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non-greek forever boy

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J'ai cédé à Greek Tea Party le : 22/03/2015 sous la copie conforme de : Niall Horan £ grâce à un total de : 3055 et je crédite : J. pour l'avatar, tumblr pour la signature


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Everybody hurts ✽ Makena - Sam 29 Avr - 23:43


Cela faisait à peine une semaine que je remettais les pieds à l’université de façon quotidienne pour ne plus louper aucun cours après tout ceux que j’avais loupé ces derniers mois. Suite au décès de Grimjow, je n’avais guère été capable d’affronter l’université et les murmures dans les couloirs. Je ne m’étais pas senti en mesure de faire face à tous ces regards emplis de pitié ou de questions. Alors, j’avais préféré fuir et m’enfermer dans un autre monde. Un monde au sein duquel je n’avais jamais cessé de chuter. Un monde dans lequel j’étais redevenu en partie cet Edan d’Irlande. Un Edan autodestructeur et totalement conscient de cette autodestruction par la drogue. Suite à la pression de mon psychologue, j’avais tenté un retour à l’université un mois plus tôt. Cependant, tout cela s’était soldé par un splendide échec qui avait fait jaser les gens à l’université parce que j’avais piqué une crise digne d’un fou en hôpital psychiatrique. Je m’étais enfui pendant un mois de l’université de nouveau préférant les cours à domicile et les fêtes sans limites. Pourtant, j’avais fini par remettre les pieds à l’université en début de semaine parce que les professeurs m’avaient clairement soufflé que j’étais inscris comme n’importe quel autre étudiant et qu’ils ne pouvaient pas faire indéfiniment quelque chose de différent pour moi.  Le point noir du tableau était cette fatigue qui pesait violemment sur moi et qui ne cessait de pulser dans mon être.  Je savais très bien ce que vous alliez me dire : si j’arrêtais de faire la fête à tout bout de champ, je ne serais pas autant fatigué bien sûr. Cependant, c’était plus fort que moi comme si un autre prenait le contrôle de mon être. Je ne parvenais plus à rester fermé dans mon studio le soir. Je ne pouvais plus me foutre devant un dessin animé et me laisser emporter loin de tout. Je ne parvenais même pas à plonger dans un livre ou dans mes révisions pour oublier le monde autour de moins. Rien ne me faisait rester à la maison. Je ressentais trop cette envie de me retrouver à l’extérieur et de laisser la destruction s’emparer de mon corps. Alors je le faisais. Encore et encore. De façon trop incessante et réelle. Je sortais pour ne rentrer à des heures que trop matinales. Je sortais et je terminais bien trop souvent dans des états lamentables. L’alcool coulait à flot dans mes veines. La drogue pulsait vivement dans mon être. Il m’arrivait souvent de finir les fesses à l’air dans un coin de la boite ou du bar à coucher avec quelqu’un que je ne connaissais même pas. Il m’arrivait parfois de finir embarqué par les flics à la suite d’une énième bagarre à laquelle j’avais participé. La déchéance à l’état pure. À cause de ces états lamentables, je terminais toujours avec le visage digne d’un cadavre le lendemain. Mais, bordel, je m’en fichais. Je m’en foutais parce que, pendant quelques heures, je me sentais bien même si tout n’était dû qu’à des substances trop dangereuses pour mon être. Je m’en fichais parce que je pouvais toujours me cacher derrière mes vêtements et mes capuches. Ça ne changeait pas de qui j’étais. La maladie me poussait toujours à tenter de me fondre dans les murs et à faire corps avec mes vêtements pour devenir le parfait petit invisible dans la foule. J’étais sorti hier soir dans un bar pas très loin de chez moi. Les verres avaient défilés et je me souvenais avoir dansé. Je me souvenais d’un mec qui s’était approché de moi et qui avait laissé des marques dans mon cou. Cependant, je ne savais même plus si j’avais couché avec lui ou non. Tant pis, ce n’était pas vraiment important. Je n’étais pas rentré bien tard conscient que j’avais cours le lendemain. Et, j’étais là à présent. Après quatre heures de sommeil, j’avais appliqué le même rituel qu’à mon habitude malgré le mal de crâne me frappant douloureusement. Avaler mes cachets en rajoutant un médicament contre ma migraine au passage, déjeuner mon bol de céréales devant les dessins animés, me doucher, m’habiller sobrement, me brosser les dents, attraper mes affaires et filer à pied en direction de l’université.  Slim noir sur mes jambes, converses au pied, j’avais enfilé un débardeur et un gros sweat dont la capuche était rabattu sur mes cheveux devenus bruns. Tout se déroula de façon trop habituelle. Je m’asseyais à la même place que toujours. Je notais sagement mes cours. Je sortais en dernier. Je mangeais dans un coin tout seul. La journée passa rapidement et je finissais par sortir de mon dernier cours en soupirant de soulagement. Le week-end… Je ferais sans doute bien de le passer au pieu malgré le désir de sortir qui pulsait dans ma tête. Alors que je réfléchissais déjà à ce que j’allais pouvoir faire de ces deux jours, je me retrouvais face contre terre gémissant sous la douleur soudaine et imprévue. Stupide petit garçon. Je n’avais pas fait attention au monde autour de moi et je me retrouvais étalé au sol. Des bruits de pas se précipitèrent vers moi alors que je prenais sur mon être pour ne pas éclater en sanglot. J’avais trop mal. Alors que je me redressais m’accoudant au mur, je fus harcelé de questions et je comprenais pourquoi : c’était un professeur qui se trouvait là. Alors, je bafouillais pour le couper tellement il me donnait mal à la tête.

C’bon j’vais bien, c’bon

Je marmonnais ces mots dans ma barbe alors que ce professeur cherchait à capter mon regard. Il me regardait étrangement preuve que je m’étais sans aucun doute blessé. Le vieux monsieur cherchait à savoir ce qui s’était passé et je fronçais les sourcils. Mon regard croisa celui du garçon qui m’avait fait un croche-patte. Il ne me quittait pas des yeux et je baissais bien vite les miens déglutissant difficilement. Au fil des secondes, ce qui s’était passé me venait en tête de façon claire. Je traversais le couloir sans coller le mur et ça m’avait été fatal sur le coup. Ce garçon en avait profité pour me faire un croche-patte. Je me souvenais parfaitement à présent. Son pied qui s’était mis là et que je n’avais pas pu éviter. Et, le temps que je réagisse, j’étais déjà au sol alors qu’il riait silencieusement. Je savais que c’était le coupable et que les personnes autour de nous l’avait vu. Je le savais putain alors je pouvais le dire sans mentir. Je devais parler de ces intimidations dont j’étais trop régulièrement victime depuis de nombreux mois. Ces populaires qui me prenaient à part pour me taper dessus. Ces gens qui me faisaient des croche-pattes trop souvent sans raison. Ce n’était pas compliqué. Il ne s’agissait que de quelques mots. Pourtant, mon cœur pulsait trop vite et j’avais l’impression que j’allais vomir. Je me sentais trop mal. Je ne pouvais pas souffler cette vérité. Si on me faisait tomber, je le méritais. Non ? Je n’étais qu’une horreur et les gens supportaient mon visage et ma présence ici. Alors, je méritais totalement de me retrouvé remis à ma place. Plus bas que terre. Alors, doucement, je finissais par secouer la tête comme pour effacer l’événement en un rien de temps, comme pour souffler silencieusement que ce n’était rien. Néanmoins, je savais que ce n’était pas un de mes proches en face de moi et on ne me comprendrais pas aussi facilement. Alors, je finissais par ouvrir la bouche. Je bafouillais que j’étais perdu dans mes pensées et que je m’étais emmêlé dans mes pieds au point d’en trébuché. J’haussais les épaules en rajoutant que je n’étais qu’un foutu maladroit. Au moins, je ne terminais pas sur un mensonge. J’étais réellement maladroit. Il m’arrivait trop souvent de renverser des choses – pas plus tard que ce matin j’avais renversé ma trousse partout autour de moi. Il m’arrivait trop régulièrement de manquer des chutes – quelques heures plus tôt, j’avais loupé une marche et j’aurais pu m’échouer au sol. Alors, je ne mentais pas en disant être maladroit et je savais que ça aiderait à faire passer plus facilement mon mensonge. Bien sûr que oui, j’avais été perdu dans mes pensées. Néanmoins, je n’étais pas tombé tout seul. C’était le garçon baraqué qui m’avait fait un croche-patte. Ce garçon qui avait un sourire satisfait en hochant la tête vers moi comme pour me dire que j’avais bien agit. Il s’éloignait. Le poids dans mon être se relâchait un peu alors que le professeur me disait de faire attention. Il me conseillait d’aller à l’infirmerie et j’acquiesçais sans rien ajouter. Je passais à côté du professeur fronçant les sourcils. Étais-je vraiment si amoché que ça qu’il me soufflait d’aller à l’infirmerie ? Comme si je comptais m’y rendre. Sérieusement. Je tournais dans un couloir et les lieux étaient déserts. Je m’appuyais contre le mur soufflant doucement pour tenter de me calmer et d’apaiser mon cœur qui battait la chamade. Je fermais les yeux. Et, à présent que l’adrénaline s’effaçait de mon être, je ressentais les douleurs qui se réveillaient. Mon genou avait cogné douloureusement au sol et je savais que j’allais boiter dès à présent. J’étais presque certain que je saignais. Néanmoins, je n’osais pas soulever mon pantalon pour regarder. Pas tout seul ou j’allais pleurer. Une de mes mains semblait être tombé sur quelque chose de pointu car une égratignure se dessinait à l’intérieur de ma main. Le pire était sans doute ma tête qui avait cogné fortement. Mon front était rouge. Je sentais un liquide chaud sur ma lèvre tant et si bien que j’en venais à la sucer récoltant le goût âcre du sang dans ma bouche. Ok. Respirer. J’étais foutrement amoché, mais il était hors de question d’aller à l’infirmerie ou à l’hôpital.  Je savais où je voulais aller. Je voulais m’éloigner de tout et de tout le monde. Je désirais être seul et j’avais l’endroit parfait pour ce désir. Baissant encore plus la tête, je me mettais en marche traversant les couloirs et une partie du campus. Je finissais par me retrouver au Milkshop. Bien que très populaire auprès des étudiants, l’endroit était quasiment désert en fin de semaine et en fin de journée. Je poussais la porte de mon antre risquant des regards de chaque côté. Quelques étudiants étaient au rez-de-chaussée, mais il n’y avait pas grand monde. J’étais persuadé qu’il n’y avait personne au premier étage, dans cette bibliothèque. Un léger sourire étira mes lèvres alors que je m’approchais du comptoir prenant soin de bien cacher mon front blessé avec ma capuche. Je commandais un simple café qu’on me servit rapidement. Et, alors que je me tournais pour prendre la direction du premier étage, je percutais quelqu’un violemment. Cette personne manquait de chuter à cause de moi et je réagissais trop automatiquement en attrapant sa main pour empêcher sa chute. Fort heureusement,  mon café ne se renversa pas. Ni sur moi, ni sur cette personne. Lorsque je fus certain que la personne était en équilibre, je lâchais sa main avant de bafouiller.

Shit… Je… J’suis… J’suis vraiment déso...

