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I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Dim 19 Nov - 15:49


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Un mois… Cela faisait à peine un mois que j’avais effectué une première tentative de suicide sur ce pont à Trumpington. Un mois… C’était le temps que j’avais tenu enchaînant diverses conneries sans jamais n’aller vers une envie de suicide. J’aimais juste sombrer dans la déchéance. Les fêtes sans fin, l’alcool, la drogue, les coups d’un soir… Il ne s’agissait que d’une vie de débauche et ça me plaisait. Ça me contentait. Cela suffisait à me maintenir à flot et à me rendre capable de tout supporter. Jusqu’à ce jour. Ce matin où tout basculait.

L’écran allumé de mon téléphone montrait mon papa tenant son nouveau fils entre ses bras. Un fils qu’il présentait déjà à la presse alors qu’il avait attendu des années pour me présenter moi. Et, bordel, papa semblait si heureux. Je balançais rageusement mon téléphone. Je commençais à suffoquer. Cela faisait déjà plusieurs jours que j’étais entré dans la phase dépressive de ma dysmorphophobie et je gérais plus ou moins la situation à coup de médicaments et de sorties folles. Cependant aujourd’hui, même après avoir avalé les médicaments prescrits par mon psychologue, la gêne ne s’effaçait pas de mon être. La photo cognait dans ma tête. Les mauvais souvenirs tournaient en boucle dans mon crâne. C’était une horreur. Tout m’oppressait. Tout me bouffait. Tout me tuait. J’avais le tournis. Je voulais vomir. Je voulais mourir. Je voulais dormir. Ramenant mes genoux contre mon torse, je fermais violemment les yeux me balançant d’avant en arrière et priant pour que cela m’aide. Merde, peut-être que je devrais tenter d’appeler Scar pour qu’il vienne m’aider là. J’en avais besoin. Lorsque je relevais mes prunelles bleues, ce fut pour constater que mon téléphone était foutu. Je jurais entre mes lèvres. Tic, tac. Tic, tac. Tic, tac. Je me savais foutu à l’instant même où je me remettais debout. Enfilant un jean, mes baskets et un sweat avec une capuche que je rabattais sur ma tête, je m’empressais de me diriger vers la sortie dans l’idée de me rendre chez les DOE pour quémander Scar. La pluie tombait en trombe. En à peine deux mètres, j’étais trempé et gelé. J’aurais peut-être dû mettre un tee-shirt en plus. Je m’abritais un instant sous un toit avancé et mes yeux se perdirent dans la ruelle où je m’abritais.

Cette ruelle où un garçon vendait de la drogue. Je baissais la tête. Je clignais des yeux. Je m’efforçais de me répéter qu’aller voir Scar était la meilleur chose à faire. Ne pas céder à la drogue. Juste mon Babe. Pourtant, lorsque mes pieds se remirent en marche, je me dirigeais droit sur le dealer pour me procurer de la cocaïne et de l’héroïne ne sachant guère ce qui pourrait le plus m’aider là, ce qui était le plus adapté après mes médicaments. Et, au lieu de suivre le chemin chez les DOE, je bougeais pour m’engouffrer dans une ruelle sombre à l’abri de la pluie. Je consommais la cocaïne délaissant l’héroïne sur la poubelle à mes côtés. Un rail, deux rails, trois rails… La voix dans ma tête cogna me criant de me faire du mal. Et, j’étais perdu. Et j’étais dingue. Alors, je suivais aveuglement. Mon poing s’abattait contre le mur violemment. Je ne ressentais pas la douleur. Le sang coulait et je ne sentais rien. Rien si ce n’était cette horreur me bouffant. Alors, je glissais mes doigts dans ma poche pour me saisir de ce petit couteau que je gardais toujours dans mon sweat au cas où. Et, en quelques secondes à peine, la lame avait tracé de longues lignes rouge sang sur mon bras. Le sang s’écoulait trop vite, trop fort. La tête me tournait. Mon coeur semblait ralentir. Dans un élan de lucidité, je pensais à Scar et tentait de me remettre en marche. Tout tanguait. Je tanguais incapable de tenir sur mes pieds. Je débouchais dans la rue principale et alors que j’allais continuer mon chemin, je perdais pied. Je m’effondrais au sol sous les cris de quelqu’un. Je m’effondrais dans ces flaques d’eau se colorant de mon sang rouge. Un sourire se dessina sur mon visage à cette vue.

Puis ce fut le trou noir.

Quelqu’un avait prévenu les secours. L’ambulance n’avait pas tardé à arriver. Les médecins s’étaient précipités sur moi. Moi, mourant trop lentement. Mon coeur ne cessait de ralentir, mais il cognait toujours. Ma respiration était lente. Mon inconscience était agréable. Je m’étais retrouvé au bloc pendant des heures et des heures sans doute alors que mon identité avait été trouvé grâce à un médecin qui m’avait déjà vu par ici. Mes proches avaient-il été prévenu ? Je n’en savais rien. Je m’en fichais moi. Je ne comptais pas revenir. J’avais perdu trop de sang. Mon corps était meurtri par les bagarres, par la drogue, par la maigreur, par l’alcool, par le manque de sommeil. Mon coeur s’arrêta. Quelques secondes. Quelques minutes. Ce fut la panique jusqu’à ce qu’il reparte. Rythme lent, mais régulier. Et, au bout de trop longues heures, j’étais toujours inconscient, mais hors de danger. J’avais été placé dans une chambre, dans un lit avec plusieurs couvertures car j’avais flirté dangereusement avec l’hypothermie. Mes bras étaient bandés correctement. Un lavage d’estomac avait été effectué. Et des aiguilles étaient plantés dans mon bras pour assurer ma bonne santé. Les visites étaient autorisées à condition qu’elles ne soient pas violentes. Mon coeur battait en rythme dans la pièce. Et, soudainement, il s’accéléra.Je gigotais avant de me redresser vivement soufflant un « Jow » comme un appel de détresse. Jow qui était mort depuis presque un an maintenant. J’avalais une énorme goulée d’air. Mes prunelles bleues se promenèrent autour de moi. C’était flou, mais c’était blanc. Blanc, blanc, blanc. Et merde. Je me laissais retomber dans le lit gémissant de douleur refermant les yeux sans replonger dans une inconscience. Fermer les yeux était préférable à affronter la réalité.

