvait face à moi et à ce que j’étais en train de foutre avec elle. Elle, elle, elle. Makena. Damn it. J’étais censé la détester. Je n’étais pas censé me la jouer chaud cacao avec elle. J’étais censé lui hurler dessus, lui cracher mon venin au visage et la disséquer avec la haine qui pulsait en moi depuis des années suite à sa disparition soudaine et sans pré-avis de la bande, de ma vie. Je n’étais pas censé m’aventurer sur cette route dangereuse où je finissais par l’inviter à m’embrasser. Je n’étais plus que l’image du passé. Je n’étais plus que ce blondinet qu’elle connaissait sur le bout des doigts. Allumeur, joueur, provocateur et foutrement idiot. J’osais initier les gestes pour faire pencher la balance du côté qui me plaisait le plus. Je me rapprochais. Je faisait en sorte que ma peau touche encore plus la sienne. Je la tentais. Je la bousculais. Et, elle cédait. Elle m’hypnotisait lorsque sa main glissa sur ma nuque provoquant une vague de frissons dans mon être. Ses lèvres trouvèrent les miennes et c’était aussi agréable que par le passé. Et, trop rapidement, nous glissions dans l’antre du désir. Ma langue venait taquiner celle de la belle demoiselle. Ma main glissait dans son dos. Mon corps se rapprochait d’elle. Ce n’était que folie à l’état pure. Ce n’était que désir à l’état brut. Ce n’était que nos instincts qui nous poussaient à agir. Elle et moi. Nous. Lorsque le souffle me manqua, je reculais à peine pour souffler quelques mots. Quelques mots trop diaboliques sans doute parce que j’allais encore plus loin sur ce chemin si dangereux. Je m’aventurais sans être certain que le sol n’allait pas s’écrouler après moi. Je jouais le provocateur. J’appuyais sur la tentation en proposant un second round. Je ne parvenais même pas à savoir si j’avais envie que cela arrive. Tout était trop flou dans ma tête pour que je distingue la réponse à cette interrogation. Le désir montait clairement en moi et je me plaisais dans cette arène de jeu. Cependant, je ne savais pas si je serais capable de mener le tout jusqu’à un corps à corps. Elle et moi. La réponse de Makena était beaucoup trop longue à venir. Je n’aimais pas ça. Je refusais ce flou qui s’accentuait de plus en plus au fil des secondes. Alors je pressais les choses venant souffler quelques mots dans l’oreille de la demoiselle. Je la pressais dans notre jeu trop dangereux. Je tentais de l’influencer sans même savoir ce que je désirais. Je voulais juste qu’elle choisisse pour que je parvienne à suivre le mouvement comme elle le voudrait. Pourtant, malgré tout cela, j’étais incapable de demeurer un sage gamin. Mes doigts glissaient sur son bras. Mes lèvres se posaient sur sa joue avant de glisser dans son cou pour s’y promener d’une façon aérienne. Lentement. Légèrement. Ce n’était qu’une putain de tentation et ça semblait suffisant pour faire perdre la tête à la demoiselle. Makena répondait enfin. Elle semblait incapable de faire une phrase. Trop indécise. Trop perdue dans ce tourbillon. Elle soufflait une négation. Elle soufflait une affirmation. Elle soufflait qu’elle ne savait pas.

Un rire glissa entre mes lèvres en entendant la réponse de la demoiselle.

Je riais comme pour garder le contrôle du jeu dangereux auquel nous étions en train de jouer. Je riais comme pour dire que j’étais toujours au dessus de cette histoire et de ce flou. Je riais parce que ça me plaisait de la voir si indécise comme cela. J’avais l’impression d’avoir du pouvoir et de l’influence et ça me plaisait pour une fois. Cela faisait si longtemps que je ne m’étais pas senti comme ça. Depuis que j’étais à Cambridge, je me sentais toujours comme la ridicule petite marionnette obéissant aux ordres et étant fichtrement incapable de faire quoi que ce soit. Il n’y avait que derrière mon travail, derrière le téléphone rose, que je savais que je pouvais être doué et faire quelque chose avec du pouvoir. Je savais comment allumer toutes ces personnes qui téléphonaient. Je savais comment les taquiner et jouer avec elles pour les amener aux portes du plaisir, pour les conduire au paradis téléphonique. J’étais fichtrement doué avec cela, mais ça demeurait un job derrière un téléphone de façon trop anonyme. En face à face, je m’écrasait. Je n’étais qu’un pitoyable petit pion que les gens déplaçaient à leur guise et dont ils faisaient tout ce qu’ils voulaient. Pourtant, ce soir, je me sentais comme si je pouvais être le roi du plateau d’échec. Au moins le temps de quelques minutes. Je me retrouvais dans un terrain que je connaissais sur le bout des doigts. Jouer, allumer, provoquer… C’était ce que je savais faire derrière un téléphone à la perfection. Et, croyez-moi avec la drogue dans mon corps, j’étais capable de mettre ces choses en pratique dans la vraie vie, face à la sublime Makena. Alors, je me lançais dans ce jeu comme si je plongeais dans le rôle de quelqu’un d’autre, de