Et voilà que ma vie tournait encore au drame. Effectivement, ça tournait mal parce que je venais de percuter une demoiselle et que je détestais devoir faire face à des échanges avec les gens qui ne faisaient pas partis de mon entourage proche à Cambridge. D’autant plus lorsque j’étais le gamin qui venait de commettre une faute. Néanmoins, toute la situation était pire que de me retrouver face à une étrangère que j’aurais pu fuir rapidement après quelques excuses correctes. Alors que mes prunelles bleues s’étaient relevées pour regarder l’étrangère dans les yeux en m’excusant parce que je trouvais ça plus correct, j’avais aussitôt fermé ma bouche. C’était comme si le monde se mettait soudainement sur pause autour de moi. C’était comme si j’étais totalement sur pause et incapable de faire quoi que ce soit. Je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais plus bouger. Je ne pouvais plus rien faire si ce n’était de fixer la demoiselle qui se tenait face à moi et que j’avais failli renverser. Cette blonde absolument sublime qui aurait pu me couper la parole par sa beauté, par sa prestance. Malheureusement, ce n’était pas ce qui m’avait stoppé. Oh non. J’eus la folle envie de me pincer pour vérifier si je n’étais pas en train de rêver ou d’halluciner comme cela semblait m’arriver régulièrement au cours des dernières semaines. Mais, zut, je ne pouvais pas rêver parce que je savais que j’étais blessé et pas loin de l’université après une journée de cours. Je ne m’étais pas endormi. Quant à l’idée d’une hallucination, non ce n’était pas possible non plus puisque je n’avais rien consommé d’excessif. Rien qui pourrait réellement me pousser dans les méandres d’un délire. Tout était trop réel et ça m’avait totalement arrêté. Oh, excusez-moi, vous ne savez pas de quoi je parle. Laissez-moi vous éclairer. Ce qui m’avait soudainement stoppé était le fait que je la connaissais. Cette étrangère n’était pas une étrangère pour moi. Je ne connaissais que trop bien ce visage qui se trouvait face à moi même si cela faisait des années que je ne l’avais pas vu. Des années qu’elle n’existait plus pour moi. Pourtant, son nom était encore sur mes lèvres. Makena. Je l’avais rencontré des années plus tôt. Oh oui, ça me semblait presque appartenir à une autre vie. C’était lorsque j’étais encore en Irlande, encore ce digne fils de premier ministre irlandais. Nos familles dans la politique avait engendré notre rencontre au cours d’une de ces énièmes rencontres de politique. Makena et moi étions rapidement devenus amis. Du moins, je pensais qu’elle était devenue mon amie. Je m’entendais bien avec elle. Je pouvais lui parler et rire avec elle lors de tous ces banquets qui me saoulaient plus que tout. J’étais bien avec la demoiselle. Mais, j’étais moi. Un Edan sans limite, à coucher avec tout le monde et plein d’hormones. Makena et moi avions fini par coucher ensemble. Une fois. Puis, elle avait disparu comme ça. Dans un claquement de doigt. Elle s’était effacée de ma vie sans que je ne comprenne pourquoi, sans que je ne sache ce qui s’était passé. L’abandon à l’état pur m’avait dévoré alors que la culpabilité me bouffait doucement le ventre parce que je pensais que si je n’avais pas couché avec elle, peut-être qu’elle serait restée. Si elle était mon amie… Une hypothèse que je ne pouvais même pas confirmer. Je ne savais plus. Makena. C’était elle qui se trouvait face à moi aujourd’hui. Elle que j’avais failli renverser et si j’avais su, je n’aurais rien fait pour l’aider. Je l’observais un instant toujours si sublime. Mais, c’était trop douloureux pour moi de rester là à la voir vivante et semblant heureuse. Sans un mot de plus, je la bousculais légèrement pour passer. Au lieu de sortir de l’endroit pour prendre la fuite, je montais les escaliers pour me rendre au premier étage. Je m’installais à une table déposant mon café et sortant mon livre de mon sac. Je me laissais tomber sur ma chaise. Et, au même moment, une larme glissa sur ma joue. Une larme suite à la douleur dans tout mon corps après mon altercation à l’université. Une larme suite à cette douleur de la revoir. Elle. Makena.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Dim 30 Avr - 9:59


Un mois, un mois qu'elle ne pouvait plus faire ce qu'elle voulait, un mois qu'elle avait été victime de cette blessure, une semaine qu'elle s'était à peine rétablit. Pendant un match de basket-ball, la dernière seconde du troisième quart-temps, Makena était en possession du ballon, de son élan elle tira du milieu de terrain afin de marquer ce panier qui allait rentrer dans les filet au bruit sourd et affreux du buzzer du gymnase. Pendant ce tire Makena se fit percuté violemment avant qu'elle ne retombe mal sur sa cheville droite. Elle perdit l'équilibre et resta au sol. Ses mains étaient sur son visage, son genou gauche était plié tandis que sa jambe droite était allongée. Sans même être obligée de regarder les dégâts causé de la chute, Makena comprit grâce au chuchotement et exclamations de certains que ce n'était pas beau à voir. Elle fronça alors les sourcils puis se mit en position assise pour enfin regarder cette surprise. Sa cheville venait de gonfler énormément.La douleur venait de réagir ce qui la fit grimacer. Deux de ses coéquipières la porta pour l'allonger hors du terrain. Le match était donc fini pour elle... Les semaines se sont écoulés assez lentement pour Makena, mais progressivement au niveau de sa blessure, elle n'avait plus de béquille pour l'aider à marcher , puis les séances de kiné lui faisait grand bien. Ce matin là , avant d'aller en cours, elle décida de faire un mini footing afin de reprendre le rythme habituel. En rentrant chez elle se doucher puis se vêtu d'un t-shirt lui arrivant à peine en dessous du nombril, d'un sweat Nike noir et  d'un jean peu troué de couleur gris. La matinée fût assez longue et c'est pendant qu'elle se déplaçait dans les couloirs qu'elle vit un regroupement d'élèves , que c'était-il passé? Un garçon était au sol, visiblement il avait dû chuter mais les égratignures pouvaient porter à confusion. Une baston peut-être? Vu comment se moquait un autre garçon en le voyant par terre c'était plutôt un croche - patte. C'est en analysant le visage de celui-ci que le temps s'arrêta autour de Makena, elle ne sentait plus rien, même plus son sac qui pesait sur son dos , plus rien.

C'est pas vrai...Sa bouche s'entrouvrit et un sentiment de culpabilité la traversa. Il n'avait pas changé,  ce garçon avec qui la blondinette avait passé son adolescence. Ce garçon avec qui elle avait fini dans un lit, parce qu'elle était amoureuse de lui. Ce garçon qu'elle avait dû abandonner sans lui en parler , à cause de ses parents. Elle eût une légère larme avant de partir sans vouloir se faire remarquer par celui-ci. A la sortie, elle poussa le garçon qui avait fait tomber son "ami" ou maintenant sa connaissance afin de montrer son mécontentement.

T'es vraiment un sale con ! Laisse les gens tranquille au lieu de les emmerder sinon je te jure que tu vas te prendre mon genou là où ça fait mal !

Elle serrait les poings et posa son index sur le torse de celui-ci, ces sourcils étaient froncés en voyant que le jeune homme prenait sa menace pour de la rigolade. Elle lui donna un gifle sans en avoir le contrôle de son membre avant de partir d'un air énervé. Certains de ses amis la rejoignit et voyant qu'elle était énervé,  il recula afin de la laisser toute seule. Tout le monde savait que si Makena était énervé il ne fallait jamais rester dans les parages quelques fois , qui sait ce qu'elle pourrait faire? C'est alors qu'elle décida d'entrer dans un café nommé Milkshop afin de boire un chocolat chaud. Elle se dirigea vers la caisse en regardant son téléphone avant de percuté une silhouette d'homme. Une main la retenue pour évité le choc au sol , et en regardant les vêtements pour voir les dégâts qui aurait pu être causé par le café elle posa ses iris bleues sur son visage. Les yeux du jeune homme ne regardait pas encore son visage c'est alors qu'elle s'empressa de s'excuser avant qu'il ne refoule celle-ci.

   
Pardon , je ne regardais pas où je marchait.


Quand elle vit que le blondinet avait stopper sa phrase , elle comprit que celui-ci l'avait reconnue. Le temps s'arrêta une nouvelle fois. Les battements de coeurs de la blondinette ralentissait. Il était toujours aussi Magnifique , il n'avait vraiment pas changé comparaît à leur adolescence. Sa bouche s'ouvrit comme si elle voulait parler mais aucun son ne sortit. Il était maintenant partit, Makena baissa son regard et d'une voix tremblante , elle commanda un chocolat chaud.
Ses pensées étaient perdues, son corps était comme lourd , elle se sentait coupable même si cela faisait des années. Elle décida de de monter au premier étage.La blondinette le regarda assit , devant son café. Sa conscience lui disait d'aller lui parler, mais elle en avait pas le courage, elle avait peur que celui-ci la refoule même si c'est ce qu'elle méritait de sa part. De quelques pas hésitant, elle s'avança à son niveau avant de prononcer son prénom d'une voix tremblante.

Edan?

Son regard pointait ses pieds, ses joues étaient devenue rouges à cause de la honte et des milliers de questions ainsi que de mots trottait dans sa petite tête.Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, elle avait peur et c'était assez visible. On pouvait voir ces ongles qui s'enfonçaient dans sa paume pour y laisser des légères marques.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Jeu 4 Mai - 23:26