Citation :
► Petit RP commun pour les proches d'Edan, je vous envoie un MP avec les détails.
► N'oubliez pas d'indiquer par IN et OUT vos entrées ou sorties du RP.
► On privilégie les réponses courtes pour aller vite. Il n'y a aucun ordre de passage défini alors faites vous plaisir.
► Let's go
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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Mar 21 Nov - 22:48



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IN;
dix-huit fois. c'est le nombre de fois que j'ai essayé de joindre edan depuis que mes yeux se sont posés sur cette putain d'photo. c'est partout dans la presse et ça me donne la gerbe. j'ose même pas imaginer l'état dans lequel lui se trouve. et le fait de pas réussir à le joindre, ça m'fait flipper. c'est pas normal. je peux pas m'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment.

c'est pour ça que je me déplace sous la pluie, jusque chez lui, pour retrouver un appartement vide. il a pas fermé derrière lui en sortant. le pressentiment est de plus en plus étouffant, angoissant.

c'est en cherchant qui contacter que mon téléphone se réveille finalement avec un appel d'edan et quand je réponds, c'est pas lui qui me parle, c'est une femme, une infirmière et j'mets pas dix minutes avant de me ruer vers l'hôpital. mes chaussures sont complètement trempées et les entendre faire pouik pouik avec chacun de mes pas, le long du couloir, alors que je marche aux côtés de l'infirmière que j'ai eu au téléphone, est vraiment horrible, mais ça dépasse pas la vision d'horreur que j'ai quand j'atteins la chambre d'edan, quand je le vois.

je reste longtemps interdite, immobile, la voix de l'infirmière qui me dit qu'il a réclamé quelqu'un un peu plus tôt en revenant à lui, est lointaine, vague. j'ai vraiment la sensation que la terre s'arrête de tourner pendant un instant. je déglutis péniblement avant de finalement m'approcher, pour silencieusement observer. son teint pâle. ses avant-bras recouverts de bandages. les machines qui bipent autour de lui. je me pince les lèvres, ravale mes larmes, ma colère, avant de tendre la main pour toucher la sienne. "bordel, blondie...," je murmure en caressant doucement le dos de sa main à l'aide de mon pouce.

aussi tragique et bidon que ça puisse paraître, c'est probablement à cet instant précis que je réalise à quel point je tiens à lui.
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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Jeu 23 Nov - 20:34



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Tout le monde semblait plus ou moins mal ces temps-ci, tout le monde avait ce sentiment de destruction qui l’envahissait et pourtant certains ont aucune aide. Rien et voilà que c’est la dérive. Quelques jours plutôt c’est mon frère qui me retrouve dans un sale état. Dans un état dont je me suis infligé toute seule. Ces alcool que j’avais enchaîner dans les compter. Il y a un mois c’était Edan, le petit blondinet que j’essaie de protéger même si je suis mal placée, il avait essayé de se donner la mort mais je n’ai pas assister au fait de l’en empêcher. J’étais avec Alexander chez les Chi Psi a oublié mes soucis, à surveiller Andy qui était assez proche d’une blondinette, la vice-présidente si j’avais cru comprendre. Je regarde un instant mon téléphone histoire de répondre à quelques snaps. Voulant regarder l’actualité des gens et les "stories" dans un rond on pouvait voir se qui semble un corps à terre. Un meurtre à Cambridge? Ma curiosité prend le dessus et je décide de l’ouvrir. C’était un homme qui s’était visiblement effondré. La personne prenait une vidéo, elle s’approche de lui avant de dévoiler son visage.

Ma main lâche mon téléphone, mon regard choqué se dirige vers mon frère avant que je ne me mette à lui secouer le bras. « Faut qu’on aille à l’hôpital le plus proche du pont de Trumpington! Tout de suiiite! » En réalité je ne savais pas si il y était ou pas mais quitte à attendre son arrivé avec les ambulanciers, je m’en fichais.
Je me lève rapidement et appelle notre chauffeur en urgence. Je récupère toutes mes affaires et attend que le second prince Windsor soit lui aussi prêt. Il pleuvait et j’avais aucun vêtement pour ça. « Merde. »

Il nous a fallu quelques minutes pour arriver devant l’hôpital, tout en continuant de tirer mon frère par l’avant bras je me dirige vers la secrétaire pour lui demander une information. « Bonsoir, Edan Miller, s’il vous plaît. » ma voix tremblait, j’avais peur de savoir dans quel état je le trouver, peur de me dire que je n’étais pas assez présente pour lui. Elle me montre la chambre du bout du doigt avec un sourire plus ou moins rassurant. Je me tourne vers Alexander pour lui annoncer quelques mots. « J’ai peur... » Je m’avance vers la chambre tout en restant accroché au bras de mon frère. Une demoiselle attendait devant la chambre. Elle semblait plus ou moins choquée. Mon coeur s’accélère et je me presse à aller devant la vitre pour voir son état. L’iconnue entre tandis que moi je reste planté à trouver mes mots.

