Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets. Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 206
informations
postes : 206

it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Mar 14 Nov - 23:57



double trouble

il s'écoule pas deux minutes entre le moment où je sors de starbucks, les bras chargés d'un sachet rempli de bouffe et d'un porte gobelet sur lequel reposent deux gingerbread latte, et celui où le bout de mes doigts commencent à geler, alors que je suis à pied joints sur mon skate.

avec le froid polaire qu'il fait, je suis contente que l'appartement d'edan soit pas méga-loin de là où j'me trouve. c'est bien foutu cherry hinton, quand même. je fais encore quelques mètres avant de me stopper à l'entrée de son bâtiment pour entrer dans le hall et grimper les étages jusqu'à atteindre la bonne porte. je pouffe de rire face au numéro, parce que... évidemment qu'edan habite au 69. évidemment.

il est presque dix heures du matin quand je tape trois coups à la porte avant de rentrer comme si c'était chez moi. j'lui ai dit qu'il aurait pas à sortir de son lit: je tiens mes engagements. "si t'es à poil, c'est le moment d'enfiler un slip kangourou, si t'es avec quelqu'un, c'est le moment de le passer par la fenêtre... trois, deux, un, je suis là, coucou, bon matin," je déblatère en marchant avec nonchalance jusqu'à dépasser le seuil de sa chambre.

je retire mes vans toutes usées en pinçant les talons dans un geste automatique et me laisse tomber près d'edan dans un lourd soupir de contentement. "tu captes le câble avec cette chevelure, j'parie," je me moque en touchant les cheveux bruns du garçon, là où ils rebiquent vers le ciel en repensant à avant, à quand ils étaient blonds.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 4348
informations
postes : 4348

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Sam 18 Nov - 22:54


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Mercredi matin. Le réveil sonnait violemment à mes côtés. Je bougeais le bras dans le but de couper la sonnerie stridente qui me cassait la tête. Cependant, rien ne fonctionnait et je me rendais soudainement compte que ce n’était pas mon réveil qui faisait tant de bruit. Je n’avais pas cours de la matinée et j’avais profité de ma soirée d’hier pour me foutre bien. Pepper devait passer dans la matinée pour le petit-déjeuner. Néanmoins, la sublime demoiselle m’avait dit de ne pas sortir de mon lit alors je n’avais aucune putain de raison de foutre un réveil. Surtout à… Mes prunelles se posaient sur mon réveil pour lire difficilement le chiffre cinq s’y inscrivant. Qui daignait se lever à une heure pareilles alors que j’étais couché depuis à peine une petite heure ? Je bougeais à peine pour constater que, même si elle s’agitait, la silhouette de l’homme présent dans mon lit n’éteignait pas cette foutue sonnerie. Je grognais. Je soupirais avant de me mettre à secouer comme un prunier mon partenaire d’une nuit. Il s’éveilla après de longues minutes coupant la sonnerie presque dans la foulée avant de se confondre en excuses que j’entendais à peine. Je lui disais de se la fermer… Il me semblait. J’entendais du bruit dans la chambre. Dans la salle de bain. Un baiser sur mon front. La porte qui claquait. Le silence revenait tandis que je m’enfonçais plus correctement dans mon lit ramenant la couette au dessus de ma tête pour plonger dans les bras de morphée. Des bras qui ne furent pas aussi tendres que durant ma première heure de sommeil. À croire que mon psy avait raison et que n’importe quelle présence dans le même lit que moi la nuit était suffisamment rassurante pour que mon esprit ne s’égare pas dans les méandres de l’enfer. Ça faisait chier. Les horribles images défilaient dans ma tête me poussant à gigoter dans mon lit. L’horreur m’oppressait accélérant mon coeur et ma respiration. La violence me tordait le ventre. La panique me poussa à m’éveiller en sursaut couvert de sueur et haletant comme si j’avais couru plusieurs marathon à la suite. Un juron passa entre mes lèvres et je rejetais ma couette pour me lever en direction de la salle de bain et laisser l’eau d’une douche tenter de m’apaiser.

Cinq heures plus tard, j’étais parvenu à me rendormir quelques minutes à droite et à gauche sans jamais me reposer totalement tant et si bien que la fatigue cognait dans mon être. Je refusais de quitter mon lit attendant impatiemment l’arrivée de Pepper. Le dos appuyé contre le haut du lit, je guettais le moindre bruit. Il était dix heures et j’espèrais sincèrement que la brunette n’allait pas tarder car je commençais sérieusement à avoir faim. Les yeux rivés sur le roman que je dévorais, je tirais nerveusement sur ma cigarette – la dixième de la matinée sans doute – pour ne pas plonger dans un sommeil qui me ferait souffrir. Lorsque Pepper et moi avions parlé de ce petit moment rien que tous les deux, j’avais pris soin de la taquiner sur ma tenue, sur ma nudité. Et, comme elle l’avait demandé, je ne portais qu’un boxer me foutant d’afficher mon torse pâle, maigre, couverts de bleus et horrible aux yeux de Pepper. Justement parce que c’était elle et qu’elle m’avait connu pendant très longtemps. Qu’elle me connaissait sans doute toujours même si j’étais devenu trop différent par moment. Trois coups frappés à ma porte me poussèrent à sursauter avant qu’un grand sourire ne se dessine sur mon visage. Je ne bougeais pas. Je ne soufflais rien. Après tout, autant ne pas prendre de risques si ce n’était pas la belle irlandaise derrière la porte. Mais, la porte s’ouvrait et la voix de la brunette résonnait chez moi. Elle déblatérait des propos sur ma nudité ou la possible occupation de mon lit qui me firent éclater de rire. Je m’étais déjà occupé du premier point. Quant au second, il s’était réglé de lui-même cinq heures plus tôt. Pepper apparaissait sur le seuil de ma chambre. Elle retirait ses chaussures avant de se laisser tomber près de moi dans un soupir de contentement. Je tirais un peu plus la couverture comme si, malgré moi et ma décision, je voulais cacher mon torse meurtri. La demoiselle fit une remarque sur mes cheveux touchant les quelques mèches qui devaient rebiquer. Sans doute. Je n’en savais rien. J’évitais toujours les miroirs enfonçant des bonnets sur ma tête pour masquer au mieux mes cheveux pas coiffés. J’haussais doucement les épaules prouvant que j’étais si différent d’avant. Avant où j’aurais réagi en un quart de secondes pour balancer une remarque attaquant cette douce moquerie. Là, je l’envoyais simplement au loin avant de poser mes prunelles sur Pepper et de souffler comme un gamin avec un grand sourire.

