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A fight is the best way to resolve everything, right ? ▼ Olidan :: Mar 16 Jan - 23:47



Le soleil se levait à peine sur Cambridge et je me trouvais déjà à l’extérieur. Enfin, cela faisait des heures que j’étais hors de mon appartement. Je déambulais dans les rues manquant de m’échouer au sol à chaque pas. Tout tanguait dans mon monde comme si je me trouvais sur un putain de bateau en mouvement. Tout remuait autour de moi comme si j’étais posé en plein milieu d’un manège en marche. Ça bougeait dans tous les sens. Et, oh bordel, j’en avais le tournis. Pourtant, c’était foutrement bon. Fichtrement délicieux. J’aimais cette sensation presque jouissive sur le coup. J’appréciais ce moment hors du temps. Les lumières des néons de certaines boutiques encore allumés dansaient sous mes prunelles. Je chantonnais un baragouinage incompréhensible à mes oreilles autant qu’aux oreilles des passants. Certaines personnes parcouraient déjà les rues en direction de leur travail sans doute. Je sentais leurs regards sur moi. J’entendais presque leurs pensées me traitant de fou ou de pauvre inconscient. J’entendais leurs insultes dans ma tête comme quoi je n’étais qu’un déchet, qu’un moins que rien. Et, ça me fit éclater de rire sans que je ne parvienne à me retenir. La magie de l’alcool. La magie des hallucinations. Je me foutais de tout. Je terminais simplement ma nuit de folie et je comptais pioncer toute la journée sans doute. Il était absolument hors de question que je mette un seul orteil en cours aujourd’hui. Je n’en avais guère envie. Je ne m’en sentais pas capable. Je voulais juste rester sous mes draps à courir après un sommeil réparateur même s’il ne durait que quelques minutes comme il le faisait depuis ces dernières semaines. Puis le destin ferait le reste. Je verrais bien comment les choses se dérouleraient par la suite. Allais-je sortir de nouveau dans quelques heures ? Allais-je voir quelqu’un ce soir ? Allais-je me rendre en cours demain ? Tout était incertain pour le moment. Complètement stone. À des milliards de kilomètres de la réalité, je déambulais dans les rues. C’était déjà un miracle que je me souvienne du chemin pour rentrer. Cela faisait moins d’un mois que mon agression avait eu lieu et c’était déjà en train de me bouffer. Cela faisait moins d’un mois et je parvenais à garder ma bouche close. Personne n’était encore au courant de ce qui m’était arrivé en Irlande. J’espèrais parvenir à garder le secret jusqu’à le noyer totalement au fin fond de mon esprit. Jusqu’à ce qu’il n’ait plus le moindre impact. Cela arriverait-il un jour ? Je n’en savais rien. Et, je ne voulais pas y réfléchir maintenant. Je devais déjà gérer tellement. Il y avait toutes ces folles nuits que j’accumulais et qui laissaient de plus en plus de marques dans ma vie. Mes notes chutaient. Mon état de santé se détériorait. Et, pire encore sans doute pour moi, la presse recommençait à parler de moi. Ce n’était que sur les réseaux sociaux, mais ça faisait jaser et ça m’agaçait. Il y avait toute cette horreur qui me bouffait à tel point que j’étais devenu dépendant des médicaments, de l’alcool et de la drogue. Je ne pouvais pas passer une journée sans toucher à ces trois produits miracles. Je ne parvenais pas à tenir vingt-quatre heures sans un peu de ces substances. Et, il y avait un impact dans ma vie de tous les jours. Les cauchemars incessants, les crises de panique parfois trop violente, les réactions démesurées face à certains contacts lorsque j’étais surpris notamment. Cacher ce qui m’était arrivé en Irlande était devenu un combat de tous les jours. Cela me demandait tellement d’efforts et de concentration que j’avais la trouille que tout finisse par céder un jour. Mais, pas maintenant. Non. J’allais tenir le coup jusqu’à l’épuisement. J’allais gérer cette situation. J’en étais capable. Arrivant devant la porte de mon appartement, je mettais cinq bonnes minutes avant de parvenir à ouvrir la porte. Ma tête était sur le point d’exploser alors j’appréciais pleinement le désert et le silence de mon appartement aussi vide que je l’étais à l’intérieur. La porte claqua derrière moi et je jurais. Tanguant, je me rendais dans ma chambre m’échouant sur mon lit sans prendre la peine de me déshabiller ou même de simplement retirer mes chaussures. Allongé sur le ventre, les choses se mettaient à hanter ma tête et je ne pouvais rien y faire. Tout revenait toujours. Encore. Soupirant, je fermais les yeux fortement comme si j’espèrais provoquer le sommeil de cette manière, comme si je pensais pouvoir tout chasser. Et, cela dû fonctionner au bout de plusieurs longues minutes puisque je sombrais petit à petit dans l’inconscience. Une inconscience bienvenue qui n’allait pas durer.