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Jeu 23 Nov - 23:12



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il aurait pu ne rien de faire de la journée. Mais il n'aimait pas ça. Rester comme ça. Sans rien dire. Sans rien faire. Ce n'était pas son délire. Encore moins son envie. Il avait pourtant son ordinateur d'allumé. Ses lunettes de vue sur son nez, il regardait les prochaines destinations de voyages. Parce qu'il aime voyage. Il n'en perd pas une miette. Puis Waves. Elle a l'air choqué. Elle a l'air d'avoir besoin de l'attention. Encore plus quand elle prononces ses paroles. Il fronces les sourcils. C'est quoi ce délire. Sauf qu'elle est impatiente. Pas le temps de prendre une veste ou autre. Heureusement qu'il est là. Il a prit sa veste et son parapluie. Mais il peut. Il soupire. « Les jurons Waves ! » Pas le moment de faire la remarque. Ils sont déjà dans la voiture à l'adresse que Waves veut aller. Il ne sait pas ce qu'il se passe. Et dans la voiture, c'est pire. Elle est stressée. Elle a besoin de réponse. Elle ne sait pas. Il ne sait pas non plus. Un soupir s'échappe de ses lèvres quand elle quitte la voiture. Mais. Sauf qu'elle le traine. Jusqu'à l'accueil. Jusqu'à ce qu'il comprenne. Quand elle prononce les paroles de leur ami en commun. Il tourne la tête vers la porte qu'elle indique. Et bien sur, ils sont déjà en route. Il sent Waves venir contre lui. Il ne la retient pas. Bien au contraire. Il veut l'avoir contre lui, surtout au moment où ils passent devant sa chambre. Il regarde alors la jeune femme. Elle ? C'est qui ? Il en sait rien. Il ne veut pas le savoir. Il fait asseoir Wade sur les chaises en face de la porte. « Bouge pas, j'arrive okay » Maintenant c'est l'heure de gueuler. Bon, il gueule pas souvent. Il use presque jamais de son titre. Encore moins les deux. Mais aujourd'hui c'est le jour parfait. Il retourne à l'accueil pour regarder la dame. « Bonjour, on vient d'arriver ma soeur et moi. Je voudrais avoir des renseignements sur l'état d'un de vos patiens s'il vous plait. Edan Miller » Secret médical. Elle se fout de lui. Il penche la tête sur le côté. Il soupire « Je veux avoir des renseignements sur l'état d'un de vos patients Edan Miller. Et toute de suite. » Sauf que le secret est médical. Il perd légèrement sa patience. « Très bien, nous allons la faire d'une façon différente. Je suis Charles d'Angleterre et j'exige d'avoir des informations sur l'état de santé d'Edan Miller, immédiatement ou croyez moi, l'homme qui est dehors ne va pas me retenir de les obtenir ! » Violent ? Peut-être. Enervé ? Oui, sans doute. Et, bien sur. Elle est plus bavarde. Et ce dossier ? Vide. Ils se foutent de la gueule de qui. Il soupire. Il quitte l'accueil, énerve. Bravo. Stupide hôpital.
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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Lun 27 Nov - 23:03


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Généralement quand ma mère m’appelle plusieurs fois, cela pouvais être une mauvaise nouvelle ou une bonne nouvelle à m'annoncer, pour le cas cette nouvelle est plutôt mitigée. Alors que j'étais tranquillement entrain de faire le point sur ma relation avec mon petit ami qui risque d'être mon ex petit ami dans pas longtemps, les départs de mes deux colocataires m'attristent aussi mais je tenta de reprendre mes esprits quand mon portable sonna plusieurs fois. Je sécha rapidement mes petites larmes qui avaient couler sur mes joues et décrocha enfin en essayant de ne pas avoir une voix triste... Je devais me concentrer sur ma mère et non sur mon malheur, celle-ci m'appris que son frère donc le père d'Edan a eu un nouvel garçon... il est vrai que je dois être joyeuse car j'ai un nouveau cousin mais mes pensées dérivèrent vers mon cousin Edan. Cela fait quelques heures que l'annonce est sortie, il faut dire que j'ai éviter les réseaux sociaux et les journaux pour essayer de penser à autre chose.

A peine avoir raccrocher avec ma mère que je vus d'Edan m'appelait mais ce n'était pas lui au bout du fil mais une infirmière qui m'annonça que le jeune homme se trouva à l’hôpital sachant que je suis un peu sa seule famille ici, il est un peu normal que l'on me prévienne même si je n'aime pas les hôpitaux depuis un moment... Des larmes de tristesse coulèrent sur mes joues de nouveau, il faut absolument que je rejoigne Edan le plus vite possible car il a besoin de moi et de ses amis autour de lui. A peine avoir raccroché que je courus direction l’hôpital sous la pluie mais je m'en fiche royalement. Après quelques minutes plus tard, je me dirigea rapidement vers l'accueil en demandant la chambre d'Edan et surtout dire qu'il est mon cousin. Apparemment, il aurait réclamer un certain « Jow » ce qui m'occasionna de nouvelles larmes car Jow enfin Grimjow était mon confident...

Je n'osais pas tellement m'approcher de sa chambre mais je sais qu'il a besoin de moi... je me demande bien dans quel état je vais le trouver alors que j'allais franchir la porte de sa chambre, je pouvais entendre que ça chauffait près de l'accueil. Franchement, je n'aimerais pas être à la place de la personne qui se fait disputer, je n'écouta pas le reste de la conversation pour rentrer dans la chambre de mon cousin, une jeune femme se trouvais à ses côtés ce qui est bien mais tout de suite des larmes coulèrent sur mes joues, aucun son ne sortait de ma bouche.
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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Lun 27 Nov - 23:12


Il était stupide de croire que le cruel jeu de la vie pourrait s’arrêter là. Il était idiot de penser que tout allait s’arrêter aussi facilement après un flirt un peu trop poussé avec les ombres. Pendant quelques minutes, j’avais pu effleurer du bout des doigts un autre monde. Ce monde où je n’étais plus un gosse malade et totalement esclave de tant de pensées et d’émotions. Ce monde où Grimjow était toujours vivant et il était mon petit ami. Ce monde où tout m’avait semblait plus rose et tellement meilleur. Ce monde au sein duquel j’aurais tant aimé rester. Je m’y étais accroché. Follement et avec détermination. Cependant, je n’étais pas assez fort. Je n’étais que trop pitoyable et on m’avait arraché à ce paradis se dessinant devant moi. Violemment. Réellement. J’ouvrais mes prunelles bleues et je me retrouvais dans cette chambre trop blanche qui me donnait la gerbe. J’étais conscient de nouveau. Je sentais les douleurs dans chaque parcelle de mon corps. J’entendais la voix dans ma tête de façon trop clair. J’étais vivant et Grimjow n’était guère à mes côtés. Personne n’était à mes côtés d’ailleurs. La chambre semblait totalement vide. Est-ce que l’hôpital n’avait prévenu personne de mon arrivée dans la cage ? Après tout, il me semblait que le numéro de Jow était toujours le premier dans les numéros d’urgence. Hors, il ne faisait plus parti de ce monde pour venir à mon chevet lorsque je sombrais. Alors quoi ? Personne ne savait que je me trouvais sur ce lit ? Les aiguilles ornaient mes bras presque autant que ces bandages blancs. Le bip-bip de mon coeur était dérangeant pour moi qui aurait aimé le silence. La faiblesse et la douleur pulsaient partout en moi. La fatigue cognait. Je gémissais de douleur et je restais allongé sur ce lit. Mes yeux se fermaient dans l’espoir de repartir dans cet autre monde. Stupide gosse.

