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Phoenix Burkhart
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big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:27



PRÉNOM(S) NOM phoenix keith burkhart. ni, nix, pour les intimes. PB, pour les potes. si j'vous aime pas... m'appelez pas. merci.  
DATE ET LIEU DE NAISSANCE 25 décembre 1993. tragiquement pour mes parents, je suis pas le cadeau de noël qu'ils auraient aimé avoir. si c'était le cas jusqu'à mes douze ans, petit garçon sage adoré, quand j'ai commencé à avoir l'âge de prendre mes propres décisions et de réfléchir pour moi-même, je suis un peu devenu leur pire cauchemar.
ÂGE 24 ans. déjà. j'ai la sensation que mon temps est compté, que le compte à rebours a commencé et qu'on est monstrueusement proche de l'échéance.
NATIONALITÉ anglaise. de génération en génération, que des anglais. c'est du sang posh qui coule dans mes veines. le pire genre, si vous voulez mon avis.
MÉTIERS je travaille dans une boutique d'arcades et de bd. ma... collègue... qui est insupportable s'occupe des bandes-dessinées. je gère tout ce qui est arcades. on forme une bonne équipe quand on s'balance pas des trucs à la gueule. et quand j'dis trucs, j'parle bien d'objets. ce serait trop beau si nos attaques étaient juste verbales... ça fait trop longtemps que ça suffit plus.
SITUATION AMOUREUSE ◇ take love, put it in an envelope, fold it up nicely, shove it up your a......
ORIENTATION SEXUELLEhétérosexuel. honnêtement, ça m'arrive d'embrasser mes potes en soirée parce que j'ai quatre grammes cinq dans chaque veine et j'ai souvent l'alcool affectueux, mais si j'suis à l'aise avec les smacks c'est surtout parce que ma masculinité n'est pas fragile et on sait tous que c'est purement platonique. en dehors de cette petite explication sympa, je partage mon lit qu'avec les filles.
SITUATIONriche, en théorie. modeste, en pratique. mes parents, les membres de ma famille... sont pétés de thunes. seulement, leur richesse m'intéresse pas, parce qu'elle vient avec son quota de responsabilités dont j'veux même pas entendre parler. je gagne mon argent par mes propres moyens et je me débrouille seul, j'ai rien envie de leur devoir.
OXFORDIEN OU CAMBRIDGIEN ?oxfordien. putain d'fac... pourquoi t'as brûlé, hein? comment t'as pu me trahir à ce point? judas.
À CAMBRIDGE DEPUIS ?un peu plus d'un an. forcé de faire demi-tour. comme quoi, ce qu'on fuit finit toujours par nous rattraper. je trouve que pour mon cas, c'est d'une violence extrême, d'ailleurs.
ANNÉE D'ETUDEStroisième.
ETUDE MAJEUREpsychologie.
ETUDE MINEURE ◇ //
AVATAR luke hemmings.
CRÉDITS めぐみ & tumblr.

TELL ME MORE ABOUT YOU organisé, rigoureux, réaliste, entêté, autoritaire, refoule constamment ses émotions, insouciant, froid, loyal, indépendant, débrouillard, méfiant, taciturne, cynique, blasé h24, fier, manipulateur, beau parleur, drôle, observateur, sur-analyse tout, a peur de s'attacher, low-key super attentionné, perfectionniste.

mâche tout le temps du chewing-gum. adore bidouiller les appareils électroniques et jouer aux vieux jeux vidéos, c'est pour ça qu'il est bon dans son travail. dormir est un concept vague pour lui, se tape des insomnies complètement futuristes. fête jamais son anniversaire, par pure flemme. donne des surnoms aux gens, au lieu de les appeler par leur prénom. a adopté un chat des rues, l'a baptisé sticks... parce que sticks et nix. a aucune patience avec les gens stupides. craint l'humiliation, l'échec. tout, le, temps, en retard.

survolez l'image
TEST D'INTÉGRATION Voici un petit test pour savoir quelle maison te correspond le mieux.

Dis-moi, pourquoi t'aime pas les confréries ? T'es du genre loup solitaire ou quoi ? ◇ en quelques mots: je suis beaucoup trop cool. aucune confrérie ne me mérite.

Mamma mia ! JACKPOT, tu viens de gagner £3000 (4010€) au loto ! Qu'est-ce que tu comptes en faire ?!
A. C'est tout ? C'est ridicule ! Pff, loto de merde.
B. Je vais faire la méga teuf de l'année qui passera dans les journaux nationaux !
C. Je vais mettre ça dans mon compte épargne pour plus tard, c'est plus malin.
D. Je vais m'acheter les dernières tenues à la mode, évidemment !
E. Je vais partager ça avec mes frères et sœurs dans ma confrérie parce qu'on est une famille !
F. Je vais aller jouer les Roméos avec les minettes, on sait tous que les femmes adorent l'argent ! (no offence, ladies)

Si tu devais être un personnage lequel te conviendrait le mieux ?
A. Hermione Granger
B. Bill Gates
C. Don juan
D. John Lennon
E. Effy Stonem
F. Katniss Everdeen

Si tu étais un parfum de glace, lequel serais-tu ?
A. Vanille/chocolat
B. Citron Meringué
C. Pistache
D. Piñacolada
E. Fleur de Lait
F. Lychees.