quelqu’un que j’avais été en tout cas. J’agissais comme si je savais exactement sur quel sol je dansais. J’agissais comme si tout se passais comme je l’avais prévu. Mais, bordel, tout ceci n’était qu’un mensonge. Mon rire avait beau être vrai, il n’avait pas autant de pouvoir que j’aurais aimé qu’il en ait. Je me contentais de jouer avec les façades et les faux semblants. Je savais juste comment manier les choses pour offrir l’illusion – je devais sans doute remercier mon père pour cela, pour toutes ces mises en scène que j’avais eu l’occasion de le voir faire. Makena était totalement perdu et j’agissais comme si c’était exactement ce que je voulais alors que je savais vers où aller. Mais, pour tout vous avouer, j’étais foutrement perdu moi aussi. Je ne savais absolument pas quel chemin emprunter à présent. Il y avait tellement de routes qui se dessinaient devant mes yeux que je ne parvenais guère à choisir laquelle je pouvais emprunter, laquelle je désirais emprunter. Quoique… Si je n’écoutais que le désir qui pulsait en moi, j’aurais déjà proposé à la demoiselle de finir dans l’hôtel le plus proche. Foutu gosse. Je n’écoutais pas que le désir. Il y avait tellement de choses tournant dans ma tête que j’en étais perdu. Perdu au point de rester devant l’embranchement de ces routes sans savoir où poser mon pied. Damn it. Ça me faisait chier ça. Makena aurait été la seule à pouvoir réellement m’aider. Je voulais simplement qu’elle décide pour nous, qu’elle me souffle une directive même toute petite afin que je sache le chemin que je me devais d’emprunter. Il suffisait d’un mot, d’un regard, d’un geste, d’un toucher… Il suffisait parfois d’un rien pour changer totalement la donne. Malheureusement rien ne venait et j’étais toujours si perdu. Je ne savais même pas à quelle question Makena avait cherché à répondre avec ce qu’elle avait soufflé avec autant d’indécision. Je ne parvenais donc guère à deviner ce qu’elle voulait me dire et donc ce qu’elle désirait qu’il se passe entre elle et moi. Devions-nous emprunter une route du passé ? Devions-nous nous écarter ? Devions-nous construire un autre chemin ? Rha, je n’en savais rien. Les ordres étaient trop inexistants. Le tourbillon s’accentuait. Le flou me brouillait de plus en plus vivement. J’étais simplement trop paumé dans mon ascension et je risquais de chuter à tout instant. Merde. Qu’est-ce que Makena désirait ? Qu’est-ce que je désirais ? Makena m’avait dit non en premier lieu, mais pour quoi était cette négation ? Elle avait dit non dans le sens où elle ne voulait pas faire de second round avec moi. Mais, trop rapidement, elle avait fini par dire oui. Oui elle voulait un second round en ma compagnie ou bien oui elle ne voulait pas de second round avec moi. Merde. C’était de ma faute. Je ne m’étais pas contenté d’une question claire. Deux questions avaient fusé dans les airs et j’étais trop instable pour tenter de deviner à laquelle Maky avait souhaité répondre son indécision. Une indécision qui me pesait puisque cela me poussait à ne plus savoir sur quel pied danser en sa compagnie. Merde. Makena ne parvenait pas à se décider comme je l’aurais aimé, comme je l’avais tant souhaité. J’avais espéré que la demoiselle se déciderait et que je n’aurais qu’à suivre le chemin qu’elle aurait choisi. Sans doute le chemin du désir et du plaisir au vu de comment je tentais de l’influencer. Malheureusement pour moi, pour nous, mon influence ne fonctionnait pas aussi fortement que par le passé. Sans doute parce que nous n’étions plus deux adolescents fous et qu’en plus nous n’étions pas dans l’esprit de la fête et de l’alcool en folie. Plus rien n’était pareil. Je devais trouver comment mieux jouer pour que l’indécision de Maky vacille totalement. Il fallait que je la pousse sur un chemin. Son indécision se sentait trop. Elle semblait trop immobile. Elle paraissait trop tendue. Bien. J’étais maître pour la tentation même si je la maîtrisais mieux derrière un téléphone. Grâce à l’aide de la coke dans mon sang, je pouvais devenir le maître dans la réalité. Me redressant, je m’éloignais un peu trop des lèvres de Makena comme pour la pousser à venir s’approcher si elle le voulait. Mes doigts glissèrent dans ses cheveux en une douce caresse. Je plaçais lentement quelques mèches derrière son oreille. Mes prunelles bleues ne la quittaient jamais. Et, après quelques minutes, je m’approchais de nouveau. À peine. Mes lèvres se trouvaient déjà à quelques millimètres de celles de la jolie blonde. Un sourire amusé passa sur mon visage alors que je savais quelle carte abattre. En parlant, mes lèvres frôleraient les lèvres de Maky à chaque mot et c’était le but. Sans plus attendre, je murmurais.

T’sais qui j’suis chérie, t’sais comment je fonctionne mmh ? Mais surtout, j’fais peut-être quelques premiers pas, mais il faut que tu le veuilles aussi… Alors, bébé, que veux-tu ?