La porte s’ouvrait. Je venais de l’entendre s’ouvrir. J’étais capable de percevoir ce son malgré la discrétion parce que j’y faisais trop attention de peur de la suite. Je ne bougeais pas. Je gardais les yeux clos. Je refusais d’aller subir des examens. Je refusais d’avoir à ouvrir la bouche face aux infirmières ou aux médecins. Je ne voulais rien dire. Je voulais juste savoir quand j’allais sortir. Je voulais simplement qu’on me dise que je pouvais me barrer. Je désirais retrouver ma liberté. La possibilité de plonger dans cet abîme qui avait failli me coûter la vie. Peut-être que la prochaine fois serait la bonne. Peut-être que j’y arriverai la prochaine fois. Cependant, pour le moment, il fallait faire semblant. Il fallait agir comme si ce n’était qu’une erreur et que je m’en voulais d’avoir osé tenter d’attenter à ma vie alors que les choses si formidables se dessinaient. Conneries, conneries, conneries. Pourtant, parfois, cela suffisait et les gens gobaient tout. Une main se posait sur le mienne. Je m’efforçais de ne pas réagir, de ne pas tressaillir. Je me retenais de mordre ma lèvre. Je me retenais d’ouvrir les yeux. Le contact n’était pas inconnu alors j’étais prêt à parier qu’il ne s’agissait pas d’une infirmière. C’était quelqu’un que je connaissais. Qui pouvait être là ? Qui pouvait savoir ? Et, soudainement, un murmure me mit sur la piste. Pepper. C’était elle qui se trouvait là. Je reconnaissais sa voix, son accent, le surnom qu’elle me donnait. Et, si je me concentrais, je pouvais sans doute reconnaître la caresse qu’elle faisait sur le dos de ma main. Ne pas réagir, réagir ? J’hésitais. Mon coeur balançais. Et, finalement, je marmonnais « J’suis plus blond t’sais, faut changer d’surnom... » Ma voix était si faible, trop enrouée que je ne la reconnaissais pas. Je fronçais même les sourcils pendant un instant presque certain qu’il s’agissait de la voix de quelqu’un d’autre qui venait de lire dans mes pensées.  Ma gorge me faisait mal et je grimaçais gardant les yeux clos peu désireux de voir le monde flou et réel autour de moi.

J’étais loin de me douter qu’à l’extérieur de la chambre Waves était là aussi, angoissée de ma présence en ces lieux. Et, elle n’était pas seule. Alexander avait piqué une colère à l’accueil pour tenter d’obtenir des renseignements avant de rejoindre Waves. Ce fut peut-être la crise d’Alexander ou son statut, mais quelques minutes après la demande d’Alexander, un médecin s’était approché de lui et de Waves pour expliquer la situation. J’avais été trouvé inconscient dans la rue en train de me vider de mon sang après des blessures que je m’étais infligé seul, après avoir consommé de la drogue et dans un état de fatigue avancé. Le médecin offrait des détails sur mon état, sur les heures au bloc et l’arrêt de mon coeur, sur la liste de mes blessures et le fait que j’étais hors de danger. Physiquement en tout cas. L’homme en blouse blanche confia aux deux Windsor que je risquais de passer quelques jours ou quelques semaines ici avant de peut-être être transféré en hôpital psychiatrique. Le médecin leur soufflait qu’ils pouvaient rentrer dans la chambre, mais qu’il fallait éviter les émotions trop fortes. Et moi ? Moi j’entendais la porte s’ouvrir de nouveau. Des bruits de pas, mais aucune voix, aucun rapprochement. Je ne pouvais pas deviner qu’Ava était là et je ne voulais pas ouvrir les yeux alors je marmonnais de nouveau me reposant sur la seule présence certaine que j’avais « Qui vient d’rentrer Pepper ? »

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Ven 1 Déc - 22:53



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je hoquette de surprise au moment où edan me répond, mon coeur bondissant dans ma poitrine avec un sentiment de soulagement et je pouffe de rire avant de légèrement ébouriffer ses cheveux bruns. "old habits die hard," je lance dans un soupir, ma main toujours sur la sienne.

je regarde distraitement par-dessus mon épaule pour regarder ce qui se trame dehors, parce que j'entends un type s'énerver quelque part et j'suis certain de l'avoir entendu parler d'edan.

je fronce légèrement les sourcils ensuite, lorsqu'une fille se précipite dans la chambre et je l'observe un instant avant de me reconcentrer sur edan qui n'a toujours pas ouvert les yeux et qui pose une question, de sa voix basse et brisée.

j'ai un doute, mais mon sens de l'observation et ma mémoire d'éléphant me disent que c'est une miller. "ta... cousine?" je lance incertaine en me reculant de quelques pas pour faire signe à ava d'approcher. je crois que c'est la première fois qu'on se rencontre en chair et en os.

je sors un paquet de mouchoirs de mon sac pour le lui tendre avant de me diriger vers la porte de la chambre et aller trouver la personne qui voulait voir edan, par pure curiosité. et je me retrouve rapidement face à waves, que je connais pas bien - d'ailleurs j'avais aucune idée qu'elle connaissait edan - accompagnée d'un type qui me dit vaguement quelque chose, un peu comme ava, mais je suis incapable de remettre un nom sur ce visage, ou même de déterminer la nature de la relation qu'il entretient avec edan. "hey... i-ils ont refusé de vous laisser entrer?"

