I want you to want me again ◆ Michael
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I want you to want me again ◆ Michael
Mer 20 Déc - 0:35


Les vacances de Noël approchaient entraînant avec elles une partie de la fin des examens. Et dès lors que nous parlions de fin d’examens à l’université, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : fiesta. C’était l’heure de relâcher la pression. C’était l’heure de se laisser aller et de profiter de la vie sans se soucier de rien. C’était le moment pour une soirée étudiante dans la boite de nuit de la ville. Le Lola Lo l’avait annoncé partout. Je n’avais cessé de voir des affiches et d’entendre des gens en parler. Cette foutue soirée de malade pour fêter le début des vacances. Cette soirée où les deux premières consommations étaient gratuites. Cette soirée que l’on disait être la meilleure de cette fin d’année. Franchement, je n’avais pas prévu de m’y rendre. Je m’étais dit qu’aller traîner dans un bar me permettrait de trouver une excellente proie pour la soirée. Ce n’était pas à une soirée étudiante que j’allais trouver quelqu’un de correct pour me baiser. Oh non. Pourtant, allez savoir comment, allez savoir pourquoi, je m’étais retrouvé dans la boite de nuit. Je m’étais retrouvé accoudé au bar du Lola Lo à hurler pour faire entendre ma commande. Je ne savais plus exactement comment tout s’était déroulé. J’étais passé. J’avais été attiré. J’étais entré. Aussi stupide que cela. Aussi simple que ceci. Alors, je m’étais laissé emporter dans le tourbillon de la soirée ou peut-être de la nuit. Franchement, je n’en savais rien. Croyez-moi, les aiguilles tournant sur une montre avait totalement perdues leur intérêt pour moi. Tout ce qui comptait était ce sentiment de liberté qui m’emplissait. Cette sensation d’être capable de tout faire sans que personne ne s’en mêle. C’était le pied. Franchement, je devais remercier toutes les substances que j’avais ingurgité ce soir pour cela. Merde, qu’avais-je ingurgité ? J’étais fichtrement incapable de vous faire une liste exacte. J’avais consommé de la drogue… De la cocaïne sans doute. Oh ouais, c’était ça. Je me souvenais de la poudre blanche sur les lavabos noirs des chiottes. Avais-je pris autre chose comme drogue ? Damn, peut-être de l’ecstasy ou quelque chose dans ce genre car je me souvenais d’une pilule glissant le long de ma gorge. Ou peut-être que je l’avais halluciné ? Ouais, je ne savais plus en fait. J’avais descendu les bières comme jamais. Comme avant en Irlande. Néanmoins, rien n’était comme avant. Il n’y avait pas la bande pour m’arrêter et veiller sur mes excès dangereux. Et, bien sûr, je ne tenais plus toutes ces substances aussi bien que par le passé. Je me sentais complètement à l’ouest. Pourtant, au lieu d’appeler à l’aide et de m’éloigner de ce boucan infernal, je restais dans la boite de nuit à boire encore et à me déhancher sur la piste de danse. Depuis combien de temps étais-je là, en sueurs, à danser de façon obscène ? J’en savais rien. Quelques personnes étaient venues se mêler à ma danse parfois. Personne ne m’ayant suffisamment électrisé pour me pousser à abandonner l’endroit. Alors, je continuais encore et encore. Je perdais tout repères. Je vivais ces choses sans réellement les vivre tellement je me sentais déconnecté à la réalité.

La piste de danse se vidait au fil des minutes, au fil des heures. Les gens rentraient chez eux. Les personnes se retrouvaient entre elles pour un coup vite fait dans les chiottes ou une nuit fabuleuse loin de la boite de nuit. Les groupes se formaient à table pour papoter le temps de reprendre son souffle. Moi ? Moi j’étais venu seul. Je n’avais personne avec qui m’asseoir et discuter. Je n’avais même pas pris le temps de regarder si je connaissais qui que ce soit ici. Cela importait peu. Quant à trouver quelqu’un pour combler mes désirs, je n’avais pas encore tiré le bon numéro. Et, il était bien sûr hors de question que je rentre chez moi alors que la soirée pouvait continuer. La musique changea et je me détachais de la piste de danse. J’étais à bout de souffle. Je crevais de soif. Titubant, je me dirigeais vers le bar en plissant les yeux pour tenter de dégager le voile flou de mes prunelles bleues. Je me hissais sur un tabouret tout en commandant une nouvelle bière. La bière il n’y avait que ça de vrai. Il n’y avait que ça qui me faisait me sentir chez moi un peu, parfois. Ce soir. Ma boisson ne tarda pas à venir et c’était sans aucun doute dû au fait que l’endroit commençait à se vider, que les choses commençaient à se calmer. Je sirotais ma bière prenant le temps de respirer, de souffler. Je finissais par gigoter de nouveau pour retirer le tank top blanc que je portais. J’avais trop chaud. Fichtrement trop chaud. Était-ce humainement possible de crever autant de chaleur ? Je n’en savais rien. Le barman me fixa un moment. Cependant, lorsque je levais un sourcil vers lui, il se détourna rapidement et un rire m’échappa. Mes prunelles bleues se baladèrent sur l’endroit. Que des inconnus, Michael, que des in… Wow, wow, wow. Attendez. Je revenais en arrière et ouais. Mon regard tomba sur lui. Michael. Oh shit. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. Cela faisait encore plus longtemps que je ne l’avais pas approché. Et il était là foutrement sexy. Non, non, non. Je ne devais pas bouger. Je ne devais pas l’approcher. Je le savais. L’alarme en moi se déclenchait. Et, pourtant, malgré tout cela, je terminais ma chope de bière la déposant vide sur le comptoir avant de me lever. Je manquais de chuter. Une fois mon équilibre retrouvé, je me dirigeais droit vers lui. Droit sur Michael. Ce soir, sans y réfléchir et sans la moindre gêne, j’osais cet acte. J’hésitais un court instant. Sur le coup, j’avais la folle envie de prendre de l’élan pour lui sauter sur le dos. Néanmoins, j’étais presque certain que je risquais de chuter. Pouvais-je faire une telle confiance aveugle au jeune homme ? Par le passé, je vous aurais sans doute dit oui. Au jour d’aujourd’hui, je ne pouvais m’y résoudre. Alors, je m’approchais doucement. Je me collais contre son dos laissant mes bras entourer sa taille alors qu’un rire glissa entre mes lèvres. La situation m’amusait et je soufflais.