Je soufflais doucement sur les lèvres de la demoiselle avant d’y déposer un smack court et foutrement rapide. Mes lèvres glissèrent dans le cou de la jolie blonde frôlant la peau. Je m’amusais à souffler dessus, à embrasser, à mordiller, à lécher. Et, soudainement, je me reculais. J’agissais trop rapidement comme pour lancer un manque soudain de contact. Il s’agissait d’un manque que je ressentais d’ailleurs de plein fouet, mais je le supportais. Il fallait que je le supporte si je voulais tenter de la pousser à bout. Je me décalais tellement que nos corps se frôlaient à peine à présent. C’était comme si un courant d’air froid passait. La chaleur de Makena me manquait. Son parfum, sa peau, sa douceur… Le manque pulsait autant que le désir qui cognait en moi. Mais, je ne lâchais pas prise. Hors de question. Je tentais le tout pour le tout cette fois. J’abattais toutes mes cartes et je verrais la façon dont les choses tourneraient. J’abattais tout mon jeu prêt à savoir si j’allais gagner ou perdre cette partie. Le pouvoir ne résidait plus tellement entre mes mains maintenant. C’était Maky qui pouvait tout choisir. C’était elle qui pouvait tout décider à présent, après les mots que je venais de lui murmurer. Des mots qu’elle comprendrait sans aucun doute. Je lui avais clairement rappelé qui j’étais et comment ça fonctionnait. C’était comme si j’avais besoin que tout soit remis dans son contexte. C’était comme si j’avais la nécessité que les choses soient à plat malgré le jeu dangereux et la tentation grandissante entre nous. Il fallait que ce soit aussi clair que de l’eau de roche. Je lui soufflait qu’elle savait qui j’étais et comment ça fonctionnait. J’étais Edan Ange Miller, j’étais ce garçon qui couchait poussé par un désir, j’étais ce gamin qui vivait pour le désir. Ce n’était qu’une nuit, qu’un instant sans que cela n’implique quoi que ce soit dans le futur. Ce n’était que pour une fois… Enfin, en l’occurrence, il s’agirait d’une seconde fois, mais cela n’arriverait plus après. À moins bien sûr que Makena ne trouve le moyen de me piéger et de me faire craquer. Cela je ne pouvais le deviner. Une fois que ces choses-là furent mises à plat et que j’étais persuadé d’en avoir dit assez, je continuais. Après tout, Makena m’avait côtoyé pendant des années et je savais que je n’avais pas besoin de développer qui j’étais ou comment ça marchait. Elle le savait déjà. Elle le savait parce qu’elle me connaissait. Mais, putain, elle le savait parce qu’elle avait déjà été une personne passant dans mon lit. Je continuais en marmonnant cette règle qu’elle devait aussi connaître. J’étais toujours prêt à faire quelques premiers pas. J’étais toujours partant pour faire les plus grands premiers pas et tout lancer dans cette histoire. Après tout, ne venais-je pas de le faire en cet instant ? J’avais initié la demande de baiser. J’avais lancé les contacts. J’avais poussé plus loin. Je jouais la tentation. Ouais, encore une fois, je m’appliquais à faire ces premiers pas importants prouvent que je le désirais. Cependant, comme je le soufflais à la demoiselle, elle devait le vouloir aussi. Je n’étais pas du genre à tout prendre comme ça. Je ne pouvais pas me comporter comme ce genre de mec même si j’étais sans aucun doute un salaud de première au vu de mon comportement du passé avec toutes ces personnes qui avaient passé une nuit entre mes draps. Je refusais de faire tous les pas pour conduire à la fusion des corps. Il fallait qu’il y ait au moins un pas de l’autre côté, quelque chose qui me pousserait à savoir que c’était la bonne chose à faire. Cela pouvait être un geste, un acte ou même simplement un mot. J’attendais toujours un petit quelque chose pour que le corps à corps arrive. C’était nécessaire, comme une sorte de respect que je n’avais plus sitôt que la nuit se terminait et que je renvoyais les personnes hors de mon lit. Je faisais tous ces pas. Néanmoins, la jolie demoiselle devait au moins faire un pas envers moi pour me montrer que c’était ce chemin qu’elle désirait emprunter. Par le passé, Maky me l’avait montré en m’allumant, en me provoquant. Au jour d’aujourd’hui, je n’étais pas certain qu’elle choisisse cette route. Si Maky décidait de ne pas donner suite à notre folie, il lui suffirait de tourner les talons. Je comprendrais le message et je ne chercherais pas à pousser le bouchon plus loin. Un petit rien pouvait faire passer le message. Et, comme par le passé, j’avais besoin de ce petit rien pour savoir où aller. J’avais fini par murmurer son surnom et par lui demander ce qu’elle désirait. Ouais, que voulait-elle ? J’étais pendu à ses lèvres. J’attendais de savoir, de connaître le dénouement de nos retrouvailles. Encore une fois, c’était trop long pour moi. Je ne pouvais rester en place. À cause de la drogue, j’avais envie de tout influencer et de tout contrôler tant et si bien que j’allais essayer de la faire venir sur le chemin qui pulsait dans ma tête. Cette route où nous finissions chez moi dans mon lit, nus et en fusion. Je me levais du banc sans jamais quitter la demoiselle des yeux. Provocation pure. Je lui lançais une corde et c’était à elle de choisir si elle la saisissait en me suivant ou si elle s’en détournait. Je reculais lentement. Un pas. Deux pas. Trois pas. Je l’invitais à me suivre pour aller chez moi, pour finir entre mes draps. Mais, ce n’était pas suffisant. Je le sentais. Alors, sans réfléchir, me foutant d’être en pleine rue, je retirais mon sweat et mon tee-shirt. Je me retrouvais torse nu là face à Makena et je faisais de nouveau un pas en arrière. J’haussais un sourcil sans la quitter des yeux. Qu’allait-elle choisir à présent ? Plonger ou se détourner ? L’amour ou quelque chose que je ne pouvais définir ? Et si aujourd’hui, c’était moi sa tentation ?