Mes mains tremblantes se posèrent sur mon livre que j’ouvrais de façon trop mécanique au marque page que j’avais laissé quelques heures plus tôt. Mes yeux se posaient automatiquement sur la page de mon livre rencontrant le numéro du chapitre. Mes prunelles bleues glissaient légèrement vers le début du chapitre et… Non. Non, putain. Je ne parvenais même pas à me laisser emporter dans la lecture comme j’avais pourtant tant l’habitude de le faire de façon incessante. En général, il était trop facile pour moi de me couper totalement du monde extérieur et de la réalité pour pénétrer au sein de ces histoires qui ne pourraient jamais être réelles. Je préférais toujours me laisser entraîner dans ces mondes où tout était déjà écrit. J’adorais me laisser entraîner dans ces moments où je n’étais qu’un spectateur qui n’avait pas à subir les coups soudains et imprévus de la vie. Tout paraissait plus simple sur ce papier blanc. Tout paraissait tellement mieux au travers de ces mots à l’encre noir. Je préférais me noyer avec délice sous ces mots parce que j’en oubliais tout et que je ne souffrais pas. Je préférais cette solution à ce que je vivais en réalité. Cette réalité où la vie ne cessait jamais de m’envoyer des vagues qui me faisaient chavirer et qui me poussaient à me noyer avec beaucoup trop souffrance. En règle générale, il me suffisait d’ouvrir un livre et d’en lire quelques lignes pour pouvoir plonger totalement au sein de cet univers imaginaire alors que je m’effaçais totalement du monde réel. Cela m’arrivait si souvent, presque quotidiennement à l’université. Il m’était même arrivé plusieurs fois de ne pas entendre les gens autour de moi me parler ou m’appeler tellement j’étais pris dans cette histoire. La lecture était mon échappatoire. Elle parvenait toujours à me saisir et à m’entraîner loin de ces flammes de l’enfer pour quelques heures. Pendant que je lisais, j’oubliais ce feu qui me dévorait et qui me heurtait. Pendant quelques heures, je n’étais plus qu’un lecteur totalement happé dans un monde qui n’était pas mien et qui ne serait jamais réel. C’était si simple. C’était si délicieux. Pourtant, aujourd’hui, ça ne semblait n’être qu’une torture. Rien n’était aussi simple. Je ne parvenais pas à agir comme d’habitude. Rien ne venait m’accrocher réellement ou au contraire quelque chose qui n’était pas mon livre m’ancrait beaucoup trop dans le monde. Malgré le livre passionnant que j’avais déjà commencé quelques jours plus tôt et que je venais de poser sur ma table dans l’espoir de le terminer, je ne parvenais guère à me concentrer sur celui-ci. Je n’arrivais pas à me laisser emporter dans ce tourbillon imaginaire. Les pages ne m’engloutissaient pas comme elles avaient tant l’habitude de le faire. C’était irréalisable aujourd’hui. Cela ressemblait trop à une mission impossible. Mon ancre se trouvait trop dans la réalité m’empêchant dès lors de me glisser dans ce trou littéraire. J’étais foutu. C’était fichu. Ma jambe non blessée s’agitait sous la table bougeant de haut en bas à un rythme fou. Je mordillais nerveusement ma lèvre laissant le sang glisser dans ma bouche tellement j’abîmais cette plaie à ma lèvre. Le stress bouffait mon ventre tant et si bien que ça remontait dans tout mon être. Je tremblais. Je me sentais mal, presque comme si la vague me submergeait totalement et que j’étais en train de m’étouffer dans cette réalité trop dérangeante. Les lignes de mon livre dansaient sous mes yeux et je ne parvenais pas à me concentrer pour les remettre à leur place. Je ne pouvais pas lire un seul mot et j’en savais la raison. Elle. Makena. Sa soudaine apparition dans ma vie présente alors qu’elle avait appartenu à un passé que j’avais enfermé dans une malle enterrée six pieds sous terre. Merde, merde, merde. Le visage de la demoiselle se dessinait encore dans ma tête. L’image du passé superposé à l’image du présent me rongeait lentement. Sa voix résonnait encore à mes oreilles même si je ne l’avais pas reconnu sur le coup lorsqu’elle s’était excusée en premier suite à la bousculade imprévue. Dans ma tête, j’entendais encore son rire, je parvenais encore à saisir des bouts de phrases, des surnoms et une complicité du passé. Un vent chaud qui s’était transformé en tornade si froide et destructrice. Et le parfum de Makena… Il semblait envahir tout l’endroit comme pour me pousser à prendre conscience qu’elle était là et que je ne pouvais pas l’éviter, que je ne pourrais pas faire comme si ça n’avait pas eu lieu. C’était presque comme si tout le Milkshop était soudainement devenu Makena. Il n’y avait qu’elle partout. Dans ma tête. Autour de moi. Dans mon être. Autour de ce lieu. J’avais envie de crier de rage. Je désirais tout envoyer valser. Cependant, j’étais trop paralysé par cette réalité pour parvenir à réellement agir. Je ne pouvais rien faire. Juste rester comme un mort sur ma chaise. Immobile et silencieux à laisser la panique s’insinuer lentement dans mon être. Une panique qui me tordait le ventre me poussant à trembler et à manquer d’air de plus en plus. Ma jambe ne cessait pas de bouger alors que je fermais les yeux. Je fermais les yeux parce que des bruits de pas se faisaient entendre ici. Des pas qui s’approchaient de ma table. Je savais qui c’était. Je ne voulais pas la voir. Je refusais de lui faire face. Je voulais qu’elle s’efface juste comme elle avait su le faire dans le passé. Pourtant, malgré ma prière pour qu’elle s’efface de devant moi, ça ne fonctionna guère. Sa voix résonna soudainement. Mon prénom glissa entre ses lèvres de façon interrogative. J’ouvrais les yeux. Mes prunelles bleues se posèrent sur elle. Elle, les yeux baissées, le joue au rouge. Elle à qui je répondais simplement dans un murmure.

Makena...

Mon ton se voulait cordial. Malheureusement, il était empli de ces sentiments qui pulsaient en moi. Cette colère qui brûlait dans mon être en même temps que cette peur me bouffait avec lenteur. Alors, mon ton s’en trouvait trop froid et si dur sans que je ne puisse m’en empêcher. De toute façon, je n’avais même pas envie de faire semblant. Pas aujourd’hui. Pas après tout ce qu’il m’était arrivé au cours de la journée. Je n’étais franchement pas d’humeur à me conduire comme le parfait petit soumis peureux de Cambridge. Pas face à Makena. Pas après tout ce qu’elle m’avait fait subir. Pas après cette journée merdique que j’avais passé. C’était presque comme si j’étais simplement toujours l’Edan d’Irlande. Cet Edan sans limite et sans contrôle. Cet Edan qui n’hésitait pas à balancer ce qu’il avait à balancer. Enfin, cela restait tout de même encore à prouver parce que je ne soufflais pas d’autres mots. Je me contentais de marmonner le prénom de la demoiselle comme elle venait juste de souffler le mien. Un échange étrange. Je me contentais de son prénom comme pour lui dire de but en blanc que je savais qui elle était et que je l’avais parfaitement reconnu. Cependant, j’étais persuadé qu’elle le savait déjà au vu de la réaction que j’avais eu face à elle. Puis, zut, elle avait soufflé mon prénom de cette façon si éloignée que j’avais conscience qu’elle savait déjà que j’étais au courant de son identité. J’avais préféré m’enfuir rapidement plutôt que de rester face à elle pour tenter de parler de ce qui s’était passé des années plus tôt. Je n’étais pas du genre à enterrer la hache de guerre comme ça. Je n’étais pas du genre à faire table rase sur le passé en un claquement de doigt. Non. La blessure était toujours là, quelque part en moi. Elle résidait comme une cicatrice qui avait marqué mon être. Elle demeurait comme une blessure qui m’avait sans doute un peu plus poussé vers cette dysmorphophobie qui me dévorait aujourd’hui. Cette dysmorphophobie que je n’affichais plus à présent qu’elle était là. Je redevenais cet Edan qu’elle avait connu. Mais, si elle m’avait vu dans le couloir quelques minutes plus tôt, Makena devait savoir que ce n’était plus qu’une fausse façade. J’étais devenu un gosse malade et foutrement trop pitoyable. Je n’étais plus le même Edan. Je ne parvenais qu’à faire semblant parfois. Merde. Pourquoi diable Makena était montée jusqu’ici ? Que cherchait-elle à faire ? Qu’avait-elle réellement à dire ? À me dire ? Et, zut, s’il y avait vraiment quelque chose à faire ou à souffler, pourquoi diable se contentait-elle de m’interpeller par mon prénom ? Elle savait que j’étais Edan, j’étais cette bonne personne et elle ne faisait rien. Elle déclinait mon identité. Je n’aimais pas ça. Oh non. Je n’aimais pas ça du tout. C’était comme si j’apercevais la vague au loin et que j’étais pourtant trop incapable de bouger pour rejoindre le rivage au plus vite et échapper au déluge. La vague ne cessait de se rapprocher de mon être et elle risquait même de me faire chavirer. Allais-je tomber ? Allais-je me noyer ? Ou parviendrais-je à sauter cette vague qui se dessinait au loin ? Je n’en savais foutrement rien et ça me fichait suffisamment la frousse pour que mon ventre se torde toujours plus violemment. Heureusement que je n’avais pas beaucoup mangé aujourd’hui sinon nuls doutes que j’aurais déjà tout vomi. Merde. Le simple fait de prononcer le prénom de la jolie blonde me semblait si compliqué à faire que je ne pouvais rien ajouter. Les phrases dansaient pourtant dans ma tête en nombre violent. Les questions s’affolaient dans mon crâne, incalculable tellement elles étaient nombreuses. J’étais foutrement trop perdu sur ce que je voulais dire, sur ce que je désirais lui demander. Je ne savais pas. Je ne savais plus. Zut. Je ne savais même pas si j’avais réellement envie d’échanger avec elle. La jolie demoiselle était là face à moi. Mais, bordel, j’avais simplement envie qu’elle disparaisse. Je ne voulais pas qu’une figure du passé prenne une place au sein de ma vie. Je ne voulais pas qu’elle prenne une place dans ma vie après y avoir laissé un trou béant, une cicatrice douloureuse et une culpabilité violente. Mes prunelles bleues détaillaient Makena un instant. Elle ressemblait tellement à la fille de mon souvenir que c’était douloureux pour moi de savoir comment agir. J’avalais difficilement ma salive tout en continuant de la regarder. Je rêvais de prendre mes jambes à mon cou pour m’éloigner au plus vite et m’en aller loin d’elle. Malheureusement, je ne parvenais pas à le faire au vu de mon état pitoyable suite à ma chute dans le couloir. Alors, je restais là à attendre dévoré par trop de sentiments douloureux. Après quelques secondes supplémentaires de silence, j’haussais les sourcils comme pour lui dire qu’elle avait mon attention et que je l’écoutais. Elle n’avait toujours rien dit de plus que mon prénom comme si elle ne parvenait pas à se décider à parler, comme si elle ne savait pas ce qu’il fallait souffler. Aussi perdue que moi peut-être. Et, pourtant, malgré le chemin qui ne se dessinait pas devant mes yeux, ma bouche s’ouvrait soudainement. Les mots glissèrent entre mes lèvres sans que je ne puisse rien y faire. Ils étaient juste là. Ils avaient simplement besoin de sortir et de se faire entendre.

C’le jeu du roi du silence ou quoi parce que ça m’amuse pas Makena ! Putain. Qu’est-ce que tu veux mmh ? Qu’est-ce que tu m’veux ? Tu cherches quelqu’un avec qui baiser avant de disparaître comme si tu n’étais même pas son amie ? Enfin, tu ne l’étais sans doute même pas, cette amie. Oh, peut-être que t’veux juste remuer le couteau dans la plaie et te vanter de ce que tu as fait ?! Tu n’as rien à foutre ici. Rien à faire dans ma vie. J’veux pas te voir. T’ferais mieux de dégager avant que ça ne tourne mal...