Hello Mikeyyyyyyyy

Un rire glissa entre mes lèvres de nouveau. Avais-je déjà utilisé ce surnom par le passé ? Non, sans doute pas ou peut-être que si. Damn, je ne me souvenais guère. Tout ce que je savais était que ce surnom me plaisait fortement et j’avais envie de l’utiliser encore et encore. J’avais envie de supplier le jeune homme et de lui dire que j’avais très envie de gémir ce surnom. Oh ouais. Ça me tentait. Sourire en coin, je me redressais sur la pointe des pieds pour déposer mes lèvres sur la joue de Michael. Et, seulement une fois cet acte fait, je m’éloignais de lui, je me décollais de son dos. Quelques pas en arrière, quelques pas en avant. Je le contournais pour venir me placer face à lui. J’agitais la main comme un gosse désireux de refaire coucou. Mes prunelles bleues se plantaient dans celle de Michael alors que j’avançais vers lui d’un pas maladroit. Je ne laissais que quelques centimètres entre lui et moi comme si quelque chose me criait de laisser cet espace, de lui donner cette liberté si je ne voulais pas me faire tabasser. Est-ce que Michael m’avait reconnu ? Après tout, la dernière fois qu’il m’avait vu, j’étais toujours blond. Oh… À moins qu’il ne me suive sur les réseaux sociaux et qu’il soit alors parfaitement au courant de mes cheveux devenus aussi bruns que ceux de mon père. Je souriais comme un gamin alors que je matais ouvertement le sexy garçon face à moi. Était-il seul ici ? Peut-être. Peut-être pas. Avais-je interrompu quelque chose ? Oh,franchement, c’était la dernière de mes préoccupations. Je m’en foutais. Michael… Il avait fait parti de la bande en Irlande. J’avais été proche de lui. Fichtrement trop proche bien que nous n’ayons jamais couché ensemble. Le désir ne manquait pas. Nous ne voulions juste pas foutre en l’air notre amitié. Une amitié qui s’était effritée d’elle-même avec le temps et les changements. Une amitié qui était devenue inexistante peut-être puisque je n’échangeais plus avec lui, je ne le voyais même plus. Pourtant, ce soir, j’osais me pointer comme si nous étions toujours autant lié. J’osais agir comme avant et je savais guère la réaction qu’allait avoir Michael face à ça. Peut-être qu’il… Oh… Attendez… La chanson venait de changer. C’était une mélodie que j’adorais. Et, sans pouvoir m’en empêcher, je me mettais à me déhancher sur le rythme me fichant de ne plus vraiment être sur la piste, me foutant du regard de Michael sur moi, ne prêtant pas attention aux commentaires et aux rires qui résonnaient pas loin alors que j’étais là torse nu à danser comme un idiot. Un idiot désireux.
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Re: I want you to want me again ◆ Michael
Mer 20 Déc - 8:22