Revenir en haut Aller en bas
royalty ◇ sunshine
avatar
royalty ◇ sunshine
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 14/04/2017 sous la copie conforme de : scarlett leithold £ grâce à un total de : 380 et je crédite : nebula. [Merci Camille ! ♥️](avatar) et beerus (sign) dark dreams (profil)


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Jeu 10 Aoû - 9:44

J’étais perdue, il me déstabilisait quoi que je dise j’avais peur que ça ait un impact sur lui, notre avenir, sur nous. Mon corps voulait l’appeler, ma tête faisait un pour et un contre et moi j’étais là à réfléchir à le laisser attendre mes réponses longues qui visiblement provoquaient son côté impatient, il vint me murmurer à l’oreille, vint me caresser l’épaule, vint me déposer des baisers à l’endroit où je ne résiste jamais, le cou. Il était passé de la haine à la provocation en un rien temps, qu’est-ce qu’il se passe dans ta tête cher Edan? Laisses-moi voir ce qu’il te passe par la tête. Pour moi il restera à tout jamais une énigme non résolue, je n’arriverai jamais à résoudre cette énigme et c’est peut-être mieux ainsi? Je lui donne une réponse d’abord négative puis affirmative et pour finir indécise. Le non car j’allais peut-être le regretter plus tard, le oui parce que je le désirais et le je ne sais pas parce que je ne savais pas. Trop de pour ou de contre, je réfléchissais trop. Parfois j’arrivais à reprendre les contrôles de mon esprit, mon corps mais l’adolescente en Moi était trop puissante dans cette situation, c’était son terrain, Edan était son terrain. Plusieurs porte s’ouvrait à moi, et à nous. Derrière l’une, ma voix m’appeler, me disais qu’il fallait que je partes avant qu’il ne soit trop tard que la connerie soit faite, dans une autre la voix d’Edan m’interpeller, me cherchais. Je me diriger vers celle ou l’ange blond était présent mais l’autre voix me stoppa, je recule légèrement et regarde les deux portes avant de voir une troisième apparaître. Argh! Cette affaire me rendait tellement dingue, je ne savais toujours pas quoi faire, il me faisait perdre la tête, il réveillait trop de choses en moi. J’avais peur. Peur de quoi? J’en sais rien, de foutre un gros bordel peut-être, de ne pas savoir réparer les conséquences que nous reverse notre futur. Ça le faisait rire lui de me voir si indécise, si soumise à mes pensées. J’avais mon putain de cul entre deux chaises et je ne suis même pas capable d’en choisir une. Il s’éloignait de mon visage, je ne sentais plus son souffle et ça me manquait, ses doigts touchaient mes cheveux blonds avant qu'il ne passe l’une de mes mèches derrière ma petite oreille. Je ne quittais pas son regard j’étais comme hypnotisé par celui-ci. Soudainement il rapproche son visage du mien, ses lèvres des miennes, quand il parlait ses lèvres frôlaient les miennes, j’avais tellement envie de l’embrasser mais il fallait que je résiste que je garde mon calme. Il murmure comme quoi je savais qui il était, et que c’était à mon tour de lui ouvrir la voix, de rejoindre l’une de ses trois portes. Ses lèvres se dépose sur mes mienne si rapidement que je n’ai pas eu le temps de profiter rapidement, il vint dans mon cou, je sentis son souffles, ses lèvres, ses dents puis sa langue. Il provoquer in tourbillon de chaleur dans mon petit être avant de laisser un grand vide quand nos corps se séparèrent. Et Voila que ces fichus petites voix vinrent m’envahir ma tête, elles me fatiguaient j’avais l’impression que j’allais utiliser toute mon énergie pour les écouter, que j’allais m’endormir là sur le banc. Mais j’essayais de rester concentrer sur le jeune homme, sur celui qui venait de réveiller mes désires, mon indécision. Je le regarde se lever du banc après un petit silence, il fait un pas… deux pas… trois pas. Je le regarde, penchant ma tête sur le côté, avant de baisser les yeux et de me mettre à penser. Je le vois faire un geste avec ses bras de bas en haut, deux fois même. Quand je regarde celui-ci, torse nu dans la rue. Je commence à rire intérieurement et a le fixer l’air perdu de l’extérieur. Je pris la poignée de mon sac, continue de le fixer faisant un dernier point dans ma tête avant de me lever rapidement de mon banc pour venir l’embrasser langoureusement. Je ne réfléchissais plus, mentalement je n’avais pas envie de remettre ça avec lui, mais mon corps le désirer. Désirait l’homme qui m’envahissait dans le passé. Je n’étais pas bien, je tremblais légèrement comme une feuille, j’avais peur…
Revenir en haut Aller en bas
student ◇ moondust
avatar
student ◇ moondust
J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3190 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Aujourd'hui à 0:10
Les secondes s’écoulaient. La pendule basculait. Les souvenirs ne cessaient de venir m’assaillir. Ils remontaient partout dans mon corps, dans ma tête. Ils pulsaient violemment dans mes pensées pour me rappeler cette époque où tout semblait si parfait. Nous étions tous si fous et insouciants. Nous étions tous si perdus et pourtant si réunis. Ça avait été les meilleures années de ma vie sans le moindre doute. Mais, cette époque était pourtant si révolue à présent quand bien même je chercherais à prouver le contraire avec nos vacances ensemble quelques semaines plus tard. Pendant des années, notre bande irlandaise avait été une véritable famille pour moi. Ce fut avec ces neuf autres personnes que je m’étais senti au mieux et que j’avais tenu si longtemps en Irlande avec mon papa et mes obligations sans complètement perdre la tête. Pendant des années, j’avais pu me lier de façon totalement unique et formidable avec les autres membres de ce groupe si parfait. J’avais été plus proche de certaines personnes. Certaines de ces relations n’avaient été qu’éphémères. Néanmoins, les choses avaient fini par changer. Les membres s’étaient dispersés et la bande avait fini par voler en éclat. Dès que c’était arrivé, je me savais foutu. Depuis que notre bande irlandaise avait prit fin et que j’avais moi-même quitté l’Irlande par obligation, je n’avais jamais cherché à savoir ce qu’était devenu les autres anciens membres de ce groupe si idéal. Enfin… Pendant quelques temps, au départ, j’avais gardé contact avec Grace. Cependant, bien