J’suis pas tout nu alors j’veux ma nourritureeeeee
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 206
informations
postes : 206

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Dim 26 Nov - 19:28



double trouble

je suis accueillie dans la chambre par les rires d'edan. ça faisait un moment que j'avais pas entendu ce son. c'est comme rentrer à la maison. je rebondis sur son lit en veillant quand même à ne rien renverser. edan est confortablement installé dans ce dernier, il porte le strict minimum, je suppose, à en juger ses épaules nues qui dépassent de sa couverture, et ses cheveux défient les lois de l'attraction terrestre sur le sommet de son crâne.

il promet, ce mercredi.

je m'empresse de faire une remarque, à laquelle edan réagit à peine et je fronce légèrement les sourcils, parce que c'est pas réellement son genre de simplement s'en foutre, mais je décide de ne rien dire, surtout quand il commence à réclamer sa boustifaille. "t'as l'choix, tête d’œuf. j'ai pris des petits bonhommes en pain d'épice, ça s'appelle des ugly sweater cookies," je présente en posant le sachet sur ses jambes. "et puis t'as l'indémodable muffin vanille chocolat et sa cousine, le muffin cheesecake cranberries." je presse l'un des gobelets dans sa main avant de bruyamment soupirer. "à la mienne," je lance en cognant mon gingerbread latte contre le sien avant de boire une longue gorgée.

"alors? qu'est-ce que j'ai raté?" je demande amusée, après un instant passé à observer edan s'empiffrer, pour demander des nouvelles.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 4348
informations
postes : 4348

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Dim 3 Déc - 0:45


J’avais proposé ce tête à tête à Pepper et je ne savais même pas pourquoi je l’avais fait en vérité. Quelque chose en moi me criait que j’en avais besoin, que je voulais simplement passer du temps avec cette demoiselle qui avait fait partie de mon passé. Quelque chose m’avait poussé à envoyer ce message pour lancer cette proposition. J’avais eu de nombreuses fois l’occasion de voir la jolie brunette. Cependant, jamais encore nous n’avions eu le plaisir de nous retrouver en tête à tête. Jamais encore je n’avais pu l’avoir rien que pour moi et peut-être que c’était ce que je voulais ce matin. Quoique… C’était foutrement trop dangereux au vu des mots que je pourrais lui confier, au vu de ce qui pourrait ressortir de cette rencontre. Pepper… Notre sous-chef pour laquelle j’avais toujours eu du respect et bordel j’en avais toujours tellement. Elle était l’une des rares personnes face à qui j’étais totalement incapable de désobéir. J’avais beau tenter ma chance et essayer d’éviter de me plier aux ordres de la brune, j’en étais incapable. Il avait suffit de voir cette fête chez les KS où elle avait su me faire descendre du comptoir alors que je ne le voulais pas. Pepper était en mesure de me faire tout dire, de me faire tout faire parce que c’était comme ça. Dans ma tête, encore plus au travers de ma maladie, elle était la sous-chef à qui je devais respect et obéissance. La faire venir chez moi pour un tête à tête n’était sans doute pas la meilleure des idées que j’avais eu ces derniers temps. Je l’avais fait sur un coup de tête. Cependant, plus j’y pensais et plus quelque chose en moi semblait déclencher une alarme. C’était comme s’il y avait quelque chose criant que les choses allaient mal tourner. Ça commençait déjà. Je mordillais ma lèvre en remarquant que la sublime Pepper fronçait les sourcils. Je n’avais pas réagi à sa remarque sur mes cheveux décoiffés. Je n’avais rien dit pour l’attaquer gentiment comme j’aurais pu le faire en Irlande. Je m’étais contenté d’un haussement d’épaules et elle ne comprenait pas. Néanmoins, il était hors de question que je lui laisse le temps de plonger sur cette opportunité pour tenter d’avoir une quelconque conversation sérieuse. Je voulais juste vraiment sa présence et un bon petit déjeuner. Rien de plus. Je me lançais donc sur le sujet de la bouffe alors que mes pensées s’agitaient. Merde. Est-ce que Pepper avait accepté cette proposition simplement dans l’idée de me faire parler et de tenter de me comprendre ? Après tout, elle avait accepté de m’apporter le petit déjeuner au lit et elle ne me forçait même pas à m’habiller. Pourquoi diable ? Le corps dénudé comme ça, elle aurait de quoi s’appuyer pour me faire parler. Merde, merde, merde. Je m’étais comporté comme un gosse croyant tout maîtriser et je m’étais sans doute fait avoir. Alors que la jolie brune babillait sur le menu, mes prunelles bleues se promenaient autour de moi à la recherche de quelque chose pour me masquer. Lorsqu’elle pressa un gobelet dans ma main, je l’attrapais mécaniquement le portant à mes lèvres sans réfléchir avant de regarder un instant le petit déj qu’elle me proposait et de souffler un rapide.

Miam, miam

C’était simplement pour donner le change. C’était juste pour laisser là l’illusion que j’étais absolument concentré sur tout ce qu’elle avait dit. Franchement, je ne l’avais même pas été. J’étais foutrement incapable de vous dire ce que contenait le menu. Après avoir vérifié une dernière fois et constaté qu’aucun vêtement ne se trouvait à proximité pour m’aider à me cacher, j’avais choisi de plonger dans la dégustation. Peut-être que le temps que je mangerais, la sublime Pepper ne dirait rien. Je pourrais me contenter d’haussemment d’épaules et de signes de la tête pour faire la conversation. Non ? Je l’espérais au fond quand bien même je savais qu’il était idiot d’y croire. Je me mettais à grignoter un muffin vanille chocolat comme un gosse m’en foutant partout sur les doigts et sans doute autour de la bouche. J’étais tellement concentré sur ma dégustation que j’en oubliais presque la brunette qui me fixait en train de manger. Normalement, cela m’aurait mis mal à l’aise au point de me donner envie de courir aux toilettes pour vomir le peu que je venais d’avaler. Oh… Oh… Non. Ne pas penser à cela. Ne pas penser au regard de Pepper sur moi. Je ne devais pas. Je terminais mon muffin avant d’attraper une clope que j’allumais de mes doigts tremblants en même temps que la voix de la sous-chef résonna. Elle me demandait ce qu’elle avait raté et c’était mon tour de froncer les sourcils. Je ne savais pas où elle voulait en venir. Je ne savais pas ce qu’elle cherchait réellement à savoir avec cette question. C’était ouvert, trop ouvert. Je pouvais babiller tellement de choses que ça m’en donnait mal au crâne. Pendant quelques secondes, je tirais sur ma cigarette les yeux perdus dans le vague comme à la recherche de ce que je pourrais lui dire. Et, finalement, je savais que je ne pouvais pas répondre. Pas si je voulais garder le contrôle aussi longtemps que possible. La situation me rendait déjà malade. Je n’étais pas certain que le muffin reste longtemps dans mon ventre au final. Alors, posant mes prunelles bleues sur la demoiselle, je lançais soudainement avec un sourire en coin comme si toute cette situation m’amusait avant de tirer de nouveau sur ma cigarette de mes doigts tremblants.