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Jeu 7 Déc - 10:35



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La vie. Elle avait fait de lui un prince. Le prince effacé. Le prince sous oublié. Le prince tant convoité. Etre ici. C'était compliqué. Il ne supporte pas ça. Il ne supporte pas d'etre faible. Il ne supporte pas les hôpitaux. Ils dégagent quelque chose de négatif. Il dégage la tristesse. Alexander était un homme. Certes. Mais niveau expression. Il était compliqué de savoir ce qu'il ressentait. Il n'indiquait rien. Il ne disait rien. Il était silenceux. Sauf quand il s'énerve. La violence des mots. Des gestes. Alexander était timide. Il était renferé. Mais il était jamais en colère. Apprendre que son ami est dans un lit. La colère avait prit le dessus. Il s'était énervé contre l'infirmière. Elle n'avait rien dit à cause de son statut. Mais elle aurait du. Il n'a pas carte blanche. Il a certes une courrone sur la tete. Mais c'est un humain. Et c'est la différence. Il est terre à terre. Il s'en fout. Son ami était mal. Son ami était blessé. Sa soeur était triste. Il avait besoin de réponse. Et elle n'en avait pas. Il revient vers Waves. Il a échoué. Il ne se sent impuissant. Il souffle. Il prend dans ses bras son sang. Sa chair. Sa vie entière. Mais voilà qu'une femme arrive. Elle rentre dans une chambre. Sans doute parce qu'elle connait l'hôpital. Eux. ils attendent. Assis d'une certaine façon. Lui pense à ce qu'il peut faire. Elle. Il ne sait pas. Elle est mal. Très mal. Et il ne veut pas voir sa soeur comme ça. Puis des mots. Ton regard noir et glacial sur elle. Il s'en veut de lui faire ça. Mais c'est trop tard. Entrer ? Comment ça ? « Je suis désolé, mais je ne comprends pas » Demande-t-il. Sa voix est plus douce que son expression faciale. Sa voix est néanmoins grave comme celui d'un adulte. Il en a marre d'attendre.  « Nous sommes ici pour vous un ami, l'infirmière nous a dit qu'elle n'avait aucune nouvelle de lui, donc nous attendons .»  En même temps. Qui aurait cru la chose ? Se faire recaler. Lui. Mais bon. Il apprend de ces erreurs. Alors il repose le regard sur sa soeur. Elle est encore mal qu'avant. Mais il se lève. Le prince ne supporte pas l'attente. Le prince ne supporte pas grand chose en fait. Le prince ne supporte pas d'être mis de côté. Même s'il a l'habitude. Dommage pour lui. Mais un homme arrive. Blouse blanche. Médecin ? Chirurgien ? Il lui parle. Il le prend pour qui ? Il lui dit vous ? Mais c'est le prénom Alexander. Ca le dérange. Il est en colère. Et il fait la remarque « Adressez vous à moi d'une autre façon docteur, sinon croyez moi, ça va pas se terminer bien » Parce qu'il parle de son ami. Il n'est pas un patient. Il n'est pas un humain. Il est prince. Et là, il s'adresse comme s'il était un enfant. Alexander n'en est pas un. Alexander n'est pas un humain comme les autres. Alexander est troisième dans l'ordre de succession. Le médecin s'excuse. Le médecin écoute. Le médecin parle. Le prince l'écoute. Et voilà. Ils peuvent enfin le voir. Enfin. Il soupire. Il prend sa soeur. Il ne la lâche pas. Le prince ne lâche pas sa princesse. Il oublie la jeune femme. Il veut voir Edan. Elle veut voir Edan. Alors il frappe doucement à la porte. Ils attendent. Une seconde. Puis ils rentrent. Voir Edan. Etendu. Là. Devant leurs yeux. Alexander n'aime pas ça. Et il est en colère. Contre lui. Contre tout le monde..
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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Dim 10 Déc - 15:39


L’une des dernières fois que j’ai dû me rendre à l’hôpital, c’était pour rendre visite à un de mes amis mais cette fois, il s’agit de mon cousin, il a encore plus besoin de moi car son père venait d’avoir un autre garçon ce qui me fait un nouveau cousin mais le cas d’Edan me préoccupe pas mal et heureuse-ment que ma mère m’a appeler pour m’annoncer la nouvelle car sinon je n’aurais pas été au courant surtout que je me suis centré sur mes études et sur de la réflexion au niveau de mon couple… l’hôpital m’avait appeler pour me dire qu’Edan était chez eux, apparemment il aurait prononcé le nom « Jow » ce qui avait le don de faire couler de nouvelles larmes sur mes joues quand j’avais raccrocher. Grimjow me manque terriblement, il était comme un frère pour moi, je le l’oublierais jamais. Après plusieurs minutes plus tard, j’arrivais enfin devant la chambre de mon cousin, je n’osais pas rentrer mais il le faut que je sois forte pour lui car il a besoin de moi. J’ouvris alors la porte de sa chambre et me glissa à l’intérieur en refermant la porte derrière moi, je ne fis pas tellement attention à la dispute dehors, j’aurais dû m’en mêler vu qu’Edan est sans doute leur ami mais je veux le voir de mes propres yeux d’abord. Aucun son ne sortait de ma bouche mais des larmes continuèrent à couler sur mes joues, je ne pouvais pas les retenir… Soudain, je pouvais entendre sa voix, il demandait à la personne assise près de lui qui venait d’entrer, forcément je me suis pas présentée mais la jeune femme a bien deviner. « Oui, je suis sa cousine » dis-je tout bas. Je pouvais voir la jeune femme me faire signer de m’approcher du lit, je lui souris gentiment en voyant qu’elle me tendit un paquet de mouchoirs afin que je puisse sécher mes larmes. Une fois la jeune femme partie, je m’assois près du lit sur une chaise et pris la main d’Edan dans la mienne en enlaçant nos doigts. « C’est Ava » je séchai tout doucement mes larmes avec mon autre main qui coulaient encore un peu « je suis là à présent »

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Mar 12 Déc - 23:25


J’aurais tellement aimé être capable de faire n’importe quelle sorte de magie dans l’espoir de pouvoir replonger bien loin de cette cage blanche qui me donnait tant la gerbe. J’aurais aimé pouvoir glisser de nouveau dans cette douce inconscience qui me semblait tellement préférable à cette douleur constante frappant mon être. J’avais l’impression que quelqu’un m’avait roulé dessus et que je n’étais plus capable de faire quoi que ce soit. Bouger me heurtait vivement. Parler me fatiguait violemment. Quant à ouvrir les yeux… Franchement, je préférais garder mes yeux clos à faire mes souhaits idiots pour repartir loin de cette faiblesse me martelant. Tout semblait me demander un effort considérable et ça me rendait déjà malade. Merde, la fin de l’année ne se déroulait pas bien. J’espèrais simplement ne pas avoir à passer le réveillon de Noël dans ces lieux. Il fallait que je trouve le moyen de sortir d’ici le plus rapidement possible. Un soupir glissa entre mes lèvres alors que je tentais de trouver une solution à mon évasion de ces lieux. Je me devais de trouver le moyen de sortir au plus vite. Je refusais de rester à croupir dans ce lit tout le mois de Décembre. J’ouvrais légèrement les yeux pour constater que la dernière vision que j’avais eu avait disparu à présent. Ce rouge sang ne couvrait plus ma peau. Il ne s’étendait plus autour de moi. Tout était trop blanc. Trop immaculé. Garder mes prunelles bleues ouvertes semblait me demander tellement d’efforts que je finissais par les refermer. Et, quelques secondes après, la porte s’était ouverte sur une personne. Une personne que je n’avais pas mis longtemps à reconnaître car, fort heureusement pour moi, elle s’était mise à parler. Pepper. Je pouvais lui faire confiance. Je lui faisais totalement confiance. Peut-être même un peu trop. Quoiqu’il en soit, je n’avais pas pu m’empêcher de lui répondre. De répliquer pour la taquiner, mais bordel que c’était douloureux pour moi. Ma voix si faible et enrouée. Ma gorge si douloureuse.