C'est l'anniversaire de ton chancelier, que lui offres-tu ?
A. Un ticket pour Vegas, et passer une nuit à la Very Bad Trip.
B. Lui offrir des pass VIP du Festival de Coachella, où se retrouvent toutes les célébrités.
C. Lui Donner accès à tous les dossiers administratifs du pays en piratant les pare-feux royaux et gouvernementaux.
D. Les billets de la final de la coupe du monde de Rugby dans les gradins VIP.
E. Une séance de relooking, avec spa et soin bien être, pour être bien dans son corps.
F. Un tour du monde en jet privé, avec une petite halte dans une villa dans les Canaries.

Si vous deviez être un film, lequel est-ce ?
A. Batman vs Superman.
B. Projet X.
C. Social Network.
D. The great Gasby.
E. On the road.
F. Pitch Perfect.

T'es seul coincé dans une salle de classe et c'est la fin du monde. Que fais-tu en premier ? Tu appelles le livreur de pizza tu as trop faim ou tu likes sur twitter la fin du monde ? ◇ c'est moi qui confectionne les memes que les gens likent sur la fin du monde. en mangeant ma pizza.

Donne nous un adjectif, le premier adjectif qui te vient en tête lorsqu'on te dit : Regulus Melvyn Smith, aka le chancelier fou ? ◇ show-off.  perv

T'es plus playmobile ou barbie ? ◇ barbie!

Quel personnage de monstre et cie serais-tu ? ◇ ferdinand...?
PRÉNOM ET/OU PSEUDO ◇ the lich. ÂGE ◇ twenteen...three. OÙ VIS-TU ? ◇ sud de la france, yéyo. OÙ AS-TU CONNU GTP ? ◇ top50 obsession. COMMENT LE TROUVES-TU ? ◇ toujours aussi magnifaïque! DOUBLE COMPTE ? SI OUI, QUI ? ◇ asriel-bitchacho et pepper la boudeuse. ES-TU UN SCENARIO ? SI OUI, QUI ? ◇ non, c'est moi qui l'ai fait toute seule! EXCLUSIVITÉ DU PRÉNOM ? ◇ yes please! EXCLUSIVITÉ DU NOM ? ◇ faut voir.  big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 3088934013  

UN DERNIER MOT ? ◇ j'vous aiiiiime <3 CODE A REMPLIR, SVP

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<span class="titrebottin1">mike kerr</span> [url=http://greekteaparty.forumactif.org/u1585]<zuzu>❁</zuzu>[/url]<zeze>❁</zeze> phoenix burkhart

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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:28


killed my old self
BUT THE NEW ME ISN'T MUCH BETTER.

2000; je suis le calme avant la tempête. à six ans, ma mère me pose dans un coin, vaque à ses occupations, revient vers moi quelques instants plus tard et j'ai pas bougé d'un poil. contrairement à ma sœur qui explore tout ce qu'elle trouve d'explorable, je reste en place, statique. j'observe, j'écoute, je déchiffre. c'est ma manière d'explorer à moi. j'essaye de comprendre les gens et je les imite, dans les histoires que j'invente lorsque je me retrouve seul dans ma chambre, aux murs tachetés d'étoiles phosphorescentes et habillés de mes posters qui représentent l'espace. j'ai des boucles blondes qui me retombent dans les yeux, des mots d'adulte dans la bouche, et les clientes de mon père craquent toutes sur mes iris claires. à l'école, je suis sage comme une image, j'ai cinq amoureuses et je suis le seul garçon de ma classe à connaître mes poésies comme si je les avais écrites. entre un poster d'une soucoupe volante et d'une carte de l'espace, j'ai une bibliothèque qui grossit. bobbi se moque en disant que je deviendrai un beau parleur. mes parents sont souvent absents avec le travail, mais à aucun moment je sens que je manque d'amour. j'ai une enfance paisible, simple, parce que je manque de rien, parce que papa et maman m'éduquent bien.

quand ils tardent un peu après l'école, c'est une nanny qui nous garde. elle nous fait des pâtisseries quand on est sages, bobbi et moi. au début, j'observe, puis à un certain point, elle me laisse mettre la main à la pâte. j'apprends en trempant mon petit index dans les récipients à chaque étape, après avoir ajouté chaque ingrédient. plus tard, dans les actions que je joue dans ma chambre, je récite les recettes, parce que c'est aux aliens, que mon héros prépare des douceurs. c'est comme ça qu'il sauve la planète. et c'est comme ça que les formules restent encrées dans ma tête.