Outch. Non, non, rassurez vous, vous n’étiez guère en train d’halluciner. J’étais bel et bien en train de souffler ces propos violents. C’était bel et bien moi sans aucune substance dans le corps. Je n’étais pas sous l’effet de l’alcool ou de la drogue. C’était juste vraiment moi aussi étonnant que cela puisse paraître pour les personnes qui ne me connaissaient qu’ici. Ici où j’étais cette petite victime si soumis et silencieux. Ça changeait drôlement soudainement. Mais, ceux qui m’avaient connu par le passé comme Makena ne seraient sans doute pas aussi surpris par mon comportement si agressif. Ça correspondait totalement au garçon irlandais que j’avais pu être. Le venin glissait entre mes lèvres sans que je ne puisse m’en empêcher. Je ne parvenais pas à m’écraser ou à faire semblant que les choses pourraient aller. Je ne parvenais pas à agir de cette façon comme j’avais pourtant pris l’habitude de le faire depuis mon arrivée à Cambridge et le développement incessant de ma maladie. Aujourd’hui, face à Makena, je ne pouvais pas être ce passif petit irlandais. Non. J’attaquais et j’en avais besoin. Mes mots étaient si froid que j’avais du mal à me reconnaître moi-même. J’étais si méchant qu’une partie de mon être se tordait comme sous un sentiment trop réel et dérangeant de culpabilité. Zut, j’avais le droit de dire ça. J’avais le droit d’être en colère. Surtout après ce qu’elle avait fait, après ce que j’avais vécu. Encore plus après ma journée de merde. Mon venin se déversait sans que je ne puisse m’arrêter, mais au moins les choses étaient à plat et très claires de cette façon. Je ne cherchais pas à faire semblant. Je ne cherchais pas à me cacher. Je ne laissais même pas l’occasion à la demoiselle de commencer même si c’était elle qui était venue me retrouver au premier étage du Milkshop. Elle était venue jusqu’ici pour prononcer mon prénom. J’aurais pu en faire de même en retour. Malheureusement, ça pulsait trop en moi et ma bouche s’était ouverte laissant le flot de parole s’en échapper. J’avais commencé par m’agacer du silence de la demoiselle alors qu’elle venait de bouleverser ma journée et qu’elle me dérangeait réellement. Je ne voulais pas la voir. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Makena… Souvenir du passé, cicatrice douloureuse du présent. Merde. Je m’agaçais tout seul de son silence que je comparais à ce jeu ne me plaisant guère. Mais, bien vite, les questions avaient pris le dessus. Ces interrogations qui se baladaient dans ma tête semblaient être plus forte que tout ces reproches que je pouvais avoir à formuler… Quoique… Ce n’était sans doute pas la vérité. Après tout, la moindre de mes interrogations semblait être une pique de reproches du passé. Je lui demandais de but en blanc ce qu’elle voulait. Et, plutôt que de me taire, j’offrais ces possibilités qui sonnaient comme des questions. Des questions qui n’étaient guère innocentes puisque je reprochais des choses à la blonde. Je lui demandais si elle cherchais quelqu’un avec qui baiser avant de disparaître comme si elle n’était même pas son amie. Il n’y avait pas besoin de dessin. Je décrivais exactement ce qui nous était arrivé par le passé. Nous avions couché ensemble comme une baise, comme j’aurais pu faire avec n’importe quelle étrangère sans doute. Cependant, Makena avait disparu comme ça alors que j’étais persuadé qu’elle était mon amie. Que nous étions proches et amis, réellement. Enfin, comme je le balançais, peut-être que j’avais eu tord de croire qu’elle l’était. Bien vite, je continuais sur ma lancée soufflant qu’elle cherchait juste à se vanter de son exploit tout en remuant le couteau dans cette plaie. Cette putain de plaie qui se trouvait enfouie dans mon être et qui s’ouvrait doucement et douloureusement. Les questions s’arrêtaient là. J’aurais sans doute pu continuer des heures entre questionnements et reproches. Cependant, je balançais les règles. Rien à foutre ici, dans ma vie. Aucune envie de la voir. Dégager avant que ça ne tourne mal. C’était un avertissement même si j’ignorais totalement ce qui pouvait arriver, ce que j’étais encore capable de faire. Je la défiais juste du regard et j’attendais sa réponse. J’attendais sa réaction face à ce garçon si dur et froid que je redevenais. Une attitude qui contrastait foutrement avec mon état physique. Cet état physique qui prouvait que je n’étais plus le même, que j’étais une victime trop réelle. Ma lèvre ouverte m’obligeait à sortir souvent ma langue pour récolter le sang. Mon genou douloureux me poussait à ne jamais cesser d’agiter ma jambe sous la table comme pour également tenter d’éviter de jeter un œil à cette blessure qui me terrorisait. Je tremblais et je m’étais empressé de ramener mes mains contre mon torse les croisant pour masquer ma faiblesse. Une faiblesse qui apparaissait pourtant si clairement avec cette blessure à mon front et ce sang qui glissait sur mon visage. Un liquide rouge qui coulait alors que la présence de Makena me charcutait aussi de l’intérieur. C’était même plus douloureux dedans que dehors.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Ven 5 Mai - 17:57


Il venait de le prononcer, de prononcer son prénom d'un ton assez froid, un ton qui venait de paralyser le corps de la jeune hawaïenne.Elle avait peur. Peur de quoi? Peur que la discussion parte en vrille,qu'il s'acharne sur elle même si elle le méritait, peur de découvrir les dégâts qu'elle aurait pu causé après son départ. Ses poings se resserrer de plus en plus et ses ongles s'enfonçaient dans sa peau de ses paumes de mains.Un silence survolait les deux étudiants, un silence où les émotions commençaient à se développer rapidement où elle n'arrivait toujours pas à prendre les contrôles de son corps. Ses des gouttes commencèrent à glisser sur ses joues rouges de honte qui furent aussitôt essuyées par la manche de son sweat. Elle leva la tête pour enfin le regarder dans les yeux le jeune homme qui visiblement laissait sentir qu'elle n'était pas la bienvenue et qu'elle le dérangeait énormément, ce qui est compréhensible diriez-vous. Elle voulait partir loin, loin comme si cette scène n'avait jamais eût lieu mais la blondinette tenait énormément à lui présenter les excuses qu'elle lui devait même si il n'allait pas forcément les accepter. Sa bouche s'entrouvrit pour que sa voix raconte quelques paroles mais cet élan fût rapidement coupé par celui-ci. Il lui lançait des propos mérités, son ton montrait son mécontentement. Elle regarda le plafond pour essayer de retenir ses larmes. Elle ne voulait pas éclater en sanglots devant lui, elle ne voulait pas qu'il ait de pitié ou autre jugement , juste de la haine, cette haine qu'elle avait réussit à avoir sans vraiment le vouloir.

Edan... j'ai ,comme tu dis, baisé avec toi parce que j'étais amoureuse de toi et parce que je te faisait une extrême confiance, tu avais beaucoup d'importance pour moi. Mais je suis une lâche comme tu as pu le voir, j'ai été lâche de partir avec ma famille sans t'en parler pour la simple et bonne raison que je savais que j'allais te revoir dans peu de temps mais ce foutu voyage a duré quelques mois en trop , j'étais censée partir juste pour deux semaines au départ.Mais ce ne sont pas des excuses de t'avoir lâchement abandonner. Et si je suis venue te voir après cette bousculade c'est parce que j'avais besoin de te présenter mes excuses après toutes ses années et je te demande pas de les accepter. De toute façon , vas-y haï-moi du plus profond de ton âme, haï-moi comme tu m'avais aimé...

Cette culpabilité et cette haine en vers elle se faisait ressentir dans sa voix, elle tourna les talons pour fermer les yeux et laisser quelques larmes s'en aller avant de partir d'un pas pressé vers une table assez éloignée et la moins éclairée du Milkshop. Elle s'assit sur une banquette collée au mur, de ses mains tremblantes, elle mit ses écouteurs dans ses oreilles avant de lancer sa musique. Sa playlist allait-elle la faire changer de monde? Pas vraiment. Elle avait mit sa tête dans ses mains tout en essayant de se concentrer sur la musique. Mais rien ne vient. C'est alors qu'elle ferma les yeux mais un sorte de diaporama d'une vingtaine de page sur son adolescence passé avec lui , avec Edan, s'était mis en marche. Elle secoua la tête avant de les ouvrir d'un seul coup.

Bordel de shit!

Lança-t-elle à elle-même pour crier dessus pour continuer sa colère sur elle. Makena se pensait débile , lâche. Elle n'était pas du genre à faire du mal à une personne qui était d'une importance extrême pour elle , et bien pour cette première fois c'était assez dur. Elle porta son chocolat chaut à sa bouche pour y boire quelques gorgées. Il était à peine chaud suite au silence pour au court dialogue entre les deux étudiants de Cambridge. Quand il fût fini, elle le déposa sur le côté avant de s'avachir sur la table, ses iris bleues fixaient un point sur le sol tandis que son âme semblait vide. Elle ressemblait à un zombie aux yeux rouges causé par les larmes.D'un seul coup elle prit son sac pour l'ouvrir afin d'y jeter son téléphone violemment à l'intérieur puis d'y prendre son ordinateur. Elle l'ouvrit avec peu de délicatesse avant de se faire interrompre par une personne, elle mit quelques minutes avant de le reconnaître, un collègue qui était dans le même cours qu'elle. Il lui demandait si tout allait bien mais Makena ne pouvait pas mentir, sur son visage de zombie on pouvait voir qu'elle n'allait pas très bien mais d'un simple sourire dans le coin qui était largement forcé et d'une petite voix elle lui répondit.

Oui , t'inquiète pas. Va-t-en s'il te plaît. J'ai pas envie de parler , j'aimerai juste être seul. Merci...

Son ton était faussement amical mais il l'avait écouté. La blondinette ouvrit des pages de cours afin d'essayer de les lires.Elle se mordilla la lèvres avant de poser sa tête sur son bras qui se trouvait à côté de son ordi, elle ferma les yeux pour les reposé suite à la fatigue causé par les différents émotions de la journées.
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non-greek forever boy

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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Sam 13 Mai - 0:46