Noël…Quelle destination vais-je pouvoir prendre pour passer mes vacances ? Où vais-je pouvoir aller, moi qui pratiquement toutes les années, évites de passer les fêtes en famille. Cette année, je suis censé aller chez ma mère, la bonne blague ! Mariée à un homme bien plus jeune qu’elle ayant largement l’âge d’être mon frère, je me refusais de passer plus de 24h à Paris, dans cette villa familiale qu’elle avait achetée en espérant ainsi me faire venir grâce au luxe et au fric. Mensonge, hypocrisie qui me fait rire froidement quand j’y pense. Puis, il y a mon père aussi. Ce con en costume cravate qui pense que la vie se résume au boulot, à la baise avec ses maîtresses, au fric et au pouvoir. Pour la baise, je suis bien d’accord avec lui, mais pour le reste, non merci. Seul héritier des entreprises familiales, mon compte en banque, il déborde, il gerbe des billets verts avant même que j’aie poussé mon premier cri. Le pire, c’est que ceux qui diront que l’argent ne compte pas sont des crétins, maintenant, ceux qui disent que l’argent rend heureux sont des andouilles. Il n’y a pas de juste milieu, oh non, à vraie dire, il n’y a kedalle. Soit t’es heureux, soit tu ne l’es pas et moi, clairement, je ne le suis pas. Un père absent, une mère cougar, j’ai vite fait de tourner en ravioli. Assis devant mon volant, je roule patiemment alors que mes potes hurlent comme des débiles. Des potes…Enfin, ce sont juste des gens avec qui je traîne. Des potes j’en ai eu à Dublin et le pire, c’est qu’ils ont rappliqués ici mais que nos chemins se sont royalement séparés. De toute façon, nous sommes devenus trop différents et dans un sens, ce n’est pas plus mal, surtout avec Edan. A cette pensée, mes doigts se crispent sur le volant, je le sers comme si je m’y accrochais, comme si je tentais de me persuader moi-même de cette putain de vérité mensongère. Ces cons me manquent, ils me manquent, mais l’homme que je suis devenu ne l’avouera jamais. « Yo Michael, c’est vert. » « Ta gueule, j’suis pas aveugle. » Dis-je dans un grognement froid et agressif, alors que ma bonne humeur s’en est allée. Je me gare sur le parking privé de la boite de nuit, alors que déjà, la fête semble battre son plein. Première règle, toujours arriver après minuit sinon, ça fait con. Je sors de ma Porsch nouvellement acquise, en ayant eu marre de ma Ferrarri. Ouai, je change de bagnole comme de chemise, c’est l’un des avantages d’être riche, je fais ce que je veux de mon argent, enfin, presque. On se présente à l’entrée et le sorteur nous laisse entrer, bien qu’en passant devant lui, je l’entends me dire dans un avertissement que je lui aurais bien fait bouffer « Pas d’embrouille ce soir. » Je ne réponds pas, ne faisant que sourire en coin face à cette réputation qui me colle à la peau.

Pas d’embrouille…C’est vite dit. Il est vrai que je ne suis pas connu pour ma délicatesse, envoyant souvent valser des gens dans le décor lorsque l’alcool coule trop à flot dans mes veines ou encore, lorsque quelqu’un m’irrite, donc, régulièrement. Et là, la boite de nuit m’apparaît et l’alcool coule à flot. On se fou dans un coin, on se marre, on picole mais y’a surtout des substances pas très légales qui se mettent à vagabonder entre nous. Mes fréquentations, elles sont mauvaises, mais j’en ai l’habitude et ça ne m’a jamais dérangé. Esprit de rébellion, j’aime me montrer sous mon jour de merdeux, parce que c’est plus facile à gérer que de putains d’émotions. La piste de danse, elle nous accueille rapidement alors qu’on part dans nos tripes, que je pars dans mes tripes. Je saute, je drague, je charme, je passe d’une fille à une autre, jamais bien convaincu, ne sachant pas avec qui je vais passer la nuit. Peut-être la brunette là, ou encore, la blonde qui me regarde avec un sourire sulfureux…Non, en réalité, je sais déjà avec qui je vais finir, mais mon approche doit être bien plus délicate et je le sais. Mon amant, près du comptoir. Il ne m’a pas approché, mais il sait, ouai, il sait que ça sert à rien, qu’en publique, je ne touche pas aux mecs…Je ne m’accepte pas, du moins, ce côté de ma sexualité. J’aime les hommes, j’aime les femmes, mais au grand jour on ne me verra jamais foutre la main au cul à un mec, du moins, pas pour l’instant. Sourire léger qu’on échange, c’est comme si le contrat était signé d’avance et que les petits caractères en bas des pages allaient être respectés. Les heures passent, s’écoulent, s’évaporent dans la nature pour ne laisser place qu’à une fête qui doucement se calme. J’ai chaud, je crève de soif et je pense que mon taux d’alcoolémie dépasse largement la moyenne ! Rien à foutre, même bourré je conduis bien, enfin, c’est ce qu’on se dit tous non ? Je me glisse dans la foule pour aller chercher une bouteille d’alcool, la ramenant à la table, l’esprit ailleurs alors que j’ai la gorge sèche. Mes potes, ils sont ici et là, voilà bien trois heures qu’on s’est tous perdus de vues, allant tous à la rencontre de nos conquêtes potentielles. C’est alors que deux bras s’enroulent autour de moi, qu’un corps que je devine masculin vient se coller au mien. Je me crispe, je me fige. Non pas tant à cause de la proximité, mais plus à cause de cette putain de voix qui vient murmurer à mon oreille un surnom débile que je lui ferais bien rebouffer. Sauf que c’est Edan et Edan, aussi con soit-il et malgré notre « séparation », il a le droit de m’appeler comme il veut…parce que c’est lui, parce que c’est moi, parce qu’on a été proche et même bien plus encore et pourtant…