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2005; "et tu l'as embrassé où? sur la bouche?" demande mon pote finn, en choisissant ses pick'n'mix. j'ai le nez collé à la vitrine derrière laquelle sont emprisonnées les pâtisseries. je hausse les épaules en guise de réponse en levant brièvement les yeux vers la boulangère qui garde un œil sur nous, en essayant de cacher son sourire. "nix?" s'impatiente finn, ayant sans doute loupé ma réponse. "où d'autre," je réponds en tournant la tête pour le regarder, blasé. il s'esclaffe comme si c'était un truc à la fois dingue et dégueulasse. "tu vas le refaire?" demande-t-il en apportant son sachet de bonbons à la caisse et la boulangère se déplace pour aller taper sur sa machine. je hausse les épaules de nouveau en glissant mes mains dans mes poches, les yeux sur mes chaussures neuves de collégien, comme dit ma mère. finn porte toujours des scratchs. je l'envie un peu... c'était facile, les scratchs. "deux p le sachet, s'il te plaît. et pour toi, bonhomme?" demande la bonne femme en me souriant. "un chausson aux pommes, s'il vous plaît," je réponds poliment avant de poser les yeux sur finn qui mastique déjà une araignée qui lui donnera la langue bleue. "t'es pas croyable," je marmonne et il fronce les sourcils, confus avant de me pointer du doigt, comme si c'était moi.

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je renifle péniblement avant de me moucher avec ma manche et je soutiens le regard de ma mère alors qu'elle hurle, m'explique ma punition en détail en omettant jamais de me rappeler que j'ai fait une grosse bêtise. même quand je pleure, je suis silencieux. elle m'attrape vivement par le bras, soulevant un peu de farine de mes vêtements avec son mouvement brusque, et on dirait presque qu'elle fait sortir un petit morceau de mon âme en m'escortant, me tirant comme on le fait avec un pantin, jusqu'à la salle de bain. j'ai pas le droit de me servir de la cuisine seul. j'ai pas le droit de me servir de la cuisine du tout. je me sens grand, mais elle me rabache que c'est tout le contraire et ça me vexe. mon père en rajoute une couche quand on se retrouve à table le soir, à la suite du rapport de ma mère. j'essaye de leur expliquer, mais ils comprennent pas. ils comprennent pas ce que ça représente pour moi. c'est à cette époque là que mon père plante la graine. qu'il balance la bombe, mentionne pour la première fois l'idée que mon avenir est déjà tout planifié.

ça aurait pu me convenir. aux yeux de mon père, ça aurait me convenir. présentés à cette opportunité, certains gosses serait devenus paresseux, se seraient reposés sur leurs acquis. il y a l'entreprise de papa qui attend. il y a plus qu'à assimiler les tours de passe-passe qui s'apprennent de père en fils, c'est ça la clé du succès, de la réussite. le moyen d'atteindre la sécurité, le pouvoir. sans avoir besoin d'être trop bon à l'école, sans avoir besoin de trop se fouler. mais ça m'intéresse pas. ça intéresse pas trop bobbi non plus, elle est pas trop dans le paraître, elle préfère prêter, partager. le truc, c'est qu'elle à le droit de faire certaines choses que moi je peux pas.

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2009; "tu reviens quand?" je questionne, assis sur la valise de ma sœur, pour qu'elle puisse la fermer. vu la quantité de fringues qu'elle prend, dans longtemps. "pour halloween," répond-t-elle. "t'as peur?" je lance ensuite en l'observant, alors qu'elle retombe lourdement en arrière après avoir bouclé l'objet en ayant tiré comme une forcenée sur le zip. "j'ai hâte," s'esclaffe-t-elle en me regardant. elle s'en va à londres, pour étudier le droit comme notre mère. je comprends pas pourquoi elle reste pas à cambridge. il y a pleins d'universités à cambridge. ça va être bizarre d'être à la maison sans elle, tout seul, avec les parents. c'est presque angoissant. "et toi?" fait-elle après un instant et nous échangeons un regard, en silence, qui en dit long. elle rit légèrement avant de se lever en prenant ma tête pour appui, cette garce, et se tient fièrement devant moi, poings sur les hanches. "m'en veux pas si j't'abandonne," dit-elle en riant toujours. "tu comprendras un jour."

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"burkhart phoenix," appelle ma prof et je lève la main pour répondre présent avant de me reposer sur mes avant-bras, les yeux rivés sur le reste de la classe, blasé. quelle classe de tocards, putain. c'est la mort depuis que finn a déménagé. à en faire jouir un nécrophile, pour la petite comparaison qui passe bien parce que c'est mon tout premier cours de littérature de l'année. tout le monde se tire de cambridge et moi, je reste à moisir ici... dans ce lycée pourri... "fitzmarin Jolene." c'est ma voisine de table qui répond présente et je lève les yeux vers elle, intrigué. j'suis pas certain de l'avoir déjà vu et en même temps, j'peux pas certifier l'avoir jamais vu. je fais semblant de regarder ailleurs quand elle pose les yeux sur moi, certainement à force de se sentir observée. et nos regards se croisent finalement, quelques minutes plus tard, quand après avoir atteint le bas de l'alphabet, la prof nous informe qu'on aura ces places jusqu'à la fin de l'année.