trop vite, ma chute avait été précipité. Je m’étais retrouvé si isolé à Cambridge alors que j’avais l’habitude d’être trop entouré. Je m’étais retrouvé à basculer de l’autre côté de la barrière. Autrefois chasseur, j’étais devenu la proie du harcèlement à l’école, la proie des moqueries. La maladie avait alors pris ses droits sur moi. Elle s’était développée – enfin disons plutôt qu’elle avait prit sa place dans la lumière car j’étais persuadé que j’avais toujours été malade et que ça avait simplement été endormi en moi. La maladie m’avait poussé à la destruction et au renfermement. J’étais alors devenu un tout autre garçon qui s’apposait totalement à l’être que tout le monde avait appris à connaître et que tout le monde avait aimé pendant des années. Tout s’était passé si vite. En quelques mois à peine, je m’étais transformé en ce gosse qui n’était plus du tout ce que les autres pensaient. Bien trop rapidement, je m’étais persuadé que les autres anciens de la bande ne pourraient jamais apprécier ce nouveau moi. J’avais eu l’idée de les contacter de nouveau pour tenter d’obtenir de l’aide de leur part au départ. Dès que la maladie avait commencé à se développer, j’avais ressenti le besoin de contacter certains membres de la bande, certains membres de ma famille. Je m’étais dit qu’ils pourraient sans aucun doute m’aider à m’en sortir, qu’ils pourraient me tirer vers le haut. Malheureusement, j’avais trop longuement hésité pour franchir le pas que ma tête avait fini par prendre le dessus me hurlant clairement de ne pas le faire. En quelques jours à peine, la maladie avait gangrené mes idées, mon cerveau et j’étais certain de ne pas retrouver une place avec ces gens si formidables. J’étais devenu trop pitoyable pour que cela arrive. À l’époque déjà, j’avais dû prouver qu’un fils de premier ministre irlandais avait sa place dans un groupe aussi fou. Et, franchement, je ne me sentais guère capable de repartir à zéro. D’autant plus que je savais. Putain ouais, je savais que je n’avais pas ma place dans le groupe en étant le gamin effacé et renfermé que j’étais au jour d’aujourd’hui. Alors, la bande irlandaise avait volé en éclat. Chaque membre avait tracé sa route et je n’avais jamais cherché à découvrir des informations. J’étais certain que si j’en cherchais, je serais fichtrement incapable de ne pas me manifester. Je chercherais à tout pris à renouer le contact et cela ne devait absolument pas arriver. Non. J’avais trop changé pour prendre le risque de me rapprocher à nouveau de ces personnes qui avaient été ma famille pendant si longtemps. Je n’aurais jamais à les revoir de toute manière alors ça n’avait pas été si important que cela. Mais, la vie m’avait joué un putain de tour. Sale garce. Ces derniers mois, à Cambridge, je me retrouvais toujours face à des personnes d’Irlande, à des personnes anciennement membre d’Irish Toxicity. J’avais dû faire face à ma famille à nouveau petit à petit. Certains avaient découvert mon nouveau visage. Je faisais toujours semblant devant d’autres. D’ailleurs, en cet instant, suite à mes retrouvailles folles avec Makena, je faisais semblant bien aidé par la drogue fort heureusement. Avec Maky, je n’aurais jamais pensé que les événements se dérouleraient de cette manière. Je n’aurais jamais osé penser que les choses pourraient se passer de cette façon tant ça me semblait complètement dingue et décalé de la réalité. Enfin, ouais, pour tout vous confier, s’il y avait une membre que j’étais persuadé de ne jamais revoir c’était pourtant celle qui se retrouvait face à moi en cet instant. Makena. Je n’aurais jamais cru la revoir même ici. Et, putain même si elle se trouvait à Cambridge, je ne pensais pas avoir à lui faire face. Après tout, elle avait pris la fuite alors pourquoi irions-nous nous retrouver à présent ? C’était si idiot. Makena… Elle n’était qu’une image de mon passé. Elle n’était qu’une histoire d’un autre temps, d’une autre vie, d’une autre personne. Makena… Elle demeurait à jamais un souvenir ancré dans ma tête. Le souvenir d’une nuit qui n’avait pas été totalement comme les autres. Une nuit où je m’étais comporté de façon un peu moins salopard que d’habitude. Makena… Elle m’avait marquée au fer rouge et la blessure était restée douloureuse dans mon être. À mes yeux, j’étais persuadé que si je me retrouvais face à la sublime demoiselle un jour, les choses tourneraient au désastre. Elle me fuirait et je risquais de ne pas m’approcher pour lui faire face. Oh non, pas en étant le gamin si timide et renfermé que j’étais devenu. Éventuellement, peut-être que la jolie blonde choisirait de venir vers moi et, dans ce cas, je risquais d’être pire que dégueulasse avec elle. Il y avait trop de rancœur. Il y avait trop de haine. Je ne pourrais pas me taire. Je serais obligé de parler et de l’envoyer sur les roses comme ce jour-là où je l’avais attendue à l’aéroport et qu’elle n’était jamais venue. Si vous m’aviez demandé, je vous aurais dit que les retrouvailles entre Makena et moi auraient été violentes et qu’elles auraient laissé des marques. Des mots acérant, peut-être même une bagarre. Pourtant, la vie avait choisi de se foutre de moi encore une fois. Même si au départ de nos retrouvailles, les choses s’étaient passées de cette manière me laissant vomir mon venin sur la jeune fille, tout se détournait à présent. Toutes les règles changeaient. Toute la situation se modifiait. Et, je savais que je devais blâmer la drogue pour ce retournement de situation. La drogue et les aveux de Makena quant à ses sentiments pour moi à l’époque. Tout m’avait retourné la tête. Tout m’avait vivement bousculé. Ça changeait tout. Ça modifiait le scénario dans sa totalité. Je m’étais laissé entraîné sans réfléchir sur cette route sinueuse et foutrement dangereuse. Sans me poser la moindre question, je m’étais lancé dans cette arène de jeu. Cette arène où le désir pulsait. Cette arène où la chaleur ne cessait d’augmenter. Cette arène où j’étais le roi. C’était mon terrain. C’était mon chez moi. La provocation des états de désir demeurait un domaine où j’excellais depuis toujours. Même si j’avais changé, ce fait était resté véritable. Je ne l’utilisais plus de la même façon que par le passé en revanche.