Boum. Boum. Boum. Le dé ricochait sur le plateau alors que je venais de le balancer sans hésiter. Il s’arrêtait sur cette face qui me poussait à sourire étrangement. Il se stoppait sur cette face qui me plongeait dans le rôle de ce mec que j’avais été, que je serais toujours. Ce garçon simplement endormi à cause de la maladie qui le bouffait trop réellement. Boum. Boum. Boum. La partie commençait dès à présent et il n’était plus possible de faire marche arrière. Notre jeu planait dans une froideur totale et dans une horreur absolue. Nous ne nous retrouvions pas sous de jolis tropiques. Nous étions en plein milieu d’une tornade glaciale des plus dévastatrices. Et, putain, je me sentais presque dans mon élément. Je n’aurais guère pensé devoir jouer cette partie aujourd’hui. Enfin, pour tout vous avouer, je n’aurais jamais pensé jouer cette partie parce que je ne m’attendais absolument pas à retrouver Makena. Je ne m’attendais pas à ce que la demoiselle soit face à moi un jour. Elle n’était censé n’être qu’une cicatrice du passé que j’avais oublié. Une cicatrice que j’avais simplement rangé dans un coffre en faisant croire qu’elle était effacée. Si Makena n’avait été qu’un coup d’un soir en Irlande, la revoir ce soir m’aurait presque trop laissé indifférent. Je me serais totalement foutu du fait qu’elle ait rapidement disparu après notre coucherie puisqu’elle n’aurait été qu’un coup parmi d’autres pour le garçon que j’étais. Néanmoins, Makena n’avait pas été que ça. Elle avait été tellement plus qu’un coup ou, tout du moins, je l’avais cru. Ouais, je croyais vraiment que Makena et moi étions des amis. J’avais cru que notre amitié était plus importante que tout le reste et qu’elle pourrait passer au dessus du fait que nous ayons couché ensemble et qu’elle ne soit qu’un nom de plus sur ma liste. Ouais, je pensais réellement qu’elle tenait à moi et qu’elle savait à quoi elle s’engageait. Lorsqu’elle avait disparu, la culpabilité avait plané dans mon ventre pendant de longues semaines parce que je m’étais dis que si je n’avais pas couché avec elle, elle ne serait pas partie. Après tout, en se rendant compte qu’elle n’était qu’un coup parmi d’autre, peut-être qu’elle avait été plus blessée que je ne l’aurais imaginé et que c’était la raison de sa fuite comme s’il s’agissait d’un quelconque moyen de me punir et de m’en faire baver. Pendant de longues semaines, le doute avait plané. Puis, j’avais fini par l’enterrer purement et simplement. J’avais enterré cette douleur sous une cicatrice qui marquait ma peau. J’avais enterré la demoiselle dans une boite que j’avais foutu dans un tiroir de mon être que je ne voulais pas ouvrir. Au jour d’aujourd’hui, je ne voulais même pas des explications de Makena. Je ne voulais pas replonger dans ce passé. Je ne désirais pas faire face à cette histoire qui avait su me heurter par le passé et qui me heurtait toujours aujourd’hui. Merde. Mes prunelles bleues froides ne quittaient plus Makena des yeux. Il était absolument hors de question de baisser le regard et d’accepter mon sort simplement. Il était hors de question d’être ce gamin qui se faisait marcher dessus. Je ne l’avais que trop fait au cours de la matinée, au cours de mon existence. Et, franchement, à cet instant précis, dans mon état actuel, je désirais simplement crier au monde entier que j’étais toujours cet Edan d’Irlande au fond et que la vie avait beau jouer avec moi, elle ne pourrait pas gagner indéfiniment. Je voulais prouver que j’étais toujours ce gamin qu’on pouvait aimer, désirer, détester et craindre à la fois. Alors, lentement, je laissais cette image du passé me coller à la peau. Je laissais le moi enfoui ressortir alors que je bloquais la maladie au maximum. Cela se révélait plutôt facile alors que j’étais blessé et à cran. Je me laissais aller. Et, je finissais par cracher tout ce venin à l’attention de Makena qui avait osé me suivre jusqu’ici et se planter devant moi. Je ne cherchais pas à faire semblant. Je ne cherchais même pas à mâcher mes mots. Elle n’avait pas cherché à faire attention lorsqu’elle s’était mis en tête de piétiner mon cœur alors je n’avais aucune putain de raison d’être doux ou de faire attention à ce que je soufflais. Puis, zut, je n’étais pas là à inventer des histoires ou à tenter d’être plus méchant que la réalité. Je soufflais la vérité aussi crue soit elle. J’étais aussi cruel que l’avait été la réalité avec moi dans notre histoire. Je n’avais aucune envie de la voir, je n’avais aucune envie d’échanger avec elle et je le faisais rapidement comprendre au travers de mon comportement et de ces mots haineux que je crachais sans me ménager, sans la ménager. Je qualifiais notre corps à corps de ‘baise’ comme pour rappeler à quel point ça n’avait pas réellement d’importance pour moi. J’insistais tellement sur ce côté d’amitié prouvant que ma haine venant de ce point en particulier. Et, je terminais par la prévenir de dégager avant que ça ne tourne mal. J’avais trop peur de ce que j’étais capable de faire en cet instant. J’avais trop la trouille de ne pas être capable de m’arrêter et de la heurter plus que je ne le voulais. Alors, ouais, il était mieux qu’elle disparaisse. Le plus tôt serait le mieux d’ailleurs. Je m’étais attendu à ce qu’elle m’écoute sur le champ. Je m’étais attendu à ce qu’elle se rende compte illico à quel point je n’avais aucune envie de jouer et à quel point je pouvais être aussi sérieux que dangereux. Malheureusement pour moi, elle ne rebroussait pas chemin. Pas tout de suite en tout cas. Elle se lançait dans un monologue. Un monologue au cours duquel elle tentait de se justifier et de se confondre en excuse. Je ne voulais pas entendre ça. Je ne voulais pas des putains d’excuses qu’elle pouvait me donner. Je ne voulais pas des justifications qu’elle tentait de me donner. Ce fut sans doute pour cette raison que les mots passaient dans mes oreilles sans que je n’y prête réellement attention. Ainsi, lorsque le silence plana pendant quelques secondes, je le laissais continuer. Il était hors de question que j’ouvre une voie pour échanger de nouveau. Makena dû comprendre le message puisqu’elle tourna les talons. Et, alors qu’elle s’éloignait de moi, les mots qu’elle avait prononcé se jouait de nouveau dans mon crâne. Ça se répétait comme pour me pousser à remarquer quelque chose. Quelque chose que je ne voulais pas voir. Non, il était hors de question que je me laisse happer dans ce tourbillon qui pourrait finir par me blesser. Je ne voulais pas laisser cet enfer prendre possession de moi. Je fermais les yeux tentant d’effacer la voix de Makena. Je me concentrais de toutes mes forces pour oublier que je l’avais entendu. C’était peine perdu. Putain de faux espoirs.

Fais chier !

Je marmonnais cette exclamation sans pouvoir me retenir. Ce n’était que pour moi. De toute façon, personne ne pouvait avoir entendu. J’étais de nouveau seul dans mon monde, dans ma place. Makena avait trop rapidement tourné les talons et je la comprenais. Le silence était étouffant. Puis, j’avais bien remarqué comment elle agissait. Elle venait sans doute de disparaître pour ne pas pleurer devant moi. J’étais loin d’être un idiot. J’avais parfaitement vu la façon dont elle avait levé les yeux au plafond alors que je parlais. C’était comme pour retenir ses larmes et ne pas craquer devant moi. Cela aurait-il changé quelque chose dans le fond ? Si la demoiselle s’était mise à pleurer devant moi, est-ce que j’aurais laissé l’Edan malade du présent reprendre le dessus sur cette fausse image que je tentais de conserver, cette fausse image qui me correspondait que trop bien dans le fond ? Alors, est-ce que les événements auraient réellement été différents ? Oui. Peut-être. Ou peut-être pas en fait. La blessure était trop profonde pour s’effacer. La réalité était trop douloureuse pour l’ignorer. L’amitié était quelque chose de sacré pour moi, surtout dans ce passé où j’avais eu du mal à me lier réellement avec des personnes qui ne s’intéressaient pas juste à mon statut de fils du premier ministre. Alors, même si la jolie jeune fille s’était mise à pleurer devant moi, je n’aurais pas craquer. Cela aurait brisé un peu plus mon cœur sans doute parce que je détestais voir les gens mal. Je haïssais voir les personnes qui comptaient – ou avaient compté pour moi – être mal. Néanmoins, je n’aurais pas cédé à ces pulsions de l’Edan de Cambridge. Ses larmes n’auraient rien changé tout comme son discours n’avait rien fait. Enfin… Cela ce n’était pas tout à fait vrai. À présent que je me retrouvais seul, les mots de Makena se jouait de nouveau dans ma tête. Ça semblait être mis sur repeat. Et, petit à petit, quelques mots ressortaient plus que d’autres. Petit à petit, je me rendais compte du message que j’avais tant voulu ignorer pour ne pas finir par céder et lui accorder plus d’attention que je ne devais. Les mots avaient glissé et j’avais fait au mieux pour les ignorer afin de ne pas sombrer dans l’idée de la pardonner ou de lui donner l’occasion de me parler encore plus. Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Cependant, maintenant qu’elle n’était plus face à moi, les mots continuaient à tourner et la culpabilité rongeait mon ventre. Merde. Je n’aimais pas ça du tout. J’entendais encore Makena souffler qu’elle avait baisé avec moi parce qu’elle était amoureuse de moi, qu’elle me faisait confiance et que j’avais beaucoup d’importance pour elle. Je tiquais sur ces mots, sur ces sentiments. Putain, je n’avais jamais remarqué que la demoiselle était amoureuse de moi. Je n’avais jamais fait attention à ça. Après tout, à l’époque, je ne voulais pas de ça. Certainement pas non. Et ces autres mots qu’elle soufflait comme pour faire pencher la balance de son côté et m’amadouer. Elle se définissait comme une lâche. Elle expliquait les raisons de sa disparition. Un voyage qui avait trop duré, un voyage prévu dont elle ne m’avait pas parlé pourtant. Makena se rendait compte qu’elle m’avait lâchement abandonné. Elle l’avait dit et je ne savais plus comment réagir face à cela. Je ne savais plus comment j’étais censé me comporter à présent que les mots me percutaient. Ces mots soufflant qu’elle avait besoin de me présenter ses excuses sans me forcer à les accepter. La haïr comme je l’avais aimé. Putain, ça faisait chier. Royalement. Un soupir glissa entre mes lèvres alors que je secouais la tête pour me plonger dans mon livre. Le temps s’écoula trop vite, trop réellement. Je ne parvenais même pas à lire trop perdu dans mes pensées qui tourbillonnaient violemment. Merde. Régulièrement, mes prunelles bleues se levaient pour jeter un coup d’oeil à la banquette sur laquelle Makena s’était installée. Quelqu’un s’était approché d’elle, quelqu’un de l’université qui la connaissait sans doute. Cependant, la personne n’était pas restée bien longtemps comme si Makena l’avait envoyé trop vite au loin. Pourtant, elle, elle n’avait pas bougé. Elle était toujours assise sur sa banquette. Elle était toujours dans ce Milkshop et elle semblait même se mettre au travail. Enfin, plus ou moins, la demoiselle était quand même trop avachie sur sa table pour réellement travailler. Non ? Rha, je ne savais pas. Ce n’était pas mes affaires de toute façon. Si ? Non. Bien sûr que non. Qu’importait les mots qui se jouaient encore dans mon crâne, je ne devais pas y faire attention. Elle ne méritait pas mon pardon. Elle ne méritait pas mon attention. Un nouveau soupir m’échappa. Et, alors que j’allais me plonger de nouveau dans mon activité de lecture, la voix de la serveuse résonna pour souffler qu’ils allaient fermer dans quelques minutes. Super. Mon moment de détente avait totalement volé en éclat et je me sentais encore plus sur les nerfs que quelques minutes plus tôt. Je terminais ma boisson avant de ranger mes affaires. Réajustant ma capuche sur ma tête, je passais mon sac sur mes épaules alors que mes prunelles se posaient sur Makena de nouveau. La demoiselle n’avait pas bougé. Pas d’un pouce. Attendait-elle que j’ai disparu pour oser faire un mouvement ? Ou se passait-il autre chose ? J’hésitais. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Et, jurant dans ma barbe, je finissais par m’approcher de la table de la demoiselle. J’arrivais devant sa table me penchant légèrement. Et, oh, ok, je comprenais mieux pourquoi elle n’avait pas bougé. Elle semblait endormie ici. Putain, je n’avais vraiment pas de chance. Je mordillais ma lèvre hésitant. Si je ne la réveillais pas et que je prévenais la serveuse, ça pouvait le faire. Non ? Non, ce n’était pas à la serveuse de s’occuper de ça. Alors, sans prendre de précautions, sans chercher à être doux, je m’exclamais.