Qu’est-ce que tu as raté ? Oh… Euh… Bah j’sais pas Pepper… Que… Qu’est-ce que t’as envie d’savoir exactement ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 206
informations
postes : 206

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Jeu 7 Déc - 23:45



double trouble

je m'empare d'un ugly sweater cookie et le porte à mes lèvres pour croquer dedans alors qu'edan passe du muffin à une clope et plus ça va, plus je le trouve étrange, distant, ailleurs. il a pas l'air bien, il a l'air tendu, préoccupé. tellement qu'il rend l'atmosphère électrique et d'habitude, j'ai aucune gêne, mais pour le coup, j'ai limite l'impression que je tombe mal.

qu'est-ce que j'ai envie de savoir... trop de choses, beaucoup trop de choses. c'est pour ça que je pose ce genre de question, histoire qu'on commence quelque part. je hausse les épaules, la bouche pleine, avant de répondre: "c'que t'es à l'aise de partager avec moi."

je le regarde de nouveau, puis sa cigarette et mes yeux dégringolent sur ses épaules, un instant, juste le temps de voir la couleur bleutée qui orne sa peau pâle, et je bloque tout en fermant les yeux. "j'ai pas envie de te forcer la main," je reprends le plus calmement possible, parce que jouer les sans-cœur à ce moment précis, c'est même pas imaginable. "j'ai juste besoin de sentir que j'fais de nouveau partie de la bande, et comme on est les deux plus anciens... je sais que je peux compter sur toi, tu vois?" je continue prudemment avant de mordre dans mon biscuit de nouveau. "t'as un mec? tu gères, les cours? est-ce que t'as d'autres passions en dehors de monter sur des comptoirs à moitié à poil, ivre mort, pour impressionner les tocards?" j'énumère autour de ma bouffe avant de boire une gorgée de ma boisson. "est-ce que tu prends soin de toi?" je glisse tout bas en lui faisant une pichenette dans la tempe.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 4348
informations
postes : 4348

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Ven 29 Déc - 23:46


J’suis à l’aise pour partager plein d’choses, mais j’suis pas certain que connaître les détails concernant le mec que j’me suis tapé il y a quelques jours t’intéresse chérie

Les mots avaient glissé entre mes lèvres d’un naturel fou comme par le passé. C’était presque comme lorsque nous étions encore en Irlande et que je ne me retenais pas pour souffler tout ce qui me passait par la tête qu’importait l’image qui en ressortait. Là, soudainement, il n’y avait aucun filtre pour m’empêcher de dire ce que j’avais envie de souffler. Il n’y avait aucune corde me poussant à y réfléchir parce que justement j’étais face à Pepper et ça devenait plus simple avec elle. Tellement plus aisé d’être qui j’étais en renvoyant la maladie au placard. Pepper, la sous-chef de notre Irish Toxicity. Pepper, si importante et si agréable dans mon existence. Ouais, c’était plus facile. Un rire passa la barrière de mes lèvres suite à mes propos tandis que j’observais la demoiselle un instant sans parvenir à me débarrasser de mon sourire amusé parce que, ouais, la situation était foutrement amusante. Comme si, le temps d’un instant, toute l’électricité dans l’air s’était évaporée. Franchement, la demoiselle m’avait clairement tendue une perche en répondant si ouvertement à mon interrogation. Je désirais des questions précises afin d’y répondre clairement et d’éviter de me perdre dans un déballage que je regrettais peut-être. Mais, voilà que Pepper s’était contentée d’hausser les épaules en me disant de dire tout ce que j’étais à l’aise de partager avec elle. Il m’était donc impossible de ne pas sauter sur cette perche tendue en osant. Et j’osais en sifflant que Pepper n’était peut-être pas intéressée par les détails de mon coup d’un soir alors que j’aurai été parfaitement à l’aise pour en parler. Mon sourire ne tarda pas à s’effacer lorsque le regard de la brune se perdait sur mes épaules. Elle fermait les yeux et je gigotais mal à l’aise dans le lit avec l’envie de disparaître ou, au moins, de pouvoir me cacher quelque part. Lorsqu’elle souffla qu’elle ne voulait pas me forcer la main, je mordillais ma lèvre conscient de ce que cela signifiait. Quand bien même elle pourrait prétendre me poser des questions légères, Pepper voulait connaître mes plus sombres secrets. Je ne répondais pas la laissant continuer. Elle avançait avoir besoin de sentir qu’elle faisait à nouveau partie de la bande car nous étions les deux plus anciens et qu’elle savais qu’elle pouvais compter sur moi. J’hochais sagement la tête comme pour dire que je comprenais parfaitement et c’était le cas. Néanmoins, je me retenais d’ouvrir la bouche pour lui dire qu’il n’y avait plus réellement de bande ici. Je ne voulais pas le dire. Je n’avais pas envie que cela soit vrai. Finalement, l’avalanche de questions ne tarda pas à arriver. Enfin, l’avalanche… Pas vraiment non. Il ne s’agissait que de trois questions et, comme je m’y attendais, elles demeuraient trop légères survolant tout ce qui aurait pu être dangereux en apparence en tout cas. La dernière interrogation tendait même vers quelque chose pour me faire rire, quelque chose qui me fit sourire. Je m’apprêtais à répondre lorsque, tout bas, elle ajouta une interrogation qui me retourna le ventre. Je baissais la tête et elle fit une pichenette sur ma tempe me décrochant un bref sourire. Un sourire trop vite effacé d’un soupir. Et, en silence, je me laissais glisser dans mon lit m’allongeant de nouveau et tirant la couverture sur moi pour cacher mon corps. Lorsqu’elle fut au niveau de mon cou, je sortais une de mes mains pour tirer sur ma clope. Je fixais le plafond, hésitant, torturé. Et, finalement, je marmonnais ma réponse sans jamais la regarder.

J’ai eu un mec, mais il est mort. Les cours, ça va, c’plutôt intéressant même si j’sais vraiment pas c’que j’vais foutre de ma vie après cela en fait. Sinon, j’adore aussi faire le même show sur les tables dans des bars. Et… Pepper… J’prends soin de moi ne t’en fais pas. Je… À peine quelques mois après mon arrivée à Cambridge, les choses n’se sont pas très bien passées. Je… Les gens n’étaient pas comme en Irlande et ça a finit par avoir un impact sur moi. Je… Mon psy dit que j’suis victime de dysmorphophobie alors j’ai un traitement et des séances avec mon psy. Mais je… J’vais bien, j’ai appris à vivre avec t’sais… Et toi alors mmh… ? Qu’est-ce que t’as de croustillant à me raconter ?