« Ed’… » Simple net et précis…Je ne m’attendais pas à le voir arriver, encore moins m’approcher. Ses lèvres se posent sur ma joue et je serre les dents, mes mâchoires se crispent également. Putain, j’ai l’impression de repartir bien des années en arrière…Non, cette époque est terminée et, heureusement, il me lâche et vient se foutre devant moi. Je reste là, comme en mode beug total alors qu’il approche, qu’il vacille. Il est toujours aussi beau, même en brun. Je suis curieux, j’ai rapidement été zieuter son profil, je l’ai suivi quelques fois dans ses conneries, du coup, sa couleur ne me choque pas. Puis ce regard…Oh oui, ce regard. J’ai toujours envie de m’y perdre mais là, il se met à danser comme un abruti et je roule des yeux. Je lui en veux, c’est évident, c’est flagrant, je garde mes distances parce que je veux pas retomber dans mes travers, dans mes penchants…N’empêche, il se ridiculise puis, j’ai l’impression qu’il va finir par se casser la gueule à sauter comme une grenouille de la sorte. Alors, je me penche brusquement en avant et vient l’attraper pour le mettre en sac à patate sur mon épaule, ouai faut pas croire, je suis musclé et je possède une certaine force. « Putain, ça suffit Edan, tu vas te casser la gueule…Viens te calmer en buvant un verre. » Que je dis en souriant légèrement, ayant véritablement l’impression d’être revenu lors de nos « jeunes » années à Dublin. Putain, Dublin me manque, c’est terrible, mais je fais avec. La vie là-bas semblait bien plus facile, bien moins compliquée. Du moins, de mon côté. Je fini par approcher d’une table récemment déserter et surtout, isolée, histoire qu’on soit tranquille. Je le lâche sur la banquette lourdement, sans véritablement prendre mes précautions. « Depuis quand tu viens me saluer toi. » Dis-je froidement, sans le quitter des yeux. Je m’assois en face de lui, je garde une certaine distance, parce que je sais que ce connard à tendance à rapidement me faire chavirer. J’suis pas amoureux, soyons clairs, mais physiquement c’est une putain d’attraction à laquelle je cédais sans cesse…à laquelle j’aimais simplement céder et en le regardant ce soir, je peux remarquer que ça n’a absolument pas changer. Je suis partager entre l’envie de lui sauter dessus et de l’étriper, je sais pas trop…Puis, avant, on s’empêchais de coucher ensemble à cause de notre amitié, mais là, y’a plus rien…Notre amitié elle a explosée en morceau, donc forcément, y’a plus de questions à se poser. Putain, en réalité je suis déjà en train de me questionner comme un con, faut que j’arrête !

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Re: I want you to want me again ◆ Michael
Jeu 21 Déc - 0:46

Oh shit, tout était si clair maintenant. Comment n’avais-je pas vu ce jeu plus tôt ? Pourquoi n’avais-je pas prêté plus d’attention à mon environnement au cours de la soirée ? Oh, la réponse était simple. Je n’avais eu aucune envie de m’attarder sur le monde autour de moi préférant glisser dans la déchéance sans fin en enchaînant les excès dangereux me foutant d’être seul ici sans personne pour me sauver ou m’arrêter. Si j’avais fait attention aux personnes de la boite, peut-être que les choses auraient pu être différentes. Je n’aurai pas autant consommé et je ne serai donc pas si pété. Mais, surtout, je serai déjà en train de prendre mon pied avec un garçon qui m’avait plus d’une fois donné envie de franchir ce pas. Malheureusement pour moi – ou peut-être fort heureusement, je n’arrivais toujours pas à me décider – j’avais été aveugle jusqu’à maintenant. Je ne l’avais pas vu. Lui me rendant si ivre de désir et si fou d’envie. Sans toutes les substances dans mon corps, je n’aurais peut-être jamais eu le courage de l’approcher. C’était peut-être pour cela que la vie m’avait laissé m’enfoncer au départ. Ce n’était qu’à cet instant que je comprenais soudainement pourquoi la vie n’avait mis que des personnes trop inintéressantes sur mon chemin ce soir. Il y avait eu une foule de personnes. Des filles et des garçons qui tentaient de m’approcher dans l’espoir d’échanger plus qu’une danse avec moi. Certains d’entre eux étaient sans doute sincère dans leur démarche. Néanmoins, dans ma tête, je savais que la majorité espérait juste avoir une proie et que j’étais la proie idéale tant je semblais défoncé. Tant j’étais défoncé. Pourtant, je n’avais jamais cédé à ces avances. Jamais aucun d’entre eux n’avaient su retenir mon attention au point de me pousser à quitter la boite de nuit pour m’enfoncer dans l’ignorance de la soirée, dans la folie d’un désir. Jamais aucun d’entre eux ne m’avait fait vibrer au point de me dire que c’était le bon chemin de dépravation à emprunter pour les heures à venir. C’était comme si quelque chose en moi savait que le meilleur m’attendait pour plus tard. C’était comme si quelque chose en moi avait tout fait pour que je ne le vois que maintenant parce que la vie savait comment il était, parce que JE savais comment il était et que c’était mieux ainsi. Il fallait simplement être patient. Et, franchement, il était étrange de voir à quel point il devenait si aisé d’être patient lorsque l’alcool et la drogue coulait à flot. Ici, enfermé dans ce monde parallèle mêlant les danses sensuelles aux substances dangereuses, j’en oubliais le monde réel. J’en oubliais le tic-tac de la montre qui courrait à folle allure. Ici, ma vie était sur pause et c’était fichtrement délicieux. Je profitais de chaque de ces secondes où la liberté m’enveloppait. Je profitais de chaque minutes où ce plaisir me parcourait. Tout était parfait. Tout allait sans doute devenir encore plus parfait à présent que je venais de le voir. Lui. Michael. Si parfait. Si sexy. Si désirable. Merde, j’allais défaillir si je continuais à le mater sans agir. Laissant mon tank top sur la chaise du bar et me foutant totalement de l’idée de le perdre ou de devoir rentrer chez moi à pied torse nu, je m’étais dirigé vers lui. C’était de la folie. Je le savais. Je le ressentais. Et, je ne pouvais m’en empêcher. Cela me plaisait trop. Alors, sans la moindre gêne, comme si tout cela était fichtrement naturel, mes bras avaient glissé autour de la taille de Michael tandis que je me collais contre son dos. Je sentais le jeune homme se crisper à mon contact. Néanmoins, il ne me repoussa pas violemment. Il n’y eut aucun coup porté contre moi. Je savais qu’il savait. Il savait que c’était moi, le petit Edan Irlandais et c’était sans doute ce qui le poussait à ne pas m’envoyer valser au loin comme il l’aurait fait avec un étranger osant le coller comme ceci en public. Moi… Voyons moi j’avais amplement le droit de le faire. Tout comme je semblais avoir le droit de l’appeler comme bon me semblait. Il tiquait sans doute à ce ‘Mikey’ qui glissa entre mes lèvres, mais il ne dit rien de méchant se contentant de me saluer un peu trop impersonnellement peut-être avec ce ‘Ed’ si calculé. Je ne pus m’empêcher de grogner comme pour lui montrer que je désapprouvais sa façon d’agir sur le coup. Zut, je voulais être plus que ces deux lettres moi. Je me hissais sur la pointe des pieds, déposant mes lèvres sur sa joue riant presque lorsque Michael crispa sa mâchoire suite à cet acte que j’osais en public. Je finissais par bouger pour venir me planter face à lui souriant comme un gamin qui venait de trouver la meilleure friandise de la soirée.