Hey… Oh… Makena… Faut bouger, ils ferment

Je voulais hurler pour la réveiller. Cependant, je n’osais pas réellement parler à haute voix. Je n’osais pas réellement faire trop de bruit. La blonde semblait si fatiguée que j’avais simplement envie de la laisser dormir et c’était sans doute pour cette raison que je ne parvenais pas à réellement m’exclamer pour réveiller la jeune fille en un clin d’œil. Malgré mon intervention verbale, elle dormait toujours à poings fermés. Pouvais-je la laisser là sans rien dire, sans prévenir personne ? Au pire, ce n’était que quelques heures de fermeture avant qu’ils n’ouvrent de nouveau. Ouais, non, je ne pouvais pas faire ça. J’étais peut-être un déchet, mais je n’étais pas un lâche. Je me sentirais trop coupable en l’abandonnant dans ce lieu. Alors, prenant mon courage à deux mains et après quelques secondes supplémentaires d’hésitation, je finissais par poser ma main sur le bras de Makena. Et, lentement, je la secouais. Ma légèreté et ma douceur contrastait tellement avec la violence et la froideur qui avaient tant résonné dans ma voix lorsque je m’étais adressé à la blondinette. Lorsque Makena commença à bouger et à réagir, je cessais automatiquement mon action. Je m’éloignais rapidement d’un pas attendant de voir si elle se réveillait vraiment ou si tout cela n’était qu’un putain de mirage. Heureusement pour moi – parce que sinon je n’aurais pas su quoi faire – la jeune fille se redressa. Et, lorsqu’elle posa ses yeux sur moi sans doute pour me questionner, je soufflais rapidement qu’ils étaient en train de fermer le Milkshop et qu’il fallait donc sortir maintenant. Sans que je ne puisse m’empêcher, j’étais de nouveau si dur et trop froid. C’était comme si quelque chose en moi me soufflait sans cesse que le venin ne pouvait pas partir. Il devait exister incessamment entre elle et moi, surtout après notre tumultueux passé. Lorsque je fus certain que la jeune fille eut compris mon message puisqu’elle rangeait ses affaires, je lui tournais le dos sans attendre me dirigeant vers la sortie. Je ne voulais pas rester ici une minute de plus. Je refusais de donner l’occasion à la demoiselle de me parler. Que ferait-elle de toute façon ? Elle viendrait sans doute me remercier tout en tentant de s’excuser de nouveau et je ne voulais vraiment pas entendre ça. Non merci. Je ne voulais plus entendre quoi que ce soit de la demoiselle. C’était trop me demander. Je poussais la porte du Milkshop me retrouvant dans la brise qui régnait sur Cambridge. Soupirant, j’hésitais un moment sur le chemin à emprunter. Retourner sur le campus pour aller m’enfermer à la bibliothèque ou partir vers chez moi tout en sachant que je risquais de finir à la salle de boxe vu la tension qui régnait en moi. Quoique, je n’étais pas certain d’aller à la salle de boxe. Vu mon état physique, le responsable de la salle allait vouloir me soigner et je ne voulais pas. Je méritais ce sang sur mon front, sur ma lèvre et cette blessure à mon genou. Je n’étais qu’une horreur. Un déchet. Et, en attendant, j’étais un gamin perdu. Lentement, je m’avançais vers le banc qui se trouvait devant le Milkshop. Personne n’était dessus et je m’y installais tranquillement prenant mes aises. Après avoir posé mon sac à mes côtés, je rajustais de nouveau ma capuche sur ma tête afin de cacher la blessure à mon front. Lentement, je sortais une cigarette de ma poche et je la glissais entre mes lèvres. Je l’allumais en un rien de temps et je commençais à tirer dessus renversant légèrement la tête en arrière. J’espèrais que la cigarette allait agir suffisamment sur moi pour me calmer et me permettre de rentrer chez moi. Enfin, encore fallait-il que je me souvienne du chemin que je devais emprunter. Après ma chute à l’université, ma tête avait trop cogné. Cette blessure sur mon front avait trop d’impact sur moi et sur ma mémoire. Un point d’interrogation dansait concernant mon appartement. Cependant, je savais que ça finirait par revenir. À moins que ma blessure soit encore plus inquiétante que je ne le pensais et qu’elle ne pousse à rester dans le flou trop longtemps avant que tout ne se dégrade. Non, franchement, j’avais assez de malchance comme ça aujourd’hui. J’étais certain que ça allait revenir. En attendant, je pouvais profiter de ce calme. Je pouvais profiter de cette pause cigarette et tenter de classer l’événement qui venait de se passer comme s’il n’était jamais arrivé. À moins que non. La porte du Milkshop s’ouvrait et se fermait. Makena était dehors. On parlait souvent de calme avant la tempête n’est-ce pas ? Est-ce que cela allait être vrai aujourd’hui ? Makena allait-elle stupidement croire que je l’attendais ici ? Oh, merde, est-ce que ce n’était pas mon inconscient qui me poussait à oublier mon adresse et à rester ici ? Merde, merde, merde. Je n’aimais pas ça. Tirant sur ma cigarette, je fixais l’horizon et je restais simplement silencieux.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Sam 13 Mai - 20:29


Elle avait posé son ordinateur sur la table du Milkshop afin de commencer à travailler, mais aucune motivation se présenta alors l'hawaïenne brancha ses écouteurs pour mettre en route sa musique avant d'ouvrir plusieurs pages où les mots les dominaient, mais elles furent facilement cachées par une fenêtre contenant que des photos classées dans des dossiers bien précis. Son regard se posa sur l'un d'eux, le nom d'Edan Miller était le titre en plus de l'année avant qu'elle le laisse lâchement seul en Irlande. Elle baissa rapidement les yeux avant de secouer sa tête légèrement pour se dire que c'était fini pour de bon, qu'elle avait merdé. La blondinette décida de fermer la fenêtre pour éviter de se remémorer ses souvenirs qui devenaient douloureux. Continuant d'écouter sa musique, elle déplaça son ordinateur à côté d'elle afin de pouvoir s'avachir sur la table. Ses yeux se fermèrent par automatisme puis il lui fallût peu de temps avant de s'endormir.


Elle était allongée là, sur une des plages d'Hawaii dont le coucher du soleil laisser une certaine beauté à l'endroit. Soudainement une ombre se plaça devant le soleil, ce qui empêcha à Makena de bronzer, mais perturbée de ne pas pouvoir déchiffrer son visage, elle ne râlait pas. La personne pointa son doigt sur elle et soudainement la beauté du paysage se transforma en une sorte de tempête : les nuages noirs commençaient à envahir le ciel orange, les vagues s'agitaient violemment et devenaient de plus en plus haute à cause du vent violent qui venait de se lever. Était-ce lui qui provoquait cette soudaine intempérie? N'étant pas maître de son corps, Makena se voyait se lever pour aller courir au niveau du bord de l'océan. Qu'allait-elle faire? Ses yeux se fermaient et son corps venait de tomber dans l'eau fraîche et agitée. La jeune adulte s'attendait à percuter le fond mais celui-ci n'était pas présent, Son corps commençait à nager vers le fond pour se protéger de la tempête qui allait arriver, mais elle s'aperçut que c'était une mauvaise idée après s'être bien enfoncée dans l'eau et que l'air commençait à se vider de ses poumons. Son corps se redressa avant que ses membres s'agitent pour qu'elle puisse se remonter à la surface rapidement. Plus elle était proche du but, plus elle commençait à perdre connaissance à cause du peu d'oxygène dans son corps. Ses membres venaient de cesser de fonctionner et son corps s'enfonçait dans l'eau. Venait-elle de se noyer? C'était donc fini pour elle, une voix masculine qui lui paraissait familière vint chuchoter à côté de son oreille. Elle disait que la blondinette devait qu'elle se bouge, car il allait fermer. Bizarre, cette phrase vint mettre l'incompréhension dans ce moment. Puis une image noire vint se placer dans sa tête.


Quand Makena reprit enfin possession de son corps, elle sentie une main se poser sur son bras avant qu'elle ne se fasse secouer lentement par celle-ci. La blondinette lâcha un petit gémissement d'incompréhension avant de commencer à bouger. Ses yeux s'ouvrirent à peine puis commençaient à chercher qui venait de la réveille, c'était Edan visiblement. Elle frotta légèrement ses yeux pour voir s'il était une illusion mais non, Il était bien là. N'entendant pas vraiment ce qu'il disait, Makena essaya de lire sur ses lèvres, mais elle était toujours dans l'incompréhension. Son regard se posa sur l'horloge derrière le blondinet, c'était l'heure de la fermeture du café, c'était donc ça qu'il voulait lui dire? L'hawaïenne se tourna vers la table pour ranger ses affaires. Elle mit un moment avant de se lever une minute après l'avoir vu sortir du café. Elle prit le gobelet vide sur sa table, mit son sac à dos correctement avant de laisser un large sourire forcé aux employés du café. Son corps qui manquait encore cruellement de force poussa la porte d'entrée. Puis elle s'arrêta devant celle-ci qui venait de se refermer derrière elle, ses iris bleues parcouraient les alentours avant qu'elles ne se posent sur le blondinet qui était assis sur un banc en face. Quand elle vit qu'elle lui avait capté son attention Makena lâcha un "merci" lentement, sans faire entendre sa voix, afin qu'il lise sur les lèvres. Des questions commençaient à se balader dans la tête de la blondinette et des réponses n'apparaissaient même pas. L'attendait-il? Ça étonnait la jeune adulte.

N'ayant plus de force pour marcher jusqu'à chez elle, Makena s'assit sur un banc non loin de celui d'Edan puis elle regarda dans ses contacts qui auraient la gentillesse de la ramener ou de la motivé à marcher.  
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Lun 19 Juin - 0:10

Le temps filait. Les choses changeaient. Les gens disparaissaient. Et chacun d’entre nous tentait de survivre en enterrant ce passé qui faisait trop mal. Moi, je tentais de survivre en enterrant ce passé qui ne me collait plus à la peau depuis que la maladie avait pris le dessus faisant de moi un être pitoyable. J’avais pris soin de ranger chaque personne et chaque cicatrice dans des boites au fin fond de mon être. Trop de boîtes s’étaient ouvertes de nouveau au cours des derniers mois. Et, là, soudainement, une autre se trouvait propulsée devant moi. Une boîte que je n’aurais sans doute pas dû prendre le risque d’ouvrir parce que c’en était une foutrement douloureuse. Ô douce cicatrice du passé qui s’ouvrait à nouveau violemment. Ô douce cicatrice dont le sang glissait lentement le long de mon être. Je sentais cette putain de cicatrice sur mon cœur. Je la sentais pulser de plus en plus fort avant de s’ouvrir à nouveau pour déverser ce flot de sang et me donner envie de vomir. Damn it. Même ici, à l’extérieur du Milkshop, j’avais l’impression que l’air me manquait. La tornade semblait planer partout autour de moi. C’était comme si je ne pouvais guère lui échapper peu importait le temps que je courrais et la distance que je parcourais. Je ne parvenais pas à m’évader de sa dévastation et de sa froideur. Elle me mordait la peau. Elle me piquait le corps. Elle brûlait tout mon être. Une partie de moi adorait cette sensation de destruction qui s’abattait sur ma personne parce que je savais que je la méritais plus que n’importe qui ici. Je n’étais qu’un pitoyable gosse qui devait souffrir. Cependant, la partie irlandaise qui semblait prendre le dessus aujourd’hui me criait que je ne devais pas ressentir tout cela. Je n’étais pas le fautif dans toute cette histoire. Je n’avais rien fait de mal que ce soit des années en arrière ou aujourd’hui. Bon… Ouais, ok. Je n’étais pas totalement blanc. Je n’étais pas totalement pur. Cependant, ce n’était pas moi qui avait écorché le cœur de la demoiselle. Ce n’était pas moi qui avait fait tout ce mal. Si ? Rha. Non, bien sûr que non. Pourtant, malgré moi, les mots de Makena se rejouait dans ma tête. Ces propos où elle avait soufflé qu’elle avait couché avec moi parce qu’elle avait des sentiments pour moi. Et, si tel était vraiment le cas, j’avais commis une erreur. Je l’avais fais souffrir d’une façon ou d’une autre parce qu’avant je n’étais qu’un connard qui couchait avec les autres comme si c’était aussi essentiel que respirer. Non. Non. Non. Je ne devais pas me laisser embrouiller. Si elle avait eu des sentiments pour moi, Makena aurait dû m’en faire part aussitôt d’autant plus qu’elle savait parfaitement qui j’étais et comment je me comporter. Et puis, merde, c’était elle qui avait disparu malgré les excuses qu’elle tentait de me fournir pour s’expliquer. Je n’étais pas coupable. Je n’avais rien fait de mal. Zut, j’avais trop longtemps laissé le remord me rongeait et je n’allais pas le faire à nouveau simplement parce qu’elle débarquait avec ses grands mots et ses fausses vérités. Ça me faisait chier. La fumée de ma cigarette s’élevait dans les airs et je la fixais sans réellement observer les formes qui en découlait. Je m’en foutais. La tête renversée en arrière, mes prunelles bleues s’accrochaient plutôt à ce ciel bien trop sombre. Ce ciel aussi noirci que l’étaient mes propres pensées à l’instant précis. Bordel. Je ne parvenais toujours pas vraiment à croire que tout cela venait bel et bien d’arriver. Je ne parvenais pas à me dire que, dans quelques secondes, Makena allait franchir la porte du Milkshop. J’avais presque trop envie de ne pas entendre la porte bouger. J’aurais tellement préféré qu’elle ne soit qu’une hallucination parce qu’il m’aurait suffi de la noyer dans la drogue pour oublier ces propos et ces images qui venaient me hanter et qui me dérangeaient. Cependant, si elle était réelle, si elle était vraiment à Cambridge et ici, je n’avais aucun réel moyen de lui échapper. J’étais idiot d’espérer encore qu’elle ne soit qu’une invention de mon esprit. Après tout, quelques secondes plus tôt, j’avais eu l’occasion de toucher son bras et de la secouer pendant quelques secondes. Je savais qu’elle était vraiment là. En chair et en os. Je l’avais ressenti. Merde. Merde. Merde. Mes pensées tourbillonnaient à une vitesse folle alors que je tirais trop mécaniquement sur ma cigarette. Cela ne parvenait même pas à me calmer comme je l’aurais tant voulu. Je ne parvenais pas à me calmer. Il me fallait de la drogue ou un combat pour tenter de faire descendre cette pression qui poussait toujours un peu plus. Ma jambe non blessée ne cessait de s’agiter prouvant tout le stress qui mordait mon être et tordait violemment mon ventre. Je haïssais ça. Je ne pouvais même pas m’en sortir. Je sursautais soudainement lorsque la porte du Milkshop s’ouvrait. Je n’osais pas bouger. Je n’osais guère me retourner pour voir s’il s’agissait de Makena ou d’une des serveuses. Je retenais tellement mon souffle que j’avais l’impression d’étouffer encore plus. Il fallait que je respire et que je me calme. Je devais me concentrer sur autre chose, un autre point, n’importe quoi. Il fallait simplement que j’oublie l’obsession qui cognait dans mon crâne. Makena, Makena, Makena…. Merde, ça faisait chier. Trop rapidement, mon obsession reprenait le dessus. Je tournais légèrement la tête vers l’entrée du Milkshop pour voir qu’effectivement Makena était là. Elle lâche un ‘merci’ du bout des lèvres et je me retournais aussitôt dans l’autre sens sans prendre la peine de lui répondre. J’agissais presque trop comme un gamin qui faisait comme s’il ne l’avait jamais regardé. Je ne voulais pas lui ouvrir la voie. Je refusais d’engager à nouveau la discussion parce que je ne voulais pas lui donner la chance de me parler à nouveau et de foutre le bordel dans ma tête. Je ne voulais plus entendre les excuses et les explications qu’elle pourrait fournir. J’en avais bien assez entendu pour aujourd’hui. C’était suffisant. Je ne voulais rien de plus. Ni là. Ni dans quelques minutes. Ni même dans quelques années. Non. Bordel. Mes doigts se mettaient à trembler et je savais qu’il fallait absolument que je parvienne à me calmer avant de piquer une violente crise poussant Makena à s’intéresser encore plus à moi. Je savais de quoi j’avais besoin pour parvenir à mieux respirer. Lentement, mon regard balaya la rue. Personne à droite. Personne à gauche. Glissant ma main dans ma poche, j’agissais en discrétion et en secret récupérant un peu de poudre blanche entre mes doigts. Et, sans attendre, sans réfléchir, je portais la cocaïne à mon nez consommant ma drogue et fermant les yeux. Attendre de ressentir l’effet. Attendre de me calmer. Attendre de l’oublier. Attendre pour pouvoir m’en aller. Et surtout, surtout att… Oh putain. Attendez. Je venais de cligner des yeux pour voir que Makena venait de s’asseoir sur un banc non loin du mien. Elle s’installait là et je ne pouvais m’empêcher de la regarder. Putain, à quoi était-elle en train de jouer ? Qu’était-elle en train de foutre ? Je n’aimais pas ça. Un soupir passa entre mes lèvres alors que je grattais ma tête. Et, soudainement, je balançais.

Je ne t’attendais pas

Ma voix claqua dans l’air froide et cruel. Mon accent irlandais résonnait sans pitié et violent. Outch. Le coup était balancé et ce n’était même pas prévu. Oops. N’étais-je pas censé me taire d’ailleurs, mmh ? Je n’avais plus rien à dire à la demoiselle que j’avais cru être mon amie. Je venais même de décider, quelques secondes plus tôt, de ne pas lui ouvrir la voie. Dans ma tête, je m’étais clairement dit que je n’allais pas lui adresser la parole parce que je ne pourrais pas supporter qu’elle me répondre et qu’elle tente de m’offrir encore plus d’excuses ou de réponses. Je n’en voulais pas. Je n’en voulais plus. Merde. Stupide gamin. J’ouvrais la bouche et c’était comme si je lui offrais sur un plateau d’argent l’occasion de me répondre à nouveau et d’échanger avec moi. J’étais vraiment trop idiot. Enfin… Mes propos n’étaient pas véritablement très sympathiques alors cela ne pouvait pas être un cadeau comme on aurait pu le croire. Même si ça pouvait sonner comme une invitation à la discussion au premier abord, cela n’en était guère une. Quand on s’intéressait réellement aux mots qui venaient de glisser entre mes lèvres, n’importe qui pouvait rapidement comprendre que ce n’était pas une invitation, mais un putain de rejet. Je cherchais simplement à avoir le dernier mot comme un enfant qui ne voulait pas perdre la partie de la dispute. Après tout, Makena m’avait remercié en sortant et c’était à elle que revenait le dernier mot. Mais, ça ne me plaisait pas. Et, grâce à la drogue dans mon corps, j’avais osé faire ce pas en avant sifflant ces mots comme un venin violent. C’était clair, net et précis. Ça sonnait sans appel et sans discussion. Je ne l’attendais pas. Je ne voulais pas qu’elle s’installe sur ce banc. Je ne voulais pas qu’elle respire le même air que moi, si proche de moi. Je refusais de devoir la supporter encore. Je lui balançais cette vérité au visage sans même réfléchir à l’effet que cela pourrait avoir sur elle, sans même me dire que cela pourrait peut-être lui faire du mal. Je m’en fichais…. Ou peut-être que je faisais tout pour me dire que je m’en fichais. Zut. Dans ma tête, je n’étais pas fautif. Elle avait tout fichu en l’air. Elle m’avait trop heurtée. C’était à elle d’en payer le prix et ce ne serait jamais assez trop. Les mots glissèrent entre mes lèvres sans que je ne puisse m’en empêcher, sans que je ne puisse me retenir et me taire comme j’aurais peut-être dû le faire. Mais, zut, si j’avais été moins idiot aussi, j’aurais déguerpi au plus vite loin de cet endroit au lieu de rester planter devant. C’était comme si une partie de mon être m’obligeait à rester là. C’était comme si, quelque part dans mon inconscient, quelque chose me soufflait que j’avais envie d’être là et de voir Makena encore une fois pour échanger avec elle, pour voir vers où le chemin se traçait. Alors, j’étais resté présent devant le Milkshop. Je ne parvenais même pas à savoir si je regrettais ma décision ou non. Les choses s’emmêlaient trop violemment dans mon crâne. J’étais fichtrement trop perdu pour répondre à toutes ces interrogations qui dansaient en moi. Je savais simplement que j’étais là installé sur ce banc et que Makena s’était aussi installée sur un banc non loin de moi. Si nous n’avions été que deux étrangers, je m’en serais foutu. Mais, nous n’étions pas des étrangers. Nous étions des fantômes du passé et je ne parvenais pas à demeurer calme en sachant qu’elle était là à quelques mètres de moi. Je ne parvenais pas à me la fermer alors que le silence planer. Il faisait trop noir et ce silence rendait tout encore plus lugubre. Mais, quand même, pourquoi avais-je parlé ? Pourquoi avais-je soufflé que je ne l’attendais pas ? J’étais persuadé que Makena en avait parfaitement conscience. J’étais certain qu’elle savait que je n’étais pas resté ici pour elle – même si moi-même je n’étais pas certain de ne pas être installé ici rien que pour elle. Puis, après tout, même si elle s’était assise sur ce banc beaucoup trop proche du mien, la demoiselle ne m’avait guère adressé la parole. Elle n’avait rien dit. Je ramenais tout à moi alors qu’elle était clairement sur son téléphone portable peut-être à attendre quelqu’un qui devait passer la prendre. Je n’en savais rien. Je ne pouvais pas deviner ce qui se cachait derrière son attitude. Elle semblait m’oublier et moi je babillais comme pour clamer haut et fort que je la voyais, que je ne pouvais l’ignorer. Stupide gamin. Je n’avais guère pu m’empêcher d’agir comme le connard irlandais que j’avais toujours été et qu’elle avait eu l’occasion de côtoyer pendant quelques années. Cela ne la changerait pas vraiment. La seule chose qui changeait réellement demeurait le fait que j’étais ce méchant envers elle alors qu’elle avait l’habitude d’être du même côté de la barrière que moi. Oh… Une autre chose qui changeait était le fait qu’elle ne pouvait pas s’approcher de moi et s’occuper de moi comme elle avait pu le faire dans le passé quand j’étais blessé. Un soupir glissa entre mes lèvres. Je m’agitais tout seul. Je m’agaçais dans mon coin. Ça cognait trop. Ça pulsait violemment. Et, la drogue n’arrangeait rien. Elle me poussait à ne pas rester en place comme j’aurais dû sagement le faire pourtant. Je ne pouvais pas rester sur mon banc dans ce silence. Je ne parvenais pas à rester assis là comme une statue à laisser planer le silence entre elle et moi. Merde. Makena était là. J’étais là. Je ne parvenais pas à tout ignorer et à tout oublier. C’était foutrement trop difficile. La tornade s’agitait pour me récupérer et elle m’entraînait trop rapidement, si réellement sans que je ne puisse rien y faire, sans que je ne parvienne à me raccrocher à quoi que ce soit. Merde. Merde. Merde. Ma jambe s’agitait de plus en plus vite. Je tirais sur ma clope rapidement, si rapidement que je la terminais beaucoup plus vite que prévu. Le mégot s’écrasa au sol alors que ma basket l’éteignait. Je baissais les yeux au sol. L’hésitation cognait. Je me levais du banc. Partir ou rester ? Courir au loin ou me rapprocher de celle que je voulais pourtant éviter ? Damn it. Je jurais tout seul dans un marmonnement lorsque je comprenais que ma tête ne me laisserait pas en paix. Avoir consommé ma cocaïne était aussi une mauvaise idée puisque cela me poussait à suivre mes impulsions et ce n’était pas franchement une bonne idée. Je me tournais vers Makena. Un pas vers elle. Je captais son attention. Et, sans attendre une seconde de plus, j’ouvrais la bouche laissant le flot de paroles glisser entre mes lèvres sans le moindre contrôle.

C’était vrai ce que tu as dit tout à l’heure ? Tu as partagé un lit avec moi parce que tu étais amoureuse de moi ? J’veux dire, merde, pourquoi tu ne me l’as pas dit ? T’sais que je n’aurais pas couché avec toi si j’avais su que tu avais des sentiments

Il était trop tard pour faire marche arrière à présent, n’est-ce pas ? Je n’avais aucun moyen de rembobiner ce qui venait de se passer pour choisir l’autre option. L’option de la fuite qui me paraissait tellement mieux à cet instant, à présent que je venais de souffler tout cela. Les questions avaient glissé entre mes lèvres à une vitesse folle sans même que je ne parvienne à les retenir et à me taire. Je n’étais qu’un enfant foutrement trop curieux et j’avais besoin de ces réponses. J’avais besoin que ces choses soient mises à plat sinon elles joueraient sans cesse dans ma tête et je savais que je risquais d’en devenir dingue. Je l’étais déjà trop. Je n’avais pas besoin de le devenir encore plus. Zut de zut. Mais, j’étais un putain d’idiot de remettre ce sujet si dangereux sur le tapis. Un sujet que je n’avais jamais réellement abordé avec Makena parce que j’étais persuadé que nous n’étions que des amis et qu’elle ne ressentais que cela pour moi. Après tout, des amis pouvaient parfaitement coucher ensemble en n’éprouvant que du désir. Il n’y avait pas besoin de sentiments ultra fort pour coucher avec quelqu’un. Pas pour moi en tout cas. J’étais persuadé que Makena en avait conscience. Après tout, combien de fois avait-elle vu une fille filer rapidement le matin du hangar où nous nous retrouvions tous ensemble, toute la bande ? J’étais prêt à parier qu’elle en avait vu plusieurs et qu’elle savait parfaitement que, pour moi, tout n’était que des histoires de sexe et de désirs à satisfaire. Alors, je soufflais ces questions qui me tracassaient parce que je ne parvenais pas à y donner de réponses convenables. J’avais envie d’entendre ce qu’elle avait à dire à ce propos. Je voulais connaître ce qu’elle pensait de tout cela. Je commençais par lui demander si elle m’avait dit la vérité quelques minutes plus tôt. Après tout, elle avait peut-être menti juste pour me torturer ou retenir mon attention. Les êtres humains étaient foutrement trop cruels et je m’attendais au pire surtout après que la demoiselle ait disparu de ma vie par le passé. Et, comme pour éviter qu’elle ne se mélange, pour éviter qu’elle me demande des précisions, je lui offrais déjà tout sur un plateau d’argent. Je désirais savoir si elle avait vraiment partagé un lit avec moi parce qu’elle était amoureuse de moi. Bordel, je faisais un effort en ne parlant pas de façon crue de ‘baise’ comme je l’avais fait quelques minutes plus tôt. C’était comme si j’étais prêt à l’éventualité que ce n’était pas juste une ‘baise’ comme une autre. Avait-elle couché avec moi parce qu’elle avait des sentiments amoureux ? Je voulais le savoir. Et, dans le fond, j’avais presque envie de savoir si elle avait encore des sentiments de ce genre pour moi aujourd’hui. Même si je ne le balançais pas à haute voix, je savais que ça planait dans l’air et qu’elle pourrait le comprendre si elle cherchait à le faire. Au lieu de me limiter à cette interrogation, j’avais enchaîné pour lui demander pourquoi. Pourquoi ne m’avait-elle pas dit qu’elle était amoureuse de moi ? Pourquoi n’avait-elle pas soufflé ces sentiments avant que nous nous retrouvions dans ce corps à corps ? Je ne comprenais pas. Ce n’était pas logique. Je n’en trouvais pas le sens malgré toute la concentration que je pouvais y mettre. Mes sourcils s’étaient froncés alors que je balançais une vérité. Cette vérité qu’elle devait parfaitement connaître : si j’avais su qu’elle avait des sentiments, nous n’aurions jamais couché ensemble. J’étais peut-être accro au plaisir de la chair, mais je n’étais pas non plus un monstre absolu. Surtout pas envers quelqu’un que je côtoyais trop fréquemment au sein de la bande. Je n’aurais jamais joué de cette manière avec Makena si j’avais su qu’elle m’aimait. Et, bordel, elle devait le savoir. Non ? Rha. Je ne savais plus. Ça me donnait la migraine. Soupirant de nouveau, je m’approchais du banc sur lequel Makena était assise. Je tirais une nouvelle cigarette de ma poche en m’asseyant aux côtés de la demoiselle. Petit inconscient. J’osais un rapprochement sans savoir comment les choses allaient tourner, sans savoir sur quoi le dé allait tomber. Lorsque je glissais ma clope entre mes lèvres, j’allais même encore plus loin. Nous pouvons dire putain à la drogue parce que c’était à cause d’elle que j’agissais sans réfléchir, suivant simplement mes impulsions. Je tournais légèrement sur le banc pour pouvoir m’y allonger. Ma tête se déposa sur les genoux de la sublime demoiselle alors que je gémissais en tendant mes jambes. Putain, la douleur était encore là. Je portais d’ailleurs une main à mon front pour essuyer ce sang que je sentais couler encore. La tête sur les genoux de Makena, je levais mes prunelles bleues pour les planter dans son regard. Et, je restais là silencieux à la fixer tirant sur ma clope.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena - Mer 21 Juin - 18:21


Fichu journée assez merdique, fichus pensées du passé qui passe quand il ne le faut pas, fichu ami qui n'est même pas capable de répondre à un message merdique. Toutes les émotions de Makena venaient de disparaître depuis qu'elle s'était assise sur ce banc, ce banc non loin du jeune homme qui lui envahissait l'esprit. Ce garçon qu'elle avait tant déçu. Il était assis là, le blondinet disait froidement ne pas l'avoir attendu, alors pourquoi restait-il ici? Pourquoi Makena resta-t-elle ici aussi? Il y avait le fait d'avoir plus la force pour rentrer qui l'a retenait mais qui dit que ce n'était pas plutôt parce qu'il était là, ce coup d'un soir de longue date. Fille stupide qu'elle est! Makena savait très bien que ses excuses n'allaient rien changer, qu'elles n'allaient rien arranger. Perdues dans ses pensées, les yeux fixants le sol, l'esprit se concentrant sur lui seul. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose ou du moins elle ne voulait pas penser à autre chose. Même elle ne le savait pas.Les vibrations de son téléphone la ramena à la réalité en la faisant sursauter. Visiblement ses amis ne pouvaient pas la ramener il fallait donc qu'elle prenne le bus pour rentrer à la résidence de sa confrérie. La blondinette n'arrêtait pas de jeter des regards furtifs dans la direction d'Edan. Tu n'arrêtais toujours pas à voir ces images de lui et toi, à moitié dans le noir à faire ce qu'il faisait avec d'autres. Elle balança violemment son dos contre le dossier, les mains sur sa tête, sa tête en arrière dans le vide. Ces image l'a rendaient mal ou plutôt malade en ce moment même. La jambe de celui-ci s'agitait, était-il encore énervé ? La présence de Makena le dérangeait-il? Seul lui savait ce qu'il faisait avec ses membres. En parlant de celui-ci, le jeune homme commençait à bouger, il se leva et s'approcha seulement d'un pas vers Makena.Le son des graviers proche d'elle capta son attention avant que son regard se pose sur lui qui d'ailleurs lui donna le signal de parler. Il lui demandait tout d'abord si ce qu'elle avait avoué était vrai, puis la question suivante sur ce qu'elle avait ressenti pour lui dans le passé. Oui Makena était amoureuse de ce blondinet qui avait tendance à s'enchaîner les filles et visiblement elle  était tombé aussi sous le désir de sentir son corps contre le sien d'avoir un moment d'intimité avec lui. La dernière question était sur le pourquoi Makena ne lui avait fait part de ses sentiments, Edan était quelqu'un de respectueux, il n'est pas du genre à faire souffrir une personne, mais, malgré ça, Makena avait eu peur d'être rejeté par celui qu'elle aimait, de le faire fuir. Un gros point d'interrogation se dessina sur une question dans sa tête. Était-elle réellement partie avec lâcheté ou par simple et bonne raison d'avoir peur de souffrir dans les jours ou même des mois qui allaient défiler?Petite peureuse! Petite égoïste! Elle a eu peur de ce qu'elle pourrait ressentir dans son futur mais, elle ne s'est nullement posée la question sur ce que pourrait-il ressentir par son acte. Soudainement celui-ci posa sa tête sur ses genoux, Makena elle toujours assise levant un sourcil pour montrer son interrogation. Mais que faisait-il? Pourquoi ce « rapprochement » soudain? Edan n'était pas censé l'a détester, la haïr de toute son âme? C'était plutôt bien pour la jeune femme mais, elle ne comprenait plus rien. Ses yeux regardèrent les blessures sur son beau visage d'ange, son visage.

Edan tu saignes…

Elle chercha dans son sac à dos un klinex qu'elle tapota avec hésitation sur la plaie tout en était penché au-dessus de lui. Ce visage dont elle était si près, ce visage qu'elle aimait tant durant son adolescence. Cela devait faire des années qu'elle n'était pas si proche de sa tête. Son esprit était parti dans le passé, il était redevenu plus jeune et le paysage s'était changé en celui d'un lieu en Irlande. Ton regard se posa sur ses lèvres pendant qu'elle continuait de tapoter, tes pensées étaient devenues flous, l'envie de l'embrasser te passa la tête au moment où elle secoua légèrement pour revenir à la réalitée. N'importe quoi Makena! Elle avait oublié quelque chose, de dire ? Ou de faire? Elle venait d'oublier de répondre à Edan, lui qui avait posé sa question depuis quelques minutes, il devait s'impatienter.

Au faite… je pense que j’avais peur de te le dire pour éviter de me faire rejeter, enfin je ne sais pas… Désolé… répond-t-elle dans un murmure

Le klinex lâchement jeter dans son sac ouvert, sa tête qui tomba en arrière pour contempler la nuit qui commençait à se réveiller. La tête vide, elle avait laissé inconsciemment sa main dans les cheveux d'Edan. Ses yeux se fermèrent la fatigue commençait à prendre le dessus sur la petite hawaïenne.
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Re: Everybody hurts ✽ Makena -

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