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"m'man...," je geins en levant les yeux au ciel avant de taper l'arrière de ma tête contre le siège. "tu prends ton parapluie, phoenix," tonne-t-elle en retour et je suis à deux doigts de m'étrangler de mes propres mains face à ce parapluie immonde vert hôpital qui va me griller à travers toute la cours, moi qui apprécie tant mon invisibilité. "j'ai une capuche," je tente avant d'affronter son regard dur dans le rétroviseur et je souffle en l'arrachant du siège à la volée au moment où je quitte la voiture lorsqu'elle s'arrête au niveau du lycée pour me déposer. je rabats ma capuche sur ma tête en la fixant un instant par-dessus mon épaule, alors que je me dirige vers le portail du lycée et elle se met à klaxonner de manière continue, attirant ainsi l'attention de tous les élèves qui traînent devant le lycée et ne se stoppe que lorsque je finis par docilement ouvrir le parapluie au-dessus de ma tête.

je la déteste.

du moins... jusqu'à plus tard dans la journée, quand la pluie est encore plus battante que celle du matin et où j'me retrouve à abandonner l'immondice verte au pied du casier de Jolene parce qu'elle rentre chez elle à pied et qu'elle avait que son imperméable débile pour se couvrir. ma mère m'assassine presque quand je rentre sans lui, mais tant pis.

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bobbi se marre dans mon oreille et je soupire, agacé, à deux doigts de raccrocher. "trop mignon," fait-elle entre deux éclats de rire. j'aurais jamais dû lui dire. c'est la dernière fois que je lui dis quoi que ce soit. "j'l'avais prévu ou pas? beau parleur, tombeur... on est dans la même vague! t'as laissé des sablés en forme de cœur, pour la St Valentin, sur le pas de sa porte," hurle-t-elle de rire et je me sens rougir. c'est horrifiant, dit comme ça. je le referai plus jamais. "t'es un loveur," s'esclaffe bobbi. "phoenix?" fait-elle pour s'assurer que je suis toujours là. "t'appelles ton frère pour la St Valentin, t'es aussi nulle que moi." elle met un moment avant de calmer ses rires. "t'as pas tort. mais moi j'ai une excuse: j'ai un code pénal qui fait la taille de ta tête à apprendre par cœur. qu'est-ce que t'as toi?" je soupire en faisant la moue. "la puberté qui m'enchaîne comme si j'étais sa bitch?" elle continue de se moquer. "tu peux pas être aussi moche que ça, burkhart junior," souffle-t-elle tendrement avant de me parler de nos gènes et je soupire de nouveau, les yeux rivés sur mes étoiles, en train de penser à mes cœurs. la vraie question, c'est qu'est-ce que j'ai pas et la réponse, c'est des cojones.

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je continue de faire des trucs pour Jolene sans qu'elle découvre que c'est moi. elle me choppe presque sur le fait, une fois, et me poursuit en courant sur plusieurs kilomètres. je vois ma vie défiler devant mes yeux, ce jour-là. pour maintenir la parade, je la surnomme Bob l’éponge à chaque fois qu'elle s'adresse à moi, en référence à ses incisives, et essaye toujours d'être le plus bref possible pour mettre un terme à la conversation. j'ai pas envie d'être son pote et j'ai aucune idée de l'aborder pour lui faire comprendre que j'ai envie d'être plus. c'est bizarre, je me trouve bizarre. elle finit par me trouver bizarre à son tour et cesse complètement d'essayer d'engager avec moi, naturellement.  

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2012; c'est l'arrivée de clay qui fait qu'on est amenés à se parler de nouveau. on est dans la même classe depuis qu'on est entrés au lycée, mais elle me calcule plus depuis longtemps. c'est ce cancre, qui parvient à se faire une réputation en une journée, qui fait recroiser nos chemins. il s'installe à côté de moi après s'être présenté à la classe et à l'issue de notre heure de cours, on est officiellement potes. on est pas la meilleure influence qui soit pour l'autre, nos parents et le personnel du lycée s'en rendent rapidement compte, mais les punitions à répétition ne nous empêchent pas de nous voir et de causer le chaos partout où on va. quand on est d'humeur sentimentale, on se promet de jamais rien laisser se mettre entre nous. qu'on reste les meilleurs amis du monde, parce que c'est ce qu'on est, même si on se connait que depuis quelques mois. quand on fait cette promesse, la tête enfumée, le corps chargé de substances, je pense à mes parents, qui me forcent à arrêter de le voir, qui refusent que je l'invite à la maison. ou aux profs et à la principale, qu'on rend dingues, jour après jour.

j'pense pas à une fille.

pourtant, c'est bien une fille qui mettra un terme à notre amitié. "t'as une fille en vue?" me demande soudainement clay, et je fais une pause dans la dégustation de ma pomme pour le regarder curieusement. j'essaye de le refouler, mais mes pensées vont directement vers Jolene. pathétique. "non," je réponds simplement la bouche pleine, avant d'avaler ma bouchée. "et toi?" je retourne la question en le regardant terminer sa compote. il esquisse un sourire et me pointe quelqu'un du bout de son menton. je regarde subtilement par-dessus mon épaule et observe les personnes qui sont assises à la table qui nous assiste. il y a que des filles à cette table. il peut m'avoir pointé n'importe qui. je sent mon cœur bondir dans ma cage thoracique lorsque mon regard croise celui de Bob l’éponge au moment où je pose les yeux sur elle. je me retourne prestement et mords nerveusement dans ma pomme. "fitzmarin?" je questionne la bouche pleine et clay hoche la tête en souriant, les yeux rivés sur elle et je ressens une pointe de jalousie quand il lui fait un petit signe de la main, pour la saluer.