Oh shit… J’avais parlé beaucoup trop sans doute. Tellement trop bordel. Je venais de babiller des choses que Pepper ne m’avait même pas demandée. Cela planait simplement dans l’air et je les avais soufflé parce que ça me semblait trop naturel. Je savais que Pepper voulait savoir ces choses sans qu’elle n’ose me questionner de but en blanc tout de suite. Ce n’était plus l’Irlande. Ce n’était plus Irish Toxicity. J’avais répondu aux trois premières interrogations de la demoiselle avec un détachement presque trop inhumain. Je réagissais comme un automate qui balançait les choses sans réellement les ressentir. Pepper cherchait à savoir si j’avais un mec. Et, dans ma tête, je n’avais guère pu m’empêcher de penser à Grimjow. Ce beau tatoué avec qui j’avais envisagé de passer ma vie. Alors, je l’avouais de but en blanc presque comme si je parlais de la météo. J’avais eu quelqu’un, mais il était mort. Bim. Bam. Boum. Cela c’était fait. Cela était classé. Je m’étais empressé de sauter sur le second sujet sans doute moins dangereux. Celui des cours et ouais, je gérais les cours. J’aimais cela même si j’ignorais encore comment allait se construire mon futur. Peut-être que ce n’était pas une si bonne chose de dire cela. Rha je n’en savais foutrement rien en fait. Alors, je sautais sur la question plus amusante. Mes passions autre que monter sur les comptoirs à moitié à poil et ivre mort pour impressionner les tocards. J’aurai parfaitement pu répondre sérieusement à cette demande. Néanmoins, c’était encore une perche irlandaise tendue ça et je balançais quelques mots qui sonnaient comme une blague. Quelques propos qui sonnaient comme quelque chose pour l’amuser, pour la faire sourire. Le pire arrivait. Pepper avait voulu savoir si je prenais soin de moi et j’aurais dû me contenter de répondre que ouais, c’était le cas. Pourtant, ma langue s’était déliée trop facilement et je m’étais mis à babiller beaucoup trop confessant trop de choses à Pepper. Mon arrivée à Cambridge, le désastre, l’impact sur moi, la dysmorphophobie, le traitement, le psy… Je n’entrais pas dans les détails, mais c’était déjà trop. Je n’aimais pas ça. Alors, sans lui laisser le temps, j’attaquais en la questionnant elle aussi, en tentant de la faire parler d’elle plutôt que de moi. Ouais ce serait tellement mieux. Je n’osais poser mes prunelles sur Pepper de peur de voir sa réaction suite à mes aveux. Je fixais le plafond et la fumée de ma clope s’élevant. Je restais sagement allongé dans ce lit, le corps masqué. Même si ça me heurtait de ne plus être assis aux côtés de Pepper comme je l’avais eu en tête pour cette rencontre, j’étais mis ainsi caché sous mes draps. Puis… Peut-être que Pepper pouvait s’allonger à mes côtés. Non ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 206
informations
postes : 206

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Dim 14 Jan - 21:45



double trouble

je pouffe de rire à ses mots et hausse les épaules avant de boire dans mon latte une nouvelle fois. si ses histoires de boules peuvent combler mon manque d'action, j'suis preneuse, on va pas s'mentir. c'est toujours mieux que d'investir dans un after ou dans un fifty shades.

edan s'enfonce dans son lit pour se cacher parce qu'il a remarqué que j'avais remarqué. sauf que j'ai aucune envie qu'il se cache, qu'il ait honte. j'ose même pas penser aux bleus que je peux pas voir, ceux qui prennent forme à l'intérieur. qui font encore plus mal que ceux qui tâchent son épiderme. j'ose même pas penser à quel point il doit être meurtrit. à tout ce que j'aurais pu empêcher si j'avais été là, à tous les maux que j'aurais pu apaiser.

il finit par prendre la parole et j'ai la sensation de prendre claque après claque, à chaque révélation. lorsque le silence retombe, sa tirade se terminant sur une question pour moi, pour que je vomisse des mots comme lui, je reste muette, incapable de trouver quoi dire un instant. d'abord parce que ce qu'il vient d'avouer va au-delà de ce que j'avais imaginé. et ensuite, parce qu'il se passe rien dans ma vie, que dalle.

je soupire en reposant le sachet de bouffe et nos latte sur la table de nuit qui m'assiste et finis par tirer sur le bord de la couverture pour me faufiler sous celle-ci. je me colle ensuite à edan, avant de reposer ma tête contre son épaule. "je veux pas te forcer la main," je répète dans un soupir avant de fermer les yeux.

son odeur m'avait manqué. c'est comme avec kay, quand je ferme les yeux, c'est comme si on était à la maison, comme si on était des adolescents de nouveau, on se retrouve à une époque où les choses étaient simples, où elles étaient pas aussi douloureuses. "j'ai raté beaucoup de chose," je constate en sentant une boule se former dans ma gorge. "on peut y aller point par point et après, j'te raconte ma vie pour que tu gagnes à qui a la vie la plus merdique, parce que crois-moi... tu gagnes," je déclare en attrapant sa main pour entrelacer nos doigts sous la couverture. "ça veut dire quoi, dysmor...truc-bie?" je demande curieusement en levant les yeux vers lui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 4348
informations
postes : 4348

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Dim 28 Jan - 13:41


La proposition de partager les détails de ma nuit passé avec un mec que je m'étais tapé et dont je me rappelais à peine avait glissé entre mes lèvres comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle au monde à balancer à la demoiselle. D'ailleurs, Pepper ne tarda pas à pouffer de rire suite à mes propos et je ne pus m'empêcher de sourire face à sa réaction si normale, si naturelle. Cela me rappelait tellement le passé délicieux de notre Irish Toxicity. Cela était foutrement délicieux de retrouver cette complicité du passé. J'aurais seulement aimé pouvoir totalement replonger dans le passé et pas me contenter de seulement le vivre pour quelques minutes. J'aurais aimé repartir en Irlande dans cette bande où Pepper était la sous-chef et où j'étais simplement Edan Ange Miller. Un gamin rebelle qui se sentait foutrement bien et qui parvenait à vivre. Malheureusement, il n'était plus possible de faire machine arrière. La bande avait volé en éclat. Je m'étais brisé. Nous avions tous changé. Et les choses me rattrapaient sans que je ne puisse rien y faire. Mon sourire s'effaça lorsque je remarquais son regard sur mes épaules. Elle me questionnait soudainement et, comme je m'y étais attendu, tout n'était qu'un survol. Un survol qui retourna tout de même mon ventre tandis que je me laissais glisser dans mon lit m'allongeant afin de tirer la couverture sur moi et cacher mon corps meurtri qu'elle avait trop observé. C'était dérangeant ça. Par le passé, je n'en avais rien à foutre qu'elle voit les multiples blessures couvrant ma peau. Cependant, dans ce passé, mes blessures n'étaient pas aussi recherchées qu'à présent. Elles n'apparaissaient pas sur ma peau pour mon propre plaisir. Je mis un moment avant de répondre à la demoiselle simplement parce que je ne savais guère quoi lui répondre. Je ne savais comment lui offrir ce qu'elle demandait tout en parvenant à ne pas trop en dire. Malheureusement pour moi, rien n'était aussi aisé. Il s'agissait de Pepper face à moi. Je lui faisais suffisamment confiance pour ne pas placer de barrière à ma langue. Je lui faisais suffisamment confiance pour babiller sans y faire réellement attention. Et, je m'étais retrouvé à lui raconter beaucoup plus que ce qu'elle m'avait demandé. Je m'étais mis à lui confier ces secrets qu'elle n'avait même pas cherché. Et cela me foutait tellement dans la merde que je n'hésitais pas à attaquer aussitôt après mes révélations. Je tentais de faire pencher la balance de l'autre côté. Je tentais de me couper la parole et de lui offrir totalement. Cela serait tellement préférable pour moi et pour elle. Je la questionnais pour qu'elle parle et parle encore m'empêchant alors de révéler d'autres secrets que je devais normalement passer sous silence. Les yeux rivés au plafond, j'attendais d'entendre la réaction de Pepper me doutant presque qu'elle ne voudra pas prendre la perche me poussant au silence. La demoiselle restait trop muette soudainement et je n'aimais pas ça. Mon ventre se tordait. Mon cœur cognait douloureusement. J'avais envie de vomir. Heureusement pour moi, Pepper finissait par agir. Il n'y eut qu'un soupir et un déplacement de ce qu'elle avait apporté sur la table de nuit, mais c'était suffisant pour moi. Je savais que les choses allaient bouger maintenant et ça me permettait de me calmer. La jolie brune se glissa sous la couverture à mes côtés se collant à moi. Sa tête sur mon épaule, elle répéta qu'elle ne voulait pas me forcer la main. Je fermais les yeux tandis que mes doigts se mettaient à glisser dans les cheveux de la demoiselle comme pour lui dire que je savais, comme pour la remercier de ne pas vouloir me forcer la main. Lorsqu'elle souffla qu'elle avait raté beaucoup de choses, je me contentais d'hausser les épaules. Je ne voulais pas qu'elle se sente coupable de quoi que ce soit. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal d'avoir loupé ces choses parce que c'était ainsi que ça devait se passer. Nous avions tous choisi un chemin de façon plus ou moins imposée, mais ça s'était fait et nous n'y pouvions rien. Lorsque Pepper me balança que nous pouvions y aller point par point et qu'après elle me raconterait sa vie pour que je gagne à qui avait la vie la plus merdique parce que, que je la crois, je gagnais, un soupir passa la barrière de mes lèvres. Merde. Je ne voulais pas parler point par point de toutes ces choses. Je voulais simplement qu'elle me raconte sa vie à présent. Cela semblait foutu pourtant. Pepper attrapa ma main entrelaçant nos doigts sous la couverture et je soufflais. La première question ne tarda pas à tomber. Elle me questionnait pour savoir ce que ça voulait dire dysmor… truc-bie. Malgré moi, je pouffais de rire portant ma clope à mes lèvres. Je pris mon temps tirant dessus, soufflant la fumée et l'observant remonter vers le plafond. Pendant de longues secondes, je demeurais silencieux comme à la recherche des mots parfaits pour répondre à l'interrogation de Pepper. Y avait-il seulement des mots parfaits pour cela ? Je n'en savais rien. Alors, lentement, je finissais par ouvrir la bouche pour marmonner.