Oh bordel. Il était clair que j’avais déniché la meilleure friandise pour ma soirée. Michael.  Je ne pouvais détacher mon regard de lui. Je ne pouvais cesser de le mater. Nous avions si longtemps été proche par le passé. Et, entre nous, tout n’était resté qu’à un état non terminé. Malgré quelques baisers, quelques caresses, jamais encore je n’avais eu l’occasion de coucher avec le jeune homme. Ce n’était pas le désir qui manquait. Je savais que j’avais envie de lui autant qu’il avait envie de moi. Si nous nous étions laissés aller à nos folies instinctives, peut-être que des corps à corps auraient déjà eu lieu entre lui et moi. Cependant, aussi fou que cela pouvait sembler, le jeune homme et moi avions su nous retenir. Les choses dérapaient parfois, mais nous finissions toujours par savoir planter les barrière et faire machine arrière. Il était hors de question de foutre en l’air notre amitié à cause de nos hormones. Il suffisait de trouver quelqu’un d’autre avec qui se satisfaire. C’était simple. C’était préférable. Michael et moi. Moi et Michael. Nous nous ressemblions sans doute un peu trop et c’était pour cette raison qu’il nous était si facile de mettre le panneau stop dans nos fous désirs. Cela et pour préserver notre relation bien sûr. Cependant, qu’en restait-il au jour d’aujourd’hui ? Je ne parlais plus vraiment au jeune homme… Quoique, j’aurais même eu tendance à vous dire que je ne lui parlais plus du tout. Notre relation ne rimait plus à rien puisqu’elle n’existait tout simplement plus. Ou, tout du moins, c’était ce que je me disais autant que Michael devait se dire. Aujourd’hui, il n’y avait plus rien à foutre en l’air entre lui et moi car il n’y avait déjà plus rien d’existant. Aucun frein. Aucune règle. Rien de rien. Alors, ouais, cette nuit, Michael avait clairement le moyen pour satisfaire ma nuit et m’entraîner loin de cette boite de nuit. J’avais trouvé celui qui me faisait vibrer au point de me donner le désir de quitter cet endroit bruyant. Je n’avais plus besoin de musique. Je n’avais plus besoin d’alcool. Je n’avais plus besoin de drogues. Je n’avais plus besoin d’être là. Enfin… Ouais, j’avais quand même besoin de rester un minimum défoncé pour garder cette confiance en moi que je n’avais cessé de perdre au fil des années. Pourtant, j’avais parfaitement conscience de la personne qui se trouvait face à moi. Michael. Les choses n’allaient pas être aussi aisé qu’elles auraient pu l’être avec un quelconque étranger se foutant d’être bi ou gay. Avec Mikey, c’était différent et je devais jouer autre… Oh, attendez, la musique avait changé et je m’étais remis à danser. Je sautillais, je me dandinais, je suivais le rythme avec plus ou moins de réussite. Je me donnais en spectacle ici torse nu. Je me ridiculisais sans doute. Mes réflexions étaient envoyées au placard. Je ne pensais plus à rien. À rien sauf au corps du jeune homme contre le mien comme je le voulais. Brusquement, Michael se pencha en avant et je crus avoir parlé à voix haute au point qu’il se décide à accomplir mes désirs. Stupide idée. Il m’attrapait me mettant comme un sac à patate sur son épaule. Un rire m’échappa parce que ouais, sur le coup, ça me plaisait bien. J’avais envie de lui laisser ce contrôle, de le laisser jouer ce rôle, ce dominant. De le laisser me contrôler. Puis, merde, j’étais proche de lui là au moins et les muscles que je sentais sous mes doigts étaient loin de me déplaire. Il prit enfin la parole pour me souffler que cela suffisait, que j’allais me casser la gueule, que je devais venir me calmer en buvant un verre. Oh… Non, ça ça me plaisait pas. Conscient du fait que nous ne sortions pas, je ne pus m’empêcher de marmonner « Maiiiiis hééé c’pas juste ça Mikey ». un véritable gamin. C’était ce que j’étais à n’en plus douter alors que j’affichais une moue boudeuse. Je me retrouvais lâché sans précaution sur la banquette de cette table déserte et isolée. Je gardais mon air boudeur marmonnant une exclamation de douleur même si elle était clairement fausse. Michael s’installa face à moi. Loin de moi. Ok… Rien ne serait aussi simple que je le pensais. Le froid soufflait sur nous. Il me revenait en plein visage lorsque le jeune homme me questionna froidement. Oh… C’était une perche tendue ça. J’haussais les épaules comme un enfant en faute. Je baissais les yeux comme si je me sentais coupable. Mais, bien trop rapidement, les mots confiants glissèrent entre mes lèvres.