_ _ _

c'est à partir de ce moment là que ma vie prend une tournure dramatique. je sais pas si c'est moi qui prend toutes les mauvaises décisions, ou si j'suis juste destiné à avoir un futur merdique. je laisse un mot dans le casier de Jolene pour lui avouer mes sentiments, en me disant qu'il vaut mieux tard que jamais. en rentrant des cours, ce soir là, je suis tellement anxieux à l'idée de me faire ridiculiser, à l'idée d'avoir fait la plus grosse connerie de ma vie, que je prépare des muffins pendant des heures, jusqu'à ce qu'il y en ait partout, jusqu'à plus savoir quoi en faire. quand mes parents rentrent du travail, mon père me met une tarte dont je me souviendrai toute ma vie. il met un terme à mon rêve, ce soir là, celui de pâtisser quand je serai plus grand. il me fait comprendre que je serai jamais le héros qui nourrit les aliens, qui rend heureux ses amis, qui sauve les princesses avec un éclair à la fraise. "tu seras à la tête de l'hôtel que tu le veuilles ou non." mes muffins volent à travers la cuisine, finissent à la poubelle. il en écrase même un contre mon visage, pour que je comprenne, pour que ça rentre une bonne fois pour toute dans ma tête. "la cuisine... c'est pas ta place, ça l'a jamais été."

c'est violet, la meilleure amie de Jolene, qui vient m'aborder à propos du mot dans lequel j'admets mes sentiments. au départ, je suis persuadé que c'est Jolene qui l'envoie parce qu'elle est tellement embarrassée qu'elle ose même pas me mettre un tacle en face. jusqu'à ce que violet me saisisse par la nuque pour m'embrasser et me dire qu'elle ressent la même chose. la réalité est pire que ce que je m'étais imaginé, au final. "comment t'as su que c'était pour toi?" je demande l'air de rien, gêné, en essayant de garder mes distances avec elle. "Jolene a lu ce que t'as écrit et elle a dit que tu pouvais pas te la voir, donc que c'était forcément pour moi." j'aurais dû le mettre dans son sac, dans sa boîte aux lettres. pas dans son casier, qu'elle partage avec sa meilleure amie. bien fait pour moi.

j'sais pas trop pourquoi je fais rien pour dissiper le malentendu, pourquoi je décide de sortir avec violet malgré le fait que je ressente rien pour elle. elle est mignonne, elle est sympa, intelligente... mais elle arrive pas à la cheville de Jolene, qui est tout ça et plus encore. je suppose que si je m'enfonce dans cette mascarade, c'est parce que j'ai besoin de me reposer sur quelqu'un, quand clay finit par sortir avec la fille pour qui j'ai le béguin depuis plus de trois ans. j'ai besoin de me distraire quand clay se calme soudainement, traîne de moins en moins avec moi pour devenir le petit-ami idéal. j'ai besoin d'affection quand mon père devient de plus en plus dur avec moi. je me fais presque à sa compagnie, à son caractère, sa façon d'être. c'est elle qui finit par se lasser, parce que je suis malheureux. parce que je m'investie pas assez dans notre relation. quand on casse, j'admets que j'ai jamais été amoureux d'elle. contre toute attente, elle me répond simplement qu'elle le savait.

je quitte le lycée avec mon diplôme en poche et je revois plus jamais clay, après ça. ni violet. bobbi rentre à la maison, elle excelle dans ses études, nos parents sont fiers. je le suis aussi, même si je le montre pas forcément. elle se rend compte que quelque chose cloche chez moi. mon père me traîne dans son hôtel pourri trois soirs par semaine durant tout l'été pour que je rencontre ses clients à la con, parce qu'ils deviendront les miens, parce que je dois commencer à créer des affinités, parce qu'ils doivent connaître le futur visage de l'hôtel. c'est un véritable cauchemar. les discussions qui tournent autour du business m'ennuient à mourir. une soirée me suffit à cerner les fréquentations de mon père et tous ces hommes sont aussi vicieux et grossiers les uns que les autres. j'ai pas envie de devenir ce genre de personne, au fond, je crois que je pourrais jamais.