Lorsque Pepper pouffa de rire, ce fut comme un vent d’air frais soufflant dans la pièce. C’était drôlement agréable. Cela me détendait. Ça me faisait du bien. Je me sentais comme si tout allait bien se passer maintenant alors qu’une partie de mon être savait parfaitement que ce n’était pas le cas. Une partie de moi savait que si j’ouvrais de nouveau les yeux, je verrais encore cette chambre trop blanche. Cette prison qui allait être la mienne pendant de trop longues semaines à cause de ces conneries que j’accumulais. Cette descente aux Enfers qui me plaisait tant et à laquelle j’étais devenu trop addictif. Merde. Ça faisait clairement chier. Pourtant, sur le moment, je ne voulais pas y penser. Le rire de Pepper était vivant et il me rendait bien. Elle était là au moins et je me sentais un peu rassuré. Ça me rappelait presque le passé. Ce passé irlandais où, à cause de bagarres, je finissais à l’hôpital. Ces moments où Pepper était souvent une des premières à mon chevet parce que c’était son rôle de sous-chef de veiller sur les membres, de veiller sur moi. Elle ébouriffa mes cheveux et un léger sourire s’étira sur mon visage. Était-ce un vrai sourire ou une tentative de sourire ressemblant à une grimace ? Pour tout vous avouer, je n’en savais foutrement rien. Dans un soupir, la demoiselle souffla quelques mots qui me firent encore plus sourire. Ouais, j’aurais bien aimé que rien ne meurt du passé. Que ces habitudes ne soient pas l’unique chose restant de notre Irish Toxicity. Je me gardais cependant de tous commentaires à haute voix ne voulant pas rendre les choses encore plus douloureuse pour moi. La porte s’était ouverte encore une fois, mais je ne voulais toujours pas laisser mes yeux s’ouvrir. Alors, j’avais donné toute ma confiance à Pepper pour savoir qui venait d’entrer. La réponse ne tarda pas à tomber. Elle me soufflait qu’il s’agissait de ma cousine. Elle reculait. Elle s’éloignait. J’eus envie de paniquer et de la supplier de rester à côté de moi lorsqu’une main se posa sur la mienne. Ava. Elle entrelaçait nos doigts me confirmant son identité, me soufflant qu’elle était là à présent. Et, je ne pus m’empêcher de marmonner.

« J’vais bien Ava j’t’assure, ç’va... »

C’était sans aucun doute le plus gros mensonge de tous les temps. Personne n’y croirait. Moi-même je ne croyais pas à cette connerie qui venait de quitter mes lèvres d’une façon aussi ridicule et faiblarde. Stupide gosse. Je voulais rassurer ma cousine et peut-être qu’une partie de moi n’avait pas envie de tout ce public. Deux personnes dans la chambre ça me retournait déjà le ventre. Je voulais lui faire comprendre que j’allais bien pour qu’elle puisse se sentir mieux et rentrer sans culpabilité. Moi, je me sentais coupable. Ava était là à pleurer à cause de moi. Cela me donnait une raison supplémentaire pour ne pas avoir envie d’ouvrir les yeux. J’entendais Pepper parler au loin. Elle ne s’adressait pas à moi. Merde. À qui parlait-elle ? Qui était là encore ? Je mordillais nerveusement ma lèvre alors que mon coeur s’accéléra augmentant la vitesse du son dans la chambre. On frappait à la porte et je me raidissais gémissant presque aussitôt sous la vague de douleur qui me percuta suite à cet acte idiot. Je ne soufflais rien. Je ne voulais pas parler. Je ne voulais pas bouger. Et la porte s’ouvrit. Je l’entendais distinctement. Ce n’était pas un médecin. Ce n’était pas une infirmière. J’en étais persuadé car personne ne se précipitait sur moi pour me questionner sur mon état. Alors, qui était entré dans la chambre ? Qui pouvait être au courant de ma situation ? Oh putain, je n’en savais rien et je n’osais plus me reposer uniquement sur les deux demoiselles présentes dans ma chambre. Alors, lentement, j’ouvrais les yeux clignant plusieurs fois des paupières pour chasser le voile flou s’étendant devant moi. Merde. Alexander était là et tout dans sa posture semblait hurler la colère. Waves était à ses côtés et la panique semblait être la principale émotion chez elle. Je les observais. Une seconde, deux secondes. Et je gémissais de douleur. C’était trop me demander. Alors, je refermais les yeux avant de babiller quelques mots à l’attention des personnes présentes dans la chambre. Je ne voulais pas de tout ce public. Ça me rendait mal à l’aise. Alors, je sifflais quelques mots me foutant des mensonges si visibles dans ces propos.

« ’Lu ‘Xander et Waves… Je… J’vais bien, c’bon, vous pouvez tous rentrer chez vous. Je… J’ai juste… Juste b’soin d’me reposer… Oh… Si… Vous pouvez pas trouver quelqu’un parce que… Ma tête m’fait un mal d’chien...
S’vouplait… Mais, après vous p’vez y aller, restez pas là c’déprimant...
»


Pour que je quémande un médecin, cela prouvait vraiment que je n’allais pas aussi bien que je voulais le faire croire. Moi, je détestais les médecins. Je faisais tout pour les éviter. Pourtant, là, je suppliais presque pour en avoir un. Je suppliais aussi pour qu’ils rentrent tous, qu’ils ne restent pas à déprimer à côté de mon lit.