Dysmorphophobie chérie… C’est un trouble psychologique qui a été causé, dans mon cas, suite à mon arrivée à Cambridge et à ce que j’ai dû affronter ici… Je… Tu as remarqué que tous les miroirs de mon appart’ sont masqués non ? Je… J’peux pas voir mon reflet… J’me sens comme un déchet constamment Pepper et j’ai besoin de ne pas me voir, de me rendre le plus invisible possible, de me masquer derrière des tonnes de vêtements… Sauf que… Les choses vont encore plus loin avec moi… Je… J’peux en venir à réellement me faire du mal… Je… J’me plais à me détruire… J’peux aussi être totalement hors de contrôle soit dans une partie crise d’angoisse et d’hallucinations, soit dans une partie agressivité… Je… C’est un trouble que j'contiens avec certains médicaments pour certains moments et qu’on tente vainement de guérir avec mon psy… Selon lui pourtant, je ne serais jamais débarrassé de cela...

Outch. Bim. Bam. Boum. Les choses tombaient violemment. Les révélations frappaient durement. Elles glissaient entre mes lèvres comme des coups de massue ne cessant de s'abattre autour de nous. Sur moi. Sur elle. J'en avais trop dit encore une fois. Les mots avaient glissé sur ma langue comme si c'était trop naturel et que je me devais de le faire. Damn it. Je n'aurais jamais dû en dire autant. J'aurais dû me contenter d'une définition rapide simplement afin de faire comprendre à Pepper de quoi il s'agissait. Les définitions rapides de la dysmorphophobie existaient parfaitement sur internet et j'en avais lu des milliers. J'aurais pu lui sortir ces mots que j'avais déjà lu et qui tournaient parfois en boucle dans ma tête. Cela répondrait totalement à sa question. Ou… Peut-être pas comme je le voulais. Certes, cela lui permettrait de comprendre ce qu'était ce trouble qui me collait à la peau. Néanmoins, cela resterait trop flou et pas assez appliqué à moi. Alors, je m'étais mis à babiller trop longuement sur cette dysmorphophobie qui me possédait. Je m'étais mis à balancer tellement de détails que j'avais presque envie de disparaître maintenant. J'étais presque certain que mes mots d'explications pouvaient conduire à d'autres questions. Des milliers d'autres questions. J'expliquais à la brune que le trouble psychologique avait été causé suite à ce que j'avais dû affronter à Cambridge. Je n'entrais guère dans les détails, mais j'étais persuadé que déjà Pepper se demandait ce que j'avais dû affronter ici et qu'elle finirait par me le demander pour mieux comprendre. Et, franchement, il s'agissait d'un sujet que je préférais éviter. Avec un peu de chance, elle ne s'y attarderait pas tant que ça. J'en avais dis tellement. Je parlais de ces miroirs masqués dans mon appartement. Je babillais sur mon incapacité à voir mon reflet dans ces miroirs, dans les fenêtres d'une voiture, sur les façades de certaines boutiques… J'expliquais comment je me sentais et ce que je tentais de faire incessamment. Je n'étais que ce déchet qui voulait se cacher et devenir le plus invisible possible. Ça, c'était la dysmorphophobie de base. Et, comme je le confiais à notre ex sous-chef, ça allait tellement plus loin. Je pouvais en venir à réellement me faire du mal parce que je me plaisais à me détruire. Cela passait soit par la consommation de substances qui me retournaient la tête, soit par des blessures que je m'infligeais tout seul ou encore ces bagarres où je me laissais être la victime. Je babillais rapidement sur mes crises d'angoisse et d'hallucinations ou sur mes crises d'agressivité soulevant plus de questions qu'offrant de réponses puisque je restais si flou, si vague. Et, bien vite comme pour effacer tous ces symptômes qui me définissaient à présent, je soufflais que je contenais mon trouble grâce à des médicaments et que je tentais d'en guérir avec mon psychologue. Néanmoins, je ne pouvais pas cacher la vérité à la demoiselle et je lui avouais de but en blanc que je ne pourrais sans doute jamais me débarrasser de cette dysmorphophobie et que c'était même mon psychologue qui l'avait dit. Je pourrais vivre avec sans doute, mais ça ne s'effacerait jamais totalement. Non. J'ignorais ce qui se passait dans la tête de Pepper après mes quelques mots. Je n'avais aucune envie de réellement le savoir. Cela devait être le véritable bordel et je soupirais. Mes doigts continuaient de glisser dans les cheveux de la demoiselle comme si faire ce geste constant pouvait tout changer et éviter de bouleverser tout le calme. Stupide illusion. La tempête pouvait éclater à tout moment et je le sentais. Je tirais nerveusement sur ma cigarette. Et, conscient que mes mots n'étaient guère positifs et que la sublime demoiselle pourrait se mettre à s'en vouloir, je finissais par babiller une nouvelle phrase. Quelque chose pour la rassurer et pour tenter de clore totalement ce sujet. Idée stupide. Elle ne lâcherait pas l'affaire si facilement. Si ?