La vibration était aussi violente que soudaine. Le bruit était totalement insupportable tandis que mon téléphone se déplaçait sur ma table de nuit. Oh, bordel de merde. Qui donc pouvait bien tenter de me joindre à une heure aussi matinale ? Mon sommeil n’avait duré que quelques heures ou peut-être bien quelques minutes. Je relevais légèrement la tête me sentant étourdis et vaseux. Je plissais mes prunelles bleues pour parvenir à déchiffrer l’heure sur le cadran de mon réveil. Il était à peine dix heures et demi ce qui signifiait que je n’avais dormi que deux petites heures. Deux heures sans le moindre cauchemar. C’était agréable ça, mais ce n’était pas assez réparateur. Je me sentais toujours crevé. J’en voulais à la personne qui venait de m’écrire pour oser me tirer loin de mon programme. Tendant le bras, je gémissais sous la douleur que cela provoquait. Je mis une dizaine de minutes à me saisir de mon mobile tellement je ne voulais bouger que mon bras. J’allumais l’écran qui me signalait l’arrivée d’un message. Bordel. Qui pouvait bien m’écrire aussi tôt ? Qui pourrait réellement se préoccuper de ce que j’étais en train de foutre à cette heure-là ? Tout le monde devait me penser en cours. Billie aurait pu m’écrire pour savoir où j’étais. Cependant, hormis la jolie princesse, je ne voyais pas qui pouvait tenter de me joindre. Oh… Bordel… J’espèrais sincèrement ne pas avoir fait la connerie de laisser mon numéro de portable à un de mes coups de la nuit dernière que j’avais abandonné bien trop rapidement. Après deux tentatives, je parvins enfin à déverrouiller mon téléphone pour voir le visage de la déesse Olivia sur mon écran d’accueil. Olivia. Merde. Avais-je contacté la sublime demoiselle hier ? Avais-je fais une quelconque connerie la concernant qui expliquerait un message matinal de sa part ? Je tentais de forcer les barrières de mon esprit. Malheureusement, elles ne faisaient que s’effondrer et je restais perdu. Je demeurais sans réponse. Mon ventre se tordait. Mon coeur s’accélérait. Et, je finissais par cliquer sur le message avant de faire un arrêt cardiaque là dans mon lit. Je dû relire le message à plusieurs reprises pour réellement le comprendre, pour réellement percuter. « Descend tout de suite. Je suis devant chez toi. Je t’embarque. » Ce n’était pas les mots exacts du message que je venais de recevoir. Mais, c’était clairement ce que ça voulait dire. C’était le message qui en ressortait. Que foutait-elle devant chez moi ? Comment savait-elle que j’étais chez moi ? Puis, c’était quoi ces ordres ? Où voulait-elle m’emmener ? Les questions se bousculaient dans ma tête tandis que j’osais enfin me lever de mon lit pour jeter un coup d’œil par la fenêtre de ma chambre. Et… Oh ouais, la voiture d’Olivia était là à m’attendre. Shit. Shit. Shit. J’avais une tête de déterré. Je ne pouvais guère sortir comme ça. Encore moins pour aller voir la sublime brune. Je me précipitais dans ma salle de bain me glissant sous le jet de la douche. Et, tout en prenant cette rapide douche, je brossais mes dents. De retour dans ma chambre, je me séchais à moitié enfilant mon boxer, un slim noir, un tee-shirt blanc et ma veste en cuir noir. Frottant énergiquement mes cheveux, j’enfilais un bonnet pour les masquer. Je glissais des lunettes noires sur mes prunelles bleues pour masquer les cernes de dix kilomètres s’y étendant. Et, en moins de dix minutes, je me retrouvais de nouveau à l’extérieur de mon appartement grimpant dans la voiture d’Olivia. Tandis que je me glissais sur le siège passager, je marmonnais.