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Ven 29 Déc - 23:33



Je vais m'asseoir tranquillement sur un siège devant la chambre d'Edan. Mon talon tapait du sol à une vitesse impressionnante, les gens me regardaient de travers parce que j'étais énervante. Vers l'accueil on entendait Alexander péter un scandale comme pas possible. Les regards braqués sur nous faisaient monter la pression dans mon corps. Soudainement je me lève, je leur lace un regard noir avant de gueuler à mon tour. "Quoi? J'pas le droit d'être en panique parce que j'ai un ami à l'hosto? S'cusez nous mais on arrive pas tous à gérer cette pression!" ça me calme, je me rassois et j'attends sagement mon frère. "Bande de crétins" dis-je tout bas pour qu'ils évitent d'entendre mon insulte.

Je regarde Alexander qui visiblement était en train d'aboyer sur le médecin qui pouvait nous laisser l'autorisation d'entrer. Deux filles étaient déjà avec lui, alors pourquoi nous on aurait pas le droit d'entrer. Au moment où je m'apprêtais à l'appeler afin qu'on entre tout de même. Il se dirige vers moi avant de m’emmener dans la chambre. Mon coeur est à deux doigts de sortir de ma cage thoracique. Ces BIP BIP me stressaient encore plus, je me sens pas bien j'ai envie de m'effondrer mais je ne le fais pas, je n'ai pas encore envie de me montrer faible. Edan s'adresse à nous, il disait que tout allait bien mais pour moi il mentait, cet endroit me laissait en panique et ma colère s'élève. "T'as cru que j'ai déplacer mon cul pour rien? Tu rêves blondinet! Puis vu ton état tu vas pas réussir à nous faire sortir! Si c'est si déprimant pour quoi tu met dans cet état Edan? Pourquoi tu n'en parles pas avec d'autres personnes au lieu de te faire du mal? Merde, j'veux bien te surveiller tout le temps et être le mauvais exemple mais il est hors de question que tu crèves en faisant un fucking suicide!" Mes mots sont sortis tous seuls, ma main se place devant ma bouche et je me retourne. Merde, aucune pitié Waves, bravo. Je sors et je claque la porte, je vais chercher l'infirmière histoire de me calmer avant de revenir. "S'cusez-moi, j'ai mon ami qui à mal à la tête, j'crois qu'il a besoin qu'on lui donne un truc." Dis-je d'une fausse voix douce. Je m'avance vers la vitre qui séparer la chambre et le couloir, je continuais de paniquer. "P'tain Waves tu parles mais qui est-ce qui t'as retrouver dans un sale état lors d'une soirée...?" Me dis-je pour m'engueuler toute seule. Je lance un regard à Edan avant de le poser sur mon frère qui m'observer. "Dis-lui que je suis désolé, j'ai dû avec cet endroit, j'me calme et je rentre promis." lui envoyais-je par message. L'infirmière entre, elle me laisse un sourire au passage.

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Re: I'm barely hanging on ▼ Edan's relatives :: Sam 3 Fév - 22:57


Tout n’était plus qu’un violent enfer dans cette cage blanche au sein de laquelle je me retrouvais soudainement prisonnier ce soir. Le simple fait de me retrouver entre ces quatre murs provoquait ma chute dans le feu brûlant de l’enfer. Une chute qui ne faisait que s’accentuait au fil des secondes tandis que j’entraînais des personnes avec moi. Cela rajoutait un poids sur mes épaules. Un poids qui me faisait basculer plus rapidement et si vivement dans le vide, en direction de ce feu déjà prêt à me dévorer. La faiblesse martelait partout. Autour de moi. En moi. C’était comme si quelqu’un s’amusait à hurler dans la chambre à quel point je n’étais qu’un pitoyable gosse. C’était comme si un marteau ne cessait de frapper dans mon corps encrant dans ma peau le mot ‘minable’ comme pour faire en sorte de ne jamais l’effacer de ma tête. Tout n’était que brûlure désagréable et torture constante. Tout n’était qu’un enfer dont j’étais devenu la marionnette. En quelques heures, en quelques minutes, je me retrouvais enfermé dans cette cage sans le moindre moyen de m’en échapper. La clé avait déjà brûlé. Pourtant, dans ma douleur, Pepper était là. Elle était l’unique vent d’air frais fichtrement agréable dans la pièce. Je me sentais en sécurité avec sa présence si proche de moi. C’était comme si elle avait le pouvoir de m’apaiser simplement en se tenant à mes côtés comme un magnifique ange gardien veillant à ce que ma plongée se ralentisse ou soit moins douloureuse en tout cas. C’était agréable. Tellement. Je me sentais vraiment rassuré en sa présence comme si une main se tendait au travers des flammes de l’enfer. Une main qui me tenait fermement et m’empêchait alors de m’enfoncer au fin fond du précipice si dangereux et si attrayant par moment. Pepper s’était éloignée et j’avais eu envie de protester parce que je la voulais à mes côtés. J’en avais besoin. Cependant, ma cousine prenait sa place tenant ma main à travers ses larmes. Je savais qu’elle pleurait. Je savais qu’elle était mal. Alors, je lançais des mots que je désirais rassurant. Sa main tremblait dans la mienne. Ses lèvres se posèrent sur mon front. Et, en un claquement de doigt, sa main se détacha de la mienne. Sa présence s’effaça de la pièce lorsque la porte se referma derrière elle. Un soupir glissa entre mes lèvres. C’était ok. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela. Je savais parfaitement que c’était juste trop pour elle. C’était douloureux. C’était réel. Elle ne pouvait le supporter. Et, la culpabilité me rongea le ventre. Cette culpabilité s’accentua encore plus tandis que j’ouvrais les yeux pour constater la présence de Waves et d’Alexander dans la chambre qui m’avait été accordée. Cette chambre que je ne voulais guère appeler mienne tellement je désirais la quitter. Je m’en voulais de les voir ici. Je m’en voulais d’avoir contraint ces trois personnes à se déplacer pour l’être minable que j’étais. Les yeux lourds, le corps douloureux, je préférais fermer les yeux et babiller quelques mots essentiels. Des mots pour les rassurer. Des propos pour les pousser à me laisser seul, pour les éloigner de cette cage, de ce moment si dépriment. Des mots pour confier une douleur qui me dérangeait. Je babillais avec l’espoir fou de pouvoir les faire déguerpir. Stupide gamin.