Mais c'pas grave t'sais… Je… J'ai appris à vivre avec et ce… C'pas si terrible que ça...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 206
informations
postes : 206

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Sam 3 Fév - 20:04



double trouble

mes mots restent suspendus dans les airs, mes interrogations; pendant un instant, rien ne les suit. juste, du silence. de la réflexion. edan pouffe de rire et je me demande si sa nonchalance est réelle où si il fait semblant. j'ai l'impression d'être allongée avec des morceaux brisés de l'un de mes meilleurs amis et j'ai aucune idée de comment les rassembler, le rassembler. j'ai peur, autant que lui, alors je serre un peu sa main, pour me rassurer un peu, me dire qu'on est là, physiquement, tous les deux. qu'on vient de se retrouver et qu'on a tout le reste de nos vies pour trouver un moyen d'aller un peu mieux, de vivre un peu mieux. ou du moins, essayer. survivre.

il tire sur sa cigarette et l'odeur me fait envie, alors je lui pique le petit bâton de nicotine à l'instant où il le sépare de ses lèvres, pour aspirer son poison et... ça fait du bien. il n'y a que les gens stressés qui enchaînent les cigarettes pour le petit déjeuner.

lorsqu'edan commence à s'expliquer, je lève les yeux vers lui pour boire ses paroles et c'est dur à entendre. ça fait mal. je me redresse pour prendre une longue inspiration, les paupières closes, ravalant les larmes qui embuent mes larmes avant de rapidement me reprendre, me pencher sur le cendrier et écraser la cigarette. je me tourne ensuite vers edan pour prendre son visage entre mes mains et longuement l'observer.

c'est vrai qu'il a changé. c'est plus blondie. je caresse ses cheveux bruns, silencieusement, puis ses joues de nouveau, mon regard planté dans le sien et je m'esclaffe à travers les larmes qui naissent dans mes yeux, larmes que j'arrive plus à retenir, que j'essaye de masquer avec la dérision. en me moquant de moi-même et de mes stupides réactions. j'me sens impuissante, inutile. et ça m'fait mal. "tu veux dire que tu vois jamais cette gueule d'ange?" j'articule faiblement avant d'essayer d'avaler la boule qui se forme dans ma gorge.

si il en est là, c'est que des choses horribles, traumatisantes, lui sont arrivées et j'ai pas la force de l'entendre, je suppose autant que ce que ça le tuerait d'en parler. je me pince les lèvres en essayant de balayer toutes ces choses, toutes ces pensées négatives, pour me focaliser sur le bon, sur la personne que j'ai connue et que je sais, est toujours là-dedans. derrière toute cette peur, derrière tous ces symptômes, derrière toute cette douleur. il y a ce garçon, avec ma fourchette, il y a... ce garçon, qui nous suit dans toutes nos combines, à stark et moi. il y a le garçon qui m'a toujours pris dans ses bras quand ça allait pas, qui m'a toujours raccompagné chez moi quand j'rentrais tard. qui a toujours partagé sa bouffe avec moi, qui m'a toujours refilé sa veste quand il faisait froid. qui s'est toujours plié en quatre pour moi.

je finis par lâcher son visage pour essuyer mon nez d'un revers de manche, et puis mes yeux avant de lui tourner le dos pour sortir du lit. je contourne ce dernier pour m'emparer du paquet de clopes et me poste à la fenêtre, que j'ouvre, pour allumer une nouvelle cigarette. lorsque je regarde edan de nouveau, j'me dis que j'aurais dû fumer dans le lit à côté de lui parce que j'ai envie de le serrer contre moi. de le protéger. sauf que j'ai pas envie qu'il pense que je me suis ramollie avec l'âge. du coup... la distance. un peu de distance.

"après la sextape...," je lance entre deux lattes. "mon père m'a placé en maison de redressement. et après, j'suis partie au canada, parce que...," je m'interromps, les yeux rivés sur la cigarette qui se consume doucement, faisant danser mon index dans la fumée pour perturber sa course vers l'extérieur. j'ai honte de la vérité, j'l'ai refoulée pendant tellement longuement que j'arrive même plus à l'articuler. j'ai pas la force de lui dire que j'peux pas rentrer à la maison. que je suis à la porte depuis que j'ai disparu de la surface de la terre. "parce que j'avais envie d'étudier l'architecture," je balance et c'est pas totalement un mensonge, c'est juste, un morceau de la vérité. "puis j'vous ai tous cherchés et je vous ai tous retrouvés ici, à cambridge, alors... me voilà."

je soupire et continue de fumer, laissant un ange passer, puis deux, avant de finalement reprendre la parole. "j'ai pas retrouvé stark," j'admets difficilement avant de serrer les dents, taisant la vague d'émotions qui me traverse, faisant un gros doigt d'honneur mental aux larmes qui menacent de nouveau. ça faisait longtemps que j'avais pas été honnête, que j'avais pas parlé de truc aussi enfouis. c'est difficile de se laisser aller. j'suis pas fan.

"j'ai passé deux ans dans cet établissement. avec des tas d'autres filles qui avaient des tas de problèmes et beaucoup d'entre elles souffraient de troubles...," je reprends en levant les yeux vers edan. "elles étaient pas bien dans leur peau. comme toi. et si elles étaient là-bas, si elles étaient aussi mal, c'est parce que personne les a jamais écouté. personne n'a pris le temps de... prendre soin d'elles. c'est... simple, de rejeter quelqu'un parce qu'il est différent, pense, agis, vis différemment. c'est en faisant que dalle, en les laissant partir à la dérive, en les abandonnant que ça empire." je m'appuie contre la fenêtre sans quitter mon meilleur pote des yeux et mords nerveusement l'intérieur de ma joue avant de soupirer.

"alors j'vais continuer de te traiter normalement, p'tite tête. sauf que j'veux que tu m'appelles, à chaque fois que ça dégénère. j'ai envie d'être la personne qui te fait respirer dans un sachet quand tu fais une crise d'angoisse. la personne qui te fout dans un bain chaud et qui t'racontes les derniers potins à propos de sa maison pendant que tu te détends et que t'oublies un peu que tu souffres, au lieu de t'ouvrir les veines." j'écrase ma cigarette et je grimpe sur le lit pour monter à califourchon sur edan. "j'sais qu'en tant qu'humain, tu touches jamais véritablement le fond, parce qu'on est conditionnés à continuer de creuser, à s'enfoncer toujours plus bas, à se laisser happer par toute cette noirceur..." je reprends son visage entre mes mains pour le regarder dans les yeux, sérieusement. "mais ça te définie pas. t'es tellement plus que ça."

je récupère ensuite mon latte, toujours assise sur lui. c'est froid, mais tant pis, ça s'boit quand même. "t'as déjà pensé à détruire les démons qui viennent avec ton trouble, plutôt que toi-même? simple question. réfléchis à... qui est le réel ennemi," je suggère en lui pinçant le nez.