Bordel, ‘Livia, tu m’emmènes où ?

Pas même un ‘bonjour’ ne glissait hors de ma bouche. Je n’en avais pas envie. Je n’étais fichtrement pas d’humeur. Merde. Peut-être que, sans ce foutu message, j’aurai pu grappiller plusieurs heures de sommeil sans faire le moindre cauchemar lié à cet incident en Irlande. J’aurais pu récupérer ma nuit et peut-être même me reposer plus que cela. Malheureusement, je ne le saurais jamais puisqu’elle m’avait réveillé avec son putain de texto rempli d’ordres sans possibilité de marchander. C’était Olivia. Je ne pouvais pas lui dire non. Je ne pouvais pas ne pas céder. C’était plus fort que moi. J’avais vu son message et je m’étais préparé sans chercher à discuter avec elle avant. Sans tenter de la dissuader de ce qu’elle prévoyait. J’étais foutu sans doute, mais c’était comme cela avec Olivia. Alors, à présent que je bouclais ma ceinture, la trouille s’emparait de moi. Bien plus que je ne voudrais l’admettre. Après tout, la moindre de mes rencontres avec Olivia ne se terminait pas très bien. La jolie déesse parvenait toujours à gagner même lorsque je pensais avoir des pions d’avance. Elle savait mener le jeu. Elle savait gérer cet échiquier et c’était foutrement mauvais pour moi. Je sentais qu’aujourd’hui n’allait pas y échapper. Aujourd’hui allait de nouveau être un combat dont je serais le perdant et ça ne me plaisait pas. Surtout pas alors que j’étais si à bout de nerf, si au bord de l’épuisement. Il y avait trop de risques que je parle. Il y avait trop de risque que le secret de mon agression glisse sur ma langue. Il ne fallait pas. Non. Non. Non. Alors, je décidais avec moi-même de me terrer au maximum dans le silence. Appuyant ma tête contre la vitre de la voiture, je ne cherchais pas à faire la discussion. J’attendais juste la réponse à mon interrogation bien que j’étais déjà conscient que je risquais de ne pas avoir de réponse. J’attendais simplement d’arriver là où elle voulait pour tenter de trouver comment me soustraire à ce qu’elle avait prévu qu’importait ce que c’était. Je voulais rentrer me faufiler sous mes draps et dormir bordel. Mes prunelles bleues se fermaient et je me laissais porter par le mouvement de la voiture. J’étais peut-être en direction de l’enfer. Mais, putain, je m’en foutais pour le moment.Il fallait que je me reprenne. Il fallait que je sois en mesure de tout affronter. Et, pour cela, je profitais du trajet pour me ressourcer. Je profitais de ces quelques minutes pour m’éloigner de la falaise dangereuse qui me ferait tout avouer ou péter un câble. Foutue Olivia. Non. Elle n’allait pas gagner.