Le silence pesa soudainement dans la pièce. Il n’y avait plus que le bruit de la machine et de ma respiration difficile. Il n’y avait plus que ces bruits nous rappelant constamment où nous étions, où j’étais et la raison pour laquelle je me retrouvais si faible dans ce putain de lit qui n’était pas le mien, qui ne deviendrait jamais le mien. Je mordillais ma lèvre nerveusement cherchant peut-être inconsciemment à me blesser encore plus sous la culpabilité qui me secouait tant, qui me bouleversait violemment. Le silence me heurtait et je ne l’aimais pas du tout. Je voulais entendre quelque chose. Je voulais qu’il se passe quelque chose. Maintenant. Je n’en pouvais plus de me trouver dans ce voile flou. C’était désagréable tel une torture. La voix d’Alexander ne s’élevait pas dans le silence. Pepper non plus n’ouvrait pas la bouche. Cependant, l’ancienne sous-chef s’était approchée de moi à nouveau. Je sentais ses doigts glisser dans mes cheveux de façon si agréable. C’était sans aucun doute ce qui m’empêchait de péter violemment un câble. C’était ce qui me retenait pour éviter la chute dans une panique me dévorant. Et, soudainement, la voix de Waves s’éleva brisant le silence. Dès que j’entendais le ton de sa voix, je regrettais presque aussitôt le silence. En fait, il était toujours préférable à cette colère me percutant de plein fouet. La colère de Waves… Aussi entraînante que douloureuse. C’était si réel. C’était tellement violent. C’était si prenant. Je me raidissais aussitôt comme si j’avais le fol espoir de pouvoir ainsi mettre en place une quelconque carapace qui me protégerait des coups qu’elle voulait m’infliger. Elle me demandait si je croyais qu’elle avait déplacé son cul pour rien. Je mordillais ma lèvre encore plus fort tandis qu’elle répondait elle même en disant que je rêvais. Elle confiais que, vu mon état, je n’allais pas réussir à les faire sortir et je jurais dans ma tête incapable de le faire à haute voix. Les mots continuaient à s’écouler aussi tranchant que des lames, aussi violent que des coups. Si c’était déprimant, pourquoi je me mettais dans cet état ? Pourquoi je n’en parlais pas avec d’autres personne au lieu de me faire du mal ? J’haussais vaguement les épaules conscient qu’elle n’attendait pas réellement de réponses et pourtant si incapable de faire autrement. Je n’avais pas les réponses à ces interrogations. Il n’y avait d’ailleurs pas de réponses pour ça. C’était simplement la vie. Je me raidissais encore plus tandis que les mots ‘crève’ et le mot ‘suicide’ glissaient entre les douces lèvres de Waves. Trop. C’était trop. Je n’osais plus ouvrir les yeux. J’osais à peine respirer. Je n’osais rien dire. Je sursautais vivement lorsque la porte claqua. Et, presque aussitôt, je gémissais de douleur suite à ce mouvement trop soudain. Damn it. Que foutait-elle ?

Waves venait de quitter la chambre, j’en étais certain. Pepper était toujours là, sa main apaisante dans mes cheveux. Alexander aussi était là. Je le sentais quand bien même le jeune homme était silencieux. Oh… Attendez… N’avait-il pas parlé à mon intention pour me faire passer un message de Waves ? Je fronçais les sourcils perdu et incertain. Ma tête cognait trop. Je tentais de rester calme, de ne pas montrer la panique qui me bouffait vivement suite à cette douleur qui était foutrement insupportable. La porte s’ouvrit et je savais presque aussitôt que ce n’était pas un de mes proches. Pas de réactions. Il n’y avait qu’une douce voix féminine demandant à Pepper et Alexander de sortir. Une voix d’infirmière. Cela ne pouvait être que ça. Malgré tous les mots venimeux que Waves m’avait balancé, elle m’avait envoyé une infirmière pour ma tête. J’entendais les pas s’approcher de moi. La voix s’éleva juste à côté de moi me demandant de qualifier la douleur, de la mesurer. Je babillais aussi précisément que je le pouvais. Elle m’informait qu’elle allait me donner quelque chose… Je ne comprenais pas quoi. De la morphine ? Non, c’était ridicule. Je n’en savais rien. Elle allait en revanche me faire une piqûre. J’étais trop faible et instable pour avaler quelque chose. J’acquiesçais simplement ne réagissant même pas lorsque l’aiguille pénétra dans ma peau. Je ne sentais rien. Elle finissais par se redresser me demandant si je voulais qu’elle rappelle mes proches. Et, là, sans attendre, je rétorquais « Non… Je… Non… Dites… Dites leur que j’ai besoin de repos et qu’ils doivent rentrer ou… Je… Inventez ce que vous voulez… Juste seul… J’veux juste… Seul... » Il n’y avait pas de confirmation. La porte se refermait et je m’enfonçais dans le lit de cette cage blanche. Je m’efforçais d’oublier le bip bip des machines. Ce qu’elle m’avait donné devait sans doute faire effet parce que je me sentais réellement partir ailleurs, loin de cette douleur et de cette faiblesse. Ouais, c’était mieux. J’imaginais déjà l’infirmière en train de parler à trois de mes proches. J’imaginais ce qu’elle pouvait être en train de leur dire pour les empêcher d’entrer à nouveau. J’imaginais avec une perfection parfaite les réactions démesurées qu’elle pourrait avoir comme protestation. Mais, qu’importait. Son autorité fonctionnerait mieux que n’importe laquelle de mes demandes. Puisque je ne pouvais pas être écouté, il avait fallu que j’utilise les grands moyens. C’était mieux ainsi. Et, je savais que si elle n’était pas écouté, l’infirmière n’hésiterait pas à faire intervenir la sécurité. J’allais être seul. Alors, je me laissais sombrer de nouveau dans une inconscience foutrement bienvenue pour oublier que j’étais ici. Entre ces murs trop blancs. Je sombrais priant pour ne pas rester longtemps ici, ne me doutant pas que j’allais passer trop de jours dans cette cage. Prisonnier d’un enfer me bouffant.


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