"sinon... j'ai rien de croustillant à raconter," je déclare dans un soupir avant de lever les yeux au ciel. "que du mou. j'suis première de ma classe. ça va faire... non," je m'esclaffe en secouant la tête après une demi-seconde de calcul mental. "j'vais pas te donner de chiffre parce que c'est vraiment embarrassant, mais. ça fait longtemps que j'ai couché avec personne. et j'ai l'impression d'être coincée dans le passé, alors que tout le monde est passé à autre chose? bref... j'aime pas trop cambridge non plus."
Revenir en haut Aller en bas
avatar
❁ pingouin viking ❁
❁ pingouin viking ❁
personnage
postes : 4348
informations
postes : 4348

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) :: Ven 9 Mar - 23:21


Parfois, il suffisait d’une certaine atmosphère pour parvenir à tout changer. Il suffisait d’un petit rien pour bouleverser toute une situation dans un sens ou dans un autre. Sous les couvertures de mon lit, je me sentais un peu plus en sécurité comme un gosse se cachant sous sa couette pour se masquer des monstres imaginaires qui l’effrayaient. Je ne me cachais pas des montres moi. Je me cachais simplement du monde, des autres. Je mettais une barrière que les gens ne franchissaient normalement pas. Sauf elle. Ouais… Pepper. La brunette n’avait même pas hésité avant de se faufiler sous les couvertures à mes côtés. Et, rien que cela changeait toute la donne. J’avais l’impression de pouvoir tout souffler à Pepper sans la moindre limite. J’avais la sensation que je pouvais tout lui avouer sans courir le moindre risque parce qu’elle était là avec moi et qu’elle n’était pas n’importe qui. C’était Pepper. Ma Pepper que je connaissais depuis si longtemps. Je savais que je pouvais parfaitement lui faire confiance en ce qui concernait mes secrets tout comme j’avais toujours pu faire confiance à Félix pour ça. Malgré la proximité entre Pepper et Félix, j’avais toujours eu l’impression que ni l’un, ni l’autre ne me trahirait si je soufflais quelque chose à l’un et pas à l’autre. Alors, ce matin, je savais que je pouvais me lancer et la croire. Enfin, méfiez-vous tout de même car Pepper n’était pas le genre de personne à qui on pouvait faire confiance tout le temps. Attendez… Non. Je n’étais pas en train de dire cela méchamment. C’était simplement qu’il arrivait que la demoiselle soit une vraie démone et qu’en voulant trop lui faire confiance, nous nous retrouvions dans une situation pas très bonne. Comme la première fois où je l’avais rencontré et où elle m’avait demandé de mettre sa cuillère dans le four micro-onde de la cantine de l’école. Ce jour où, désireux de faire parti d’Irish Toxicity, j’avais obéis me foutant de tout. Ce jour où j’avais su que j’avais trouvé une nouvelle famille même si cette famille pouvait parfois s’avérer dangereuse. Mon amie me questionna sur ma maladie, sur cette dysmorphophobie qui me bouffait d’une manière trop apparente à tel point que les gens finissaient toujours par se demander ce qui clochait chez moi. Je restais silencieux un moment à la recherche des mots parfait tandis que Pepper serrait ma main comme pour me crier qu’elle était là, qu’elle était prête à entendre ça. L’était-elle réellement ? Je n’en étais pas certain. Malgré toutes ces années, j’étais toujours Edan. Le gosse fils de premier ministre que la bande avait eu envie d’utiliser autant qu’ils avaient eu envie de me protéger parfois. Que se passerait-il quand elle comprendrait que j’étais seul et détruit à présent ? La brunette piqua ma clope et je grognais pour la forme avant d’ouvrir la bouche pour me mettre à babiller. Je racontais trop de choses sur cette dysmorphophobie qui me collait à la peau et qui faisait de moi ce que j’étais. Je balançais trop de vérité et je n’étais même pas certain que la demoiselle puisse encaisser toutes ces nouvelles là comme ça alors que nous étions juste censé partager un petit déjeuner. Finalement, elle bougeait. Elle se redressait et je voyais ses paupières closes comme pour ne pas se montrer faible devant moi. Elle était la sous-chef. Elle ne pouvait pas être faible devant le membre gosse que j’avais été. Lorsqu’elle écrasa ma cigarette, j’eus envie de faire un commentaire rageur à ce propos parce que c’était ma clope quoi et je la voulais. Cependant, tous mes mots mourraient dans ma gorge car la brunette attrapa mon visage entre ses mains. Et elle restait là silencieuse à m’observer pendant de trop longues secondes. Je baissais les yeux intimidé et fichtrement paniqué. Elle me regardait trop. Trop longuement. Mes joues devenaient cramoisies. Elle caressait mes cheveux puis mes joues. Et, soudainement, nos regards s’accrochaient de nouveau. Au travers des larmes, elle riait en articulant faiblement une demande. Est-ce que je voulais dire que je ne voyais jamais cette gueule d’ange ? Je tiquais secouant la tête légèrement comme pour me défaire de la prise de la brune. D’ailleurs elle lâchait mon visage pour essuyer son nez. J’haussais les épaules me terrant dans le silence peu désireux de continuer sur ce sujet. Je ne voulais pas lui confier que ouais c’était ça, je ne me voyais jamais. Je ne voulais pas me mettre à l’attaquer parce qu’elle soufflait une vérité si fausse. Je ne voulais rien faire de mal alors je fermais ma bouche me contentant d’un haussement d’épaules en réponse. Pepper se leva, me tournant le dos. Elle s’éloignait une clope à la main pour aller se poser à la fenêtre. Je m’enfonçais un peu plus dans mon lit alors qu’elle prenait la parole pour se confier à son tour. Après la sextape, son père l’avait placé en maison de redresse puis elle était partie au Canada parce qu’elle voulait étudier l’architecture. Et, soudain, elle avouait qu’elle nous avait tous cherché et trouvé ici à Cambridge alors elle était là même si elle n’avait pas retrouvé Stark. Je mordillais ma lèvre hésitant. La question se formait dans ma tête et je n’osais pas la poser. J’avais trop la trouille de la réponse qui pourrait m’être donné. Mon ventre se tordait tellement que je n’osais pas vraiment demander pour découvrir la vérité. Et, pourtant, finalement, je soufflais d’un seul coup parlant trop vite.

Pourquoi t’voulais r’trouver la bande ?