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Re: A fight is the best way to resolve everything, right ? ▼ Olidan :: Lun 22 Jan - 23:09


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Elle revenait sur ses certitudes, sur ses pas. Bon sang, ça n'arrivait pas souvent. Mais pour lui, oui, ça arrivait. C'était rare. Et l'homme se retrouverait à faire partie de ce lot du coup. Pour qui elle pouvait changer. Pour qui elle pouvait regretter des choses. Parce que c'était lui, tout simplement lui. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait, y avait quand même un truc. Il se passait un truc. En elle. Mais aussi entre lui et elle. Et ça la faisait chier de ne pas savoir quoi. Sans doute était-elle bien trop attachée à lui. Sans doute que la connerie qu'il avait fait lui avait fait ouvrir les yeux. Elle ne savait pas trop. Une chose était sûre dans tout ça. Elle avait voulu le punir. Le punir d'être con. Le punir de tenter des choses débiles comme ça. Elle avait refusé de le voir. De faire le déplacement jusqu'à lui. De voir de ses propres yeux que ce mec se détruisait. De voir de ses propres yeux si oui ou non, ce mec pouvait se sortir de cette mauvaise passe. Mauvaise passe qui durait un peu trop longtemps à son goût. C'était trop. Bien trop long. Et en revenant sur ça, sur ses positions, c'était l'une des raisons pourquoi elle pianotait sur son téléphone avant de faire rugir le moteur et de quitter sa place de parking. C'était pour ce con. C'était pour lui, Edan, qu'elle se déplaçait. C'était pour lui qu'elle se souciait. Alors même si tellement ça la saoulait, elle devait le faire. Alors même si elle le détestait, c'était Edan. C'était l'inverse aussi, de le détester. Ouais, elle allait le bouger. Pas tous les moyens. Et elle ne lâcherait rien la Penhallow. Comme d'habitude, c'est ce qui la caractérisait. C'était souvent ce que détestait les gens chez elle... Quelques minutes plus tard, elle était là. Tapotant impatiemment son volant de son doigt en regardant devant elle, en regardant la vie suivre son cours dans la rue. Il avait intérêt de descendre. Parce que cette chance, c'était sa dernière. Soit elle repartait. Soit, elle allait le chercher elle-même. Et ça serait bien pire pour lui. Bien pire. L'homme débarque, de mauvaise foi, de mauvais poil  L'homme sort de son immeuble, l'homme monte dans sa voiture et l'homme marmonne.  La femme le regarde. Elle sourit mais ne dit rien. Une première. Elle ne lui répond pas tout de suite. Parce qu'elle se retient, de rire. La voiture redémarre et Olivia se réinsère dans la circulation. Dans le silence, même pas la radio qu'elle a baissé presque à fond. Cette musique, elle n'est qu'un léger murmure, presque inaudible. Finalement, à un feu, elle se tourne vers lui. Tirant sur son bonnet pour le balancer sur la banquette arrière. Ses lunettes suivent le même mouvement, sans aucune douceur pour le blondinet. "Tu te prends pour une diva Miller ?" Elle se met à ricaner, appuyant son coude contre sa portière, portant deux de ses doigts à ses lèvres lorsqu'elle se retourne pour regarder la route. "T'as pas besoin de ça. " Fait-elle plus sérieusement. Nan, il a pas besoin de ça avec elle. Elle sait, elle sait tout. Elle sait comment il marche. Comment il fonctionne. Comment il est. Parce que c'est Edan. Le même qu'elle. "On va aller faire un tour." Termine-t-elle, tout simplement. Sans ajouter quelque chose en plus. Sans rien préciser. Au feu, le vert revient et la voiture roule à nouveau.