Depuis que j’ai très envie que tu me baises Michael...

Je relevais soudainement mes prunelles bleues vers lui pour remarquer qu’il me fixait et ça, ça me plaisait tant et si bien qu’un sourire se dessina sur mon visage. La situation me plaisait. La situation m’amusait. Oh oui, c’était le pied total pour moi. C’était ce que je cherchais depuis que je m’étais retrouvé au Lola Lo. Je le savais maintenant. Je le sentais à présent. Je n’aurais jamais pu trouver mieux que ce qui était en train de se passer. J’aurais pu trouver plus facile. J’aurais pu trouver un plaisir certain. Parce que là, rien n’était clair avec Michael. Je savais juste que tout était compliqué et que mon plaisir était incertain. Je n’étais même pas certain d’avoir droit à un seul petit baiser, à une seule petite caresse. Heureusement pour moi, cela rendait tout plus alléchant et je n’allais guère abandonner la partie comme ça. Oh non, c’était mal me connaître. J’étais prêt à jouer corps et âme pour obtenir ce que je désirais à présent. Et ce que je désirais se trouvait juste face à moi. Michael. Dans sa totalité. Je plantais mon regard dans celui du jeune homme totalement prêt à jouer cette partie, fichtrement prêt à gagner ce jeu. Il était hors de question que je reparte insatisfait ce soir. Hors de question de finir bredouille. Il était hors de question que Michael me file entre les doigts. Les mots venaient de glisser entre mes lèvres sans la moindre hésitation, sans le moindre bégaiement. J’avais une totale confiance en moi en les balançant. Damn, je devais vraiment remercier l’alcool et la drogue pour cela car je n’aurais certainement pas pu souffler une telle chose sans leur aide. Mes mots étaient clairs, nets et précis presque autant que lui avec son ‘Ed’ que je n’avais pas aimé plus que cela. Néanmoins, ma voix avait été suffisamment basse pour lui prouver qu’il pouvait toujours me faire confiance et que je n’allais pas hurler au grand jour qu’il aimait coucher avec des mecs. C’était comme pour lui montrer que je n’avais rien oublier et que, dans le fond, je restais ce gamin blond irlandais et amateur de nos soirées folles ensembles. Depuis quand venais-je saluer Michael ? Les mots avaient été tranchants, clairement là pour tenter de planter un mur et de me blesser. Je ne m’étais pas laissé avoir. Et, j’avais osé. Je me la jouais provoquant. J’abattais mes cartes sans sourciller, sans hésiter. J’étais venu le saluer parce que j’avais envie qu’il me baise. Cartes sur table. Je ne faisais pas dans le mensonge. Je ne faisais pas dans le détour. Non. Pas face à Mikey. Sourire amusé pendu à mes lèvres, je finissais par me redresser pour déposer mes coudes sur la table nous séparant. Je m’y avançais autant que possible tentant ainsi de réduire l’espace entre le sexy jeune homme et moi. Un espace qui ne me plaisait pas. Je le voulais à mes côtés. Cela aurait été plus drôle. Mes prunelles se perdirent un instant sur le verre posé sur la table. Un verre d’alcool encore à moitié plein. Je ne savais pas qui avait bu. Je ne savais pas ce qu’il contenait. Mais, j’avais soif alors je le portais à mes lèvres. Je grimaçais au goût. Merde, c’était quoi ça ? Non, ça me plaisait pas. Sortant une cigarette de la poche de mon pantalon, je la glissais entre mes lèvres l’allumant rapidement. Je tirais dessus crachant la fumée dans les airs ne cessant de fixer ma proie. Et, finalement, je me laissais aller de nouveau en arrière mon dos rencontrant la banquette. Je semblais reculer. Mais, sous la table autre chose se jouait. Ma chaussure valsa hors de mon pied. Et, mon pied frôla la jambe de Michael. Mon pied remontait le long de sa jambe alors que le sourire en coin ne quittait plus mon visage. Un sourire de connard amusé, de gamin prêt à tout pour obtenir ce qu’il avait envie d’avoir. Penchant la tête sur le côté, je tirais de nouveau sur ma clope avant d’interroger Michael encore une fois en haussant un sourcil.

À moins, bien sûr, que tu aies déjà quelqu’un de plus intéressant que moi avec qui partager ton lit ce soir
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Re: I want you to want me again ◆ Michael
Jeu 21 Déc - 21:53


A vraie dire, entre Edan et moi ça a toujours été super compliqué. Entre caresses, délires, baisers, je sais pas trop où ça aurait pu nous mener. Je me suis toujours braqué avec lui, chose que je ne faisais jamais avec les autres. Parce que ouai, là où il s’assumais, moi non, et je le vivais moyennement bien. Pour dire la vérité, je pense même que j’aurais pu tomber amoureux de lui si j’avais laissé les barrières explosées, si j’avais fini par baisser les bras devant lui. Ouai, clairement, j’aurais pu l’aimer autant que j’ai aimé cet abruti que j’ai tabasser. Mais heureusement, je savais que c’était une mauvaise idée à l’époque, je ne voulais pas en arriver là. Deux amis fricottant ensemble c’est loin d’être l’idée du siècle, mais nous n’avons jamais couchés ensemble. Tant mieux, ça évite bien des souffrances parce que bon, j’ai quand même fini par me barrer…Puis, nous étions semblables et différents en-même temps, je sais pas comment l’expliquer, mais je sais que nous avons fait le bon choix. D’ailleurs, la vie elle nous a séparés, elle a fait en sorte qu’on rencontre d’autres personnes. Moi, je me retrouve attaché à une fiancée que j’ai balancée dans la piscine, que j’ai plus vue depuis plusieurs années. Le mec que j’ai aimé, je l’ai envoyé à l’hôpital après lui avoir refait le portrait, parce que c’était mieux de l’éloigner de moi. Edan, je lui aurais jamais fait ça, parce que putain c’est Edan quoi. Rien que d’y penser j’ai envie d’hurler, j’ai envie de lui vider ma bouteille sur la tronche histoire de me venger. Mais je fais rien, je me contente de le regarder danser durant un long moment, me remémorant nos soirées, les caresses échangées dans l’obscurité d’un couloir, d’une chambre d’hôtel. Ouai, je me remémore ces instants où je me suis réveillé à ses côtés, faisant en sorte de le faire tomber du lit pour le réveiller, gros gamin que j’étais, avant qu’une guerre amicale n’explose entre nous. Mais tout ça, c’est du passé, ça semble tellement lointain quand j’y pense…Nous ne sommes plus ces gosses taquins, si proches, bien trop proches. Nous ne sommes plus ces mecs qui se retrouvent dans l’obscurité pour échanger quelques baisers avant de nous stopper, refusant de briser notre amitié pour une histoire de vide couille. Mais serait-ce resté ainsi tout le long ? Et si, au final, si y aurait possibilité d’avoir plus, aurait-ont osés passer le cap ? Putain, j’en sais rien et je veux pas le savoir ! Ouai, inutile de repenser à ces conneries, de toute façon, on a plus rien à voire ensemble. D’ailleurs, je fini par le soulever du sol alors qu’il râle comme un gamin, me faisant rouler des yeux. Il n’a pas changé, du moins, pas vraiment lorsqu’il est bourré et défoncé. Ça me rendrait presque nostalgique…je dis bien presque, parce que je n’oublie rien, parce que j’efface rien. Edan fait partie de mon passé, mais pour l’instant, pas de mon avenir.

« La vie est injuste Edan. » Dis-je simplement en le balançant sur le siège sans délicatesse, venant me poser en face de lui. Je laisse une marge de sécurité, parce que c’est lui et que je me connais, quand Edan est dans les parages je suis faible et ça, je sais que ça n’a pas changé. Il suffit de voire comment je le regarde, ce que je ressens brusquement face à mon cadet. Il est torse nu et mes yeux ne peuvent s’empêcher de d’évier légèrement vers cette peau que j’aurais aimé toucher, dévorer. Putain, l’alcool ne va pas m’aider, je suis lin d’être sobre et je pourrais rapidement vaciller dans des excès que j’aimerais éviter. Non, je dois me retenir, me contenir. Croisant les bras contre ma poitrine, je l’observe, venant planter mon regard dans le sien. Nos pupilles sont dilatées, nous sommes aussi drogués l’un que l’autre et ça pourrait presque me faire marrer. Quelle coïncidence quand même…A croire que mes vieux démons ne cesseront de me hanter, Edan en fait partie. C’est une tentation ambulante pour moi, le seul qui a énormément d’emprise sur ma personne. Pourtant, je suis loin d’être un mec facile, un ange encore moins. Ouai, je suis le genre de mec qui casse la gueule à quiconque viendrait l’emmerder trop ouvertement, ou encore, le genre de type qui pètera la gueule à la personne qui observera sa nana trop intensément. Je suis comme ça et je l’assume…Edan m’a déjà vu à l’œuvre, il sait que je suis capable de tomber dans des rages extrêmes, néanmoins, il sait aussi qu’il peut s’interposer et que je ne le toucherais jamais et ça, je pense pas que ça puisse changer un jour. Petit con qu’il est ! C’est une de mes foutues faiblesses et son sourire, j’ai envie de le lui faire bouffer. Je suis dévoré entre la colère, la rancœur et l’envie de le toucher. Mais je me contrôle, ça serait trop facile. Et là, ce con me lâche qu’il me salue depuis qu’il a envie que je le baise. Ben bravo, en gros, il vient me saluer pour que je puisse lui servir de vide couille ? Charmant. Je ricane froidement, méchamment. « T’avais déjà envie que je te baise à l’époque, sauf qu’autrefois c’était potentiellement possible, aujourd’hui, non. » Menteur ! Mon regard me trahi trop ouvertement. Je tente de faire le grand, le fort, mais en vrai ses paroles m’ont pratiquement fait chavirer. L’idée de le baiser me traverse effectivement l’esprit, mais non, je ne dis pas y penser, ça serait du grand n’importe quoi…N’empêche, plus rien ne me retient aujourd’hui, nous ne sommes plus amis, nous ne nous parlions plus, je ne risquais donc plus rien, si ? Ouai, j’ai tendance à trop réfléchir, même bourré et défoncer et ça, c’est mon gros défaut. Mais Edan, il a toujours réussi là où beaucoup ont échoués, il arrive à me faire céder pendant que je tente de résister de toute mon âme.

Tout en lui pue clairement la provocation. Son sourire, ses gestes, son regard. Ouai, je vois bien ce qu’il essaye de faire, alors que moi, je reste neutre et froid, du moins, j’essaye. Sauf que là, je sens quelque chose remonter le long de ma jambe pendant qu’il s’allumait une clope d’un air innocent. Instinctivement, je serre le poing, me contenant pour ne pas chavirer. Non, il ne m’aura pas comme ça, ça serait trop facile. Enfin, je me fais sûrement des idées, parce que si ça continue, je vais le traîner dehors pour le prendre dans une ruelle sombre ou je prendrais peut-être le temps de le traîner jusque chez moi… A ses mots, je ricane. Ma main elle glisse sous la table et j’attrape son pied pour stopper sa course, ne le quittant pas des yeux. Ouai, je le provoque à ma façon. Il veut jouer ? Je vais jouer, mais avec mes propres armes. « J’ai pas encore complètement stopper mon choix…tu vois le mec au bar. » Je lui fais un signe de tête pour lui indiquer mon amant. Je me souviens que Edan était jaloux, même si il ne le disait pas, je n’étais pas dupe. A l’époque, je n’en jouais pas, je m’en amusais, ce n’était pas pareil. Puis, c’était par simple esprit de possessivité, enfin, je crois. Moi, j’avais appris à laisser couler ma jalousie, à l’éteindre, la refouler, parce que Edan ne m’a jamais appartenu. « Il me fait radicalement prendre mon pied, hors toi, disons que ça fait longtemps que tu ne m’as pas touché, j’en ai oublié de quoi tu étais capable. » C’est rude, mais c’est la vérité. Je me souviens pourtant…Je fais genre, mais je me souviens parfaitement de ce que j’éprouvais lorsque ça allait trop loin, lorsque mon corps s’emballait, lorsque mon corps réagissait à ses doigts s’égarant sur ma peau. Putain ouai je me souviens et bordel, là, je crève d’envie de retrouver ce que j’ai perdu…J’ai envie de me foutre une paire de claque en pleine gueule, de le laisser sa gueule tout seul. De toute façon, je suis sûr qu’il trouvera vite quelqu’un avec qui s’occuper, mais dans un sens, le Michael qu’il a connu n’est pas totalement mort, c’est sûrement pour ça que je suis encore là. J’en sais rien… Lâchant enfin son pied, je me replace convenablement dan la banquette, le provoquant du regard. C’est l’une de mes spécialités, désarmer d’un simple regard, donner envie simplement en observant quelqu’un d’une façon intensive et profonde. Dans un sens, avec des yeux expressifs ça sert à quelque chose. Penchant la tête sur le côté, je fais comme lui, je m’allume une clope l’air de rien en disant d’une façon assez neutre, bien que vibrante. « Puis, j’aime pas être un vide couille. Si t’as juste envie de baiser, va trouver une pute, y’en a pleins dans cette boite de nuit. » Clair et net, j’ai jamais aimé tourner autour du pot.

Parce que ouai, je sais que si je me laisse aller avec Edan, je risque d’en redemander, de devenir accro et ça, j’aimerais mieux éviter. Oh, je ferais sûrement comme si de rien était, comme toujours, mais au fond, ça va me bouffer et ça je veux pas. J’ai assez souffert à cause de ce genre de conneries, puis, on a plus rien à partager, on a plus rien en commun…c’est ce que j’essaye de me dire putain. Ouai, c’est ce que je me répète encore et encore en boucle dans ma petite tête. Bien sûr, je sais que dans un sens c’est faux, mais je veux me rassurer moi-même. « J’avais fumé dehors, rhabille-toi et rejoins-moi, je te ramène. » J’avais dit ça simplement, sans même le regarder. Me relevant, je m’éloigne sans même attendre sa réponse. Si il refuse, je reviendrais le chercher par la peau du cul, mais dans un sens, je lui tends une perche inconsciente de se retrouver seul avec moi. Je fends la foule, poussant plusieurs personnes pour me retrouver dehors, respirant l’air frais qui me fait tourner la tête. J’ai récupéré ma veste au passage et je regarde l’heure. Putain, pratiquement cinq heures du matin, j’ai fait fort cette nuit. Qu’importe. Je m’approche de ma bagnole, m’appuyant sur celle-ci tout en envoyant quelques messages, consultants les réseaux sociaux. Je lui laisse dix minutes, après, je vais lui botter le cul en public.


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