L’interrogation passait si rapidement entre mes lèvres que je n’étais pas certain que la brunette l’ait entendue ou comprise. C’était peut-être mieux de cette manière d’ailleurs parce que plus les secondes s’écoulaient et plus je me disais que je n’avais peut-être pas envie de connaître la réponse à ma question. Je ne voulais pas me mettre à me faire de faux espoirs qui allaient être ravagé par les propos de Pepper parce qu’elle finirait par avouer qu’elle avait juste voulu nous retrouver pour passer le temps ou pour savoir ce que chacun était devenu sans plus de conséquences derrière. Je ne voulais pas croire en ces faux espoirs à cause de ce qu’elle pourrait me dire comme le fait de reformer notre Irish Toxicity ici. Après tout, peut-être qu’elle allait parler de reformer la bande et ce n’était pas possible ça. Tout le monde avait trop changé. Je baissais les yeux sur mes doigts que je mettais à trifouiller entre eux. J’avais besoin d’une clope. J’avais tellement besoin d’une nouvelle cigarette. Néanmoins, en reprendre une aussi rapidement et ne cessait de la fumer comme un accro risquait de ne pas plaire à Pepper. Alors, je me retenais jouant avec mes doigts et tentant de me concentrer sur mes mouvements plutôt que sur ce besoin de destruction. Heureusement pour moi, la diversion ne tarda pas à arriver avec Pepper qui ouvrait de nouveau la bouche. Oh attendez… Non, peut-être que ce n’était pas aussi bien que je le pensais en fait. La brunette semblait faire des milliers de pas en arrière pour revenir sur le sujet de ma maladie, de qui j’étais maintenant. Ça ne me plaisait pas. Mais, je l’écoutais sans broncher. Je restais sagement à entendre chaque mot qu’elle soufflait alors que, dans le passé, si le sujet me saoulait autant, je n’aurais pas hésité à lui faire comprendre. Là, le néant le plus total. Deux ans dans cet établissement avec des tas d’autres filles avec des tas de problèmes et beaucoup souffraient de troubles. Attention, trois, deux, un. Bingo. Elle comparait ces filles à moi soufflant que ces filles n’étaient pas bien dans leur peau. Je frissonnais malgré moi parce que je savais que j’étais passé à deux doigts de me retrouver dans ce genre d’établissement moi aussi. J’avais conscience du fait que la menace planait toujours trop au dessus de ma tête. Le devinerait-elle ? Je n’en savais rien. Peut-être pas. Elle était trop occupée à parler pour réellement faire attention à tout ce qui se passait dans ma tête. Pepper souffla que si ces filles étaient aussi mal c’était parce que personne ne les avait écouté ou n’avait pris le temps de prendre soin d’elles. Aie, nous y voilà. Elle me fixait et je savais ce qui allait venir. Je m’en doutais. Et cela me déplaisait autant que ça pouvait me rassurer… Enfin, rassurer une partie de mon être. Cette partie trop angoissée. Pepper avoua qu’elle allait continuer de me traiter normalement. Elle voulait que je l’appelle à chaque fois que ça dégénérait. Elle voulait être la personne me faisant respirer dans un sachet quand je faisais une crise d’angoisse. Elle voulait être la personne me foutant dans un bain chaud et me racontant les derniers potins pour que j’oublie que je souffre au lieu de m’ouvrir les veines. Je tressaillais à la brutalité des propos. Avant même que je ne trouve les mots pour répondre, la brunette était à califourchon sur moi et je ne pouvais plus trouver mes mots. La proximité me troublait et elle continuait de babiller des mots que j’entendais à peine. Ses mains sur mon visage. Son regard dans le mien. Des mots encore. Un brouillard toujours. Elle prenait son latte pour boire restant assise sur moi avant de me questionner pour me suggérer une idée. Je n’étais même pas foutu de vous dire ce qu’elle m’avait demandé de réfléchir tellement j’étais concentré à trouver les bons mots. Des mots qui finissaient par sortir de ma bouche.

Pepper… Je… Je… J’apprécie v’ment tout c’que tu veux faire mmh… Mais je… Tu… Non… J’peux pas t’promettre que je t’appellerais à chaque fois que ça dégénérera… Je… Il faudrait limite que tu t’mettes à vivre ici… Je… J’te promet que j’vais bien… J’ai mon psy, mes médocs et je gère ça...

Je ne savais même pas si je répondais correctement à quoi que ce soit qu’elle avait soufflé. Je ne savais même plus ce que j’étais en train de foutre. J’avais simplement conscience que j’avais besoin de dire ces choses parce qu’il fallait qu’elle les entende pour comprendre la totalité de la situation. Il fallait qu’elle comprenne que ce n’était pas comme me sauver des griffes de mon papa premier ministre et m’aider à m’affirmer comme un petit rebelle. Ce n’était plus aussi aisé. Je n’avais pas envie de me laisser faire si aisément. Oh non. Alors, je lui confiais que j’appréciais les efforts qu’elle faisait et qu’elle semblait si désireuse de mettre en place. Et, trop rapidement, je brisais les rêves de la brune en lui avouant que je ne pouvais pas faire de promesses pour la contacter à chaque fois que je sombrais. Impossible. Et, comme le petit idiot que j’étais, je soufflais qu’il faudrait qu’elle vive ici. Et, shit, il fallait vraiment que j’apprenne à fermer ma bouche. En soufflant ces propos, j’étais clairement en train d’avouer à la demoiselle que ça arrivait si souvent qu’il me faudrait presque avoir quelqu’un tous les jours à mes côtés. Mais, bien trop vite, je tentais de me reprendre et de noyer ces quelques mots dangereux. Rapidement, je promettais aller bien et j’expliquais ce que j’avais. Ce psy et ces médicaments. Je disais que je me débrouillais. Et, j’espèrais sincèrement qu’elle finirait juste par laisser tomber cette histoire, qu’elle n’y reviendrait pas. La rebelle finissait par déclarer qu’elle n’avait rien de croustillant à raconter et j’haussais un sourcil interrogateur en la fixant soudainement. Elle ? Ma Pepper ? Rien à raconter ? J’avais du mal à y croire. Elle disait être la première de sa classe. Elle commençait une phrase avant de s’esclaffer en secouant la tête. LE simple fait de la voir s’esclaffer me fit sourire comme un gosse le matin de Noël. J’aimais la voir comme ça encore plus alors que nous étions si proches. La brunette finissait par me dire qu’elle n’allait pas me donner de chiffre parce que c’était embarrassant, mais ça faisait longtemps qu’elle n’avait couché avec personne. Elle me confiait avoir l’impression d’être coincée dans le passé alors que tout le monde était passé à autre chose. Lorsqu’elle m’avoua ne pas trop aimé Cambridge, je ne pus m’empêcher de glousser parce que ça c’était ma Pepper. Ça c’était nous. D’ailleurs, je n’hésitais pas bien longtemps avant d’agir comme l’Edan du passé aurait pu le faire. Mes mains se posaient sur la taille de Pepper. Et, après avoir pris un léger élan, je tournais afin qu’elle se retrouve allongée sur mon lit tandis que je me retrouvais au dessus d’elle. Mes mains serraient ses poignets légérement tandis qu’un sourire taquin naissait sur mon visage. Je soufflais « Pour ton soucis de coucheries, j’suis toujours là pour dépanner quand t’veux chérie. Pour l’reste, j’pas d’machine à voyager dans le temps, désolé. » J’haussais les épaules en souriant. Et, je finissais par me pencher vers la brunette déposant un smack sur ses lèvres avant de reculer. Comme un gamin tout content, un grand sourire ornait mes lèvres et je basculais sur le côté de nouveau pour me rallonger aux côtés de la brunette sans faire attention à la couverture qui avait tellement glissé que mon corps meurtris apparaissait de nouveau.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
personnage
informations

Re: it's beginning to look a lot like christmas... not! (edan&pepper) ::


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» « It's not a new Life. Just a new Beginning. » [Kira, Rose]
» Commun - Intrigue 13 - A new beginning - Earthquake
» NJPW The New Beginning in Sapporo
» The beginning of a new life [PV : Logan] terminé
» Let every dawn be to you as the beginning of life ♥ PHOELEEN

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum