non-greek forever
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I'm addicted to you ♥ Sean
Ven 1 Sep - 2:08

Elle m’appelait. Je la sentais résonner dans tout mon corps. Je ressentais son appel dans chaque partie de mon être. Ça pulsait partout. Je ne parvenais pas à l’oublier. Je ne pourrais jamais l’effacer totalement. Elle était là. Trop réelle. Si prenante. Comme un serpent, elle s’enroulait tout autour de moi serrant un peu plus à chaque tour pour me pousser à cette suffocation destructrice. Elle était si fulgurante. Elle était fichtrement toxique. Et, je ne pourrais jamais m’en débarrasser. Oh non. Elle me tenait par le cœur. Elle me prenait par les tripes. Elle m’hypnotisait. J’étais foutrement trop piégé. Je ne pouvais pas m’en sortir. Je ne pourrais jamais me glisser hors de sa prise. Elle était beaucoup trop forte pour ça sachant parfaitement comment me manipuler. Je parlais de ce manque de drogue, de ce besoin qui cognait en moi. Cette addiction qui me définissait de nouveau au jour d’aujourd’hui, si réellement. C’était elle qui avait tous ces pouvoirs. Ça faisait chier. Les basses pulsaient dans mon appartement. La musique se répercutait contre les murs à un volume fou. Non, je ne faisais même pas la fête. J’étais tout seul chez moi tentant de noyer l’horreur sous cette mélodie. Ce n’était pourtant pas suffisant pour couvrir ces voix qui se répercutaient dans ma tête. La fumée de ma cigarette s’élevait dans les airs en ces formes si abstraites que j’observais comme un gosse. Cela ne détournait pas assez mon attention. Je n’en oubliais pas la pression que je ressentais dans tout mon être. Rien n’y faisait. Rien ne parvenait à me divertir suffisamment pour ne plus penser à ce qui me manquait, à ce dont j’avais à tout prix besoin ce soir. Je tentais de laisser libre court à mes pensées comme pour m’évader des murs de ma prison. C’était un acte trop inutile. La cage se resserrait de plus en plus au fil des heures qui s’écoulait. Ce tic-tac ne cessait de me rapprocher du moment où j’allais craquer parce que, je le savais, ça ne pouvait pas se passer autrement. Merde.

Depuis combien de temps étais-je allongé sur mon canapé ? Pour tout vous avouer, je n’en avais absolument aucune idée. Je savais juste que le soleil avait cessé de cogner contre ma peau si pâle. La nuit était peut-être tombée. Détournant légèrement les yeux du voyage de ma fumée, je notais qu’effectivement le ciel s’était assombri. Mais, il ne faisait pas encore nuit noire. Les moments intéressants de la nuit n’avaient donc pas commencé. Ils étaient même trop loin de moi encore. Zut. J’allais devoir tenir des heures sur ce canapé. Des heures entières encore bordel. Je n’étais pas certain d’y parvenir. Ma jambe s’agitait soudainement alors que le flot de pensées se déversait sur moi. Mes prunelles bleues se fermaient. J’en avais ras-le-bol de voir cette fumée s’élever vers moi. Contrairement à elle, je ne faisais que plonger. Je m’enfonçais dans les ténèbres de façon incessante. Je glissais chaque jour un peu plus. Je ne le savais que trop bien. Mais, bordel, qu’est-ce que je m’en foutais. Un soupir passa la barrière de mes lèvres alors que je me redressais soudainement en position assise. Balançant mes jambes pour déposer mes pieds nus sur le sol, j’ouvrais mon ordinateur tout en coinçant ma clope entre mes lèvres. Mes yeux se perdaient sur l’écran. Mes yeux se perdaient au travers des lignes. Rien ne m’absorbait autant que ce manque qui pulsait dans mon corps. Je ne pouvais pas l’ignorer. Je ne pouvais plus le faire. Refermant trop violemment mon ordinateur, je me redressais du canapé. Mon poing gauche cogna dans le mur le plus proche laissant mes jointures en sang. Je ne ressentais rien. Je me foutais de tout. Il n’y avait que ce manque qui m’intéressait.

La vague du manque ne cessa pas de se mouver sinueusement en moi. Elle s’enroulait. Elle me capturait. J’étais foutu. C’était mon troisième jour sans rien consommer et je ne pouvais plus tenir. Je devais consommer. Tout ce que je faisais était de retarder l’inévitable. Je glissais simplement dans une autodestruction encore plus violente. La première solution de contrôle qui s’offrait à moi était la plus simple. Je n’avais qu’à sortir de chez moi pour trouver n’importe quel dealer et lui demander n’importe quoi. J’avais de quoi payer. Cependant, ce serait glisser de nouveau dans cette sinueuse descente dont je tentais de me sevrer. Je tentais de me sevrer de la drogue et si je baissais encore les bras comme au camping, ce serait fichu. Le camping… Les choses s’illuminèrent dans ma tête à cet instant. Une autre solution se dessinait et elle se nommait Sean. Le jeune homme aurait le pouvoir de me faire oublier ce manque qui pulsait en moi. Il saurait s’occuper de moi et m’empêcher de craquer. J’aurais peut-être même droit à ce corps à corps que je désirais tant depuis que je l’avais retrouvé. La pensée m’effleura à peine. Mes doigts tremblaient. Ouais, c’était ça la solution. J’enfilais un tank top blanc beaucoup trop large avec un slim noir qui collait si bien à ma peau. Je glissais une clope entre mes lèvres et je disparaissais dans la nuit hélant un taxi le pressant de me conduire à la résidence des Kappa Sigma. Nous étions arrivés si rapidement ou peut-être avais-je simplement perdu la notion du temps. Je payais le chauffeur m’empressant de sortir dans la nuit froide frissonnant en me rendant compte qu’il ne faisait pas chaud en fait. Mon poing blessé s’abattait contre la porte et je gémissais de douleur sur le coup avant de cacher ma main dans mon dos. Nous étions en plein milieu de la nuit et je me foutais de réveiller qui que ce soit. Alors que j’allais frapper une seconde fois, la porte s’ouvrit sur… Sean. Oh damn, c’était parfait ça. Je n’avais pas besoin de chercher plus loin, de faire face à qui que ce soit. Je pouvais lâcher le contrôle dès maintenant et lui faire comprendre à quel point j’avais besoin de lui, à quel point il devait me faire tout oublier. Il devait déjà lire tout ça sur mon visage, dans mon comportement. Mais, sans même ouvrir la bouche, sans lui laisser le temps d’ouvrir la bouche, je me précipitais à l’intérieur de la résidence déposant aussitôt mes lèvres sur les siennes. Mes bras s'enroulaient autour de son cou et je me fichais du sang que je sentais couler sur mes doigts. Mon corps se pressait contre celui de Sean. J'avais besoin de lui pour me sauver de mon autre besoin.
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