Par le passé, je me servais de mon don de façon trop réelle. Je passais ces soirées dans les boîtes et dans les bars à allumer à tout va, à provoque sans limite et à coucher avec ces personnes dont je savais manier le désir. Par le passé, j’utilisais mon don pour satisfaire mes hormones d’adolescent excité pour un rien. Cependant, avec ma maladie, les choses s’étaient bousculées. Pendant plusieurs semaines, je m’étais persuadé que mon don était fichu, que j’étais foutu et que je ne pourrais plus jamais faire quoi que ce soit avec ce en quoi j’étais pourtant si doué. Pourtant, un jour, mes prunelles bleues s’étaient posées sur une offre d’emploi particulière et j’avais su que c’était fait pour moi. Oh bien sûr, au jour d’aujourd’hui, je gardais mon métier secret même si je demeurais fier de ce que j’accomplissais. Franchement, je ne me voyais guère confier à tout le monde que j’étais hôte de téléphone rose. Les gens risquaient d’avoir du mal à y croire étant donné que j’étais foutrement trop timide et renfermé, incapable de décider d’agir ou de parler tout seul. Et, s’ils y croyaient, ils risquaient de se foutre de moi ou de me demander un extrait de mes capacités. Hors de question. Je n’en serais pas capable, pas alors que j’étais ce gosse malade. Ma maladie me poussait à me sentir à l’aise uniquement seul, chez moi, caché derrière un téléphone. Je brillais dans mon métier et personne n’avait besoin de le savoir. Je brillais tant parce que je savais tirer les bonnes ficelles afin d’entraîner les personnes aux portes du désir. JE savais parfaitement pousser les instincts des autres parce que je deviner ce qui était attendu. J’osais toujours déposer ma carte de la provocation à tel point que je parvenais sans cesse à avoir des coups d’avance sur mes partenaires. Il était fichtrement rare que j’utilise mon don en face à face. Bon, ok, je pouvais vous le confier. Depuis ces derniers mois, depuis le décès de Grimjow, je les usais de plus en plus surtout dès que j’étais un tant soit peu alcoolisé ou défoncé. Je ne saurais vous dire combien de personnes avaient fini dans un corps à corps avec moi ces derniers mois à cause de mes manigances. Mais, face à Makena, je n’aurais jamais osé penser que nous irions sur ce terrain. Je n’aurais jamais osé imaginer qu’elle entrerait dans cette arène avec moi. Nous avions couché ensemble par le passé parce qu’elle l’avait assez cherché pour me titiller. Nous avions couché ensemble par le passé parce qu’elle avait des sentiments pour moi et que je n’étais qu’un adolescent qui désirait toujours coucher à droite et à gauche. Pourtant, même si la nuit avait été parfaite, ça avait été une erreur. Non ? Est-ce que Makena voyait cela comme une erreur ? La question se pointa dans ma tête un instant, mais j’avais déjà consommé la coke et je n’étais foutrement pas pour la poser. Je ne voulais pas partir sur un débat qui pourrait s’éterniser pendant des heures et des heures. Je refusais de perdre mon temps sur cette question en cet instant après ma journée si merdique. Oh non. Si je n’avais pas consommé la drogue, je me serais sans doute penché sur cette histoire et ça aurait été foutrement préférable. Mais, je ne le faisais pas. Je ne glissais pas dans cette discussion qui aurait pu s’ouvrir à nous et peut-être réellement arranger les choses entre la jolie blonde et moi. Après tout, les choses entre Makena et moi n’étaient pas réglées. Tout était toujours trop tendu. Tout demeurait toujours incertain. Nous avions couché ensemble. Elle avait disparu. Elle réapparaissait venant s’excuser et avouer des sentiments passés. Elle réapparaissait et je crachais mon venin sur elle. Mais, bordel, tout finissait par se bousculer. La poudre blanche changeait tout. Au lieu de la questionner ou de m’enfuir comme la partie raisonnable et malade de mon être me criait de le faire, je plongeais dans la folie. Je suivais mes instincts poussés par la drogue et cette partie de l’Edan du passé qu’elle connaissait si bien. Ce n’était qu’un jeu. Ce n’était qu’une illusion. Comme si j’étais encore ce garçon qu’elle avait connu. Stupide idée. Je ne l’étais plus. Mais elle ne le savait pas hein ? Quoique… La blonde devait en avoir une idée si elle avait été témoin de la scène à l’université. Elle avait sans doute noté que rien ne concordait. Mon comportement à l’université s’opposait au passé et à ce que je prétendais être à cet instant. Pourtant, elle ne me questionnait pas. Elle ne me repoussait pas. J’étais sur mon terrain de jeu. J’étais le roi du plateau et Maky n’était qu’un pion que je bougeais à ma guise. Je la provoquais. J’attisais ce désir. Je la questionnais allant toujours plus loin. Et la réponse tardait à venir alors je la tentais. Je jouais avec elle tentant de faire pencher la réponse, de lui faire perdre la tête. Elle hésitait. J’agissais comme si je connaissais toute l’histoire et que je menais parfaitement la danse. Idiot gamin. Je n’avais aucun contrôle sur tout cela. Pourtant, je continuais. Et j’allais toujours plus loin abattant même le tout pour le tout. Mes lèvres à quelques centimètres des siennes, je lui rappelais les règles d’un passé qu’elle n’avait sans doute pas oublié. Elle savait comment je fonctionnais. Je faisais les premiers pas. Mais elle devait le vouloir et agir aussi. Alors, que voulait-elle ? Après un smack sur les lèvres de la jolie blonde, je me reculais rapidement. Le manque me frappa de plein fouet. Violent et si réel. Pourtant, je ne retournais pas vers elle. Oh non, les règles étaient claires. Je provoquais. Je faisais les premiers pas. Mais, c’était à elle de choisir son chemin. C’était à Makena de décider si elle voulait partir ou venir avec moi. Ma provocation monta d’un cran lorsque je me foutais torse nu devant elle reculant encore d’un pas. La distance s’agrandissait entre elle et moi. J’haussais un sourcil comme pour la pousser à choisir, comme pour lui rappeler que l’horloge continuait sa course. Et, soudainement, Makena se levait venant m’embrasser langoureusement. Mes mains se posaient sur sa taille alors que j’approfondissais notre baiser. Ma réponse était tombée et je savais exactement où le jeu allait continuer de se dérouler. Je me reculais à peine, tournant la tête vers la route et dès qu’un taxi passa – ce qui ne mit franchement pas longtemps – je le hélais. Attrapant la main de Makena, je lui ouvrais la porte arrière l’invitant à s’installer alors que je remettais simplement mon pull pour paraître plus décent gardant mon tee-shirt dans mes mains. Je me penchais à la vitre passager pour souffler mon adresse ajoutant que plus il irait vite, plus gros serait le pourboire qu’il aurait. Le chauffeur acquiesça et je montais à l’arrière avec Makena. Le trajet ? Il fut foutrement rapide ou peut-être que j’étais trop déconcentré pour y prêter attention. Mes lèvres se plaisaient à se lier à celles de Makena. Mes mains découvraient de nouveau sa peau. Le désir pulsait. La température augmentait. Le taxi s’arrêta et je mis quelques secondes à retrouver mes esprits pour agir. Je payais le chauffeur ne faisant même pas attention au pourboire que je lui donnais. Prenant la main de Makena, je l’entraînais à ma suite vers l’immeuble. Monter les marches, arriver au bon étage, tourner la clé et mon appartement était là. Alors que Maky entrait, je soufflais.

Bienvenue chez moi bébé… J’te fais pas visiter mmh, j’crois qu’une seule pièce nous intéresse

Un léger rire glissa entre mes lèvres laissant traîner un sourire amusé sur mes traits. Makena était chez moi et je lui souhaitais carrément la bienvenue ici. C’était fichtrement ridicule bordel. Je n’aurais jamais pensé qu’une telle chose arriverait. Et, pourtant, c’était bel et bien en train de se passer. La jolie blonde était bien là, dans mon appartement. Zut. J’avais fait une connerie non ? En général, je préférais toujours finir mes provocations dans un hôtel. Je préférais toujours rester en terrain neutre et ne jamais offrir quelque chose de plus à ces personnes que j’allumais. Merde, merde, merde. Il s’agissait de Makena et elle avait su me foutre la tête à l’envers tant et si bien que je n’avais pas réfléchi avant d’agir. Je n’avais pas pensé à me rendre dans un hôtel proche du Milkshop. Je n’avais pas pensé à dire au taxi de nous conduire dans tel ou tel hôtel. Non. J’avais juste donné l’adresse de chez moi et nous étions maintenant. Putain de bordel de merde. C’était une faute grave. Makena allait-elle se souvenir de l’adresse ou de l’endroit ? Franchement, j’espèrais que ce ne serait pas le cas. Je ne savais pas la manière dont les choses allaient évoluer entre elle et moi. Cependant, le fait qu’elle puisse débarquer dans mon appartement si elle le voulait, quand elle le voulait ne me plaisait pas tant que cela. Pas alors que tout était encore si flou entre elle et moi. Rares étaient les personnes à savoir où je vivais. Alors ouais, j’espèrais secrètement qu’elle ne se souviendrais pas de cela. Avec un peu de chance, étant donné la façon dont je perdais la tête, elle la perdais peut-être pareil et elle ne parviendrait pas à se souvenir que je vivais ici. Je laissais Makena faire comme chez elle quelques minutes. J’entendais ses pas sur le sol prouvant qu’elle avançait dans l’appartement. J’avais dit que je n’allais pas lui faire la visite, mais apparemment cela n’empêchait pas la demoiselle de visiter toute seule. Je refermais la porte en soupirant espérant ne rien avoir laissé traîner. Fort heureusement, je vivais seul