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late summer 2012; je débute les soirées aux côtés de mon père et je les termine caché sous une table avec une bouteille de champagne que je m'enfile au goulot jusqu'à ce que les invités s'éclipsent dans leurs chambres. la nappe est suffisamment longue pour que personne ne puisse me voir et pendant que je me saoule, j'ai le temps de réfléchir à un alibi, pour expliquer mon absence à mon père et pour me remémorer en boucle que cet univers là, le sien, il est pas pour moi.

je frôle la rupture d'anévrisme quand je suis rejoins par quelqu'un, un soir. elle s'appelle sasha lane, elle a une coupelle dans la main qu'elle siffle d'une traite avant de soupirer qu'elle est heureuse que personne ne l'ait vu se faufiler sous la nappe, de longs cheveux bruns qui font ressortir ses yeux clairs envoûtants et elle me raconte qu'elle déteste ce genre de soirée parce que les gens la prennent difficilement au sérieux. je réponds que je comprends ce qu'elle veut dire. elle a vingt-six ans, j'en ai dix-sept. elle traverse le monde à la recherche de nouveaux talents musicaux, pour une grosse maison de disques.

elle m'aime bien, je la fais rire. elle m'invite à monter dans sa chambre pour partager la bouteille de champagne qu'elle a reçu un peu plus tôt pour avoir signé un nouveau talent. on se retrouve rapidement dans son lit, sans surprise.

elle reste jamais très longtemps où que ce soit, elle bouge sans arrêt. elle séjourne à cambridge environ un mois avant de quitter le pays et c'est la première fois que je passe autant de temps à l'hôtel de mon père de toute ma vie. on dîne ensemble, j'attends souvent dans sa chambre, qu'elle rentre de conférences et rendez-vous, et on termine systématiquement dans son lit. elle me couvre de compliments, répond à certaines de mes phrases par des baisers passionnés, me fixe quand je fais mine d'être concentré sur autre chose. "je repasse par ici avant de rentrer en amérique," dit-elle, mon menton pressé entre son pouce et son index, pour que je la regarde dans les yeux. "je serai là pour plus d'un mois, cette fois," souffle-t-elle avant de presser un baiser sur ma joue, laissant certainement une marque de rouge à lèvre. "reste près de ton téléphone." puis elle quitte la chambre. c'est sa façon de dire au revoir.

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january 2013; je l'attends. pendant des mois. quand j'apprends qu'elle est de retour en ville après avoir fait le tour de l'europe, je fais comme elle a dit, j'attends patiemment, proche de mon téléphone. jamais je me dis qu'elle s'en fout, qu'elle a oublié, m'a oublié. j'essaye de me convaincre qu'elle est simplement occupée.

mon père organise une soirée pour la nouvelle année. c'est la première fois que j'ai hâte d'assister à une de ses réceptions à l'hôtel. sasha est là, plus belle que jamais. la soirée suit son cours, je termine sous une table et j'attends patiemment. je suis heureux quand elle me rejoint finalement, même si je feins l'indifférence, même si j'essaye de prétendre qu'elle ne m'a pas manqué... c'est tout ce que j'attendais. elle m'invite dans sa chambre et le manège recommence.

vient un moment où je finis par admettre que je suis amoureux d'elle. pour savoir si elle tient à moi comme je tiens à elle, je décide de m'éloigner, plutôt que de simplement lui dire ce que je ressens. je passe du temps à l'hôtel et m'investie au niveau de sa gestion, pour rester à distance, faire semblant d'être occupé, mais quand même être sous son nez, toujours à sa disposition. j'ai besoin qu'elle vienne vers moi, qu'elle fasse le premier pas.

évidemment, ça fonctionne pas. elle s'en bat les reins, c'est tout juste si elle me regarde quand on se croise. c'est pour ça que je décide de pousser le vice, en cessant complètement de zoner à l'hôtel. je suis convaincu qu'après m'avoir vu plusieurs fois sans réellement prendre le temps de me calculer, je vais finir par lui manquer en disparaissant totalement. je suis malheureux, je fais qu'un seul truc: attendre. je perds le sommeil, pendu à mon portable. je finis par craquer après une minuscule semaine. je me rends à l'hôtel, seulement pour apprendre qu'elle s'en est déjà allée.

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may 2013; lorsqu'elle fait son grand retour quatre mois plus tard, j'attends pas qu'elle me contacte, qu'elle daigne me prêter attention. le soir-même de son retour, je me retrouve sur le pas de sa chambre, toujours amoureux, toujours malheureux. elle me regarde comme si elle avait pas de temps à m'accorder et ça me met en colère. je demande des explications. n'importe quoi. "qu'est-ce que tu crois qu'on est... phoenix?" demande-t-elle en s'appuyant contre l'encadrement de porte. une boule se forme dans ma gorge parce que je connais la réponse, la réponse relative à la réalité, pas la réponse qui me plait dans ma tête. "on couche ensemble," répond-t-elle à ma place en me regardant sérieusement. "on se voit quand je suis ici, on fait ce qu'on fait, je repars et c'est tout. c'est tout ce qu'il y a entre nous, rien de plus."

je peux sentir mon cœur se fendre au creux de moi et je détourne le regard pour faire rebondir nerveusement la semelle de ma chaussure contre la plainte qui longe le mur jusqu'à l'ascenseur, quand je sens que mes yeux deviennent humides. je mets un moment à me reprendre avant de renifler et la regarder de nouveau, furibond. "tu m'aimes pas," j'articule en secouant légèrement la tête et je sais pas si c'est une question ou une affirmation, tout ce que je sais, c'est que ça me blesse. "j'aime tes longs cils et tes jolis yeux clairs," fait-elle en souriant. "tes épaules, tes mains, ton...," je lui fais signe de se taire avant de prendre mon visage entre mes mains. "t'es en train de lister des parties de mon corps, c'est pas ce que j'ai...," je m'interromps et la regarde hausser les sourcils, comme si elle attendait que je fasse le rapprochement et ça m'achève. sur place. "t'as pas l'habitude qu'on tombe pas amoureux de toi, pas vrai?" fait-elle amusée et dans mon orgueil, c'est ce qui me fait tourner les talons et me barrer. "grandis, phoenix," lance-t-elle à la volée, avant que je disparaisse dans l'ascenseur.

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june 2013; ma mère a voulu partir à amsterdam, cette année. excellente idée, aucune objection. j'passe le plus clair de mon temps avec bobbi, puisque nos parents ont un peu besoin de se retrouver. pendant qu'ils dînent ensemble dehors, bobbi nous a commandé des pizzas. je sors de la salle de bain après m'être douché, pour aller chercher des affaires dans ma valise, quand ma sœur m'interpelle: "phoenix, c'est quoi ces petits traits, là?" demande-t-elle en parlant des petites marques au crayon, que j'ai laissé sur le bord de mon lit. "j'comptais un truc, l'autre soir. comme j'avais de quoi écrire, mais pas de papier, j'ai utilisé le lit. un coup d'éponge et ça part, relax," je m'empresse de dire en voyant son visage de décomposer. "tu comptais quoi?" demande-t-elle en laissant son doigt aller d'un trait à l'autre. "seize," fait-elle. "le nombre de fille que j'ai branché ici," je réponds en retournant vers la salle de bain avec des fringues propres. "t'es dégueulasse," s'offusque-t-elle en me regardant de travers avant de se mettre à rire. "on est là depuis quatre jours." je hausse les épaules en souriant fièrement, avant de m'enfermer dans la salle d'eau pour finir de me préparer. on verra combien de traits j'ajouterai après ce soir.

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august 2013; je me tiens la mâchoire et je sens que j'avale du sang en déglutissant. je la sens longtemps, la droite qu'il vient de me mettre, après qu'il ait heurté mon visage. ma joue me lance, j'ai vu les étoiles en retombant sur le canapé et quand je décolle ma paume de la commissure de mes lèvres, il y a du sang sur ma peau. sur le bout de ma langue. mon père hurle mais j'écoute pas, j'écoute plus. ma mère essaye de le raisonner, de lui dire d'arrêter, mais j'ai dépassé les limites selon lui et je mérite qu'on me remette à ma place. j'ai pas le droit de poser les pieds dans notre cuisine. j'ai pas le droit d'avoir mon propre rêve, de faire ce que j'ai envie de faire comme bobbi. j'ai pas le droit au bonheur, en fait. ma vie est un enchaînement d'opportunités manquées. je suis paumé, j'ai aucun but. et c'est lui qui m'a rendu comme ça.

cette fois, ce qui lui plait pas, c'est que je fricotte avec la fille de l'un de ses plus gros clients. je pouvais pas prévoir qu'elle vivrait mal le fait que notre aventure soit sans lendemain. encore moins qu'elle en parle à son père, pour qu'il le répète au mien. pour ensuite me tomber dessus. ce soir là, quand je me retrouve seul dans ma chambre, je me demande si c'est abusé de ma part d'être en colère ou si c'est justifié. je finis par me mutiler, parce que ressentir une douleur lancinante, aussi intense sans la voir, ça me rend fou. j'étouffe. j'étouffe tellement que j'ai presque envie d'en finir.

bobbi me conseille d'en parler à un professionnel, de me prendre en main, de quitter cambridge, d'un peu changer d'air. je décide de faire mes valises pour aller habiter quelques temps chez ma tante maternelle.

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2014; à mon retour, un peu moins d'un an plus tard, j'annonce à mon père que j'ai envie de faire des études. il accepte, dans la mesure où ça ne clashe pas avec les plans qu'il a pour moi. si mon cursus se déroule sans encombres, j'aurais terminé avant trente ans. c'est l'âge auquel je suis supposé hériter de son hôtel. il est certain que je vais m'habituer à l'idée, que je vais finir par changer d'avis, lui donner raison et devenir l'homme qu'il espérait.

plus que jamais, je comprends pourquoi ma soeur a fait ses études à londres. je décide de faire les miennes à oxford. j'ai les moyens, les capacités. mon passé de fauteur de trouble me colle à la peau, malgré mes bonnes notes. ma mère m'obtient un entretien avec le doyen de l'université et flatter un homme sur son établissement, c'est simple comme de la drague. j'étudie la psychologie pour essayer de mieux me comprendre, pour faire mon diagnostic seul.

je me réveille tous les matins en me disant que si mon destin est tout tracé, alors je me foutrai en l'air le dernier jour de mes vingt-neuf ans. en attendant, je profite de tout ce que je trouve de bon. j'irai pas jusqu'à dire que je respire la joie de vivre, parce que c'est vraiment pas dans ma nature, mais j'obtiens tout ce que je veux par mes propres moyens et je vis chaque jour comme si j'allais crever le lendemain. voilà ce que ça fait de pas pouvoir vivre de sa passion.

je me connais de mieux en mieux grace à mes cours, mais c'est pas pour autant que je change. la clé du changement, c'est la volonté. pour le moment, j'ai toutes les clés, mais j'ai pas la force de me bouger pour les utiliser. j'ai pas trouvé de raisons de le faire. ma vie se résume à ma réputation. les filles me résistent parce qu'elles refusent d'être un énième coup sur ma longue liste de conquêtes. les types me tabassent régulièrement par jalousie pour avoir séduit des filles qui leur plaisent. je me défends jamais, j'espère toujours être le cadavre de série policière qu'on trouve sous les sacs poubelles, derrière les boîtes de nuit. mais j'parviens toujours à traîner ma carcasse jusqu'à ma cité universitaire, même quand j'ai deux côtes en moins et un énorme coquard qui me force à porter des lunettes même en amphi.

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2017; le jour où l'université prend feu, je sèche. je passe la journée dans mon lit, avec une fille qui occupe une chambre à l'étage au-dessus du mien, après qu'on se soit trouvé des points communs à la laverie. on est ensemble quand des articles sur la potentielle fusion de oxford et cambridge sortent. j'suppose que ça veut dire que je rentre à la maison.

sauf que ma liberté me plait trop, je me suis habitué à cette indépendance et j'ai aucune envie de revoir mon père. c'est la première fois que je fais quelque chose pour moi. probablement la dernière fois. autant profiter avant que ce soit trop tard.

j'ai pas trop de mal à trouver une coloc, à mon retour à cambridge. j'ai envie d'être loin de ma famille, mais ça me dérange pas de partager mon espace vital avec d'autres personnes. bobbi pourra plus dire que je suis beaucoup trop solitaire. je m'installe dans une maison que je partage avec quatre personnes. je reprends les cours et pour payer ma part de loyer, je cherche un job. je trouve la place idéale dans une boutique d'arcades, le paradis des geeks. le seul aspect négatif du truc, c'est que j'y bosse avec Jolene. et c'est toujours aussi tendu entre nous. elle est toujours convaincue que je la déteste, ce qui fait qu'elle est super hostile envers moi. le plus frustrant dans tout ça, c'est que l'attirance subsiste. même si elle est d'une lourdeur à défier le plus potelé de tous les sumos.

ma réputation me suit jusqu'ici et au début, ça fait doucement rire les filles qui me trouvent pas exceptionnellement beau... jusqu'à ce qu'on se retrouve bouche contre bouche. hah.

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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:30


Bienvenue parmi nous cute
Have fun dance lama
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Filipa Stafford
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:33


rebienvenue mon chat I love you
bon courage pour cette nouvelle fichette leche
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:36


Hé t'es beau toi! big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 1654830104
Rewelcome parmi nous et courage pour ta fichette ptit coeur
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Alessia Lewis
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Dim 25 Mar - 19:47


un autre mâle bave
re bienvenueee chez toi bril hate
courage pour cette fiche I love you
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Phoenix Burkhart
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 0:17


hello ladies! perv
merci beaucoup~
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Ugo Fernandez
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 7:15


rebienvenue chez toi hehe
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Leon Flores
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 9:11


Re-ouelcome à la maison et bon courage pour ta fichounette... big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 3968683899 ananas ptit coeur
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Ashildr Grimaldi
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 9:31


re-bienvenue parmi nous mon chat, bon courage pour ta nouvelle fiche! chou tu connais la maison mais si t'as toujours besoin, tu criies. rireleche
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Andy Blackburn
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 11:49


rebienvenue chez toi beauté! perv
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Lun 26 Mar - 18:37


Mais qu'il est charmant ce monsieur big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 3088934013 et j'aime le fait que les intimes aient à ajouter un "X" au surnom du petit m'fufufufufu rire hehe sex sifffle
Re-bienvenuuuuuuuuuue ma couille big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 1654830104 bonne chance pour ta fichounette big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 600820116
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Alexander Windsor
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Mar 27 Mar - 13:53


Je te souhaite la bienvenue parmi nous coeur
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Mer 28 Mar - 0:47


Putain, qu'est-ce que t'es canon. J'en ai des palpitations, bro. heart eyes

Rebienvenue chez toi, bitchacho coeur big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 1654830104

"MÉTIERS ◇ je travaille dans une boutique d'arcades et de bd. ma... collègue... qui est insupportable s'occupe des bandes-dessinées." fuck fuck Jolene be like "FUCK OFF, JANET PHOENIX". Elle débarque bientôt et il va prendre tellement cher, j'm'en réjouis big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 3088934013

Bon courage pour ta fiche, j'ai genre trop trop trop trop hâte de te lire kerjgjrghr hate big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 1997708432
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Phoenix Burkhart
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) :: Sam 31 Mar - 22:28


woah, merci les copains!!! j'ai bientôt fini!!! j'arrive!!!! le plus bientôt du monde!!! I love you I love you I love you I love you

@Nicholas Hamilton toi-même tu sais, comme on dit. big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) 401093789

@Alma T. Elbaz <3333 cornet de huit boules pour toi, mon bro!!! agaga on verra qui sera la janet qui rira la dernière... perv
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Re: big boys don't cry, they don't ask why. (phoenix) ::


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