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Re: A fight is the best way to resolve everything, right ? ▼ Olidan :: Lun 12 Fév - 22:57


J’avais envie de tout frapper. J’avais envie de tout casser. Non… À la réflexion faite, j’avais juste envie de m’assommer tellement fort que tout cela s’arrêterait sur le champs. Cette connerie si irréelle qui était en train d’arriver. Merde. Pourquoi avais-je obéi si aisément à Olivia sans même tenter de négocier ou d’en savoir plus ? Non, mais sérieusement, je n’avais aucun flingue contre la tempe. Je n’avais aucune putain d’obligation de quitter mon appartement et mon lit si agréable pour rejoindre le véhicule d’Olivia. Un véhicule où le feu brûlant de la colère de la déesse flirtait avec la glace de notre relation. J’ignorais si j’allais me retrouver victime d’un désir brûlant ou d’une claque glaciale une fois à l’intérieur du véhicule. Je m’en fichais dans le fond. J’ignorais ce que la jolie brune me voulait. Cette simple ignorance aurait dû me pousser à rester cloîtré chez moi prenant soin d’empêcher tout accès à mon appartement. Après tout, il s’agissait de la Penhallow et si elle voulait à tout prix que je descendre et que je ne le faisais guère, elle trouverait un moyen pour venir jusqu’à moi et me traîner là où elle semblait tant le vouloir. Non ? Si, bien sûr que si. Elle était comme cela ma déesse. Et ce fut sans doute cette trouille qu’Olivia entre chez moi pour découvrir le bordel de mon appartement ou trouver toutes les cachettes de ma drogue qui me poussa à réagir au quart de tour et à lui obéir comme le gosse si soumis que j’étais. J’avais envie de me dire que ce n’était que cela. J’avais envie de croire que j’agissais de cette manière pour me protéger et protéger mes substances. Non, ce n’était pas cette obsession totalement réelle et malsaine que j’éprouvais pour la demoiselle qui me poussait à l’écouter. Non. Non. Non. Foutu mensonge. Olivia et son allure. Olivia et son visage. Olivia et sa voix. Olivia et son corps. Et, damn it, heureusement que j’étais sous ce jet d’eau froide pour ne pas laisser l’excitation s’emparer de mon être bien qu’elle fasse pulser mon coeur plus fortement. Je me dépêchais dans mon appartement si conscient à l’idée que le temps m’était compté. Elle était déjà là à attendre dans sa voiture comptant sans doute les minutes que j’étais en train de mettre à atteindre sa demande. Elle était déjà présente se demandant à quel instant elle allait sortir de son véhicule pour venir me chercher par la force. Vite, vite, vite. C’était le seul mot qui cognait dans mon crâne tandis que je m’habillais à la hâte me fichant totalement des vêtements que j’étais en train de me mettre sur le dos. Je pris tout de même le temps d’enfiler un bonnet sur mes cheveux et des lunettes noires sur mes prunelles bleus avant de me glisser à l’extérieur. La mauvaise humeur cognait. La peur frappait. L’impatience se baladait. La fatigue se répercutait. Le désir fourmillait. Tout se mélangeait dans mon crâne et je détestais ça. Je la détestais de me faire subir cela alors que je désirais juste dormir moi. Merde. Je ne faisais chier personne à être tranquillement dans mon lit. Alors pourquoi diable était-elle là ? Surtout après notre dernière rencontre dans sa chambre. Pourquoi se souciait-elle soudainement autant de moi alors qu’elle n’avait même pas daigné bouger ses jolies fesses pour venir me voir à l’hôpital ? C’était dingue. C’était incompréhensible. Je n’aimais pas ça, mais je ne parvenais même pas à traîner des pieds pour la faire sortir de ses gonds. Rien de rien. J’étais simplement là à me hâter de traverser la rue pour rejoindre son véhicule comme elle me l’avait ordonné. Je me comportais simplement comme un gamin tellement trop soumis sur lequel elle avait tant de pouvoir. Et, dans ma tête, je jurais face à ce pouvoir qu’elle avait sur moi. Foutue déesse trop hypnotisant. J’ouvrais la porte prenant soin de la claquer violemment pour faire entendre à la demoiselle dans quel état d’esprit je me trouvais. Un état d’esprit qui ne tarda pas à franchir mes lèvres puisque je marmonnais déjà une question sans la moindre salutation, sans la moindre politesse. Je bouclais ma ceinture appuyant ma tête contre la vitre dans l’attente d’une réponse. Une réponse qui ne venait pas tandis que la voiture avançait. Je jurais entre mes dents pouvant presque dessiner le sourire de gagnante que la demoiselle devait arborer. Mes prunelles bleues se fermaient et je commençais à me laisser bercer par le mouvement de la voiture. Je commençais à m’endormir lorsque la voiture s’immobilisa me poussa à ouvrir à moitié les yeux pour constater que ce n’était qu’un feu. J’étais prêt à replonger dans mon inconscience quand soudainement Olivia attrapa mon bonnet pour le balancer sur la banquette arrière. Ma tête cogna contre la vitre et je gémissais sous la douleur alors que mes lunettes étaient tirées aussi sans la moindre douceur. Lorsqu’elle me demanda si je me prenais pour une diva en ricanant, je ne pus m’empêcher de lui envoyer un doigt d’honneur restant parfaitement silencieux et m’appuyant de nouveau contre la vitre pour me faire petit. La voix d’Olivia résonna me soufflant que je n’avais pas besoin de ça. Je grognais avant de balancer à haute voix sans pouvoir me retenir.

Tu me fais chier Penhallow ! Et j’ai b’soin de ce bonnet si t’veux pas que je choppe la crève, putain !

Et hop, je glissais un nouveau doigt d’honneur à l’attention de la brune me foutant totalement de l’irrespect total que j’étais en train de montrer envers une ancienne de notre bande. Le respect était pourtant essentiel dans Irish Toxicity… Cela nous avait toujours aidé. Alors, ouais, Olivia et moi ça avait toujours été brûlant, ça avait toujours fait des étincelles, mais il y avait toujours eu ce respect entre nous malgré les quelques doigts d’honneur qui avaient pu exister. À chaque fois, ce n’était qu’un jeu, qu’un défi. Là, ce n’était rien de tout cela. Là, je le pensais réellement. Là, je ne jouais pas. Je désirais simplement pouvoir rentrer chez moi et retrouver mon lit encore plus à présent que je me  retrouvais si nu. Ouais, carrément nu. C’était ainsi que je me voyais. Sans mon bonnet sur ma tête pour masquer mes cheveux bruns, sans mes lunettes sur mes prunelles bleues pour cacher cette tête de détéré n’ayant pas dormi depuis des lustres, je me sentais totalement à poil et je haïssais cette sensation. Ce sentiment de ne rien pouvoir faire pour me fondre dans le paysage. Les mots avaient glissé entre mes lèvres sans le moindre contrôle comme si nous étions encore à Dublin et que j’étais encore ce gosse qui se permettait tout. Je sentais l’adrénaline monter dans mon corps au fur et à mesure que la colère se réveillait. Je n’étais pas de bonne humeur après cette nuit si courte et ce kidnapping qui n’en était pas réellement un. Après tout, j’étais monté tout seul dans cette putain de voiture. J’avais fait le choix de la rejoindre. Personne ne me croirait si je parlais d’un kidnapping… Bien, alors, j’allais juste dire qu’il s’agissait d’une obligation tellement forcée que je n’avais pas pu me dérober. C’était le cas hein ? Non ? Rha, faisais chier, je n’en savais foutrement rien. Un soupir filtra entre mes lèvres. Mes prunelles bleus fixaient ce feu si rouge. Aussi rouge que la colère que je sentais se réveiller en moi. Je ronchonnais comme un gamin, mais bordel j’avais envie d’agir comme le connard que j’étais et de la heurter simplement parce qu’elle foutait tout en l’air. Je ronchonnais pour lui faire comprendre qu’elle me faisait chier, mais surtout que je voulais mon bonnet de retour. Je pouvais encore me passer des lunettes de soleil, ce n’était pas si grave que les gens voient à quel point je n’étais qu’un zombie qui ne dormait pas. En revanche, mon bonnet était crucial. Il me permettrait de me cacher un peu plus. Moi l’horreur absolu. Fort heureusement pour moi, je ne confiais pas cela à Olivia. Je balançais ce putain de mensonge pour dire que si je ne le portais pas j’allais chopper la crève. Et, c’était vrai. J’avais les cheveux mouillés, l’air était frais… Il y avait de quoi finir par tomber malade. J’espèrais que la brune allait accepter mon excuse et qu’elle allait céder. Mais, rien n’était certain puisqu’elle ne cédait pas pour me dire ce que je foutais ici, dans cette voiture. Elle ne cédait pas pour m’expliquer l’endroit où nous nous rendions. Olivia me balançait juste que nous allions faire un tour et je la détestais encore plus pour ça.  L’inconnu cognait trop à ma porte et autour de nous. Que voulait-elle ? Que cherchait-elle ? Je n’en savais rien. Je voulais découvrir tout ce qu’elle me cachait. Le feu passa au vert. La voiture se remettait en marche. J’hésitais. Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Damn it, je ne pouvais pas rester silencieux et attendre sagement. Il fallait que j’ouvre la bouche et que je tente d’obtenir des informations. Maintenant.

C’quoi ce tour ? J’avais des plans aujourd’hui alors p’tain tu m’emmènes où ?

Des plans ? Ouais, franchement, j’avais le super plan de rester dans mon lit et de récupérer ma nuit. Peut-être que la brune le savait déjà et que c’était pour cette raison qu’elle avait choisi de débarquer aussi tôt devant chez moi. Oh la peste. Mes sourcils se fronçaient tandis que je bougeais enfin la tête pour finalement poser mes prunelles bleues sur elle. J’avais cet espoir fou de pouvoir lire en elle. Abruti. Je n’hésitais pas un seul instant à la fusiller du regard pour lui faire comprendre à quel point la colère bouillonnait à l’intérieur de mon être, à quel point les choses pouvaient devenir si dangereuses si elle restait sur ce terrain. Elle devait le comprendre. Elle devait le savoir. J’ignorais totalement les plans de la brune, mais si elle avait prévu quoi que ce soit de calme ou de gentillet, c’était foutu pour que je le reste moi. À moins qu’elle n’ait de l’alcool et de la drogue à disposition à mon attention. Mes prunelles se perdaient dans la contemplation de la demoiselle. Je la fixais incapable de détacher mon regard d’elle. Son visage, ses yeux, son nez, ses lèvres, son cou, sa poitrine, son corps, ses bras, ses jambes… Je mordais ma lèvre jurant à haute voix me foutant qu’Olivia puisse m’entendre. Et je me détournais d’elle pour fixer la route. Je ramenais rapidement une de mes jambes contre mon torse posant mon menton sur mon genou et restant à fixer droit devant moi. Fixer devant moi, ne pas penser à Olivia. Fixer droit la route, ne pas me faire de films où le corps de la demoiselle se retrouvait contre le mien même si j’en frissonnais d’avance. Fixer le paysage, ne pas me perdre ailleurs dans des fantasmes qui ne se réaliseraient jamais car elle n’avait pas ce désir pour moi. Si Non… Bien sûr que non. J’avais besoin d’une clope. Tellement besoin d’une clope. Si les choses avaient été autrement, j’aurais sans doute pris le temps de demander à la déesse si elle était gênée que je fume dans la voiture. Cependant, les choses n’étaient pas autrement et je me foutais bien de ces désirs comme elle se foutait de mes plans. Alors descendant ma jambe du siège, je glissai une main dans ma poche pour en sortir mon paquet de cigarette et mon briquet. En moins de quelques minutes, la clope se retrouva entre mes lèvres et je tirais dessus soupirant de soulagement. C’était bon. C’était apaisant. Je renversais légèrement la tête en arrière contre le siège avant de babiller «  Si t’avais juste envie de m’voir, t’aurais pu prévoir ça à un autre moment… Oh à moins que ce ne soit une envie soudaine et que tu ais tellement besoin de moi pour l’assouvir… ? » Un sourire narquois glissa sur mes lèvres tandis que je lui jetais un coup d’œil. La cigarette m’apaisait me permettant de la provoquer avec cette phrase au double sens si apparent. La clope m’aidait à ne pas la trucider tout de suite. J’étais curieux de la suite. J’étais curieux de sa réaction maintenant que j’étais prêt à jouer aussi même si tout demeurait instable.
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Re: A fight is the best way to resolve everything, right ? ▼ Olidan :: Dim 25 Mar - 22:23


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La Penhallow était partagée, entre rire de la situation ou s'énerver pour de bon. Toute cette histoire autour d'Edan commençait à la foutre en rogne. Ca la foutait en rogne de le voir se déchirer ainsi. Lui qui jouait bien trop avec le feu, d'après elle. Lui qui normalement pouvait avoir une vie parfaite. Bien sûr qu'elle pouvait comprendre son problème avec son père, même si elle n'en connaissait pas les détails mais tout de même. Pour Olivia, il n'était pas intelligent. Pour Olivia, il n'épuisait pas toutes les ressources. Il ne savait pas vivre dans le monde qu'il venait appartenir. A sa place, elle aurait profité de la situation. Plumant papa et maman. Ou tant d'autres choses. Mais lui, le blondinet qui venait de poser ses fesses sur le siège passager de sa voiture faisait n'importe quoi. Et elle comptait bien lui remonter les bretelles. Si la manière douce ne marchait pas. Ils allaient devoir passer à la manière forte. Et même si elle était en rogne contre lui pour cette histoire avec sa demi-soeur, Olivia ne pouvait pas ne rien faire. Elle était décidée à remuer tout ça et le sortir de cette spirale infernale. Elle était même prête à le faire interner, s'il le fallait, s'il résistait à tout ça. C'en était terminé du Edan Miller jouant avec le feu. C'en était terminé du Edan Miller à deux doigts de foutre sa vie en l'air. Et cette renaissance, elle commençait d'ailleurs par ce bonnet ridicule qu'il portait sur la tête. Comme s'il jouait les infiltrés. Comme s'il jouait les divas. En deux trois mouvements, à un feu rouge, elle ricana avant de lui retirer tout ça. Et son petit sourire en coin ne fit que s'agrandir en l'entend grogner. "Fais pas ta chochotte Miller." Elle levait les yeux en l'air en disant ces mots. Elle n'était pas non plus affectée par le doigt d'honneur qu'il lui fit et qu'elle vit du coin d'oeil. "Va le chercher." Le défit-elle sans quitter la route des yeux. S'il le tentait, elle ne ressentirait aucune gêne à poser d'un coup son pied sur le frein. Juste pour lui donner une petite secousse, juste pour le voir propulser vers l'arrière jusqu'à être coincé par sa ceinture de sécurité. Ca serait même jubilant pour elle...
L'homme finit par craquer dans le silence de l’habitacle qui dure depuis quelques minutes. "T'avais l'air ouais." Elle ne peut s'empêcher de dire ça dans un ton moqueur. A voir sa dégaine, le blondinet n'avait pas l'air d'avoir énormément de plan. A moins que ça soit encore un de ces plans où il se bourrait la gueule et bien pire ? "On va régler certains détails nous deux." Fit-elle bien énigmatique que ça pourrait en être totalement étrange, voire terrifiant. Ben oui, la Penhallow en disant ça aurait pu avoir comme plan de l'éliminer. Une corps dans un conteneur dans un port industriel, c'était une bonne cachette pour avoir jour d'elle et sa soeur, non ? Olivia sentait bien le regard du blondinet sur elle mais à aucun moment elle ne tourna le sien vers lui. Ni même esquissa un regard en coin. L'homme finit par se détourner et par changer sa position, ramenant une de ses chaussures sur son siège. Elle était tentée de lancer une gueulante parce qu'il allait salir ses beaux sièges mais elle ne fit rien de tel. Ni quand il alluma sa cigarette. Elle descendit simplement la fenêtre du côté passagère grâce au bouton sur sa portière. Ils s'éloignaient des rues fréquentées de la ville de Cambridge, roulant vers les quartiers industriels. Alors finalement, son questionnement sur le tuer dans un conteneur pouvait être véridique... Le silence la reposait. Le silence lui permettait de se concentrer. Mais la voix d'Edan fendit l'air et elle le regretta. Voilà qu'il gâchait tout. Comme d'habitude non ? "T'es devenu trop faible pour que je joue avec toi, Edan." Commenta-t-elle tout simplement, totalement sincère dans son timbre de voix. Expression de son ressenti qui ne laissait aucunement place à la discussion. Pour en revenir à situation d'Edan, c'était bien trop dangereux de jouer avec lui. Non pas pour elle mais pour lui. Il ne ferait que tomber bien plus dans cette spirale infernale. C'en était même plus amusant pour la Penhallow. Rentrant dans un grand parking quasiment désert, elle se gara rapidement sur une place près de la porte du bâtiment. Celui-ci était démuni de toute inscription, bien neutre qui ne pouvait informer le blondinet de ce qui l'attendait. "Amène toi." Furent ses seuls mots en détachant sa ceinture et en sortant de la voiture.

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