de nouveau depuis quelques mois, depuis que Moira s’était trouvé un nouveau studio. Il n’y avait donc aucun risque pour que Makena tombe sur une autre fille présente ici. Il n’y avait aucun risque pour que les affaires de Moira traîne. Je l’avais déjà vérifié une dizaine de fois. Cela me faisait étrange de vivre seul de nouveau après avoir passé de nombreuses semaines à vivre avec Moira. Sa bonne humeur m’avait aidé. Sa présence m’avait empêcher de sombrer dans les méandres de l’enfer. Et pouf, elle n’était plus ici à présent. C’était un soulagement pour lorsque je ramenais quelqu’un ici – cela arrivait rarement heureusement. Mais, je n’avais plus besoin de crier pour savoir si Moira était là où si je pouvais coucher avec qui je voulais sans que ce ne soit une gêne. Je me souvenais d’une fois où j’étais venu ici avec un mec de passage à Cambridge et Moira était là. Autant vous dire que ça avait fait retomber toutes envies. Enfin, Moira n’était plus là et ce n’était plus un problème. Je déposais mon tee-shirt sur le meuble près de l’entrée comme pour un souvenir que quelque chose était arrivé au cas où la drogue me défoncerait trop la tête et me laisserait trop dans le flou. Et, lentement, je m’approchais de Maky qui se trouvais dans le salon. Elle semblait observer l’endroit autour d’elle. Comment trouvait-elle les lieux ? Je n’en savais rien. Franchement, en voyant mon appartement, on aurait sans doute pu dire qu’il était trop impersonnel. C’était classique et banal. Il n’y avait qu’un drapeau irlandais posé dans un coin qui laissait entrevoir que j’étais ici. Il n’y avait que quelques DVD et un bazar traînant sur la table basse qui prouvait que les lieux étaient habités. Cependant, c’était tout. Je me collais au dos de la demoiselle mes bras entourant sa taille. Je restais immobile et silencieux quelques instants, ma tête sur son épaule comme si je lui laissais encore quelques secondes pour s’échapper, pour retourner la situation. Rien ne vint. Mes lèvres glissèrent dans son cou pour y déposer quelques baisers et finalement je bougeais de nouveau. J’attrapais de nouveau la main de la demoiselle liant mes doigts aux siens et je l’entraînais à ma suite en direction de ma chambre, la pièce la plus reculée de l’appartement. La pièce où j’emmenais rarement les gens. Oh bordel, est-ce qu’il n’y avait pas de risques si je la conduisais dans ma chambre ? Mon cerveau se mit soudainement à tourner à une vitesse folle. N’avais-je pas laissé traîner quoique ce soit qui pourrait être mauvais pour moi ? Je n’étais pas certains d’avoir correctement planqué la drogue que je gardais en partie dans ma chambre. Et, bordel, je n’étais même pas certain d’avoir remis à leurs places tous les souvenirs de Grimjow de tels façon que cela apparaisse comme quelconque aux yeux de quelqu’un d’autre. Il y avait aussi une photo de Grimjow et moi s’embrassant dans ma chambre. Ok, mauvaise idée. Très mauvaise idée. Sur moi, rien ne laissait penser que j’avais eu un petit ami et qu’il était mort. Enfin… Je portais toujours le collier que Grimjow ne quittait jamais avant et que j’avais récupéré à la morgue. Il restait toujours autour de mon cou, mais personne ne pouvait deviner qu’il était à mon ex. Et, je n’allais pas le dire. Alors, soudain, je bifurquais en direction de la chambre d’amis tout aussi classique et impersonnelle que le salon. Je retirais mon pull le laissant devant l’entrée de la chambre que j’ouvrais. Et, sans laisser le temps à la demoiselle de faire attention à la pièce, mes lèvres partaient déjà retrouver les siennes. Ma langue jouant avec la sienne. Mes doigts glissaient sous le haut de la jolie blonde que je retirais sans attendre. Ce n’était plus comme par le passé. Ce n’était plus une première fois. Nous n’étions plus si jeune. Et le désir me rongeait. Après un nouveau baiser, mes lèvres glissaient dans le cou de Maky en même temps que je la faisais doucement reculer vers le lit. Le lit où elle bascula sur le dos alors que je m’installais au dessus d’elle maintenant la majorité de mon poids sur mes avants bras reposant sur le lit. Et mes lèvres se déposèrent sur celles de Makena de nouveau. Un énième baiser qui me rendait fou. Ivre d’un désir qui allait… Ou peut-être pas… être assouvi.
Revenir en haut Aller en bas


Message
Re: Everybody hurts ✽ Makena
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Alfie B. Reynolds ⌂ You don't get to choose if you get hurt in this world...but you do have some say in who hurts you.
» 07. I told you so
» Nuage d'Eden, If life was more sweet, we would never to admit something that hurts us|| 12 Jan.
» It hurts me more than i can say • Feat. Damien
» love hurts you know ( amandine )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum